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  • il y a 5 minutes
Tous les sujets qui font la une de l'actualité décryptée par Julien Pasquet et ses invités dans 100% Actu.  

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00:00:00Bonjour à tous, il est presque 12h30, merci de nous rejoindre sur CNews après cette belle messe de la Toussaint.
00:00:06D'ailleurs j'invite nos téléspectateurs à ce rendez-vous sur CNews.fr.
00:00:09Tout à l'heure vous le voyez en bas de votre écran, en quête d'esprit autour d'Emerick Pourbet,
00:00:13à retrouver sur l'antenne de CNews.fr.
00:00:16On vous montrera d'ailleurs un extrait de l'émission dans quelques minutes.
00:00:20Pour l'heure, c'est l'heure de 100% actu, merci de nous retrouver en direct.
00:00:23On va revenir évidemment ensemble longuement jusqu'à 14h sur cette troisième journée de mobilisation
00:00:28en trois semaines, les cortèges qui ont majoritairement progressé dans le calme,
00:00:33hors des centres-villes, pardonnez-moi, avant bien sûr que des casseurs, des pilleurs,
00:00:37n'entament des affrontements avec les forces de l'ordre partout sur le territoire.
00:00:40On va en parler avec mes invités, Amor et Brelet, bonjour, merci d'être là.
00:00:44Merci Naïma M. Fadel d'être présente sur le plateau,
00:00:47essayiste chargé de mission de la ville, Alain Faugeras, merci beaucoup d'être avec nous.
00:00:51On va beaucoup se tourner vers vous dans les premières minutes de l'émission.
00:00:53On va revenir sur ce geste inqualifiable, sur ce gendarme.
00:00:57Hier, ce cocktail Molotov lancé envers lui et les conséquences que ça a pu avoir.
00:01:02Ancien commandant des gendarmes mobiles d'Aubervilliers, merci d'être là.
00:01:04Donc, merci à Pascal Bito-Panelli, spécialiste et expert en sécurité d'être avec nous.
00:01:11J'oublie Mathieu Hocque, évidemment, secrétaire général de le millénaire,
00:01:13et Régine Delfour, de la rédaction de CNews.
00:01:15Merci Régine d'être avec nous.
00:01:17On entendra votre témoignage parce que vous étiez dans les rues de Paris hier.
00:01:20Vous avez vécu de plein fouet cette violence,
00:01:22notamment l'agent de sécurité qui était avec vous, qui a été massacré,
00:01:26il n'y a pas d'autre mot, qui a été lynché, notamment par ces émeutiers, ces délinquants.
00:01:31Et vous nous raconterez ce qui s'est passé, on verra les images également.
00:01:34Laurent Nunez qui a fustigé des actes de violence très graves,
00:01:38que tous doivent condamner, selon le ministre de l'Intérieur.
00:01:41En fin de journée hier, donc, ce gendarme.
00:01:43Ce gendarme, on va voir la séquence dans une seconde,
00:01:45qui a été ciblé par un engin incendiaire.
00:01:46D'ailleurs, je n'ai pas bien compris si on parle d'une bombe artisanale ou d'un cocktail Molotov.
00:01:52Alors, j'ai entendu les deux versions, mais dans tous les cas de figure,
00:01:55c'est aussi dangereux l'un que l'autre.
00:01:57Et évidemment, c'était en marge de la manifestation qui s'est déroulée
00:02:00entre la porte de Bagnolet et celle de Charenton.
00:02:02Si vous avez manqué cette image affligeante, regardez.
00:02:27– Dernière image, c'est cette dernière image, celle de ce gendarme,
00:02:31qui a témoigné d'ailleurs, on va l'écouter,
00:02:33mais d'abord, retour sur les faits et cette violence dont on a été témoins hier.
00:02:37– Sur ces images, une grenade artisanale explose au pied des forces de l'ordre.
00:02:46L'équipement d'un gendarme prend feu, il est légèrement blessé.
00:02:50Quelques heures plus tard, sur notre antenne, il réagit à cette agression.
00:02:54– J'ai été très rapidement soutenu par des camarades de mon unité
00:02:58qui ont cherché à éteindre ce feu qui persistait sur mes jambes
00:03:01et montait quand même assez haut jusqu'au niveau du torse.
00:03:04Ce que je me dis actuellement, finalement, quelques heures après,
00:03:07c'est que la catastrophe a été évitée.
00:03:10– Alors qu'il reculait, les forces de l'ordre continuaient à être visées
00:03:13par des tirs de mortier.
00:03:15Une situation inacceptable pour le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez.
00:03:19– La montée de la violence contre les forces de l'ordre,
00:03:21elle inquiète évidemment beaucoup.
00:03:23Quand vous jetez un cocktail molotov sur un barrage,
00:03:25moi j'appelle ça une tentative de meurtre.
00:03:26Une tentative de meurtre, évidemment on va tout mettre en place
00:03:28pour retrouver les auteurs.
00:03:31– Des mots utilisés également par Bruno Retailleau,
00:03:34candidat LR à l'élection présidentielle.
00:03:36– Insupportable, celui qui a fait ça doit en répondre.
00:03:39Il s'agit d'une tentative de meurtre.
00:03:42– Marine Le Pen, candidate pour le Rassemblement national,
00:03:45a elle aussi réagi sur Twitter.
00:03:47– Les images d'un policier en proie aux flammes
00:03:49après avoir été la cible de jets d'engin incendiaire sont insupportables.
00:03:53Les auteurs de cette attaque doivent être retrouvés
00:03:56et condamnés avec la plus grande sévérité.
00:03:59– Ces violences ne sont pas isolées.
00:04:01Hier soir, en marge de la manifestation parisienne,
00:04:04les forces de l'ordre ont été visées par d'autres engins incendiaires.
00:04:09– Des images hallucinantes.
00:04:10Et ce gendarme, comme peut-être dans une moindre mesure ses policiers,
00:04:15mais c'est aussi extrêmement impressionnant et terriblement spectaculaire,
00:04:19Alain Faugeras, ce gendarme, et on va revoir cette image
00:04:22parce qu'il faut la comprendre et l'analyser.
00:04:25Il prend feu littéralement, malgré l'équipement et en partie nifugé
00:04:29qu'on peut imaginer pour ces gendarmes de force mobile.
00:04:32En tant qu'ancien commandant des gendarmes mobiles d'Aubervilliers,
00:04:36est-ce que vous avez déjà vu des scènes pareilles dans votre carrière ?
00:04:39– Alors hélas, oui.
00:04:41– Et on n'était pas forcément aussi bien équipés face à ces adversités.
00:04:48Néanmoins, il faut reconnaître que cette violence arrive à un moment,
00:04:53à un point que d'orgue, c'est-à-dire qu'on voit manifestation après manifestation,
00:04:59une radicalisation et surtout une organisation.
00:05:02Ils arrivent maintenant à venir très près des forces de l'ordre
00:05:05et n'hésitent pas à chercher à tuer.
00:05:09On parle de tentative, on parle d'un homicide, mais je ne sais pas.
00:05:14– Oui, d'ailleurs on le voit en bas de l'écran.
00:05:15On a officiellement cette enquête qui est ouverte pour homicide.
00:05:19Non, moi je pense qu'il faut rajouter tentative d'homicide
00:05:21puisque bien heureusement ce gendarme est toujours parmi nous.
00:05:24D'ailleurs il a courageusement continué son service.
00:05:28Malgré la protection, on a vu l'état de sa jambe et son mollet
00:05:32qui est particulièrement atteint.
00:05:34Donc c'est tentative d'homicide, on va vite corriger les amis
00:05:37parce qu'il faut faire attention avec les termes notamment juridiques.
00:05:39– Si étant le tarif est le même, si c'est sa tentative
00:05:42ou que ce soit réellement un homicide, c'est fait,
00:05:44on pourrait même aller plus loin.
00:05:46C'était prémédité, donc ça peut être considéré
00:05:50comme une tentative d'assassinat.
00:05:52Si on veut aller jusqu'au bout des chaussées,
00:05:54c'est uniquement parce qu'il n'a été que légèrement blessé
00:05:56qu'effectivement pour le moment on parle de tentative d'homicide.
00:05:59– Pascal Vito-Panelli, cette violence contre les forces de l'ordre,
00:06:02elle est inacceptable.
00:06:03Laurent Nunez pour le coup n'a pas mâché ses mots,
00:06:05il a parlé avant même l'ouverture officielle
00:06:07de cette enquête de tentative de meurtre.
00:06:09C'est du rarement vu tout de même.
00:06:11– Oui, c'est du rarement vu et en même temps…
00:06:14– Regardez ça.
00:06:15– Tout à fait, sur un constat global,
00:06:17on a une professionnalisation de l'équipement des groupes violents,
00:06:23une professionnalisation de la guérilla, de la violence urbaine.
00:06:26Donc c'est une équation qui est beaucoup plus exigeante pour le maintien de l'ordre.
00:06:31On voit que les gens s'adaptent, se préparent à la confrontation,
00:06:37utilisent le mobilier urbain comme un arsenal à ciel ouvert,
00:06:41émettent effectivement les forces, qu'elles soient de gendarmes ou de police,
00:06:46dans une situation qui est en permanence une situation d'émeute.
00:06:51Et heureusement, le commandant le sait, que dans les forces de gendarmerie mobile
00:06:57ou dans les unités de CRS ou même dans les compagnies d'intervention,
00:07:01nous avons un fonctionnaire qui est un spécialiste secouriste médique
00:07:06avec un gilet tactique sur lequel il y a des ustensiles de premier secours
00:07:11et notamment un extincteur qui permet de limiter ce type de catastrophe.
00:07:19Vous l'avez dit, il faut le rappeler, on est dans le 121 cas et le 221 cas du code
00:07:24pénal.
00:07:25Donc attention, là, ce sont des peines qui sont très lourdes.
00:07:28Oui, enfin, on connaît l'histoire, on ne sont appliquées.
00:07:31Malheureusement, j'ai envie de dire qu'on connaît l'histoire.
00:07:33On sait que vous allez avoir peut-être, grâce à la vidéosurveillance
00:07:37et au travail de la police, quelques interpellations.
00:07:40Et puis vous allez avoir des individus qui diront
00:07:42« Oui, j'étais dans ce groupe, mais ce n'est pas moi qui ai jeté le cocktail Mottov. »
00:07:44Parce qu'évidemment, pour trouver le courage de dire qu'on, face à la police ou face à un juge,
00:07:48qu'on déteste ouvertement la police et qu'on assume de l'avoir agressé,
00:07:51là, il n'y a plus personne.
00:07:52Donc on va se retrouver avec des non-lieux ou des gens dont on ne pourra pas caractériser l'infraction
00:07:58ou le délit, en l'occurrence, le crime, en l'occurrence, plutôt cette tentative d'homicide.
00:08:03Et puis ça finira en eau de boudin.
00:08:05Parce qu'on connaît trop cette histoire, malheureusement, Amory Brelet.
00:08:08Si l'auteur est retrouvé...
00:08:09J'espère me tromper, mais...
00:08:10Si l'auteur est retrouvé et qu'il est majeur, il encourt la réclusion criminelle à perpétuité.
00:08:15Malheureusement, il y a peu de chance qu'il ne voit pas,
00:08:17puisque beaucoup de ces militants d'ultra-gauche sont masqués, ont le visage couvert.
00:08:22Donc ils ne sont pas identifiables.
00:08:24D'ailleurs, il faut préciser que les militants d'ultra-gauche qui s'attaquent à la police
00:08:27ne le font pas parce que les policiers ou les gendarmes sont là
00:08:30et qu'il s'agit d'aller casser une vitrine sans mettre plus loin.
00:08:33Ils s'attaquent à la police à dessein.
00:08:35Ce sont des cibles désignées.
00:08:36Ils visent explicitement, directement, les policiers,
00:08:39dans le but de les blesser et même de les tuer.
00:08:41C'est une signe désignée par l'ultra-gauche
00:08:43qui s'attaque aux symboles, aux représentations, aux représentants de l'État,
00:08:47que sont les institutions, parfois des bâtiments, mais aussi des personnes.
00:08:51Et aujourd'hui, les policiers, plus largement depuis des années que l'on voit l'ensauvagement grandir dans notre pays,
00:08:57ne sont plus seulement attaqués pour ce qu'ils font,
00:08:59c'est-à-dire maintenir l'ordre sur la voie publique,
00:09:02mais pour ce qu'ils sont, c'est-à-dire des représentants de l'État, de l'autorité.
00:09:07Donc il faut évidemment que ces gens qui s'en prennent à eux,
00:09:10qui sont des criminels, soient interpellés, poursuivis et si possible...
00:09:15Et c'est un constat qu'on peut faire aussi pour les journalistes.
00:09:17Régine sera là dans une seconde pour en témoigner.
00:09:20Et ça devient insupportable et vraiment invivable.
00:09:25Je note, mon commandant, que cinq membres de force de l'ordre sont blessés hier,
00:09:29policiers ou gendarmes confondus.
00:09:30On est sur quatre policiers, pour être très précis,
00:09:32et un gendarme, en l'occurrence celui-ci, qui a encore une fois littéralement préfeu.
00:09:37Notamment sur des jets de cocktails Molotov, d'engins incendiaires,
00:09:40comme on le dit dans les propos les plus adaptés,
00:09:45ces bombes artisanales ou ces cocktails Molotov,
00:09:47ça devient de plus en plus commun, de plus en plus banal,
00:09:51d'observer ces engins incendiaires en ces fins de cortège ou de manifestation
00:09:55qui laissent libre cours à la violence débridée.
00:09:58Alors effectivement, ça fait partie des modes d'action,
00:10:01comme vous le disiez, de personnes très organisées et de plus en plus radicalisées.
00:10:09Mon ami Bruno Pommard disait dernièrement qu'il faudrait peut-être envisager
00:10:13à un moment donné de faire appel à l'armée.
00:10:15Alors je sais que ça va faire bondir les camarades de l'armée de terre,
00:10:19mais il faut savoir qu'ils font ça très bien.
00:10:25L'armée de terre répond que ce n'est pas son métier premier,
00:10:28puisqu'elle prépare la haute intensité, bien évidemment.
00:10:31– Bah oui, vous n'allez pas répondre avec des tirs de FAMAS.
00:10:33– Mais ce n'est pas ça, justement.
00:10:35Les régiments, l'armée de terre sait faire le contrôle de foule,
00:10:39elle le fait très bien dans les opérations extérieures,
00:10:41elle l'a fait en Côte d'Ivoire, elle l'a fait au Kosovo,
00:10:44elle l'a fait en Bosnie-Herzégovine,
00:10:47enfin en tout cas, il y a une formation qui existe dans les régiments.
00:10:50– Et vous estimez qu'aujourd'hui, ça devient nécessaire ?
00:10:52– C'est surtout, ce n'est pas eu égard à la violence,
00:10:56puisque la violence, on l'a toujours connue,
00:10:57même si elle se développe de plus en plus,
00:10:59c'est eu égard aux effectifs,
00:11:01parce qu'on y viendra peut-être à un moment,
00:11:02il y a quand même 70 escadrons de gendarmes immobiles
00:11:05qui sont employés tous les jours,
00:11:07même lorsqu'il n'y a pas ces événements.
00:11:09Lorsqu'il y a ces événements, c'est en plus.
00:11:11Et à un moment ou à un autre,
00:11:12je pense que les effectifs vont manquer.
00:11:15– C'est plus pour pallier l'épuisement des forces de l'ordre
00:11:17que pour répondre à une graduation plus ou moins élevée de la violence.
00:11:20J'entends bien votre propos.
00:11:21– Absolument.
00:11:22– Les soldats sentinelles ont été mobilisés ces derniers jours.
