00:00Europe 1, 16h-18h, Pascal Proulx et vous.
00:07A 17h05, nous sommes avec Géraldine Olivier, Alexandre Fabrice et Laurent
00:12et nous allons peut-être évoquer Jean-Luc Mélenchon qui s'en prend au média.
00:16Le leader de la France Insoumise a critiqué hier l'intervention d'Edouard Philippe à 20h de TF1
00:22et il a affirmé dans un message sur ses réseaux sociaux
00:24« Ne pas se rendre sur le plateau de la chaîne ce lundi ».
00:28Une fois c'est CNews, une fois c'est BFM, maintenant c'est TF1, c'est tout le monde.
00:31Et on voit bien que tous les médias sont ciblés.
00:34Alors CNews l'est sans doute davantage que les autres et Europe 1 sans doute aussi davantage.
00:39Mais j'observe ces derniers temps que Laurent Delahousse a été la cible de la CGT
00:43qui a demandé son retrait, qui a demandé la démission de toute la chefferie en direct,
00:50en comment dire, toute l'équipe du 20h.
00:55Donc j'observe effectivement que nous, nous sommes attaqués en permanence.
00:58Et là c'était Anne-Claire Coudray.
01:00Voilà ce qu'a écrit Jean-Luc Mélenchon hier.
01:03Anne-Claire Coudray reprend à son compte les calomnies racistes d'Edouard Philippe,
01:08lequel déroule son discours dégoûtant sans être interrompu lundi.
01:11Je n'irai pas aux 20h de cette chaîne.
01:13Alors, Edouard Philippe est raciste,
01:15Europe 1 est raciste, CNews est raciste,
01:17votre serviteur est raciste, etc.
01:21Sollicité par la FP, TF1 a assuré de son côté que la venue de Jean-Luc Mélenchon
01:24avait été annulée et reportée en fin de semaine.
01:27Il ne s'agit donc pas d'une décision prise à l'issue de l'interview d'Edouard Philippe,
01:32puisque la venue de M. Mélenchon n'était déjà plus d'actualité pour ce lundi,
01:35a fait valoir la chaîne.
01:37C'est terrible parce qu'en plus c'est un immense.
01:39Moi je veux bien croire les gens de TF1 dans cette affaire,
01:42je crois davantage les gens de TF1 que Jean-Luc Mélenchon.
01:44Anne-Claire Coudray a mené son entretien avec le professionnalisme et rigueur
01:48en interrogeant Edouard Philippe sur ses propos tenus dans le point,
01:51a d'ailleurs estimé TF1 dans un message lundi sur le réseau social X.
01:55Les invitations du 20h au candidat de l'élection présidentielle
01:58sont annoncées par TF1 lorsqu'elles sont confirmées,
02:02a précisé la chaîne.
02:03Après des émeutes du 17 octobre,
02:06Edouard Philippe avait estimé que la surreprésentation
02:08des jeunes issus de l'immigration dans les violences autour des manifestations
02:12était patente et avait pointé l'échec de l'intégration
02:15depuis plusieurs décennies en France.
02:17Écoutez Edouard Philippe hier.
02:19Le modèle français, qui est très largement fondé sur l'intégration,
02:23et une intégration républicaine,
02:25a produit des réussites exceptionnelles.
02:28Je le sais, je le vois tous les jours au Havre.
02:30Des réussites exceptionnelles.
02:31Souvent trop discrètes d'ailleurs.
02:33Mais qu'il me paraît constatable,
02:37évidemment constatable,
02:38que ce modèle d'intégration,
02:40il connaît des ratés, il connaît des imperfections,
02:42et que dans les images que nous avons vues,
02:45des pillages, je ne parle pas des pillages,
02:48il y avait de fait un certain nombre,
02:51un nombre important de jeunes français,
02:56sans doute, que je considère comme des français,
02:58issus de l'immigration.
02:59Ce qui traduit, ce qui traduit un sujet
03:02qu'on doit regarder les yeux dans les yeux.
03:04Maud Bréjon, porte-parole du gouvernement ce matin sur France Info.
03:07Écoutons là.
03:08Je crois qu'Édouard Philippe a dit tout haut
03:10ce que beaucoup de français pensent tout bas,
03:13à savoir qu'on a un problème d'intégration
03:16qui est réel aujourd'hui en France.
03:18On ne le découvre pas.
03:19Et on a essayé d'y répondre.
03:21D'ailleurs, depuis plusieurs années,
03:22je repense à ce qu'a porté Gérald Darmanin
03:25lorsqu'il était au ministère de l'Intérieur.
03:27Est-ce que ce problème est parfaitement résolu ?
03:30La réponse est évidemment non.
03:32On peut peut-être être avec Amid qui est au standard.
03:35Bonjour Amid, vous êtes un ancien policier.
03:37On parlera également de la haine des médias portée par la France Insoumise.
