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  • il y a 2 jours
Tous les jours, actualité, débats et bonne humeur rythment L'Heure des pros. Ce lundi, Pascal Praud s'intéresse à la prise de parole de Bruno Retailleau à Nantes après les violences en marge du blocage des lycées.

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Transcription
00:00Je disais ce que dit Bruno Retailleau, c'est ce que vous dites vous, il n'y a pas de
00:04différence.
00:05D'ailleurs vous pourriez travailler avec lui quand j'entends cela, puisqu'il me dit la même chose.
00:10Il y a des paroles et des actes, comme l'on dit, on va reprendre deux points évoqués par Bruno
00:13Retailleau tout à l'heure.
00:14Il a parlé d'une loi anti-casseur revisité, je vous en parlais il y a 45 minutes, donc oui
00:20effectivement il dit la même chose.
00:21Quand il dit il faut abaisser la majorité pénale, c'est dans notre programme, depuis de très très nombreuses années,
00:26ça va être pris par Marine Le Pen pour la présidentielle.
00:28Donc est-ce qu'on peut lui dire, je ne sais pas, M. Retailleau, venez chez nous, ça sera peut
00:33-être plus vite fait,
00:33parce que ce qu'on n'oublie pas non plus, c'est qu'il a été ministre quand même, d
00:37'Emmanuel Macron, ministre de l'Intérieur.
00:40Mais on n'y va pas dans ces conditions, si on sait qu'on ne peut rien faire.
00:42Parce que lui-même le dit, si on ne change pas la constitution, on ne peut rien faire, on est
00:45entièrement d'accord.
00:46Donc il ne fallait pas y aller, et les LR, à l'Assemblée, le dernier budget, il est passé quand
00:53même grâce aux LR et aux socialistes.
00:55Donc voilà, il faut clarifier les choses de temps en temps.
00:57En revanche, moi je trouve qu'il est...
00:59Oui, mais les LR n'ont pas voté la motion de censure, et le PLFSS, le budget de la sécurité
01:02sociale,
01:03il est passé avec les voix de LR, alors d'ailleurs contre l'avis de Bruno Retailleau.
01:08Moi j'écoutais le matin, au mois de décembre dernier, le budget est passé,
01:14sur une radio périphérie comme on disait avant, il y avait M. Vaud qui disait,
01:18en responsabilité, on va le voter, et une demi-heure plus tard, sur Europe 1,
01:21M. Retailleau disait que jamais en l'état il faut le voter.
01:25Philippe Ballard, les images que vous voyez à l'instant, et je le dis pour nos amis d'Europe 1,
01:29c'est les images du lycée de Nantes.
01:31Bon. Et on voit, malgré effectivement les dégâts, on comprend quand même que c'est un très bel établissement.
01:39Il a été même construit il y a très peu de temps, on voit bien l'architecture, les matériaux,
01:46donc quand Bruno Retailleau dit c'est un prétexte, évidemment qu'il a raison,
01:51que tout ça est bidon complet, que la petite musique qui est donnée dans les médias,
01:56sur faux entendre, les revendications des uns, des autres, etc., je veux bien les entendre,
02:00les revendications, je veux bien qu'on m'explique qu'ils travaillent trop de 8h à 18h,
02:05mais tout ça évidemment est bidon, c'est un prétexte, et il faut le dire.
02:11Alors regardez ces jeunes gens qui sont aujourd'hui, là il y a des casiers,
02:14je peux vous dire qu'on n'avait pas des casiers comme cela, lorsqu'on travaillait,
02:18je vous lirai d'ailleurs tout à l'heure un petit texte que m'a envoyé quelqu'un
02:21qui nous écoute tous les jours, qui a 85 ans, qui était à Louis-le-Grand,
02:24et qui me raconte, il est 1940, qui me raconte Louis-le-Grand en 1955.
02:30Bon, c'était pas...
02:31Ce qui est vrai c'est que sur l'ensemble du territoire,
02:33tous les lycées ne ressemblent pas aux lycées...