00:11:25– Et ils l'ont été encore ce week-end.
00:11:26– En statique, pour faire de la sécurisation,
00:11:29pour faire aussi de la dissuasion,
00:11:30parce que quand vous avez des soldats dans les rues en FAMAS,
00:11:32évidemment, ça vous empêche de passer à l'acte.
00:11:36Et notamment pour permettre aux policiers,
00:11:38pour dégager des effectifs de police et de gendarmerie,
00:11:41pour aller au contact.
00:11:42– Je vais donner la parole à ceux qui ne l'ont pas encore prise,
00:11:43je voudrais juste qu'on entend un peu plus en longueur,
00:11:45parce qu'ils témoignaient hier soir sur notre antenne en direct,
00:11:48avec beaucoup de courage d'ailleurs,
00:11:49ce gendarme qui a été touché par cet engin incendiaire
00:11:52et qui a été blessé, brûlé au niveau de la jambe.
00:11:55– Les images par les journalistes que j'ai pu voir ce soir,
00:11:59donc plusieurs heures après l'incident,
00:12:01c'est particulier de se voir à postérior pour la première fois
00:12:04face à ce qu'on a pu vivre.
00:12:07Néanmoins, ce que je me dis actuellement,
00:12:10finalement, quelques heures après,
00:12:11c'est que la catastrophe a été évitée.
00:12:13J'ai été très rapidement soutenu par des camarades de mon unité
00:12:16qui ont cherché à éteindre ce feu,
00:12:18qui persistait sur mes jambes et montait quand même assez haut
00:12:21jusqu'au niveau du torse.
00:12:23Maintenant, la difficulté pour les familles,
00:12:25évidemment, c'est, comme ça m'est arrivé aujourd'hui,
00:12:28c'est de devoir expliquer à ses proches,
00:12:29qui voient pour certains les images en direct,
00:12:32que je vais bien et que les blessures sont prises en compte.
00:12:35C'est plus compliqué pour les épouses ou les conjoints
00:12:37qui, à distance, vivent les choses.
00:12:39Et c'est la particularité sur un engagement
00:12:41sur la plaque parisienne
00:12:42où nos proches n'ont pas forcément l'habitude
00:12:45de nous voir finalement victimes d'une telle violence.
00:12:48Ce qui est peut-être plus particulier pour nous aujourd'hui
00:12:50sur ce compartiment de terrain sur lequel on était engagé,
00:12:54c'est que ça a été face à une adversité
00:12:56qui était vraiment intense, spontanée, durable,
00:12:59et avec un ensemble d'éléments
00:13:03qui cherchaient évidemment à blesser,
00:13:05voire à blesser très gravement,
00:13:06conséquents des engins incendiaires,
00:13:09de l'explosif, des projectiles divers et variés,
00:13:13et qui ont presque été finalement d'une ressource
00:13:18incessante de leur part,
00:13:21avec plus d'une centaine d'adversaires face à nous,
00:13:23clairement hostiles et non pas du manifestant
00:13:26tout à fait habituel auquel on était confronté
00:13:31ou qu'on avait côtoyé depuis le début de matinée
00:13:33sur la manifestation.
00:13:34– Colonel, mon colonel,
00:13:37on est en train de faire un point sur les grades
00:13:39des uns et des autres.
00:13:40Donc le monsieur, le gendarme en l'occurrence,
00:13:42c'est capitaine,
00:13:43et vous je vous ai appelé mon commandant,
00:13:45je m'en excuse, vous êtes colonel, mon colonel.
00:13:48Je note une chose intéressante et importante
00:13:50dans ce que dit ce gendarme
00:13:52qui a subi cette attaque hier,
00:13:55c'est qu'il nous explique que lui
00:13:56et ses frères d'armes d'ailleurs,
00:13:58ne s'attendaient pas à un tel degré de violence.
00:14:02Ça vous surprend d'entendre ça ?
00:14:04– Non, parce que j'ai remarqué,
00:14:07en tout cas, c'est une grande cohésion dans son unité.
00:14:09Donc en plus, il était aux premières loges.
00:14:12J'ai remarqué qu'à côté de lui,
00:14:13il y avait un tireur de LBD.
00:14:15On peut donc envisager qu'il reste aux premières loges
00:14:19pour s'assurer que le LBD tirerait dans de bonnes circonstances,
00:14:23de bonnes conditions.
00:14:24Et ce que j'ai apprécié,
00:14:26c'est de voir cette cohésion autour de lui.
00:14:28C'est-à-dire que l'escadron ne part pas dans tous les sens.
00:14:30Il recule et surtout qu'aussitôt,
00:14:33quelqu'un vient autour de lui.
00:14:34– Parce que ce sont des professionnels
00:14:35qui savent exactement comment se comporter,
00:14:37même dans un cas comme celui-là.
00:14:38– Tout à fait.
00:14:39Et vu le nombre d'engagements maintenant
00:14:42des escadrons de gendarmerie mobile,
00:14:44la cohésion est source de réussite.
00:14:47– Il y a une deuxième chose qui m'a marqué
00:14:48dans ce que je viens d'entendre.
00:14:50C'est vrai que vous êtes des professionnels aguerris.
00:14:54quand bien même on ne peut pas s'attendre au pire de la violence,
00:14:57on est préparé mentalement à la subir
00:15:00et on est préparé à réagir également.
00:15:02Ce qu'il a mentionné, ce sont les familles,
00:15:04ce sont les proches qui voient ce qui se passe à la télé,
00:15:08qui voient pourquoi pas que l'époux, le père,
00:15:11que sais-je, je ne connais pas ce monsieur,
00:15:12mais évidemment qu'il a une famille
00:15:14qui voit ça devant la télé.
00:15:16Il faut être capable également de faire avec cela,
00:15:19de gérer cela, de gérer le ressenti
00:15:20parce qu'on est sur le terrain.
00:15:21Mais s'il nous arrive quelque chose,
00:15:23il faut penser à ses proches et à leurs ressentis.
00:15:25Ça fait partie de l'équation.
00:15:27– Oui, tout à fait.
00:15:27Puisque la gendarmerie, on a l'habitude de le dire,
00:15:30est une grande famille.
00:15:31Et effectivement, c'est le régime de l'encasernement.
00:15:34Donc les familles vivent avec les professionnels
00:15:38dans les mêmes bâtiments, dans les mêmes unités.
00:15:41Et donc tout...
00:15:43– Comment elles vivent ces journées, les familles,
00:15:46les proches de ces gendarmes, vos proches,
00:15:47quand vous étiez sur le terrain,
00:15:49quand on part le matin sur une grosse manif,
00:15:51une mobilisation dont on sait qu'elle va finir dans la violence,
00:15:54dont on voit les images au cours de l'après-midi.
00:15:56Comment ça se passe, une journée pour ces familles
00:15:58qui restent en caserne et qui attendent,
00:16:00en se demandant en combien de morceaux
00:16:02va me revenir mon mari, mon père ou que sais-je ?
00:16:05– Alors soit, effectivement, ils font comme nous,
00:16:07ils regardent ces news et ils suivent en direct ce qu'il se passe.
00:16:10– Ce qui n'est pas fait pour les rassurer ?
00:16:12– Pas forcément, effectivement.
00:16:14– Non, parce qu'on voit ces images de violence, évidemment.
00:16:16– Mais surtout, au sein des casernes, c'est organisé,
00:16:20la vie de famille est organisée.
00:16:22Et lorsqu'un escadron part, la vie continue au sein de la caserne
00:16:27avec les quelques gendarmes qui ne sont pas partis.
00:16:31Et de toute façon, le condamnement s'assure
00:16:32que les familles restent informées et soudées.
00:16:35– Je voudrais qu'on évoque évidemment ces comportements,
00:16:40Naïma, qui sont inexcusables, inexplicables
00:16:44et qui sont de plus en plus banalisés.
00:16:47Et je maintiens encore une fois cette idée de ces engins incendiaires
00:16:50qu'on a vus en grand nombre et qui sont une donnée désormais
00:16:53à prendre en compte tous les samedis aussi.
00:16:55– Je crois que l'État, le fameux État de droit,
00:16:58accepte cette situation en fait.
00:17:00Parce que tout à l'heure, Pascal parlait des peines encourues,
00:17:04mais ce n'est jamais appliqué, même quand on arrive à identifier
00:17:08les individus.
00:17:08D'ailleurs, si on voulait vraiment identifier les individus,
00:17:11on pourrait le faire.
00:17:12Parce que rien que par la téléphonie sur un espace territorial,
00:17:15comme font d'ailleurs les Israéliens,
00:17:16vous pouvez identifier des numéros et aller les chercher.
00:17:19Donc moi, j'en en peux plus, mais je vous assure,
00:17:21et vous l'avez résumé tout à l'heure, Julien,
00:17:24de toujours les mêmes discours que nos gouvernants viennent nous tenir.
00:17:28Alors, M. Lunez, le ministre de l'Intérieur,
00:17:31essaie de faire ce qu'il peut, mais quand il vient nous dire
00:17:32que c'est insupportable, c'est inqualifiable.
00:17:35Mais en fait, on ne sait pas de ça qu'on a envie.
00:17:37On a envie que l'État réponde et qu'on arrête de faire risette.
00:17:41La situation actuelle est une situation de guerre.
00:17:44Et à une situation de guerre, on répond comme dans le cadre d'une guerre.
00:17:47C'est des guerriers urbaines.
00:17:48C'est un saccage, c'est un pillage.
00:17:50Regardez, et nos forces de l'ordre aujourd'hui sont attaquées.
00:17:53Ils sont même souvent en recul.
00:17:55Vous vous rendez compte ?
00:17:56Ils sont beaucoup plus en défensive parce qu'ils sont aussi empêchés.
00:17:59Donc, à un moment, il faut se dire,
00:18:01eh bien, l'État de droit incarné par nos policiers, par nos gendarmes,
00:18:05il a des missions régaliennes, il a la légitimité de la violence,
00:18:10la légitimité de la force.
00:18:11Et en face, eh bien, c'est avoir risque et péril.
00:18:14On ne peut pas rester dans cette situation
00:18:16où nos vies maintenant sont sous cloche.
00:18:19On a vu des réactions, Mathieu Hauck, dans le sujet,
00:18:22qui présentait ces violences contre les forces de l'ordre.
00:18:25Beaucoup de réactions à droite, à gauche, pas un mot.
00:18:28À part, pour être tout à fait objectif,
00:18:31je crois qu'Alexis Corbière a dit un mot à gauche.
00:18:35Mais personne ne pipe mot.
00:18:36Mais parce qu'à gauche, en fait,
00:18:38ils sont toujours sur la même arnaque politique
00:18:40qui est la convergence des luttes,
00:18:42la fameuse convergence des luttes,
00:18:43qui en réalité n'est pas une convergence des luttes,
00:18:45c'est une convergence des haines,
00:18:47d'une haine de la France et de ceux qui incarnent la France à l'instant.
00:18:50Il n'y a pas un responsable politique à gauche,
00:18:53sans faire injure à Alexis Corbière,
00:18:56un responsable politique à gauche de haut rang
00:18:58qui soit capable de dire
00:18:59« Il y a un gendarme qui a pris feu hier,
00:19:01on peut peut-être redescendre d'un étage ? »
00:19:03C'est simple, il considère que là,
00:19:04ce qui se passe dans les manifestations,
00:19:07c'est la convergence des luttes,
00:19:08c'est donc l'ensemble de l'agrégation des colères étudiants,
00:19:11pouvoir d'achat, etc.
00:19:12Alors que la manifestation en tant que telle est un flop,
00:19:15il faut quand même aussi le rappeler,
00:19:16on est sur une baisse du nombre de manifestants
00:19:17depuis le 17 octobre et depuis le 24 octobre,
00:19:22on est à 320 000 contre 500 000 il y a une semaine,
00:19:25donc ça fait flop.
00:19:26Et donc, effectivement,
00:19:27ils ne peuvent pas avoir un mot de soutien
00:19:29à l'endroit des forces de l'ordre
00:19:30parce qu'ils considèrent que les forces de l'ordre
00:19:32sont déjà un problème en soi,
00:19:33parce que les policiers sont déjà un problème en soi,
00:19:36parce que vous savez,
00:19:36il y a des violences policières qui sont systémiques.
00:19:39La police est de façon systémique raciste.
00:19:42C'est ça le logiciel de la gauche.
00:19:43Et pour ceux qui sont à gauche,
00:19:45qui sont un peu moins à gauche,
00:19:46comme Raphaël Glucksmann et les sociodémocrates,
00:19:49ils sont pris en otage également
00:19:51par leur aile la plus gauche.
00:19:53Je prenais juste Emmanuel Grégoire,
00:19:54le maire de Paris,
00:19:54il a une majorité qui est beaucoup plus à gauche,
00:19:56il a la France insoumise
00:19:58en face de lui dans la ville de Paris.
00:20:01Effectivement, il ne peut plus tenir des propositions,
00:20:03des positions favorables à la police
00:20:05comme pouvaient le faire des personnages de gauche
00:20:08il y a 15-20 ans.
00:20:09Donc la gauche s'est radicalisée
00:20:10sur cette question de la police.
00:20:13Et donc effectivement,
00:20:14ils n'encouragent pas les forces de l'ordre
00:20:17alors que les forces de l'ordre ont besoin
00:20:18du courage de toute la société et des policiers.
00:20:21Je peux me tromper,
00:20:22mais j'ai un peu de mal
00:20:23à l'aune des chiffres dont on dispose
00:20:26à parler de guerre.
00:20:28Parce que la note qui circulait hier
00:20:30de la part de la police
00:20:32parlait de 300 à 600 individus d'ultra-gauche.
00:20:37On est en guerre contre 300 à 600 individus.
00:20:40Ils ne représentent rien,
00:20:41ils ne sont personne à l'échelle de notre pays.
00:20:44Comment ?
00:20:45Donc ça veut dire que l'État recule
00:20:46face à 300 à 600 personnes.
00:20:48C'est ça qui est révoltant.
00:20:52Ça veut dire qu'on laisse 300 à 600 personnes
00:20:58pillées, cassées, s'attaquant à nos policiers.
00:21:00C'est ça qui est inquiétant même.
00:21:05Parce qu'on se dit
00:21:05mais l'État de droit, il est où ?
00:21:07Qu'est-ce qui fait qu'il s'empêche de réagir ?
00:21:11Et d'ailleurs, je voudrais juste dire autre chose.
00:21:13C'est que normalement, on nous dit
00:21:14qu'il y a des antifas des Black Blocs
00:21:16qui viennent d'autres pays européens.
00:21:18Pourquoi on n'a pas remis les frontières ?
00:21:20Au moins cette période-là.
00:21:22Pour empêcher.
00:21:24Parce que ça ne se fait pas du jour au lendemain, Naïma.
00:21:26Et il faudrait déjà être en état d'urgence
00:21:28ce que le Président de la République a refusé.
00:21:31Oui, Amaury, on va avancer.
00:21:32Vous avez raison d'évoquer la très faible proportion
00:21:35finalement de ceux qui aujourd'hui mettent le bazar.
00:21:38Il faut dire la vérité.
00:21:38Il y avait des quartiers de Paris hier
00:21:40à Montparnasse, dans l'ouest de Paris
00:21:42où les gens étaient en terrasse,
00:21:44faisaient leur shopping.
00:21:46Les centres-villes de grandes villes
00:21:47qui n'ont pas été touchés
00:21:49parce qu'il y avait des arrêtés préfectoraux.
00:21:51Donc on met la loupe sur ces gens
00:21:52parce qu'ils existent
00:21:53et qu'ils viennent pourrir la cohésion nationale
00:21:56et ses mobilisations.
00:21:58Mais la France, elle doit continuer de vivre.
