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  • il y a 4 minutes
Avec François Kalfon, Député européen du PS

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##SUD_RADIO_VOUS_EXPLIQUE_WK-2026-11-01##

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News
Transcription
00:03Et nous accueillons ce matin, Sud Radio vous explique, François Calfon, bonjour.
00:09Bonjour.
00:10Merci François Calfon d'être en direct sur l'antenne de Sud Radio, député européen du Parti Socialiste.
00:14Quel regard vous portez sur ce troisième samedi de manifestation en France ?
00:20Il y avait encore beaucoup de monde dans les cortegiaires.
00:23Je crois qu'on a fait un mouvement social qui change de nature.
00:26On est parti d'un mouvement lycéen qui n'a pas été écouté pendant six semaines.
00:30Et un peu comme une traînée de poudre, ce mouvement se généralise.
00:34Alors oui, il y avait un peu de reflux hier, mais on voit bien que le 5 novembre, il y
00:38aura énormément de monde
00:39qu'on aura affaire à une mobilisation interprofessionnelle d'une ampleur inédite.
00:44Moi, ce qui me frappe, c'est la montée d'une certaine forme de colère, finalement, un peu hors de
00:52contrôle,
00:54notamment dans la nouvelle génération.
00:55Vous diriez, François Calfon, que vous faites le distinguo entre les manifestations, les cortèges,
01:01la colère légitime des lycéens, mais pas seulement, des Français qui s'inquiètent pour le coût de la vie,
01:08et ce phénomène systématique désormais de casseurs qui s'invitent, si je puis dire, en fin de cortège.
01:15Non, enfin, moi, je ne le distinguerai pas complètement, parce qu'il y a une espèce de volonté d'un
01:20mouvement social général
01:23qui ressemble un peu à mai 68, en réalité, et qui ressemble au gilet jaune.
01:28C'est-à-dire qu'il y a une espèce d'exaspération générale, après j'en reviendrai sur la violence,
01:32je n'élu pas, mais d'exaspération générale du pays qui est un peu incroyable,
01:37et une France silencieuse qui, elle, n'en peut plus des manifestations, il y a absolument les deux.
01:43Tout ça à six mois d'une élection présidentielle, même un peu moins.
01:47Donc, c'est un pays qui perd ses repères, qui perd sa boussole.
01:52Dans la nouvelle génération, il y a comme ça une espèce de, finalement, fascination pour la violence,
01:59et par ailleurs, il y a des phénomènes minoritaires, mais ultra-violents, de casseurs.
02:03Nous avions ce matin, Rudy Manin, délégué national communication du syndicat UNSA Police,
02:07qui évoquait le ras-le-bol des forces de l'ordre également.
02:11Il y a là-dedans des salariés, des pères de famille qui protègent la République.
02:15Ils ne sont pas des ennemis de la nation.
02:18Qu'est-ce que vous dites, ce matin, de ce qui se produit en fin de cortège ?
02:21Ces casseurs, ces pilleurs, qui désormais s'expriment partout.
02:26Écoutez, je dis qu'il y a aussi un problème de police, mais d'abord, je condamne les casseurs, bien
02:31sûr.
02:31Il n'y a même pas l'ombre d'une hésitation me concernant.
02:34Mais il y a aussi un petit problème de repérage, d'une certaine manière,
02:38de ces groupes d'ultra-gauche extrêmement violents,
02:41qu'on n'arrive pas à juguler en amont des manifestations.
02:44Donc ça, c'est... Il y a un petit sujet.
02:46Mais plus globalement, on a l'impression d'avoir un pays sans queue ni tête
02:50à même pas six mois d'une présidentielle.
02:52J'insiste, c'est quand même la première fois qu'on voit ça,
02:54dans un contexte international très dégradé,
02:57avec des finances publiques qui sont...
02:59Voilà, je pense que le pays a perdu une forme de rationalité.
03:03François Calfon, comment est-ce qu'on en sort, François Calfon ?
03:06Parce que là, il faudra bien trouver une solution.
03:07Là, il y a Noël qui approche.
03:09C'est dans cinq mois, c'est long.
03:11Ben oui, mais je ne vois pas d'autre solution que cela.
03:14Et par ailleurs, à chaque fois, le gouvernement semble hésiter
03:19et prend les haies avec retard.
03:20Donc, prenant les haies avec retard, il y a un effet de cumul
03:23et de colère qui s'accumulent.
03:25Donc, c'est quand même un peu le problème.
03:26Sur la jeunesse, on peut avoir une reprise de feu dès demain.
