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  • il y a 1 minute
Le porte-parole Alternatives Police FASMI, Benjamin Camboulives, parle des mobilisations dans les rues : «On entend surtout une bouillie de revendications».

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Transcription
00:00Sur les revendications, ce n'est pas un sujet policier, on n'est pas là pour dire si c'est
00:03légitime ou pas.
00:04Maintenant, c'est certain qu'il y a des problématiques dans ce pays qui sont légitimes à porter.
00:08Ça peut être les lycéens, ça peut être la vie chère, tout ce que vous voulez.
00:11Ce qu'il y a de notable également, c'est que maintenant, ce qu'on entend, c'est cette bouillie
00:14de revendications.
00:16Bien souvent, ça parle de la liberté, de l'avenir, on ne sait pas trop de quoi.
00:19Ou alors, justement, ça dérive.
00:21Moi, je me souviens des images, quand il y avait des campus occupés, ce qui avait tagué sur les murs,
00:24c'était « Free Palestine » et « Fuck la police ».
00:25On se parlait du lycée.
00:27Donc, il y a tout ça qui est réel.
00:28Et après, quand on voit l'effigie du président de la République, comme ça, qui est mise à mal,
00:32oui, ça va avec tout ce climat où on veut faire tomber le pouvoir, on veut renverser le système, on
00:37veut aller attaquer comme ça les symboles.
00:39Hier, il y avait une déclaration du ministre de l'Intérieur, et je trouvais que les mots étaient à chaque
00:42fois justes.
00:43On parlait d'extrême-gauche, on nommait les choses, on parlait de la violence inouïe qui s'abat sur les
00:47forces de l'ordre,
00:48on nomme les choses, et on parlait d'insurrection, de volonté insurrectionnelle.
00:51Et c'est là le risque le plus criant, parce que ça veut dire que c'est loin d'être
00:57fini,
00:57quand nous, on est déjà largement au-dessus de nos capacités de riposte et de réaction en termes de forces
01:04de l'ordre.
01:04Et pourtant, c'est la seule stratégie de l'État d'envoyer toujours plus de policiers et gendarmes dans la
01:09rue.
01:1070 000 le 24, c'est présenté comme un modèle, bien qu'on mette la France sous cloche, bien qu
01:14'on ait des blessés,
01:15bien que les commerçants soient apeurés, terrorisés, tirent le rideau, on fait la même le 31, il y a le
01:205 qui se profile.
01:21Oui, on va en parler, oui.
01:22Ça va aller comme ça de mal en pille, parce qu'ils ne sont pas contrés et parce qu'ils
01:26sont politisés.
01:28Donc en fait, la droite ligne, le bout du chemin, c'est l'élection présidentielle, voire même pire et plus
01:32tard selon le résultat,
01:33parce que certains veulent contester le résultat des urnes, selon ce qui se passe.
01:35Donc vraiment, il faut voir que la stratégie uniquement sécuritaire d'une part, et je vous rejoins, il faut des
01:40solutions politiques de fond,
01:41mais surtout le fait de vouloir noyer l'espace public de forces de l'ordre pour combler le fait qu
01:48'on n'arrive pas à être impactant et dissuasif,
01:50ça ne va pas marcher. Il va falloir qu'on arrive à jouer sur la dissuasion, comme ça on n
01:53'aura pas besoin de mettre 70 000 forces de l'ordre dans la rue.

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