00:22:00Et il faut parler de cette France
00:22:01qui continue d'avancer aussi
00:22:02et qui veut avancer sans eux.
00:22:03Tous les gens qui sont dans les rues ces dernières semaines,
00:22:06qu'ils soient pacifiques ou non,
00:22:07représentent moins d'un pour cent de la population.
00:22:10Vous avez évoqué les manifestants
00:22:11qui sont 320 000 alors qu'ils étaient 550 000 au début.
00:22:14Donc on perd 100 000 chaque semaine.
00:22:16Avec d'ailleurs pour l'écrasante majorité
00:22:18des gens qui sont politisés,
00:22:20qui sont syndiqués.
00:22:21Ça n'est pas la France.
00:22:22C'est encore moins la France paupérisée,
00:22:24la France désoubliée et la France...
00:22:26Et je pense que ces gens-là
00:22:28sont en partie responsables
00:22:29du fait que les mobilisations sont moins massives.
00:22:31Parce qu'on voudrait peut-être pouvoir aller en famille,
00:22:33parce que la vie est chère,
00:22:35parce qu'on a des revendications.
00:22:36Mais attends, si c'est pour finir sur la nation,
00:22:38être bloqué,
00:22:39parce qu'il y a des casseurs qui vont dans tous les sens
00:22:41et finir par me prendre un pavé,
00:22:42ben non, on ne va pas y aller.
00:22:42Des manifestants pro-palestiniens
00:22:43et Jean-Luc Mélenchon,
00:22:44beaucoup de Français...
00:22:45On est d'accord.
00:22:45On fait leur choix.
00:22:46Quant à l'ultra-gauche,
00:22:47il y a 10 000 militants
00:22:48qui sont suivis par le renseignement en France
00:22:50d'ultra-gauche,
00:22:51dont 3 000 fichiers S.
00:22:52Donc c'est quasiment personne en réalité.
00:22:54Mais malheureusement,
00:22:55aujourd'hui, l'État est débordé
00:22:57et est incapable de assurer la police.
00:22:58La police, les forces de l'ordre sont attaquées,
00:23:00les journalistes sont de plus en plus ciblées
00:23:02et Régine, merci,
00:23:03c'est pour cela que vous êtes venue sur le plateau aujourd'hui.
00:23:06En quelques mois,
00:23:07et vous allez nous en donner des détails,
00:23:08je voudrais juste qu'on voit la séquence d'abord.
00:23:10Vous êtes dans l'Est parisien hier,
00:23:12en train de suivre un cortège
00:23:13que l'on va qualifier de sauvage
00:23:15et pour être un petit peu plus poli de non déclaré.
00:23:18Et à ce moment-là,
00:23:19votre équipe de sécurité et vous-même
00:23:21êtes pris à partie.
00:23:22On voit cette séquence
00:23:23et on en parle ensemble.
00:23:26Tu vois ?
00:23:37C'est un truc de fou,
00:23:38ils sont en train de nous pousser là.
00:23:42On est pris à partie là.
00:23:52On recule, on recule.
00:23:58Alors, vous vous mettez en sécurité,
00:24:00mais qu'est-ce qui se passe ensuite ?
00:24:02En fait, oui, on avait au début suivi le cortège sauvage
00:24:05qui a retrouvé le cortège officiel.
00:24:07Là, on arrive au boulevard Poniatowski,
00:24:09on voit qu'il y a un peu de fumée,
00:24:12on voit surtout des forces de l'ordre
00:24:13qui sont dans une rue adjacente.
00:24:16en couvrant les manifestations.
00:24:17Je sais que généralement,
00:24:18ce sont des points de crispation.
00:24:19Donc, on se met à ce niveau-là.
00:24:21Et à ce niveau-là, en fait,
00:24:23c'est ce qui a été dit,
00:24:24ce n'est pas les casseurs que nous avons vus le 17 octobre,
00:24:26les pilleurs.
00:24:27Là, ce sont des gens qui sont là
00:24:29pour vraiment faire du mal.
00:24:31Les professionnels.
00:24:32Les professionnels de la violence
00:24:33sur les forces de l'ordre et sur nous.
00:24:35Donc, ils utilisent les lasers.
00:24:37On les voit, le laser vert,
00:24:38on le voit sur les images.
00:24:40Donc, ils commencent à nous cibler.
00:24:41Moi, je ne comprends pas pourquoi,
00:24:42tout d'un coup, j'ai cette lumière verte sur moi
00:24:43et je commence à recevoir des pierres.
00:24:47On recule.
00:24:48Et à un moment donné,
00:24:51ils attaquent en fait mon agent de sécu
00:24:53qui se met, en fait,
00:24:54ils allaient m'attaquer,
00:24:55mais qui se met pour me protéger.
00:24:59Et donc, ils sont une vingtaine.
00:25:00Ils le prennent par derrière.
00:25:01Ils sont une vingtaine sur lui.
00:25:03Il y a des barres de fer.
00:25:04Il y a des marteaux.
00:25:05C'est vraiment de la violence.
00:25:08Et il m'a sauvée quand même.
00:25:09Il m'a totalement sauvée.
00:25:10Là, je comprends dans son regard
00:25:11qu'il me dit de partir.
00:25:12Moi, j'ai perdu mon caméraman.
00:25:14Donc, je me retrouve plus loin.
00:25:16Et pendant plusieurs minutes,
00:25:17je ne sais pas ce qui est devenu
00:25:19mon agent de sécurité.
00:25:21Et en fait, ce que je voulais,
00:25:22moi, c'est parce qu'on est anonyme
00:25:24pendant toutes ces manifestations.
00:25:25D'ailleurs, je me permets juste,
00:25:26et je vous laisse tout de suite poursuivre.
00:25:28Vous êtes ciblé hier,
00:25:29non pas parce que vous êtes journaliste
00:25:30pour CNews.
00:25:31Vous êtes ciblé hier
00:25:32parce que vous êtes journaliste.
00:25:33Tout court.
00:25:34Parce qu'on est journaliste,
00:25:35parce qu'on a une caméra,
00:25:35parce qu'on est là
00:25:36en train de montrer
00:25:37ce qu'ils sont en train de faire.
00:25:38Parce que vous voyez à l'image,
00:25:39on voit celui qui a un marteau
00:25:40qui est en train de défoncer
00:25:42un rebord de fenêtres
00:25:44pour prendre la pierre
00:25:45et pour la jeter
00:25:45sur les forces de l'ordre.
00:25:46Donc, on monte cette violence.
00:25:47Ils sont armés.
00:25:49Non, parce que j'ai un casque,
00:25:50j'ai des lunettes.
00:25:51Enfin, bref.
00:25:52Mais on est anonymes.
00:25:54Là, moi, j'ai décidé de témoigner
00:25:55parce que ça fait plus d'une semaine
00:25:57qu'on est la cible,
00:25:59qu'on est des cibles mouvantes.
00:26:00On l'est par ce qui s'est passé
00:26:02avec l'attentat raciste
00:26:04où tout est mis sur CNews
00:26:05puisque CNews serait une chaîne raciste.
00:26:09On a eu des députés
00:26:10qui nous ont interdit
00:26:11de suivre des conférences.
00:26:13On a eu des syndicats de l'ICA
00:26:15qui nous ont mis,
00:26:16aussi interdit,
00:26:17mais qui nous ont filmé,
00:26:18qui ont filmé les équipes,
00:26:19qui les ont mis sur les réseaux sociaux.
00:26:21Tout ça, c'est une haine
00:26:22qui est véhiculée
00:26:23sur les réseaux sociaux.
00:26:24Il n'y a aussi,
00:26:25pas que notre chaîne,
00:26:26il y a d'autres chaînes.
00:26:27Et moi, là, je dis que ça suffit,
00:26:29en fait.
00:26:29Ça suffit de nous mettre
00:26:30en cible mouvante
00:26:32parce qu'hier, franchement,
00:26:33moi, j'ai failli y passer.
00:26:34Je couvre des théâtres de guerre.
00:26:36C'est la première fois
00:26:37où là, je me dis
00:26:38mais en fait, je suis en France,
00:26:39je ne suis pas en sécurité.
00:26:40Je suis plus en sécurité
00:26:42quand je suis en Israël
00:26:43ou en Nouvelle-Calédonie
00:26:44pour une guerre civile
00:26:45que dans mon propre pays.
00:26:47Et je voulais aussi ajouter une chose
00:26:49parce que tout le monde le voit,
00:26:50j'ai des origines étrangères.
00:26:51J'appartiens à une rédaction
00:26:53qui est extrêmement diversifiée.
00:26:56Il y a beaucoup
00:26:56d'origines étrangères.
00:26:57Il y a beaucoup
00:26:58de confessions.
00:26:59Et on est tout le temps
00:27:00en train de nous taxer
00:27:02de chaînes racistes.
00:27:03Et en fait, je pense
00:27:03qu'il faudrait voir les effectifs
00:27:05et il faudrait voir aussi
00:27:06les journalistes de terrain
00:27:07qui sont là
00:27:07et qui essayent juste
00:27:08de relater ce qui se passe.
00:27:10Je me tue à le répéter.
00:27:13Je n'ai pas une carrière immense
00:27:17mais je suis passé
00:27:18par quelques rédactions
00:27:19dans ma vie
00:27:19et je peux vous dire
00:27:20que j'ai rarement vu
00:27:21autant de diversité
00:27:22dans une rédaction
00:27:22que dans celle de CNews.
00:27:24Il y a des gens
00:27:24de toutes les couleurs
00:27:25et de toutes les confessions
00:27:26dans cette chaîne
00:27:26et ce serait bien
00:27:27que les gens
00:27:27qui nous prennent à partie
00:27:28et qui nous jettent
00:27:29l'anathème à longueur de journée
00:27:31viennent faire un tour
00:27:31dans la rédac
00:27:32et aillent comparer
00:27:33aux rédactions
00:27:34des donneurs de leçons
00:27:35ne serait-ce que
00:27:36les couleurs de peau
00:27:37et les différentes origines
00:27:39des uns et des autres.
00:27:40Ils seraient surpris.
00:27:42Et ce sera très important
00:27:43que tout le monde l'entende
00:27:44et tout le monde le voit
00:27:44et c'est pour ça que je suis là.
00:27:45On va continuer
00:27:46d'en parler.
00:27:46Pascal Bito-Panelli,
00:27:47bien sûr qu'on a besoin
00:27:48de votre expertise
00:27:49sur ce qui s'est passé hier.
00:27:50Régine, j'ai d'autres questions
00:27:51à vous poser.
00:27:52On marque juste une pause.
00:27:53Je rappelle le rendez-vous
00:27:54également à nos téléspectateurs
00:27:55sur CNews.fr
00:27:57dans quelques instants.
00:27:58Vous pouvez retrouver
00:27:58Émeric Pourbet
00:27:59et Enquête d'Esprit.
00:28:00D'ailleurs, on vous propose
00:28:00ce petit extrait.
00:28:01On enchaîne avec la pause
00:28:03et on se retrouve juste après
00:28:04pour continuer sur ce sujet.
00:28:07Bonjour à tous
00:28:07dans Enquête d'Esprit
00:28:08ce dimanche.
00:28:09Dimanche 1er novembre,
00:28:10jour de la Toussaint.
00:28:11Nous allons parler
00:28:12de la question de la mort
00:28:14et de l'au-delà
00:28:15avec une interrogation.
00:28:17Est-ce que nous irons tous
00:28:18au paradis
00:28:18comme le chantait Paul Nareff ?
00:28:20Pour des raisons internes
00:28:22et liées à l'actualité,
00:28:24cette émission,
00:28:25vous pourrez la suivre
00:28:25sur CNews.fr.
00:28:28Et on est de retour
00:28:29à peu avant 13h
00:28:30sur le plateau de 100% Actu.
00:28:31Merci encore
00:28:32à tous les téléspectateurs
00:28:33qui sont avec nous.
00:28:34Régine Delfour,
00:28:35qu'on entendait
00:28:36il y a une seconde
00:28:37et je vais me tourner
00:28:37de nouveau vers vous Régine.
00:28:39On va revenir sur ces violences
00:28:40contre les forces de l'ordre,
00:28:41contre les journalistes
00:28:42de plus en plus importantes
00:28:43et ça devient irrespirable.
00:28:44Amoribrol et Pascal Bito-Panelli,
00:28:46Mathieu Hock,
00:28:47Alain Faugeras,
00:28:47ancien commandant
00:28:48des gendarmes mobiles
00:28:48d'Aubervilliers
00:28:49et Naïma M. Fadel
00:28:50pour les habitués
00:28:52de ce plateau
00:28:53qui sont encore avec nous
00:28:54jusqu'à 14h.
00:28:55Régine, on poursuit
00:28:56cette discussion,
00:28:56on va voir la séquence
00:28:58de ce moment qui bascule.
00:29:00Vous êtes prise à partie,
00:29:01ces individus violents
00:29:02qui agressent,
00:29:03qui lynchent.
00:29:03D'ailleurs,
00:29:04j'aurais dû poser cette question
00:29:06dans les premières secondes
00:29:08de notre entretien.
00:29:08Comment il va
00:29:09cet agent de sécurité ?
00:29:10Est-elle à l'hôpital ?
00:29:11De quoi il souffre précisément ?
00:29:12Quelles sont les conséquences
00:29:15de ce lynchage contre lui ?
00:29:16Quand j'ai pu le retrouver,
00:29:18je lui ai dit
00:29:18qu'on part tout de suite
00:29:19à l'hôpital.
00:29:19On est allé à l'hôpital,
00:29:21il a fait des examens.
00:29:22On a été porté plainte
00:29:24aussi au commissariat
00:29:25pour qu'il puisse après
00:29:27aller à l'hôtel Dieu
00:29:30pour rencontrer un médecin,
00:29:31c'est un médecin légiste
00:29:32qui est capable
00:29:32de délivrer des jours d'ITT.
00:29:35Je l'ai eu ce matin,
00:29:37donc ça va.
00:29:38Il souffre d'un traumatisme crânien,
00:29:40il a une blessure labiale,
00:29:41il a un autre problème
00:29:42aussi à la jambe.
00:29:44Et puis,
00:29:44c'est pas, pardon du terme,
00:29:46c'est pas des freluquets
00:29:46qui vous accompagnent,
00:29:47ce sont des gaillards,
00:29:48des gens qui connaissent.
00:29:50Et Pascal va nous en dire un mot
00:29:51parce que c'est précisément
00:29:53son domaine d'action,
00:29:54mais on avait que
00:29:55des agents de sécurité,
00:29:56par définition,
00:29:57ils sont formés à combattre,
00:29:58à protéger,
00:29:59ils savent se défendre.
00:30:00Il a su se protéger,
00:30:02c'est ce qu'on lui a dit
00:30:02le médecin,
00:30:03c'est que comme il sait
00:30:04se défendre,
00:30:04il a su protéger sa tête
00:30:06parce qu'ils étaient derrière,
00:30:07ils étaient en train
00:30:07de lui taper dessus
00:30:08et avec des barres de fer,
00:30:10enfin tout quoi,
00:30:10c'était une violence,
00:30:11c'était vraiment pour le tuer.
00:30:13Pascal Bito Panelli,
00:30:14qu'est-ce que ça vous inspire
00:30:15et qu'est-ce qu'on peut dire
00:30:19de cette violence
00:30:20contre nos journalistes
00:30:21et je dis nos journalistes
00:30:22mais je pense aux équipes de LCI,
00:30:25là il n'y a pas de distinction,
00:30:26de chaîne,
00:30:27il y a un moment
00:30:27où il faut être solidaire
00:30:28et d'ailleurs
00:30:28quand CNews est prié
00:30:31de se retirer
00:30:32d'une conférence de presse,
00:30:33je trouve que cette solidarité
00:30:34de nos confrères,
00:30:36franchement,
00:30:37il y a un moment
00:30:37où il va falloir se regarder
00:30:38dans un miroir.