03:30Enfin, après-demain, oui, demain, avec la rentrée scolaire et les blocages.
03:34Qu'est-ce qui serait à même de calmer la colère des jeunes, selon vous, François Calfon ?
03:40Au grand mot, je pense que le 5 novembre est une solution.
03:43C'est-à-dire qu'à un moment donné, ça a toujours été comme ça.
03:46Une grande journée interprofessionnelle et des négociations qui suivent.
03:49J'espère que le gouvernement a prévu de recevoir les centrales syndicales.
03:54Peut être une solution.
03:55Et je pense que ça passe parce qu'en substrat à tout ça, il y a le coût de la
03:59vie.
04:00Alors, certes, on débloque des stocks stratégiques, mais en attendant le litre de gasoil, il est à 2,30€ ou
04:062,40€.
04:07Les gens limitent leur déplacement.
04:09Il faut une mesure de pouvoir d'achat extrêmement forte.
04:11Donc, ça se cristallise dans la campagne sur le SMIC.
04:14Déjà, il faut peut-être anticiper la hausse du SMIC qui doit avoir lieu traditionnellement au début de l'année
04:192027 en novembre
04:21et donner un coup de pouce.
04:24Et puis, par ailleurs, mettre en œuvre ce que nous souhaitions sur la taxation des super-profits pétroliers.
04:31Et là, ce n'est pas un fantasme de gauche de la gauche.
04:35Rien qu'en un trimestre total, on a vu ses bénéfices augmenter jusqu'à 8 milliards d'euros.
04:41C'est totalement incroyable.
04:42Ça, c'est une revendication très forte à gauche.
04:45François Calfon, vous soutenez, j'imagine, la campagne de Raphaël Glucksmann, vainqueur de la primaire socialiste.
04:51Nous sommes d'accord ?
04:52Oui, absolument.
04:53Où est-il, votre candidat ? On ne l'entend pas pendant cette crise.
04:56Il était bon, on l'y attrape.
04:57On n'entend pas beaucoup de candidats, en fait.
04:59Je sais bien que...
05:00Parce qu'on entend, on surentend M. Mélenchon, on suppose qu'on n'entend pas les autres.
05:04Mais il était à Trappes avec tous les leaders de la gauche.
05:08Donc, ça, c'était, je crois, avant-hier.
05:11Et hier, il y a la mobilisation que vous connaissiez.
05:13Peut-être que vous auriez voulu le voir sur les barricades, je ne sais pas.
05:16Et vous l'entendrez la semaine prochaine.
05:18Donc, je pense que c'est un approche qu'on ne peut pas lui faire.
05:19Je pensais que vous aviez Édouard Philippe ce soir sur TF1 et Raphaël Glucksmann qui a remporté.
05:25Je crois que l'émission, je ne vais pas trahir.
05:29Mais dès demain matin, il est matinale.
05:30Donc, on l'entend.
05:32Et puis, on redit.
05:34Samedi et dimanche, samedi, il y a une manifestation.
05:36On est dimanche matin, 7h40.
05:37Vous n'avez pas entendu Raphaël Glucksmann depuis 24h.
05:40Et vous reprenez l'antienne de la France Insoumise sur le fait qu'on n'entend pas M. Glucksmann.
05:43Pas du tout. Je me posais la question naturellement sans avoir besoin de recours à qui que ce soit.
05:48François Califont, vous disiez à l'instant, et ce sera la dernière question,
05:52Jean-Luc Mélenchon, est-ce qu'il est surreprésenté ?
05:54Est-ce qu'il procède d'une forme de récupération, une tentative de récupération de ce mouvement social ?
06:00Oui, mais enfin, comme d'habitude, moi, je ne suis pas choqué par ça.
06:03Pourtant, je n'ai pas beaucoup de sympathie pour le personnage.
06:06Mais Jean-Luc Mélenchon, plus on le voit, plus finalement, il fait part de ses outrances,
06:12plus son plafond de verre descend, parce qu'en réalité, ses scores de premier tour sont conformes à ce qu
06:18'ils ont toujours été.
06:19Mais par contre, la détestation dont il est l'objet, elle grandit.
06:23Donc, je pense que c'est le plus mauvais candidat du second tour et qu'au contraire, il faut un
06:29candidat à la fois nouveau
06:30et qui n'est pas impliqué, c'est ce qui me frappe en politique, puisque c'est notre dernière question
06:34qui est politique,
06:35qui n'est pas impliqué dans la Macronie, parce que la Macronie va être emportée telle l'eau du bain
06:40du bébé
06:41par ce mouvement social d'une ampleur assez singulière.
06:45Et vous nous dites que le 5 novembre, à vos yeux, est une solution.
06:50Merci François Calfon, merci d'avoir été en direct ce matin sur Sud Radio.
06:53Je rappelle, vous êtes député européen du Parti Socialiste.

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