03:40Tout à l'heure, et c'était ce matin l'édito de l'excellent Laurent Tessier.
03:43Amid, c'est vrai que c'est des sujets tellement délicats à aborder,
03:47puisque dire cela, c'est se faire taxer de racisme
03:52par la France Insoumise, par Ali Rabet,
03:54qui est le maire de Trappes,
03:55et par quelques éditorialistes.
03:57J'en ai entendu, je ne les citerai pas,
03:59mais j'en ai entendu dans l'espace médiatique.
04:02Oui, bonjour monsieur.
04:03Bonjour Amid.
04:05Ce que vous ne voulez pas citer,
04:07moi je les ai entendus aussi ce matin dans l'espace médiatique.
04:09Je serai comme vous, je resterai discret,
04:11je ne dirai pas qui.
04:12Mais c'est là qu'on voit de toute façon
04:14tout ce qu'est monsieur Jean-Luc Mélenchon.
04:16Monsieur Jean-Luc Mélenchon, de toute façon,
04:18il axe toujours ça sur le racisme,
04:21sur ci, sur ça,
04:22et on devine très bien ce qu'il y a derrière monsieur Mélenchon.
04:25C'est moi le meilleur, enfin, le meilleur entre guillemets, bien sûr,
04:28et on sent très bien vers où,
04:31si par malheur il était à lui,
04:33vers où il veut,
04:36enfin, vers ce qu'il veut pour la France, quoi.
04:39Et c'est ça.
04:41C'est son parti, il veut un parti unique,
04:43le parti justement de l'étranger et tout,
04:45et il ne veut pas autre chose.
04:47C'est une analyse évidemment possible,
04:49mais ce qui est intéressant, Amid,
04:51c'est pourquoi,
04:53pourquoi, parce que ça c'est quand même une question
04:55à laquelle on a du mal à répondre,
04:58pourquoi cette intégration,
05:00et je ne parle même pas d'assimilation,
05:02ne s'est pas faite ou se fait mal
05:05avec des jeunes gens de 20 ans
05:06qui doivent être, je pense,
05:09la troisième génération.
05:11parce que ces gens-là sont nés en 1900,
05:15non, en 2000,
05:16ils sont nés en 2000,
05:17ils sont nés en 2000 ou,
05:19c'est des 2005, comme on dit.
05:21Donc leurs parents étaient nés,
05:23sans doute 30 ans avant,
05:25c'est-à-dire en 1985,
05:27et leurs parents encore avant
05:28étaient nés dans les années 60 ou 70,
05:32lorsque il y avait ces vagues d'immigration
05:35qui s'intégraient mieux qu'aujourd'hui.
05:38Comment vous expliquez ça ?
05:39Moi, comment j'explique ça ?
05:41J'explique ça de ce que j'ai déjà dit
05:44plusieurs fois à l'antenne,
05:45et je vais le dire une fois de plus.
05:46Moi, pour moi,
05:47je vais reprendre ce qu'a dit
05:48Madame Harmonie-Commune.
05:521981 n'aurait jamais dû exister.
05:54Et c'est à partir justement de cette date,
05:57le fameux 10 mai 1981,
05:59qu'on a commencé à relâcher la pression
06:02sur plein de choses,
06:03qu'on a créé des mouvements
06:06qui n'ont fait que de l'antiracisme.
06:07Il faut faire de l'antiracisme.
06:10Mais malheureusement,
06:11il y a deux mouvements principaux en France
06:13qui n'ont fait que de l'antiracisme
06:14à sens unique.
06:15Eh bien, on en est arrivé là, malheureusement.
06:17Et malheureusement,
06:18il n'y a pas toujours eu la gauche
06:20qui a été au pouvoir.
06:21Quand malheureusement,
06:21la droite est revenue au pouvoir
06:23et qu'on a parlé,
06:24dont un monsieur qui a parlé de Karcher,
06:26quand il y a eu suite,
06:28principalement,
06:29aux émeutes de 2005,
06:30bon, ben ce monsieur,
06:31quand il a été élu,
06:33il n'y a pas grand-chose qui a changé
06:34sur certaines choses.
06:35Il faut dire ce qu'il y a.
06:36Et bien sûr,
06:37bien sûr,
06:38ce qui se passe aussi,
06:39c'est qu'on a un laxisme judiciaire
06:41qui est plus que récurrent.
06:43Et bon, ben voilà,
06:44on en est arrivé.
06:45C'est malheureux.
06:45Et puis alors,
06:46avec des gens comme monsieur Mélenchon
06:48et d'autres
06:49qui naviguent dans son sillage,
06:51qui en mettent une couche à chaque fois,
06:52bon,
06:53je vois par exemple,
06:55vous avez parlé de monsieur Ali Rabé.