00:30:39Alors les amis,
00:30:39vous quittez tous
00:30:40la conférence de presse
00:30:41si un confrère
00:30:41ne peut pas être pris
00:30:43et il faut être capable
00:30:45de dire oui,
00:30:45BFM, LCI,
00:30:47n'importe qui,
00:30:47France Info,
00:30:48si vous êtes agressés,
00:30:49on est à 100% solidaires
00:30:50avec vous
00:30:50parce que ça ne doit pas arriver.
00:30:51Il y a un moment
00:30:52où on est dans une corporation
00:30:53où il y a certains réflexes
00:30:54qui se perdent
00:30:55et très honnêtement
00:30:56on peut le déplorer.
00:30:57Restons sur ce qui s'est passé
00:30:58sur nos confrères,
00:30:59qu'est-ce qu'on peut en dire ?
00:31:00Alors déjà,
00:31:00ça m'inspire beaucoup de choses.
00:31:01La première chose
00:31:02de l'admiration
00:31:03et je veux féliciter
00:31:05toutes ces journalistes,
00:31:06hommes et femmes
00:31:07qui couvrent ces événements
00:31:08et pour lesquels
00:31:09il faut beaucoup de courage
00:31:10parce qu'on est littéralement
00:31:12dans une configuration de guerre.
00:31:14Quels sont,
00:31:15pour les gens
00:31:16qui nous regardent,
00:31:16le type d'agents
00:31:17qui protègent
00:31:18depuis des années
00:31:20les journalistes
00:31:20qui couvrent les manifestations ?
00:31:22Ce n'est pas des agents
00:31:23de sécurité de base,
00:31:24c'est des APR,
00:31:25c'est-à-dire des agents
00:31:26de protection physique
00:31:28des personnes,
00:31:29des sportifs
00:31:29qui font du sport de combat,
00:31:31j'en ai dans ma société,
00:31:33qui ont des gabarits
00:31:34et qui vont risquer leur vie
00:31:35pour protéger
00:31:37ou un caméraman
00:31:38ou un journaliste.
00:31:39Ils sont un bouclier littéralement.
00:31:40Tout à fait.
00:31:40De leur retour
00:31:41que j'ai depuis un moment
00:31:43avec ce niveau de violence
00:31:45qui monte,
00:31:45ce curseur qui monte,
00:31:48seuls,
00:31:48ils me disent
00:31:49patron,
00:31:50on est en limite d'engagement.
00:31:52Il faudrait qu'on monte
00:31:53les effectifs.
00:31:54L'idéal serait presque
00:31:56par journaliste
00:31:57s'il y a trois personnes
00:31:58pour faire une triangulation.
00:31:59On en est à ce point
00:32:01un seul.
00:32:03à ce point de violence
00:32:04avec des durs
00:32:06qui me font
00:32:07des retours terrain
00:32:08qui sont réellement inquiétants.
00:32:10La conclusion,
00:32:11quand on s'attaque
00:32:12à l'UQ...
00:32:12Quel type de retour ?
00:32:14Beaucoup plus de violence,
00:32:15beaucoup plus de ciblage,
00:32:16on utilise des armes
00:32:18sur eux,
00:32:19on va au contact,
00:32:20on veut aller
00:32:21à la violence extrême.
00:32:22Et qu'est-ce qu'ils ont
00:32:23pour se défendre,
00:32:23eux, comme matériel ?
00:32:24Qu'est-ce qu'ils ont le droit
00:32:25d'utiliser comme matériel,
00:32:26ces agents ?
00:32:27Globalement,
00:32:27leur physique.
00:32:28D'accord.
00:32:29Globalement,
00:32:30leur physique.
00:32:30Pas un bâton ?
00:32:31Non, non, non.
00:32:32Et la politique,
00:32:33c'est protéger,
00:32:34extraire,
00:32:35évacuer.
00:32:35Qu'elle soit en permanence
00:32:37en sécurité,
00:32:37en respectant
00:32:38le droit de l'information
00:32:39et les droits
00:32:40qui entourent
00:32:41tout cela,
00:32:42évidemment.
00:32:43Alors,
00:32:43quand on s'attaque
00:32:44à l'uniforme,
00:32:45quand on s'attaque
00:32:45à la presse,
00:32:46quand on s'attaque
00:32:47aux institutions,
00:32:49on voit très nettement
00:32:50qu'il n'y a plus
00:32:50de contrat social
00:32:51dans notre pays.
00:32:52Et ça,
00:32:53c'est extrêmement inquiétant.
00:32:55Comme le disait
00:32:56tout à l'heure Naïma,
00:32:57il faut absolument,
00:32:58avant qu'on arrive
00:32:59à un point de bascule
00:33:00de la violence,
00:33:01que l'État
00:33:03prenne ses dispositions.
00:33:04On n'a pas déjà
00:33:04franchi ce point de bascule ?
00:33:06On n'en est pas loin.
00:33:08Autre séquence,
00:33:09et on continue
00:33:10d'évoquer les journalistes
00:33:11et on entendra d'ailleurs,
00:33:12enfin on va lire
00:33:13plutôt un extrait
00:33:13de l'interview
00:33:14de Charles Aloncle,
00:33:15le député UDR,
00:33:16sur cette violence
00:33:17contre les journalistes
00:33:17parce qu'il y a des cibles
00:33:18qui sont mises dans le dos,
00:33:19une forme de censure
00:33:20qui devient vraiment suffocante.
00:33:22Regardez nos amis de Frontières,
00:33:24également pris à partie
00:33:25hier dans la manifestation.
00:33:28T'as des revendications ?
00:33:31Non, touche pas.
00:33:32On touche pas.
00:33:35Mais c'est toi qui es agressif,
00:33:36c'est toi qui es agressif.
00:33:37Non.
00:33:39Ben oui, oui,
00:33:39on filme, on filme.
00:33:46Monsieur,
00:33:46vous êtes violents,
00:33:47ça ne sert à rien.
00:33:48Nous, on vous donne juste
00:33:48la parole.
00:33:49Ce qu'il a fait,
00:33:49c'est qu'il m'a défendu.
00:33:50Il m'a défendu,
00:33:51c'est tout ce qu'il a fait.
00:33:57Super la liberté d'expression.
00:33:59On n'a même pas le droit
00:34:00de circuler ici.
00:34:05On a besoin d'un agent de sécurité,
00:34:07vous en avez pas ?
00:34:08On a besoin de quatre agents
00:34:09de sécurité parce que...
00:34:17Vous voyez pourquoi on a besoin
00:34:18d'un agent de sécurité,
00:34:19madame ?
00:34:20Parce qu'ils sont agressifs.
00:34:21Il m'a mis un coup de poing
00:34:22dans le visage.
00:34:23Vous vous rendez compte ?
00:34:23Arrêtez, arrêtez, arrêtez.
00:34:24Est-ce que vous vous rendez compte ?
00:34:27Arrêtez, arrêtez.
00:34:37Je voudrais mettre en perspective,
00:34:38c'est fou, mettre en perspective
00:34:40avec les mots de Charles à l'oncle
00:34:41dans le JDD aujourd'hui
00:34:43et donc disponible partout,
00:34:44bien sûr,
00:34:45dans le climat actuel extrêmement tendu,
00:34:47le député UDR qui dénonce
00:34:48une montée de la haine.
00:34:49Lisons ensemble,
00:34:50nous assistons
00:34:50à une montée inquiétante
00:34:52de la haine,
00:34:53de la violence
00:34:54et d'une censure
00:34:55de plus en plus dangereuse,
00:34:56dit le député du parti
00:34:57d'Éric Ciotti,
00:34:58alors que cette gauche,
00:34:58bien sûr, on le sait,
00:34:59et Régine l'a dit,
00:35:00se sert de l'attentat de Trapp
00:35:01pour essayer de faire croire
00:35:02que ceux qui dénoncent
00:35:04l'immigration massive,
00:35:05ses conséquences parfois,
00:35:07sont responsables du drame.
00:35:08La gauche en profite
00:35:09pour demander l'interdiction
00:35:10de médias comme CNews
00:35:12et les répercussions,
00:35:13on les voit directement
00:35:15dans la rue
00:35:15auprès de nos journalistes.
00:35:16Mathieu, peut-être un commentaire ?
00:35:18Oui, on voit bien,
00:35:19c'est ce que je disais tout à l'heure,
00:35:20il n'y a pas de convergence des luttes,
00:35:21il y a une convergence de la haine.
00:35:22Et effectivement,
00:35:23la convergence de la haine,
00:35:24ça va contre la police,
00:35:25ça va aussi contre les journalistes
00:35:26parce qu'en fait,
00:35:27à partir du moment
00:35:27où ils ont perdu
00:35:28la bataille des récits,
00:35:30ils avaient un monopole
00:35:31sur le récit mainstream,
00:35:33c'est-à-dire l'idée
00:35:34que l'immigration
00:35:35était forcément positive,
00:35:37qu'elle était une richesse
00:35:38pour la France,
00:35:39etc.,
00:35:39que le vivre ensemble
00:35:40était une forme de vie
00:35:42inéluctable,
00:35:43à un moment où justement
00:35:44le réel ne démontrait pas cela,
00:35:46effectivement,
00:35:48ils paniquent
00:35:49et donc effectivement
00:35:49ils deviennent de plus en plus violents
00:35:50et veulent censurer
00:35:52tous ceux
00:35:52qui ne pensent pas comme eux
00:35:53et d'autant plus
00:35:54ceux qui sont issus de l'immigration
00:35:56et ça rejoint un débat
00:35:56qu'on voulait aussi avoir,
00:35:58qui sont issus de l'immigration
00:35:58et qui ne sont pas forcément
00:36:00hosties à l'immigration
00:36:01mais peuvent parfois pointer
00:36:02des défaillances
00:36:03de l'immigration.
00:36:05Et bien pour eux,
00:36:05comme ça ne sert pas
00:36:06leur narratif,
00:36:07comme une personne
00:36:08issue d'immigration,
00:36:09quand elle ne rentre pas
00:36:09dans un rôle de victime,
00:36:11elle devient néfaste,
00:36:13alors effectivement,
00:36:13de la même façon,
00:36:14on peut avoir
00:36:15un torrent de haine,
00:36:16un torrent de boue
00:36:17contre des personnes
00:36:17comme ceux-là.
00:36:18Et je pense aujourd'hui
00:36:19qu'on est dans une situation
00:36:20où le débat public
00:36:21est ultra polarisé
00:36:23à cause de ces gens-là
00:36:24principalement.
00:36:25Il faut vraiment s'inquiéter
00:36:27de la campagne présidentielle
00:36:29à l'aune de ce que nous vivons.
00:36:31Comment croire une seconde
00:36:33que la campagne puisse se tenir
00:36:34dans un climat paisible ?
00:36:36Ça va être insupportable.
00:36:37C'est pour ça qu'on est à six mois
00:36:38et c'est pour ça qu'il faut vraiment
00:36:39que les politiques s'emparent
00:36:41de ce problème,
00:36:42regardent ce qui se passe,
00:36:43regardent les journalistes de terrain,
00:36:45où on en est,
00:36:46cette haine.
00:36:46On parle,
00:36:47vous avez parlé des personnes
00:36:48qui sont d'immigration.
00:36:49qui parlent d'une chaîne
00:36:51comme d'une chaîne raciste.
00:36:52Oui, mais moi,
00:36:53j'ai des torrents d'insultes
00:36:55sur les réseaux sociaux
00:36:56parce que je suis,
00:36:58soi-disant,
00:36:58une personne racisée.
00:36:59D'où ça sort ce terme ?
00:37:01Moi, je le fomis, ce terme.
00:37:03Je le fomis.
00:37:04Régine,
00:37:04ce n'est pas d'aujourd'hui.
00:37:05On en a discuté tout à l'heure
00:37:07parce que j'en parle dans mon livre,
00:37:08mais c'est plus de 40 ans.
00:37:09Les années Mitterrand,
00:37:11c'était là où ça a débuté.
00:37:12À partir du moment
00:37:13où il y a eu la marche
00:37:14pour l'égalité des droits,
00:37:15où ça a été ethnicisé
00:37:16par la gauche
00:37:17en marche des beurres.
00:37:19Il y a eu cette ethnicisation
00:37:21et cette racialisation
00:37:23et le « eux » et le « nous ».
00:37:25Il leur est insupportable,
00:37:27comme Mathieu l'a dit tout à l'heure,
00:37:29qu'on puisse nous penser différemment
00:37:30puisque pour eux,
00:37:32on est assigné
00:37:33à une origine,
00:37:37à une couleur de peau.
00:37:38Donc, on doit absolument
00:37:39épouser leur narrative.
00:37:41Et c'est ça.
00:37:42Et c'est pour ça,
00:37:43Julien,
00:37:43que je le dis souvent,
00:37:44la gauche n'a jamais voulu faire
00:37:46des personnes issues
00:37:48de l'immigration,
00:37:49des Français à part entière,
00:37:50mais des Français à part
00:37:51pour asseoir,
00:37:53et ça a été théorisé après
00:37:54par Terra Nova,
00:37:55asseoir un électorat.
00:37:58Et c'est vraiment
00:37:59une démarche néocolonialiste.
00:38:01À partir du moment
00:38:02où nous,
00:38:02on nous voit par le prisme
00:38:04d'une origine
00:38:05ou d'une couleur de peau,
00:38:06c'est insupportable.
00:38:07Et c'est le climat actuel
00:38:09de notre société.
00:38:10Un dernier mot là-dessus,
00:38:11Amory, oui.
00:38:11Et Régine, si vous voulez.
00:38:12Il faut bien constater
00:38:13qu'il n'y a qu'un seul parti politique
00:38:15aujourd'hui en France
00:38:16qui alimente ces haines
00:38:17et qui légitime la violence,
00:38:18d'abord à la fois dans les mots
00:38:20et y compris dans les actes,
00:38:21c'est la France insoumise.
00:38:22Mais il n'y a qu'un seul parti politique
00:38:23qui a le droit de rentrer
00:38:25dans les cortèges
00:38:25sans être molesté
00:38:27ou invectivé,
00:38:27c'est la France insoumise.
00:38:29Même Raphaël Glucksmann
00:38:30ne peut pas rentrer
00:38:31dans le cortège hier.
00:38:32Et c'est la réalité.
00:38:34Il n'y a pas que LFI.
00:38:36Dans les cortèges ?
00:38:37Des mobilisations du samedi ?
00:38:38Il n'y a que Jean-Luc Mélenchon
00:38:39et ses amis
00:38:40qui peuvent y rentrer
00:38:40en termes d'élu.
00:38:41Non, mais sur le terrain
00:38:42de la racialisation,
00:38:43de l'ethnicisation,
00:38:45de la victimisation,
00:38:47de la repentance colonienne,
00:38:48etc.
00:38:48La gauche a fait un boulevard
00:38:50et aujourd'hui,
00:38:51c'est quand même
00:38:51la France insoumise.
00:38:53Récolte les fonds.
00:38:54Oui, Régine.
00:38:55Oui, moi je voulais
00:38:57revenir donc sur cela.
00:38:58Oui, on est vraiment ciblé.
00:39:01Et si on ne rentre pas
00:39:02dans le moule,
00:39:02en fait,
00:39:04il y a une cible sur nous.
00:39:05On nous cherche.
00:39:06On nous cherche.
00:39:07Et c'est vrai,
00:39:07vous l'avez dit,
00:39:08moi je ne prêche pas
00:39:09que pour ma paroisse.