02:34Enfin moi, si je vous emmène dans le lycée dans lequel j'ai étudié,
02:37vous allez être d'accord avec moi sur le fait que c'est pas des bonnes conditions ?
02:40Oui, ce qui est vrai c'est que les régions sont beaucoup investies.
02:43Je suis d'accord, mais les régions sont beaucoup investies dans les...
02:45Il y a aussi ça qui existe, c'est parfois un prétexte à de la violence,
02:48mais il y a aussi un délabrement des services publics au sens large.
02:51Les commissariats, les hôpitaux, les écoles, tout part en morceaux.
02:57J'aimerais bien que les lycéens m'expliquent comment est-ce qu'on fait pour avoir plus de professeurs et
03:04moins de cours.
03:05Est-ce que... Enfin voilà, c'est n'abit de toi.
03:07Même si c'est les spécialités qui ont créé un peu le bazar.
03:09Enfin le problème, oui les spécialités, parce qu'ils ont des trous de 3 000, parce que tout.
03:14Mais c'est spécialité, mais ça aussi c'est bidon.
03:16J'excuse pas pour autant.
03:18Mais pardonnez-moi, tu es ministre de l'éducation nationale, c'est très simple, vous refaites ce qu'a marché.
03:25C'est pas très compliqué, les spécialités, tout ça, c'est mon cul sur la commode.
03:30C'est rien, c'est ça qui est terrible d'ailleurs.
03:33T'as juste à reprendre un système qui a bien marché.
03:36Voilà, tu refais ça.
03:37Bon, ce qu'a fait chevelement, j'emmène 80% d'une classe d'âge au bac,
03:41on voit que c'est un échec total.
03:42Oui, bien sûr, mais on le sait, on le sait.
03:44On a vu bien fragilité ces jeunes gens.
03:45Donc c'est très simple, vous voulez réformer un examen de passage de la 3e à la 2e,
03:51deux passages avec la pression.
03:52Bah oui, c'était pas vieux, bah tu redoubles en fait.
03:54Si tu l'as pas eu, tu redoubles.
03:56Moi je peux vous dire qu'il y a des gens qui redoublaient le bac.
03:58Mais on redouble plus aujourd'hui.
04:00Oui, mais quand t'avais pas le bac en terminale, tu le redoublais.
04:03Et puis même, tu pouvais passer trois fois.
04:06Et bah tu le passeras trois fois.
04:07Vieux.
04:08Voilà, on va changer les choses, on va faire de l'autorité.
04:11Mais en revanche, donc parole de bon sens de Mounod Retailleau,
04:16on peut tous être d'accord avec ça, mais son affaire de prison,
04:20il n'y a pas de prison.
04:22C'est-à-dire que si tu veux prendre les jeunes, les mettre 8 jours, 15 jours,
04:25il faut construire 50 000, 100 000, je sais pas si...
04:28Vous imaginez construire combien de places de prison si vous êtes au pouvoir ?
04:32Eh bien déjà, si Emmanuel Macron a tenu sa promesse de 15 000 places,
04:36on n'en est à même pas 5 000.
04:38Bah on en construira deux mémoires à vérifier, je crois que c'est 20 ou 25 000.
04:43Et puis des centres...
04:43En combien de temps ?
04:44Eh bien on peut aller très vite, on peut réhabiliter.
04:47Il y a les casernes par exemple qui sont inoccupées maintenant.
04:50L'État a un parc immobilier, parfois vide.
04:54Je renvoie à ce qu'a dit Marine Le Pen à Hénard Beaumont sur le plan logement.
04:58Donc il faut avoir la volonté politique.
05:00Et c'est ce qui manque depuis 40 ans à ce pays.
05:03Il n'y a pas de volonté politique.
05:04Et puis des centres fermés éducatifs,
05:06parce que les mineurs, effectivement, on ne peut pas les mettre avec des caïds,
05:08on ne va pas les mettre avec des types qui appartiennent à des animaux.
05:14Et il faut retraiter absolument, recruter des surveillants.
05:17Et on a énormément de mal à recruter des surveillants dans la pénitentiaire.
05:21Merci Philippe Ballard.

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