06:56Quand j'ai vu son premier discours
06:58qu'il a fait,
06:59je me suis dit,
07:00ce monsieur,
07:00dis donc,
07:01il parle de la France,
07:02il parle un peu comme moi,
07:04j'en parle,
07:04étant moi-même fils d'immigré algérien.
07:07Mais alors après,
07:08quand j'ai vu qu'il était entouré
07:09de je ne sais plus qui,
07:10l'imam je ne sais qui et tout,
07:13bon, ben là,
07:13je me suis rendu compte.
07:14Je ne sais pas si c'est un imam d'ailleurs.
07:15Et puis qu'il naviguait
07:17dans le sillage de Mélenchon,
07:18bon, ben je me suis rendu compte
07:19vraiment qui il était ce monsieur.
07:21Et c'est malheureux,
07:22c'est sûr.
07:22Bon, Amid,
07:22on va marquer une pause.
07:24J'ai compris que vous parliez
07:25de Nicolas Sarkozy.
07:26Ça allait quand même mieux avec lui
07:28et il y avait au moins
07:28une intention qui était là.
07:30Alors les problèmes,
07:31ils sont difficiles parfois à régler.
07:33Et puis il y a quelque chose
07:35qui est important à souligner
07:36quand même dans ces cinq ans
07:37du Nicolas Sarkozy,
07:38c'est qu'il a été empêché
07:40par cette crise économique
07:43qui a sans doute retardé
07:45les effets ou les mesures
07:47qu'il voulait prendre.
07:48Et j'ai toujours dit,
07:49je le redis,
07:50que hélas,
07:52son élection,
07:54plus exactement l'élection
07:55de François Hollande en 2012,
07:57est un coup terrible pour la France.
07:59terrible parce qu'elle a amené
08:02Emmanuel Macron,
08:03elle a d'abord été avec ce quinquennat
08:06François Hollande
08:06qui n'était pas une réussite
08:08et puis est arrivé Emmanuel Macron.
08:10Et les 15 ans que nous venons de vivre
08:11depuis la fin de Nicolas Sarkozy
08:13sont les 15 années les plus terribles
08:16de la Ve République.
08:17Donc après, chacun, évidemment,
08:19peut en tirer les conséquences
08:21qu'il le souhaite.
08:22Il est 17h13,
08:23merci Amid,
08:24merci beaucoup.
08:25Je surveille Olivier Guenegg
08:28parce qu'il a pris l'engagement
08:29évidemment de faire un don
08:31à Allodon pour la police.
08:33Oui, oui, oui.
08:33Ça augmente beaucoup en plus.
08:35Et est-ce que ce don,
08:36est-ce que vous allez le faire avant ?
08:37Non, mais je vais le faire.
08:38Je vous promets, je vais le faire.
08:39Mais pourquoi vous ne le faites pas
08:39avant la fin de l'émission ?
08:40Ça, ce serait beau.
08:41Mais je n'ai pas ma carte,
08:42je n'ai pas...
08:42Vous n'avez pas votre carte sur vous ?
08:44Non, là, je n'ai pas ma carte.
08:45Non, je n'ai rien du tout sur...
08:46Mais est-ce que votre carte ?
08:46Mais je ne sais pas,
08:47il faudrait que j'aille la retrouver.
08:48Mais là, on est en émission.
08:48Je vais le retrouver,
08:49je vais le retrouver.
08:50Normalement, elle est intégrée au téléphone,
08:52Olivier, non ?
08:52Ça prend longtemps,
08:53il faut mettre les coordonnées
08:54tout à temps au téléphone.
08:55Mais point, point, point.
08:56Et on vous libère
08:57pour que vous la fassiez.
08:58On n'a pas besoin de vous.
09:00On veut que vous donniez le petit chat.
09:02Non, mais je ne le fais que si vous le faites.
09:03Bien sûr.
09:04Vous l'avez fait, vous, par exemple ?
09:05Je l'ai fait.
09:06Et bien, on le fait en même temps.
09:07Mais je l'ai fait.
09:07Vous avez la preuve ?
09:08Mais évidemment.
09:09Vous avez mis combien ?
09:10Je ne peux pas dire.
09:11Si.
09:11Dites-le.
09:12Non, ça ne se dit pas.
09:13C'est des choses qu'on ne dit pas.
09:14Mais promettez-moi que vous l'avez fait.
09:15Regardez-moi.
09:16Regardez-moi.
09:16Je vous en prie.
09:17Il est 17h14.
09:18Comment il vous parle ?
09:19Il me parle comme un lycéen.
09:21Il est 17h14.
09:22A tout de suite.
09:23Vous écoutez Pascal Freud
09:24et vous sur Europe 1
09:25et vous avez la parole
09:26comme Amit
09:27que nous venons d'entendre
09:27au 01-80-20-39-21
09:29au Standard Europe 1
09:31et sur WhatsApp.
09:31A tout de suite sur Europe 1.