00:39:10Moi, je parle
00:39:11de tous les journalistes
00:39:12de terrain.
00:39:12Hier, il y avait
00:39:13des journalistes à Marseille
00:39:15de la chaîne LCI
00:39:16qui ont été pourchassés.
00:39:18Je sais aussi
00:39:19que sur BFM,
00:39:19il y a Igor
00:39:20qui a dû aussi intervenir
00:39:23pour essayer
00:39:23pour l'ordre d'un duplex.
00:39:26Parce qu'ils ont
00:39:26le cerveau
00:39:27complètement lessivé
00:39:28et une haine
00:39:29des médias
00:39:30qui représentent.
00:39:31Du média
00:39:32et de ce qu'on représente.
00:39:33Et en fait,
00:39:34on fait notre travail.
00:39:35Moi, j'en appelle
00:39:37vraiment aux politiques
00:39:38de se réveiller,
00:39:40et de dire attention
00:39:40parce que là,
00:39:41on est passé
00:39:42à peu d'un drame.
00:39:43Maude Bréjean
00:39:44a bien réagi
00:39:45en contre-rendu
00:39:46de conseil des ministres
00:39:46cette semaine
00:39:47avec un journaliste
00:39:48qui, pendant la conférence
00:39:49de presse,
00:39:49la porte-parole du gouvernement
00:39:50vient soulever des médias.
00:39:52Qui a insulté
00:39:53et qui a insulté
00:39:53ces news,
00:39:54nommément.
00:39:55Et elle lui a dit
00:39:55que ça n'avait pas
00:39:56de place là.
00:39:57Et ça n'a pas sa place
00:39:58en fait.
00:39:58Donc il va falloir vraiment
00:39:59sinon on est vraiment
00:40:01au bord d'un drame.
00:40:01On est obligé de se cacher
00:40:02quand on fait son métier.
00:40:04Jean-Luc Mélenchon,
00:40:05leader de la France Insoumise,
00:40:06candidat du parti,
00:40:07qui est au second tour
00:40:08selon les derniers sondages,
00:40:09déclaré il y a quelques mois
00:40:10à propos des médias,
00:40:12je cite,
00:40:12vous n'avez pas idée
00:40:13de ce qu'on va vous faire,
00:40:14ça dépasse votre entendement.
00:40:16C'est pour ça.
00:40:16Et la ministre de la Présion
00:40:18a-t-elle pris la parole
00:40:19justement, Julien ?
00:40:20Je ne sais pas, peut-être que...
00:40:21Je vais vous dire,
00:40:22je ne sais même pas qui c'est.
00:40:24J'exagère, mais...
00:40:26Non mais voilà.
00:40:27Il ne faut pas attendre
00:40:28après l'exécutif pour...
00:40:30Donc il n'y a plus...
00:40:31Vous avez six mois
00:40:33de chien en lit devant vous
00:40:34et on verra ce qui se passera
00:40:36au mois de mai prochain.
00:40:38Mais si, il faut lire également
00:40:40ces mobilisations
00:40:41comme un tour de chauffe
00:40:43et une sorte d'entraînement
00:40:44à ce que serait
00:40:45le poste second tour
00:40:46en cas, pourquoi pas,
00:40:48d'éventuelle élection
00:40:49puisque les sondages
00:40:50la donnent en tête
00:40:50pour l'instant de Marine Le Pen.
00:40:52Il y a un monde
00:40:53entre les sondages
00:40:53six mois avant
00:40:54et le résultat des urnes.
00:40:55Mais ce qui est
00:40:56promis dans la rue,
00:40:58fait froid dans le dos également.
00:41:00Avançons avec cette mobilisation
00:41:02dont il faut dire
00:41:03qu'elle s'est bien passée aussi.
00:41:04C'est ça qui est terrible
00:41:05parce qu'on est devant
00:41:06des incendies,
00:41:07des policiers
00:41:07qui se font agresser,
00:41:09des journalistes
00:41:09qui se font pourchasser
00:41:11et contentes de molester également.
00:41:13Et puis,
00:41:14c'est 320 000 manifestants
00:41:16dans l'ensemble du pays
00:41:17qui ont pu déambuler
00:41:19à peu près correctement
00:41:20jusqu'au moment
00:41:20où c'est parti en vrille.
00:41:22Pardon de le dire
00:41:23de cette façon.
00:41:24Retour sur les images fortes
00:41:26de la journée.
00:41:26Grâce à nos équipes
00:41:27sur le terrain
00:41:28avec ces chiffres
00:41:28et on voit cette baisse
00:41:29quand même
00:41:30assez importante
00:41:32des participations.
00:41:33Retour sur ce qui s'est passé hier.
00:41:37Sur ces images,
00:41:39une grenade artisanale
00:41:40explose au pied
00:41:41des forces de l'ordre.
00:41:43L'équipement
00:41:44d'un gendarme
00:41:44prend feu.
00:41:46Ils sont visés à nouveau
00:41:47par des tirs de mortier.
00:41:49Cette scène témoigne
00:41:51des violents affrontements
00:41:52en fin de cortège parisien.
00:41:55Selon la préfecture de police,
00:41:58200 à 300 émeutiers
00:41:59se sont confrontés
00:42:00aux forces de l'ordre
00:42:01avec des cocktails Molotov,
00:42:05des barres de fer
00:42:06et des projectiles récupérés
00:42:09en dégradant les bâtiments.
00:42:11Tu vois ?
00:42:14Des faisceaux lumineux
00:42:15ont aussi été utilisés
00:42:16pour éblouir
00:42:17les policiers
00:42:18et les gendarmes.
00:42:20Les journalistes
00:42:22ont aussi été visés.
00:42:23Ces lasers puissants
00:42:25pouvant abîmer
00:42:26les caméras.
00:42:27Les forces de l'ordre
00:42:28ont répliqué
00:42:29par des charges
00:42:30et par l'utilisation
00:42:31de nombreuses grenades
00:42:32lacrymogènes
00:42:33pour disperser
00:42:34les émeutiers.
00:42:38À Nantes,
00:42:39à Bordeaux,
00:42:40à Marseille
00:42:41ou encore à Rennes,
00:42:43des épisodes
00:42:44de violences urbaines
00:42:44sont aussi survenus
00:42:45en marge des manifestations.
00:42:49Et on salue
00:42:50Elodie Ducharck
00:42:50qui a pris place
00:42:51sur ce plateau
00:42:52du service police...
00:42:53politique.
00:42:54Presque.
00:42:55Presque.
00:42:55Ça commence pareil.
00:42:56Du service politique,
00:42:57Elodie,
00:42:58avec des chiffres officiels
00:42:59qui sont tombés
00:43:00en cette fin de matinée
00:43:01qu'on peut donner.
00:43:02Oui, exactement.
00:43:03Des chiffres du ministère
00:43:04de l'Intérieur.
00:43:05Mobilisation en baisse,
00:43:06vous le disiez,
00:43:07Julien,
00:43:08en baisse de 22%
00:43:09par rapport au 24 octobre
00:43:10et en baisse de 42%
00:43:11par rapport au 17 octobre.
00:43:14Hier,
00:43:14nous étions sur 291 actions
00:43:16recensées partout
00:43:17sur le territoire.
00:43:18320 000 personnes
00:43:19dans les rues,
00:43:20dont 70 000 à Paris.
00:43:21On est à 100 000 de moins
00:43:23sur le territoire national
00:43:24par rapport au 24 octobre
00:43:26et on était à 550 000
00:43:28le 17 octobre.
00:43:30Le nombre d'interpellations
00:43:31maintenant,
00:43:31dans 779 interpellations
00:43:33pour le bilan
00:43:34à midi.
00:43:35Dans cette lettre,
00:43:37le ministre de l'Intérieur
00:43:39condamne notamment
00:43:39très fermement
00:43:40toutes les violences
00:43:41à l'égard des forces
00:43:42de l'ordre
00:43:42et des pompiers.
00:43:43On a désormais
00:43:44le nombre de forces
00:43:45de l'ordre
00:43:45qui ont été blessées hier.
00:43:46116 forces de l'ordre
00:43:47ont été blessées.
00:43:49Je vous donne le comparatif.
00:43:51267 avaient été blessées
00:43:52le 24 octobre
00:43:54et 1144,
00:43:55on s'en rappelle,
00:43:56le 17 octobre.
00:43:58Et puis,
00:43:58en ce qui concerne
00:43:59d'autres chiffres,
00:44:0040 000 contrôles
00:44:01un peu partout en France.
00:44:02On rappelle,
00:44:02ce sont ces contrôles
00:44:03préalables avant d'entrer
00:44:04notamment en manifestation.
00:44:0640 000 contrôles.
00:44:09515 départs de feu
00:44:10sont les chiffres
00:44:11au niveau national,
00:44:12évidemment.
00:44:1236 commerces
00:44:13qui ont été dégradés
00:44:14et 3 commerces
00:44:15qui ont été pillés.
00:44:17Le ministre de l'Intérieur
00:44:18qui tient à remercier
00:44:19une nouvelle fois
00:44:20les forces de l'ordre.
00:44:21Tout est au niveau national.
00:44:22Et qui remercie aussi
00:44:23les préfets
00:44:24qui ont pris notamment
00:44:24les mesures de couvre-feu
00:44:26ou d'interdiction
00:44:26de rassemblement.
00:44:2840 000 contrôles
00:44:29notamment au niveau national.
00:44:31Je retiens ce chiffre.
00:44:32C'est aussi pour ça,
00:44:33peut-être,
00:44:34à l'info de Jeras,
00:44:34que la journée
00:44:35était moins violente ?
00:44:36Oui, tout à fait.
00:44:37mais ça rentre dans le...
00:44:39Le travail en amont
00:44:40est très important.
00:44:41Tout à fait.
00:44:41Ça rentre dans le nouveau
00:44:43schéma de maintien de l'ordre
00:44:44qui commence très en amont
00:44:46par des contrôles
00:44:47de tous les axes
00:44:48et ce nouveau concept
00:44:50également de contrôle
00:44:52des...
00:44:52contrôle de...
00:44:54J'ai oublié l'expression.
00:44:56En tout cas, oui,
00:44:57qui part de contrôle du territoire,
00:44:59de surveillance du territoire
00:45:00et des contrôles précis.
00:45:03Comment est-ce qu'on analyse
00:45:03cette stratégie
00:45:04du maintien de l'ordre
00:45:05qui a été mise en place hier ?
00:45:06C'est vraiment dupliqué
00:45:07ce qui a été fait
00:45:07le 24 octobre dernier
00:45:10pour l'appliquer désormais
00:45:11chaque semaine
00:45:12avec les contraintes
00:45:13qui seront celles du temps long.
00:45:16Pouvoir multiplier
00:45:17les heures de travail.
00:45:18Hier,
00:45:21le 24,
00:45:22j'ai noté que le 24,
00:45:23il y avait des forces de l'ordre
00:45:24qui avaient travaillé
00:45:24jusqu'à 20 heures d'affilée.
00:45:27Il faut tenir.
00:45:28Il faut tenir sur la distance.
00:45:29C'est sûr que les 35 heures,
00:45:31ça ne rentre pas
00:45:31chez moi,
00:45:32c'est certain.
00:45:33Mais en tout cas,
00:45:35ce qui change,
00:45:36c'est que le schéma
00:45:37de maintien de l'ordre,
00:45:38tenir les gens à distance,
00:45:39ça, c'est valable
00:45:40pour, je vais dire,
00:45:41des citoyens
00:45:43momentanément égarés.
00:45:44C'est comme ça
00:45:45qu'on définit
00:45:46les manifestants en général.
00:45:47Donc, on les tient à distance,
00:45:48on évite le contact.
00:45:49Là, maintenant,
00:45:50on est face
00:45:51à des délinquants
00:45:52qui clairement profitent
00:45:53des manifestations
00:45:54pour faire de la casse
00:45:56et des pillages.
00:45:57Donc là, c'est de la délinquance.
00:45:58Il faut traiter ça
00:45:59donc différemment.
00:46:00C'est ce qu'on a appelé
00:46:00aller au contact.
00:46:02Et aller au contact,
00:46:03alors certains ont peur
00:46:04de l'expression impactée.
00:46:06C'est le ministre
00:46:07qui avait employé
00:46:07cette expression,
00:46:08impactée.
00:46:09J'ai des camarades
00:46:10qui ont été un peu choqués
00:46:11par ça.
00:46:11Impactée,
00:46:12ça ne veut pas dire
00:46:13percutée, forcément.
00:46:14Ça veut dire quoi ?
00:46:15Ça peut être également
00:46:17de négocier.
00:46:17C'est-à-dire,
00:46:18outre-mer,
00:46:19ça se fait beaucoup, ça.
00:46:20C'est-à-dire qu'on va
00:46:21au contact,
00:46:21mais on discute quand même.
00:46:25Là, dans le cas parisien...
00:46:26On discute d'abord
00:46:27ou on va au contact d'abord ?
00:46:29Non, mais c'est l'ordre
00:46:30qui m'intéresse.
00:46:32On fait l'ordre,
00:46:32on fait l'ordre.
00:46:33On s'en rapproche,
00:46:33en tout cas,
00:46:34de manière à dialoguer.
00:46:35D'accord.
00:46:37Mais là, dans le cas parisien,
00:46:38il est très difficile
00:46:38de dialoguer avec ces gens-là
00:46:40parce qu'eux,
00:46:41ils viennent pour casser,
00:46:42ils ne viennent pas
00:46:42pour dialoguer.
00:46:43Donc, il faut aller au contact
00:46:45et il faut faire des interpréations.
00:46:46Il y a une différence
00:46:46entre une population en colère
00:46:48et des individus violents,
00:46:51professionnels de la casse
00:46:52et qui n'ont qu'un but,
00:46:54c'est de semer la discorde
00:46:55et faire dégénérer tout cela.
00:46:58À Nantes,
00:46:59aucune manifestation
00:47:00n'était autorisée.
00:47:01Pourtant,
00:47:01plusieurs milliers de personnes
00:47:02se sont rassemblées
00:47:03sur l'île de Nantes,
00:47:04au sud de la ville.
00:47:05Tous les ponts
00:47:05pour rejoindre le centre-ville
00:47:06ont été bloqués
00:47:07par les forces de l'ordre.
00:47:08Il y a eu des tensions également.
00:47:0952 personnes ont été interpellées
00:47:11dans le département
00:47:11de la Loire-Atlantique.
00:47:13Correspondance sur place
00:47:14avec notre équipe.
00:47:16Au départ,
00:47:17une manifestation
00:47:18dans le calme
00:47:18sur l'île Beaulieu à Nantes
00:47:20malgré l'interdiction
00:47:21de manifester
00:47:22des pancartes,
00:47:23des revendications lycéennes
00:47:24contre la Viches,
00:47:25contre le gouvernement
00:47:26et dans le cortège
00:47:27de nombreuses familles
00:47:28avec enfants.
00:47:29Des retraités
00:47:30étaient venus
00:47:30soutenir le mouvement.
00:47:32Mais très vite,
00:47:33la situation s'est tendue
00:47:35quand on a été pris à partie,
00:47:36menacés,
00:47:37empêchés finalement
00:47:38de traiter cette manifestation.
00:47:40Le deuxième mouvement tendu,
00:47:42c'est lorsqu'un groupe de radicaux
00:47:43ont tenté de forcer
00:47:44les barrages des forces de l'ordre
00:47:46déployés
00:47:46pour protéger le centre-ville
00:47:48où la manifestation
00:47:49était également interdite.
00:47:51Il y a eu des affrontements
00:47:52extrêmement violents.
