00:00On va être sur le terrain, bien sûr, pour voir ce qui se passe.
00:02Je vous disais tout à l'heure que c'était assez calme,
00:03mais Lucas Busutil, qui est en régie.
00:07Et d'ailleurs, c'est l'occasion de remercier toutes les équipes de CNews
00:09qui sont sur le terrain.
00:10Alors, on ne les cite pas parce que ces équipes peuvent être en difficulté.
00:14C'est bien facile pour nous d'être autour de la table,
00:16en tout cas pour moi, d'être autour de la table.
00:18Et je pense aux équipes qui sont sur le terrain,
00:22aux journalistes rédacteurs, aux journalistes reporters d'images.
00:24Ils ont du courage, croyez-moi.
00:26Ils sont parfois pris à partie.
00:29Au-delà de nous, d'ailleurs, c'est toute la presse française.
00:31J'ai vu que nos amis de BFM étaient traités de racistes.
00:34BFM raciste, BFM raciste.
00:37Donc, vraiment, je leur adresse aussi un message.
00:40Faites attention à vous, bien sûr.
00:42Et les présentateurs, nous sommes protégés.
00:44Et les journalistes, ils sont sur le terrain.
00:46Et je pense aussi à Jean-Michel Decaze, qui était à Nantes,
00:49qui me dit que sur le terrain, précisément, à Nantes de temps en temps.
00:52Ce n'est pas facile.
00:53On va voir ces images.
00:55Et Lucas va me dire, à Aubervilliers,
00:58qui est à Aubervilliers ?
00:59Je ne vais pas dire qui est à Aubervilliers, bien sûr.
01:02Mais dites-nous ce qui se passe.
01:04Évidemment, ces images sont en direct.
01:05C'est flouté.
01:06C'est le lycée Le Corbusier.
01:08Est-ce que c'est calme ?
01:11Écoutez, Pascal, la situation est en train de se tendre petit à petit
01:15ici au lycée Le Corbusier à Aubervilliers.
01:19Les CRS sont arrivés.
01:20Parce qu'en fait, il faut comprendre qu'au ce matin tôt,
01:23un groupe de lycéens, à peu près une centaine d'élèves,
01:26se sont approchés du lycée Le Corbusier avec des banderoles, des slogans.
01:31Et il y a très peu de temps, c'est-à-dire un quart d'heure, 20 minutes,
01:34un autre groupe de lycéens, d'un autre lycée d'Aubervilliers.
01:39Ces lycéens sont arrivés.
01:41Et les CRS ont commencé à intervenir pour essayer de dégager ces comptes de lycéens
01:49qui tentaient de casser la grille du lycée Le Corbusier.
01:54Donc pour l'instant, les CRS sont sur place et tentent de calmer la situation.
01:58Il y a eu un feu de poubelle pour l'instant qui a déjà été maîtrisé.
02:02Pour l'heure, la situation se calme petit à petit par l'action des CRS.
02:07Merci beaucoup.
02:08J'ai dit une petite erreur, j'ai dit que ces images étaient en direct.
02:11Et en fait, il y a un petit décalage, parce que pour flouter ces images,
02:15elles ne sont pas tout à fait en direct.
02:16Elles ont été prises sans doute il y a trois quarts d'heure.
02:19Et c'est important, bien sûr, de le préciser.
02:22Je voulais vous montrer des images et je voulais que vous me donniez votre analyse, Jean-Philippe Tanguy,
02:26parce que moi, je n'ai pas la grille de lecture de ces jeunes.
02:28Je ne sais pas s'ils sont décérébrés.
02:30Je ne sais pas s'ils ont été tués par les écrans.
02:33Je ne sais pas si leurs parents ne leur ont pas transmis le minimum des valeurs.
02:37Je vais vous montrer une image qui est incroyablement symbolique.
02:40C'est un piano.
02:41Un piano détruit.
02:43Je ne ferai pas de parallèle, mais j'ai lu sur les réseaux que même des envahisseurs ne détruisaient pas
02:50les pianos.
02:51Écoutez, écoutez cette dame.
02:54Non, non, non, non, non, pas le piano, non, pas le piano, je vous vois.
02:59Non, pas le piano.
03:02Non.
03:04Et voilà.
03:06Alors, ça s'est passé à Moissy-Kramayel, en Seine-et-Marne.
03:10Le lycée de Lamarre-Carré a lui aussi été touché par l'évidence de la mobilisation lycéenne du jeudi 1er
03:15octobre.
03:16Dans la matinée, plusieurs dizaines d'élèves se sont rassemblés devant l'établissement
03:19où le portail et le portillon ont été dégradés et les poubelles incendies.
03:22Et certains manifestants ont ensuite pénétré dans le hall et s'en sont pris à un piano.
03:25Je ne sais pas si ce sont des élèves.
03:27Ça aussi, la difficulté, je ne sais pas.
03:29C'est peut-être des gens de l'extérieur, etc.
03:31Qu'est-ce qu'il y a dans la tête de ces jeunes gens ?
03:35Il n'y a rien, justement.
03:37Il n'y a rien.
03:39André Valigny.
03:40Des cérébrés, enragés.
03:43C'est ce que disait hier soir.
03:44Le problème pour le gouvernement, semble-t-il,
03:46c'est qu'il n'y a pas de revendication majeure, concrète.
03:50Le CPE, avec Villepin, il fallait retirer le CPE.
03:53Et les étudiants, les lycéens, voulaient le retrait du CPE.
03:56En 86, Devaquet, c'était la sélection de l'université.
03:59Il y avait un objet de manifestation, de mécontentant.
04:02Là, il y a Parcoursup, il y a les profs non remplacés.
04:06Il y a pas mal de revendications disparates.
04:08Et puis, il y a aussi ce genre d'individus
04:10qui, à mon avis, n'a aucune revendication qui est là pour casser.
04:13André, 40 ans plus tard, Devaquet, c'est une erreur de le retirer ?
04:19La sélection à l'université.
04:21Et ils sont là, les manquements, les renoncements, les faiblesses.
04:24On paye la fin du collège unique.
04:25Exactement.
04:26Parce que Devaquet, moi, j'étais étudiant encore en 86.
04:28Je n'ai jamais défilé.
04:30Moi, je suis pour la sélection.
04:32Parce que tout le monde n'est pas égal.
04:33Hélas.
04:35C'est comme en sport.
04:36Il y a des bons joueurs et puis des joueurs moyens.
04:39Et puis, il y a la Ligue 1, puis la Ligue 2, puis la Ligue 3.
04:41Et puis, il y a ceux qui sont en Ligue des champions.
04:43Et il y a l'élite.
04:45Et moi, je n'étais pas dans l'élite.
04:46D'ailleurs, je n'ai pas fait Normale Sup.
04:48C'est pour ça que la revendication d'un manque de moyens,
04:50franchement, elle me fait rire.
04:53Sous la Troisième République, vous aviez une école
04:54qui emmenait des fils de paysans jusqu'à Normale Sup.
04:57Les élèves étaient à 60 par classe, tout niveau confondu.
05:0060 par classe ?
05:00Bien sûr.
05:01Ça arrivait.
05:01Dans les campagnes, vous aviez 60 par classe, bien sûr.
05:04Ah bon ?
05:04Sous la Troisième République, évidemment.
05:05Sous la Troisième République, évidemment.
Commentaires