00:47:53Les forces de l'ordre
00:47:54ont essuyé
00:47:54plusieurs jets de projectiles,
00:47:56des bouteilles en verre,
00:47:57des pavés,
00:47:57du mortier d'artifice
00:47:58et même des cocktails Molotov.
00:48:00En réponse,
00:48:01policiers et gendarmes
00:48:02ont dû faire usage
00:48:03de gaz lacrymogènes
00:48:05et de grenades
00:48:06de désencerclements
00:48:07de centaures
00:48:08de la gendarmerie
00:48:09ont également été déployés
00:48:10sur place
00:48:10pour épauler
00:48:11les forces de l'ordre
00:48:13mobilisées en nombre.
00:48:14Mais malgré ce dispositif,
00:48:16la tension est restée
00:48:17extrêmement forte.
00:48:19Plusieurs groupes
00:48:20d'individus hostiles
00:48:21ont quand même réussi
00:48:23à pénétrer
00:48:23dans le centre-ville.
00:48:24Alors pour tenter
00:48:25de disperser cette foule,
00:48:27les forces de l'ordre
00:48:28avaient utilisé
00:48:30à plusieurs reprises
00:48:31un canon à hausse.
00:48:32Ce que l'on sait,
00:48:32c'est qu'il y a eu
00:48:33au moins 52 personnes
00:48:35qui ont été interpellées.
00:48:36Et puis grande mobilisation
00:48:38des forces de l'ordre
00:48:38également en Gironde,
00:48:39à Bordeaux,
00:48:40où nos équipes
00:48:41ont pu s'immerger
00:48:41notamment avec des équipes
00:48:42de gendarmerie
00:48:44pour documenter
00:48:45les tensions
00:48:45et les interpellations
00:48:46à Bordeaux.
00:48:47Regardez.
00:48:48Allez, casse-que-vous !
00:48:49A peine arrivés
00:48:50dans le centre-ville
00:48:51de Bordeaux,
00:48:52les forces de l'ordre
00:48:53enfilent leur équipement
00:48:53de protection
00:48:54pour faire face
00:48:55aux manifestants.
00:48:56L'objectif,
00:48:56ça va être de tenir
00:48:57dans la durée,
00:48:58d'être à la fois présent
00:48:59dans les deux matchs,
00:49:00celui de la manifestation
00:49:01sur laquelle nous sommes
00:49:02actuellement,
00:49:03mais aussi celui
00:49:04de la soirée
00:49:05qui risque de se prolonger
00:49:07un petit peu plus tard.
00:49:08Si la manifestation
00:49:08se déroule dans le calme,
00:49:10des tensions apparaissent
00:49:11en fin d'après-midi
00:49:12avec plusieurs individus
00:49:13masqués et cagoulés
00:49:14qui tentent de blesser
00:49:15les gendarmes
00:49:16en les visant
00:49:16avec des projectiles.
00:49:17Les chars marron-beiges
00:49:18avec un tweet noir,
00:49:19ils viennent nous balancer
00:49:20un truc
00:49:20et ils s'est barrés
00:49:21derrière là.
00:49:21D'autres,
00:49:22le visage également cagoulé,
00:49:24insultent les forces
00:49:24de l'ordre.
00:49:25Les cons,
00:49:26ils feront ni ta mère
00:49:26et ni ta fille,
00:49:28elle va se tomber !
00:49:33A l'aide de gaz lacrymogènes,
00:49:34les forces de l'ordre
00:49:35dispersent les manifestants
00:49:36et se déplacent en groupe
00:49:38pour interpeller
00:49:38les individus violents.
00:49:40Hier à Bordeaux,
00:49:4111 000 personnes
00:49:42ont manifesté
00:49:42selon les forces de l'ordre.
00:49:44Dès 20h,
00:49:44un couvre-feu
00:49:45a été mis en place
00:49:46pour les mineurs
00:49:46non accompagnés.
00:49:48Pascal Vito-Panier,
00:49:50je dis,
00:49:51oui,
00:49:51on va décrécher
00:49:52d'eau dans la violence,
00:49:53on va décrécher d'eau
00:49:54dans les chiffres
00:49:55qui font mal
00:49:55depuis le 24 octobre
00:49:57où l'Etat
00:49:58semble avoir repris le dessus.
00:49:59Mais de fait,
00:50:00et ça je l'ai répété hier
00:50:01à l'envie,
00:50:02et pardon de le répéter
00:50:03encore une fois,
00:50:04chaque samedi
00:50:05est une défaite
00:50:06quoi qu'il arrive,
00:50:07tant il faut mobiliser
00:50:09des forces,
00:50:09tant il faut se calfeutrer
00:50:10quand on est commerçant,
00:50:11tant il faut renoncer
00:50:12à aller et venir
00:50:13lorsqu'on est un Français
00:50:15lambda,
00:50:15j'ai envie de dire.
00:50:16Oui,
00:50:17absolument.
00:50:18Alors tout ça,
00:50:18ça pose des questions
00:50:19qu'il faut arriver
00:50:20à résoudre,
00:50:21notamment au niveau
00:50:22des experts.
00:50:23La nouvelle équation
00:50:24du maintien de l'ordre,
00:50:25elle commence déjà
00:50:26par une meilleure anticipation,
00:50:28un travail peut-être
00:50:29plus affiné
00:50:30des services de renseignement,
00:50:32c'est ça aussi.
00:50:33Ça commence par là.
00:50:34Bon calibrage,
00:50:34bon dimensionnement,
00:50:36bon déploiement des unités,
00:50:38ça se fait mieux
00:50:38depuis 15 jours.
00:50:40Des unités lourdes,
00:50:41gendarmobiles,
00:50:42CRS,
00:50:43comme la Légion Amène,
00:50:44qui font du vrai maintien
00:50:45de l'ordre.
00:50:46Aider d'unités très mobiles,
00:50:49CICSI,
00:50:49BAC,
00:50:50les BRAV,
00:50:50pour interpeller des groupes
00:50:52qui sont de plus en plus violents,
00:50:55de plus en plus mobiles
00:50:56et qui se sont adaptés
00:50:59aux contingences
00:51:00du maintien de l'ordre.
00:51:01Ça, c'est un gros défi
00:51:02que doit relever l'État.
00:51:05Travailler avec d'autres équipements,
00:51:06savoir utiliser
00:51:07des moyens lourds,
00:51:09savoir avoir un temps d'avance,
00:51:11une chaîne de commandement
00:51:13très percutante
00:51:14pour déployer
00:51:16une intelligence opérationnelle
00:51:18pour bien diriger les troupes,
00:51:20surtout qu'on s'engage
00:51:21devant un maintien de l'ordre
00:51:23qui va être récurrent
00:51:24et qui risque de durer
00:51:26jusqu'aux élections.
00:51:27Je suis en train de me dire
00:51:28que ça met encore plus
00:51:29en perspective le 17 octobre.
00:51:31En fait, ce 24 et 31 octobre
00:51:33qui permettent de voir
00:51:35qu'on est encore capable
00:51:35de tenir le pays,
00:51:37ça met en exergue
00:51:38chaque semaine un peu plus
00:51:39le fiasco,
00:51:41le sous-dimensionnement,
00:51:42le manque d'anticipation,
00:51:44l'échec total
00:51:45à l'aune de ce que nous sommes
00:51:47capables de faire,
00:51:48de ce qu'a été le 17 octobre.
00:51:51Je vous vois acquiescer, Mathieu.
00:51:52Vous avez tout à fait raison
00:51:53et on pourrait ajouter
00:51:54un complément de ce qu'a
00:51:55vient de dire Pascal,
00:51:56très justement,
00:51:56où il faudra repenser
00:51:57une nouvelle doctrine
00:51:58du maintien de l'ordre.
00:51:59Il y a tout ce qui peut être fait
00:52:01en amont
00:52:02des mobilisations,
00:52:04des manifestations, etc.
00:52:05Et moi, je vois trois pistes.
00:52:07La première,
00:52:07c'est sur les fichesses
00:52:09radicalisées pour ultra-gauche
00:52:10dont on va parler à Maury.
00:52:113 000 fichesses,
00:52:1210 000 surveillés
00:52:13par les services du renseignement
00:52:14et 3 000 fichesses.
00:52:16Peut-être envisager
00:52:17une assignation à résidence
00:52:19de ces personnes-là
00:52:19avant même qu'elles puissent
00:52:22intégrer...
00:52:22Ce qui existe dans le foyau, là.
00:52:24Exactement.
00:52:24Pour les intérêts de stade.
00:52:25Ce qui existe pour les hooligans,
00:52:27dans le foot,
00:52:28par exemple,
00:52:28premier point,
00:52:29pour éviter justement
00:52:30qu'on ait le moins
00:52:31de membres de l'ultra-gauche
00:52:34radicalisés
00:52:35en présence
00:52:35dans les rues de Paris
00:52:36ou dans les rues
00:52:37en général de France.
00:52:38Premier point.
00:52:38Deuxième point,
00:52:39il faut pointer la responsabilité
00:52:40des syndicats
00:52:41qui ne jouent pas le jeu
00:52:42avec la préfecture.
00:52:44Quand vous voyez
00:52:44que la préfecture...
00:52:45Parce que ce qui a aussi
00:52:46été une réussite
00:52:47sur les deux dernières séquences,
00:52:50donc 24 octobre
00:52:51et 31 octobre,
00:52:53c'est des tracés
00:52:54de manifestations
00:52:55qui sont en périphérie
00:52:57des centres-villes
00:52:57pour éviter justement
00:52:58les pillages.
00:52:59Elodie a rappelé
00:53:00qu'il n'y a eu que trois commerces
00:53:01qui ont été pillés
00:53:01jusqu'à présent ce week-end.
00:53:04Mais le problème,
00:53:05c'est que la CGT,
00:53:06par exemple,
00:53:06en déposant des recours
00:53:08excessifs
00:53:09sur le tracé,
00:53:10a fait en sorte
00:53:11que jusqu'à vendredi soir,
00:53:12quand j'étais sur CNews aussi,
00:53:14on commentait cela,
00:53:15vendredi soir,
00:53:16on ne savait pas encore
00:53:16quel était le tracé final.
00:53:18Mais le samedi matin,
00:53:19on découvrait.
00:53:21Ça s'est joué dans la nuit
00:53:23de vendredi à samedi
00:53:24avec la décision du Conseil d'État.
00:53:25Ce qui se passe en marge
00:53:26d'un cortège
00:53:26doit aussi incouver
00:53:27la responsabilité
00:53:28de ceux qui organisent
00:53:30et des organisateurs.
00:53:30Donc la CGT a une responsabilité.
00:53:32Et puis enfin,
00:53:33je pense aussi
00:53:33à un dernier point,
00:53:34c'est de rétablir
00:53:36la loi anti-casseurs.
00:53:37Je pense qu'à un moment donné,
00:53:38il faudra une évolution législative
00:53:40sur ce sujet-là.
00:53:41C'est insupportable aujourd'hui
00:53:43que des gens viennent
00:53:44et ne soient jamais sanctionnés
00:53:45parce qu'il manque
00:53:47un volet législatif.
00:53:49Et c'est pour ça
00:53:49qu'on retombe sur nos pieds
00:53:51avec le début d'émission.
00:53:52C'est pour ça
00:53:53que celui ou celle
00:53:53qui a...
00:53:54Je peux me permettre
00:53:55d'imaginer celui
00:53:56mais c'est peut-être celle
00:53:57qui a jeté
00:53:58cet engin incendiaire
00:54:00sur le gendarme
00:54:01ne sera jamais puni
00:54:02parce que justement
00:54:03vous êtes obligé
00:54:04sans loi anti-casseurs
00:54:05de trouver précisément
00:54:06et de caractériser
00:54:08une action
00:54:08qui est faite
00:54:09dans un mouvement de foule
00:54:10qui est difficile
00:54:10justement à caractériser.
00:54:12Oui, Amaury,
00:54:13et on va marquer la pause.
00:54:14Il faut évidemment remettre
00:54:14à plat
00:54:15le maintien de l'ordre.
00:54:16Moi j'ai un procureur
00:54:17qui me disait
00:54:18ces derniers jours
00:54:19que le politique
00:54:19a plus peur
00:54:21de voir un policier mort
00:54:23enfin préfère plutôt
00:54:24un policier mort
00:54:25qu'un émettier mort.
00:54:26C'est ça qui est grave.
00:54:27C'est un procureur
00:54:27qui m'a dit ça.
00:54:29Mais au-delà du maintien de l'ordre
00:54:30c'est tout l'État régale
00:54:30Mais ça traduit
00:54:31quelque chose de...
00:54:32En fait il faut un choc d'autorité
00:54:33il faut en finir
00:54:34avec le laxisme
00:54:35à l'école
00:54:35Mais en fait personne
00:54:36ne doit mourir.
00:54:37C'est génère.
00:54:38Ça veut dire qu'il faut
00:54:38des nouvelles lois
00:54:39autant dire que dans les 6 mois
00:54:40il ne se passera rien.
00:54:41Ça veut dire qu'il faut
00:54:41de l'argent.
00:54:42Les 30 000 places de prison
00:54:43ça coûte 10 milliards
00:54:44et pour réarmer
00:54:45l'État régale
00:54:46il faudra dégraisser
00:54:47l'État social.
00:54:48C'est-à-dire qu'il faudra
00:54:49faire des économies massives
00:54:50notamment dans les dépenses sociales.
00:54:51C'est-à-dire qu'il faudra
00:54:52très vite on va marquer la pause.
00:54:52Juste sur la loi anti-casser
00:54:53effectivement elle a été votée
00:54:54cette semaine au Sénat
00:54:55elle va arriver à l'Assemblée.
00:54:57On verra ce que les députés
00:54:58en font.
00:54:58Les sénateurs ont plutôt
00:55:00durci le texte.
00:55:01On verra ce qui se passe
00:55:02à l'Assemblée
00:55:02dans les prochaines semaines.
00:55:03Et le rapport de force
00:55:04peut nous permettre
00:55:05d'imaginer l'issue
00:55:05de ce vote ou pas ?
00:55:07On verra ce que fait
00:55:08le bloc central.
00:55:09De quel côté penche
00:55:10le bloc central ?
00:55:10Puisque vous allez avoir
00:55:11le RN et l'UDR d'un côté
00:55:13la France Insoumise
00:55:13et la gauche de l'autre.
00:55:14Donc ça se jouera forcément
00:55:16dans les rangs de la Macronie.
00:55:17Pause.
00:55:17On se retrouve
00:55:18on est ensemble jusqu'à 14h
00:55:19on continue d'évoquer
00:55:21ces semaines de mobilisation.
00:55:23On verra également
00:55:24le ras-le-bol des Français.
00:55:25C'est d'ailleurs à la une
00:55:26du JDD.
00:55:27Je ne sais pas si on peut
00:55:27la montrer rapidement
00:55:28avant la pause.
00:55:29Le JDD vous pouvez toujours
00:55:32le ras-le-bol des Français.
00:55:34On décryptera tout ça.
00:55:35A tout de suite.
00:55:38La dernière partie
00:55:39de cette première session
00:55:40de 100% actus.
00:55:42Merci de nous retrouver
00:55:43en direct sur CNews
00:55:43un peu plus de 13h30.
00:55:45Toujours avec Elodie Huchard
00:55:46Amoribrelet, Pascal Bito-Panelli,
00:55:47Mathieu Hoc, Alain Faugeras
00:55:48et Naïma M. Fadel.
00:55:50La une du JDD que je vous montrais
00:55:52juste avant la pause
00:55:53qu'on peut peut-être revoir.
00:55:54Le ras-le-bol, oui.
00:55:55Une une qui illustre bien
00:55:57ce que pense une majorité
00:55:58de Français.
00:55:58Je rappelle d'ailleurs
00:55:59je ne sais pas si on peut
00:56:00repasser ce sondage.
00:56:01Je ne l'ai pas prévu
00:56:02avec Maxime en régime
00:56:03et ce chiffre de 64%
00:56:05de Français
00:56:05qui veulent voir cesser
00:56:06ces manifestations.
00:56:07Ils sont même 61%.
00:56:09Merci beaucoup.
00:56:10Chez les 18-24 ans
00:56:12ce qui traduit aussi
00:56:13un ras-le-bol
00:56:13chez une grande partie
00:56:14de majorité de la jeunesse.
00:56:17Écoutons dire
00:56:17quelques Français
00:56:18dans les rues aujourd'hui
00:56:19sur leurs commentaires
00:56:22autour de ces manifestations.
00:56:24Ce que je ressens
00:56:25c'est que ma France
00:56:26est en train de partir
00:56:27quoique on va être submergé
00:56:30par des racailles
00:56:31venus de banlieues
00:56:32ou d'ailleurs
00:56:32et par Mélenchon
00:56:34qu'on n'arrête pas
00:56:36cette espèce de racaille
00:56:38lui aussi
00:56:39je n'ai pas d'autres mots
00:56:40je n'en peux plus
00:56:42je n'en peux plus.
00:56:43J'ai envie de partir
00:56:44en Allemagne.
00:56:45Évidemment je regrette
00:56:47une certaine dégénérescence
00:56:49des relations
00:56:51un peu publiques-politiques
00:56:53un certain esprit civique
00:56:59les violences
00:57:00c'est que ça s'insut
00:57:01oui évidemment
00:57:01je les condamne.
00:57:02Ceux-là
00:57:03il faut carrément
00:57:04les verbaliser
00:57:05c'est tout
00:57:06toucher le porte-monnaie
00:57:07il n'y a que ça
00:57:08qui veut
00:57:09Les Français sont maintenant
00:57:10majoritaires
00:57:11à vouloir que les manifestations
00:57:12s'arrêtent Elodie.
00:57:13Oui et puis c'est intéressant
00:57:14aussi ce chiffre
00:57:15d'ailleurs chez les jeunes
00:57:17parce qu'en fait
00:57:18on voit sur les plateaux télé
00:57:19on voit dans les manifestations
00:57:20ces syndicats
00:57:22soi-disant représentatifs
00:57:24des lycéens
00:57:25ou des étudiants
00:57:25qui représentent surtout
00:57:26eux-mêmes
00:57:27et leur idéologie
00:57:28et à côté de ça
00:57:28vous avez des lycéens
00:57:30qui ont le bac
00:57:30à la fin de l'année
00:57:31des étudiants
00:57:32qui ont des concours à passer
00:57:32et qui en fait
00:57:33voient le temps
00:57:34qu'ils ont déjà perdu
00:57:35avant les vacances scolaires
00:57:36voient le temps
00:57:37qu'ils vont perdre de nouveau
00:57:38puisque mardi
00:57:40mercredi
00:57:40jeudi
00:57:40il y a déjà des appels
00:57:41à bloquer les lycées
00:57:43et les facs
00:57:43et si certains
00:57:44sont en train
00:57:45de faire une profession
00:57:45le fait d'être porte-parole
00:57:46d'un syndicat
00:57:47il y a aussi des étudiants
00:57:48qui simplement
00:57:49veulent poursuivre
00:57:50leurs études
00:57:51se demandent
00:57:51qu'est-ce que ça donne
00:57:53un bac
00:57:53si par exemple
00:57:53pendant 2-3 mois
00:57:54vous n'avez pas eu les cours
00:57:56et il y a aussi
00:57:56tous les lycéens
00:57:57qui sont inquiets
00:57:58parce que rappelons-le
00:57:58les lycées
00:57:59qui ont été incendiés
00:58:00comme celui de Nantes
00:58:02c'est pas demain la veille
00:58:03que les cours
00:58:03vont reprendre
00:58:04pour toutes les classes
00:58:05dans un lycée
00:58:06qui a été grandement incendié
00:58:08donc forcément
00:58:08il y a une colère
00:58:09et les français
00:58:10évidemment
00:58:10les français
00:58:11qui chaque samedi
00:58:12suivant où ils habitent
00:58:13se disent
00:58:13je ne peux pas aller
00:58:14faire mes cours
00:58:14je ne peux pas sortir
00:58:15je dois faire attention
00:58:16à tout
00:58:17évidemment
00:58:18que c'est pénible
00:58:19et qu'une fois de plus
00:58:19c'est une poignée
00:58:20en fait de personnes
00:58:22qui mettent le pays
00:58:23sous cloche totale
00:58:24une fois par semaine
00:58:25il y a eu une grosse inflexion
00:58:26ces derniers jours
00:58:28des soutiens
00:58:28on le voit
00:58:29dans les sondages
00:58:31Mathieu Hauck
00:58:33et parce que
00:58:33parce qu'il y a eu
00:58:34des concertations
00:58:35au niveau du gouvernement
00:58:36les syndicats
00:58:37et notamment
00:58:37lycéens et étudiants
00:58:39ont été reçus
00:58:40ils ont obtenu
00:58:41des garanties
00:58:42et aujourd'hui
00:58:43les français ne comprennent pas
00:58:44que nos rues
00:58:45soient prises d'assaut
00:58:47et que les grandes villes
00:58:48soient placées sous cloche
00:58:49pour une poignée
00:58:50d'individus
00:58:51ultra politisés
00:58:52alors je ne sais pas
00:58:52si c'est parce que
00:58:53le gouvernement
00:58:53a répondu politiquement
00:58:55aux revendications
00:58:56des lycéens
00:58:57je pense que c'est
00:58:58un peu plus
00:58:59l'effet gilet jaune
00:59:00si on se souvient
00:59:01entre novembre 2018
00:59:02et le tassement
00:59:03des mobilisations
00:59:04à partir de février
00:59:06mars 2019
00:59:07c'était surtout
00:59:08parce que le mouvement
00:59:09s'était complètement radicalisé
00:59:10et qu'il y avait eu
00:59:11beaucoup de violence
00:59:12et à un moment donné
00:59:12dans un mouvement social
00:59:14les français font toujours
00:59:15le choix entre
00:59:16l'ordre
00:59:17l'incarnation de l'ordre
00:59:18et les revendications légitimes
00:59:20les revendications
00:59:21des lycéens
00:59:21les jeunes
00:59:21étaient parfaitement
00:59:22légitimes
00:59:23à ce moment là
00:59:24mais l'ordre
00:59:26en fait la demande d'ordre
00:59:27avait surpassé
00:59:28la réalité
00:59:30et le bien fondé
00:59:31des revendications
00:59:32là on est dans un phénomène
00:59:34un peu similaire
00:59:34en plus
00:59:35les revendications
00:59:38initiales
00:59:38sont peut-être
00:59:39moins compréhensibles
00:59:41de la part des français
00:59:42pour certains
00:59:42notamment sur la question
00:59:43des lycées
00:59:44parce que vous posez
00:59:45sur les lycées
00:59:46ils ont eu la peau
00:59:47de parcours sup
00:59:47le recrutement d'enseignants
00:59:48de l'argent pour rénover
00:59:49les bâtiments
00:59:50donc je me demande
00:59:51ce qu'il leur faut de plus
00:59:52c'est que vous vous dites
00:59:53mais quel est le sens
00:59:54d'une mobilisation
00:59:55où en fait
00:59:55vous allez dégrader
00:59:56un lycée
00:59:57alors que vous vous plaignez
00:59:58du manque
00:59:59de la vétusté
01:00:00et du manque
01:00:01d'infrastructures
01:00:01ça n'avait pas de sens
01:00:03non plus
01:00:03donc effectivement
01:00:04aujourd'hui
01:00:05dans un moment
01:00:06où les revendications
01:00:08vont s'essouffler
01:00:08la mobilisation
01:00:09c'est un pari
01:00:10que je peux faire
01:00:11en tout cas ici
01:00:11mais la mobilisation
01:00:12va s'essouffler
01:00:13ça a été d'ailleurs
01:00:14un flop hier
01:00:15c'est ce que je disais
01:00:15tout à l'heure
01:00:17et elle va s'essouffler
01:00:18et puis
01:00:19la demande d'ordre
01:00:20va être beaucoup plus importante
01:00:21parce qu'aujourd'hui
01:00:21les français
01:00:22ne veulent pas que ce soit
01:00:23si je reprends votre expression
01:00:24la chianlit dans les rues
01:00:25un mot à l'infogeras
01:00:26les forces de l'ordre
01:00:28ont conscience
01:00:29qu'il y a une possibilité
01:00:31pour qu'on parte
01:00:31pour six mois
01:00:32et évidemment
01:00:34quel impact ça peut avoir
01:00:35sur leur état d'esprit
01:00:37ils sont déjà
01:00:38à bout de souffle
01:00:39et ils sont déjà
01:00:40de très employés
01:00:41comme je vous disais
01:00:41tout à l'heure
01:00:43je parle pour les escadrons
01:00:44de gendarmerie
01:00:45c'est 70 escadrons
01:00:46qui sont en permanence
01:00:48engagés
01:00:48sur 110
01:00:49les compagnies CRS
01:00:51c'est à peu près
01:00:52la même chose
01:00:53donc il ne reste plus
01:00:54beaucoup de gras
01:00:55si je puis dire
01:00:56donc tenir comme ça
01:00:57six mois
01:00:58c'est pour ça
01:00:58qu'en début d'émission
01:00:59je vous disais qu'il faudra envisager
01:01:01quand même
01:01:02de faire appel
01:01:03à armes et de terre
01:01:04non pas pour utiliser
01:01:05leurs armes létales
01:01:06mais pour faire
01:01:07ce qu'ils font très bien
01:01:08dans les opérations extérieures
01:01:09le contrôle de foule
01:01:10parce que si on prend
01:01:11la liste des revendications
01:01:12aujourd'hui
01:01:14parlons des syndicats
01:01:16hors lycée étudiant
01:01:17et parlons
01:01:19pourquoi pas
01:01:19des gilets jaunes
01:01:20en tout cas
01:01:21de ceux qui se prétendent
01:01:23de gilets jaunes
01:01:23dans les revendications
01:01:24on a un autre budget
01:01:26pour 2027
01:01:27un plan d'urgence
01:01:27pour les services publics
01:01:29des hausses de salaires
01:01:29des hausses des minima sociaux
01:01:31la fin des violences policières
01:01:32et que je mets entre guillemets
01:01:33évidemment
01:01:34vous ajoutez à ça
01:01:35le boycott d'Israël
01:01:36la lutte contre
01:01:37le rassemblement national
01:01:38bon ben si on regarde
01:01:40ce petit cocktail
01:01:40à la fin
01:01:41on a le programme
01:01:41de la France insoumise
01:01:42c'est aussi simple que ça
01:01:43Amory Brelet
01:01:44mais en réalité
01:01:44le mouvement
01:01:45il est piraté
01:01:46et instrumentalisé
01:01:47depuis le début
01:01:48par l'extrême gauche politique
01:01:49et syndicale
01:01:50moi je suis le premier
01:01:51à défendre le droit
01:01:51de manifester
01:01:52c'est un droit constitutionnel
01:01:53mais enfin tout cela
01:01:54est-ce que c'est bien raisonnable
01:01:56d'ailleurs est-ce que c'est bien
01:01:57responsable
01:01:57de la part
01:01:58des responsables politiques
01:01:59en l'occurrence
01:02:00et syndicaux
01:02:01à vouloir multiplier
01:02:02les manifestations
01:02:03ces prochaines semaines
01:02:04jusqu'à la présidentielle
01:02:05alors même
01:02:06que le système politique
01:02:07est bloqué
01:02:07on ne peut quasiment
01:02:08rien voter au Parlement
01:02:10qu'on n'a plus d'argent
01:02:11les caisses sont vides
01:02:12on est au bord de la récession
01:02:13alors que tout le monde
01:02:14demande toujours plus
01:02:15de dépenses publiques
01:02:16alors qu'il faudrait faire
01:02:17au contraire
01:02:17des milliards
01:02:18des dizaines de milliards
01:02:19d'économies
01:02:20et puis on est à 6 mois
01:02:21de la présidentielle
01:02:22c'est-à-dire que
01:02:22les français auront l'opportunité
01:02:24enfin
01:02:24de pouvoir changer
01:02:25leur gouvernant
01:02:26et de pouvoir
01:02:27offrir à la France
01:02:28un nouvel horizon
01:02:29et il y a un côté
01:02:29très inédit d'ailleurs
01:02:30de voir un tel mouvement social
01:02:31à 6 mois d'une élection présidentielle
01:02:33dont on peut imaginer
01:02:35dont on se dit
01:02:36qu'il y a 6 mois à tenir
01:02:37on peut avoir un espoir
01:02:39c'est pour ça que la France insoumise
01:02:40est à la manœuvre
01:02:40pour parasiter la campagne
01:02:42il y a des images
01:02:43qui ne trompent pas
01:02:44je vais vous montrer
01:02:45quelque chose
01:02:45qu'est-ce que ça vient faire
01:02:47dans une mobilisation sociale
01:02:48en France
01:02:49regardez
01:02:50c'est à Lyon
01:02:50drapeau américain
01:02:52et israéliens
01:02:53brûlés
01:02:54pendant la mobilisation
01:03:21et comme souvent
01:03:24le son est encore plus impressionnant
01:03:26que l'image je trouve
01:03:27de ce drapeau brûlé
01:03:28c'est ces hurlements euphoriques
01:03:31qui nous parviennent à l'oreille
01:03:33au moment où le drapeau israélien
01:03:34est brandi
01:03:34c'est des images
01:03:36qu'on a pu voir
01:03:37notamment en Iran
01:03:41dans le régime islamique
01:03:43mais pas seulement
01:03:44pas seulement
01:03:45vous avez raison
01:03:46dans beaucoup de pays occidentaux
01:03:47vous voyez ces scènes
01:03:48les pays occidentaux
01:03:49ont complètement importé
01:03:50un conflit
01:03:51qui normalement les dépasse
01:03:52et qui ne les concerne pas
01:03:54ils ont apporté
01:03:55un conflit
01:03:56mais c'est une manique
01:03:56pour la vie chère
01:03:57contre la vie chère
01:03:58et pour les lycéens
01:03:59quel rapport
01:03:59on sait très bien
01:04:01que ce n'est pas le cas
01:04:02et qu'il y a une volonté
01:04:04de cibler un politique
01:04:05et moi je voudrais aussi rappeler
01:04:07que l'apportation
01:04:08de ce conflit
01:04:09le fait de cibler
01:04:10le drapeau
01:04:12israélien
01:04:13et américain
01:04:15ça cible aussi
01:04:16aujourd'hui
01:04:17avec tous les slogans
01:04:18qu'on entend
01:04:19nos compatriotes
01:04:19de confession juive
01:04:20on a vu l'explosion
01:04:21de l'antisémitisme
01:04:23dans notre pays
01:04:24à en avoir honte
01:04:25et pourtant
01:04:26nos gouvernants
01:04:27n'ont rien fait
01:04:28n'ont absolument rien fait
01:04:29et c'est ça
01:04:30moi qui aujourd'hui
01:04:31m'interpelle
01:04:33dans la question
01:04:34de la volonté
01:04:35quand vous parlez
01:04:36chère Amaury
01:04:37d'un mouvement social
01:04:38moi je parle
01:04:39d'un mouvement politique
01:04:41aujourd'hui
01:04:42LFI
01:04:42est dans une démarche
01:04:44politique
01:04:44de bordéliser
01:04:46effectivement
01:04:47le pays
01:04:48à des fins politiques
01:04:49ils savent très bien
01:04:50qu'ils n'ont aucune chance
01:04:51s'ils arrivent au deuxième tour
01:04:52à Marine Le Pen
01:04:54pour eux
01:04:55c'est une manière aussi
01:04:56de se positionner
01:04:57en disant
01:04:59et de menacer
01:05:00quelque part
01:05:00et de menacer
01:05:01c'est à dire que le pays
01:05:02sera feu et à sang
01:05:03si jamais
01:05:04Marine Le Pen
01:05:05arrive au pouvoir
01:05:06il nous reste quelques minutes
01:05:07avant 14h
01:05:08et le grand rendez-vous
01:05:10de CNews Europe 1
01:05:12je voudrais qu'on parle
01:05:13des commerçants
01:05:14et cette idée
01:05:15cette notion
01:05:16qui est revenue
01:05:17ces derniers jours
01:05:18on avait publié
01:05:19d'ailleurs ce sondage
01:05:20ce week-end
01:05:20qui rappelait que
01:05:2178%
01:05:22je regarde Elodie
01:05:23toujours sur les sondages
01:05:24parce que j'ai peur
01:05:24de me tromper
01:05:25c'est 70%
01:05:26sans trop prendre de risques
01:05:28et on va me le dire en orgie
01:05:2978% des français
01:05:30qui valident
01:05:31ce concept
01:05:32d'auto-défense
01:05:33et qui pensent
01:05:34que c'est le moyen
01:05:35désormais
01:05:36d'assurer leur défense
01:05:37beaucoup de commerçants
01:05:39se sont posé la question
01:05:40d'ouvrir ou pas
01:05:40leur boutique
01:05:41le niveau d'exaspération
01:05:42est très très important
01:05:44c'est Guillaume Casparien
01:05:45d'ailleurs
01:05:45l'ancien ministre
01:05:47du logement
01:05:49désormais député
01:05:51député renaissance
01:05:51qui sera l'invité
01:05:52du grand rendez-vous
01:05:53je voudrais que vous entendiez
01:05:54cet extrait
01:05:54puisqu'il revient
01:05:55sur cette notion
01:05:55écoutez ce qu'il en dit
01:05:58on continue d'avoir
01:05:59une société violente
01:06:00où la propriété privée
01:06:01n'est pas respectée
01:06:02où les cases continuent
01:06:03etc
01:06:03je pense qu'il faut
01:06:04sécuriser les français
01:06:05que ce soit les commerçants
01:06:06ou les particuliers
01:06:07qui défendent leur propriété
01:06:08en leur permettant
01:06:10de le faire
01:06:10sous l'angle
01:06:11de la nécessité
01:06:12et en supprimant
01:06:13la partie proportionnalité
01:06:15c'est à dire
01:06:15de considérer
01:06:15que seule la nécessité
01:06:17vaut
01:06:18et donc si vous êtes attaqué
01:06:19vous avez la nécessité
01:06:21de riposter
01:06:21il y a d'autres pays
01:06:23qui sont de grandes démocraties
01:06:25qui existent autour de nous
01:06:27qui ont fait le choix
01:06:28de dire aux français
01:06:29à leurs habitants
01:06:29oui l'état est là
01:06:31pour vous protéger
01:06:31mais vous avez la possibilité
01:06:33si vous le souhaitez
01:06:34si vous le pouvez
01:06:35et si c'est nécessaire
01:06:36de vous défendre
01:06:38quand vous êtes agressé
01:06:39physiquement
01:06:40ou quand votre propriété
01:06:41est atteinte
01:06:42est-ce que je suis le seul
01:06:43surpris
01:06:44d'entendre ces mots
01:06:45de la part
01:06:45d'un ancien ministre
01:06:46du gouvernement macroniste
01:06:48d'un député centriste
01:06:49aujourd'hui
01:06:49en gros
01:06:51vous pouvez éventuellement
01:06:53prendre le contrat social
01:06:54et puis le déchirer
01:06:56un petit peu
01:06:57moi c'est ce que je comprends
01:06:59oui oui
01:06:59c'est effectivement
01:07:00ce qu'on comprend
01:07:01après est-ce étonnant
01:07:02quand le préfet de police
01:07:04de Paris
01:07:04a fait avoir rétro-pédalé
01:07:06a dit lui-même
01:07:07que les commerçants
01:07:07pouvaient aussi assurer
01:07:09leur propre sécurité
01:07:10il y a à la fois
01:07:12dans ce qu'on vient d'entendre
01:07:13de Guillaume Casbarian
01:07:13ce qu'on peut entendre
01:07:15dans la rue
01:07:15c'est-à-dire des gens
01:07:16qui se disent
01:07:16moi si j'avais un commerce
01:07:17et qu'une horde
01:07:18arrive sur moi
01:07:19comment je fais
01:07:20pour me défendre
01:07:21et puis après
01:07:21il y a la faisabilité
01:07:23de tout cela
01:07:23premièrement
01:07:23la faisabilité juridique
01:07:26c'est-à-dire que
01:07:26si quelqu'un arrive
01:07:27vous défendez comment
01:07:29avec quels moyens
01:07:30vous le faites
01:07:31et puis
01:07:31c'est ce qu'on a aussi
01:07:32entendu sur ces plateaux
01:07:33quand parfois
01:07:34certains parlent
01:07:35de faire
01:07:35de faire appel
01:07:37à la sécurité privée
01:07:38dans les commerces pieds
01:07:39parfois vous avez
01:07:3950
01:07:40100 personnes
01:07:40100 casseurs
01:07:41qui arrivent
01:07:42en réalité
01:07:43quand bien même
01:07:43vous avez
01:07:44deux agents devant
01:07:45pardon
01:07:45le contenait pas
01:07:46mais on voit bien
01:07:47ce glissement
01:07:48parce que
01:07:48ça c'est effectivement
01:07:49Guillaume Casbarian
01:07:50vous le rappeliez
01:07:51il a été ministre
01:07:52il est macroniste
01:07:53c'est vraiment pas
01:07:54quelqu'un
01:07:54de droite dure
01:07:55et en fait
01:07:56on voit bien
01:07:56ce discours
01:07:57qui a glissé
01:07:57plutôt de la droite
01:07:59qui petit à petit
01:08:00arrive en macronie
01:08:01je ne suis pas sûre
01:08:01que tous les macronistes
01:08:02partageraient
01:08:03cet avis
01:08:03mais on voit
01:08:04qu'aujourd'hui
01:08:05c'est un aveu de faiblesse
01:08:06de dire
01:08:06on sait en fait
01:08:07que l'état
01:08:07n'y arrive plus
01:08:08donc on pourrait
01:08:09comprendre
01:08:10que les commerçants
01:08:11les français
01:08:11le fassent eux-mêmes
01:08:12Pascal Bito Panelli
01:08:13votre regard
01:08:14sur cette pente
01:08:15glissante
01:08:16que même
01:08:17un député centriste
01:08:19semble vouloir prendre
01:08:20alors premier point
01:08:23quand les françaises
01:08:25et les françaises
01:08:25ne se sentent plus
01:08:26protégés par l'état
01:08:28ils ont envie
01:08:28de devenir
01:08:29les acteurs
01:08:31et les garants
01:08:31de leur propre sécurité
01:08:33c'est pas le signe
01:08:34d'une société
01:08:34qui va bien
01:08:35et animale
01:08:36dans le chaos
01:08:36on protège les siens
01:08:38les plus faibles
01:08:38etc
01:08:38premier point
01:08:39deuxième point
01:08:41le niveau juridique
01:08:42on n'est pas censé
01:08:43en France
01:08:44se laisser piller
01:08:45il y a plusieurs articles
01:08:46du code pénal
01:08:47l'article 122.5
01:08:49qui est l'article
01:08:49sur la légitime défense
01:08:51le 122.6
01:08:52présomption
01:08:53de légitime défense
01:08:54quand on est attaqué
01:08:56chez soi
01:08:56face à des voleurs
01:08:58qui viennent
01:08:58avec pillage rus
01:08:59etc
01:08:59et le 122.7
01:09:01qui est l'état
01:09:02de nécessité
01:09:03donc il y a
01:09:04quand même
01:09:05un cadre pénal
01:09:06heureusement
01:09:07qui permet
01:09:08de se défendre
01:09:09bien sûr
01:09:10toujours dans le respect
01:09:11strict
01:09:12de la loi
01:09:13la proportionnalité
01:09:15et la nécessité
01:09:17absolue
01:09:18Amory Brelet
01:09:19oui un cadre pénal
01:09:20mais qui est évidemment
01:09:21risqué
01:09:21entre la théorie
01:09:22et la pratique
01:09:23c'est ça oui
01:09:24ça peut vite se retourner
01:09:25contre ceux qui veulent
01:09:26pratiquer cette autodéfense
01:09:28des commerçants
01:09:28notamment des bijoutiers
01:09:29qui ont fait usage
01:09:30d'une arme légale
01:09:31et qui ont terminé
01:09:32au tribunal
01:09:33et condamné
01:09:33parce que la proportion
01:09:34est à prendre en compte
01:09:36ça n'est évidemment
01:09:37pas la solution
01:09:37mais
01:09:38c'est surtout pas espéré
01:09:39ce sondage
01:09:40il est accablant
01:09:41parce qu'il confirme
01:09:42que les français
01:09:42dans une écrasante majorité
01:09:44ont acté la faillite
01:09:45de l'état régalien
01:09:46c'est-à-dire que l'état
01:09:47n'est même plus capable
01:09:48aujourd'hui
01:09:48d'assurer la protection
01:09:50des français
01:09:50c'est ce qui est
01:09:52le minimum syndical
01:09:53alors même qu'on paye
01:09:54des impôts
01:09:54pour cela
01:09:55depuis 30 ans
01:09:5640 ans
01:09:57qui ne cesse d'augmenter
01:09:58donc c'est la double peine
01:09:59et vous l'avez dit
01:10:00le contrat social
01:10:00est en train de voler en éclats
01:10:02alors juste un mot
01:10:03avec l'ancien commandant
01:10:05des gendarmes mobiles
01:10:06de Bervilliers
01:10:06qui veut réagir
01:10:07on vous écoute
01:10:08alors tout en rejoignant
01:10:10mes camarades
01:10:11pour dire que
01:10:12ça sent un peu le souffre
01:10:13c'est un peu risqué
01:10:14je pense que
01:10:15vu le niveau
01:10:17où nous en sommes
01:10:19il ne faut rien
01:10:21écarter
01:10:21et des boîtes de sécurité
01:10:23bien organisées
01:10:25bien encadrées
01:10:26qui intégreraient
01:10:27la planification
01:10:28justement des dispositifs
01:10:29moi ça ne me gênerait
01:10:31pas du tout
01:10:32et j'en ai vu
01:10:33une démonstration
01:10:34devant les gavets
01:10:34de la Fayette
01:10:35hier
01:10:36où il y avait
01:10:37deux pelotons
01:10:38d'agents de sécurité
01:10:40alors de loin
01:10:41j'ai cru que c'était
01:10:42des black blocs
01:10:43ils en tenue noire
01:10:45ranger
01:10:45c'est tous les équipements
01:10:46qui allaient bien
01:10:47quand je me suis approché
01:10:48j'ai vu que c'était
01:10:49une boîte de sécurité
01:10:50deux pelotons
01:10:50à côté d'un peloton
01:10:52de CRS
01:10:53d'une section de CRS
01:10:54et ces deux corps de métier
01:10:55cohabitent bien d'ailleurs
01:10:56absolument
01:10:57et c'était très impressionnant
01:10:59et ils n'ont pas eu
01:11:00à intervenir
01:11:01d'une part parce que
01:11:02la manif était plus loin
01:11:03mais en tout cas
01:11:04les galeries de la Fayette
01:11:04étaient très bien défendues
01:11:05par contre j'espère
01:11:07qu'ils ont bien vendu
01:11:08parce que ça a dû
01:11:09leur coûter quand même
01:11:10je ne m'inquiète pas
01:11:11pour les galeries de la Fayette
01:11:12mais Naïma
01:11:13je voudrais aussi
01:11:15vous interpeller tous
01:11:16sur la question
01:11:17aussi de la protection individuelle
01:11:19c'est à dire qu'on a vu
01:11:20certains qui rentraient
01:11:21dans des résidences
01:11:22qui ont monté
01:11:23dans les étages
01:11:24pour agresser
01:11:25ça c'est le 17 octobre
01:11:26je ne suis pas sûr
01:11:27que ça ait été répertorié hier
01:11:28le 17 octobre
01:11:31mais non il y a eu
01:11:32à Marseille hier
01:11:33c'était une école
01:11:34dans une école maternelle
01:11:36revenons juste
01:11:37à cette image
01:11:37du 17 octobre
01:11:38où certains sont rentrés
01:11:39par effraction
01:11:40dans des résistances
01:11:41sont montés
01:11:41dans des immeubles
01:11:42vous avez même eu
01:11:43des habitants
01:11:45qui sont sortis
01:11:46qu'est-ce qu'on fait en fait ?
01:11:48moi c'est ça
01:11:48parce que la question
01:11:49de l'état de droit
01:11:50effectivement
01:11:51à qui on transmet
01:11:52notre sécurité
01:11:52notre protection
01:11:53c'est la civilisation
01:11:54vous allez vous retrouver
01:11:55dans des...
01:11:56des images
01:11:57comme on voit
01:11:58c'est la décivilisation
01:12:00on ne peut pas dire
01:12:01donc nous on a peur
01:12:02parfois on peut
01:12:03ne pas avoir peur
01:12:04pour soi
01:12:04mais on a peur
01:12:05pour les siens
01:12:06pour nos enfants
01:12:07vous vous rendez compte
01:12:08que vous vous retrouvez
01:12:09et vous êtes démunis
01:12:11excusez-moi de le dire ainsi
01:12:12mais vous prenez n'importe quoi
01:12:13pour les défendre
01:12:14Amoury
01:12:14et ce sera le dernier mot
01:12:15au-delà de l'armement
01:12:16à titre individuel
01:12:18que l'on constate d'ailleurs
01:12:19chez les commerçants
01:12:20et chez les particuliers
01:12:21qui se multiplient
01:12:22ces dernières années
01:12:23légalement ou illégalement
01:12:24il y a aussi le risque
01:12:25de la formation de milices
01:12:26avec des camps
01:12:27c'est l'étape suivante
01:12:28des camps politiques
01:12:30Rosé à l'extrême droite
01:12:31à la véritable extrême droite
01:12:32cette fois-ci
01:12:33à l'extrême gauche
01:12:34à la véritable extrême gauche
01:12:35qui déciderait
01:12:36d'en venir aux mains
01:12:37et de s'affronter dans les rues
01:12:38et tout ça
01:12:39on espère ne jamais
01:12:40devoir en parler
01:12:41et le constater
01:12:44sur les images
01:12:45et les différentes actualités
01:12:47que l'on répertorie
01:12:49merci à tous les six
01:12:49d'avoir participé
01:12:50à cette émission
01:12:51j'aurai le plaisir
01:12:52de vous retrouver
01:12:52à partir de 15h
01:12:53pour la deuxième session
01:12:54de 100% Actu
01:12:56d'ici là
01:12:56votre rendez-vous
01:12:57sur CNews et Europe 1
01:12:58c'est bien sûr
01:12:59le grand rendez-vous
01:13:00Guillaume Casbarian
01:13:01dont on vient d'entendre
01:13:02un extrait
01:13:03ne rien manquer
01:13:04de cette interview
01:13:05menée par Pierre De Villeneau
01:13:07Stéphane Dupont
01:13:07et Mathieu Bocoté
01:13:09c'est tout de suite
01:13:09et on se retrouve à 15h
01:13:12confort Bocoté
01:13:13bon
01:13:13bon
01:13:13bon

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