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00:00Europe 1, le journal de 20h, Maël Sani.
00:05Et à la une de votre journal, les autorités craignent le pire pour la journée de demain.
00:10Des épisodes de violence comparables à ceux du 17 octobre sont attendus.
00:15Déclaration du ministre de l'Intérieur à la veille d'un nouveau samedi de manifestation.
00:18Des risques également en soirée à l'occasion des festivités d'Halloween.
00:22Les détails dès le début de ce journal.
00:24Et parmi les nombreuses mesures envisagées pour dissuader les casseurs,
00:28un blocage temporaire des réseaux sociaux.
00:30Le sujet n'est pas tabou au sommet de l'État.
00:32Alors est-ce vraiment possible ? Explication à suivre.
00:35Dans ce journal également, Jean-Luc Mélenchon, fervent défenseur de la retraite par répartition,
00:39mais bénéficiaire de la capitalisation.
00:42Le leader insoumis, candidat préféré des 18-24 ans.
00:45Pour quelle raison ? Vous entendrez l'analyse de la signature européenne du vendredi.
00:49Catherine Nait dans une vingtaine de minutes.
00:51Et puis le dernier épisode du focus de la rédaction consacré à la création d'entreprises.
00:55On verra comment bien démarrer son activité.
01:01Il y a deux semaines, les Français suivaient choqués les images de violences commises dans toute la France
01:07en marge de l'acte 1 de la mobilisation contre la vie chère.
01:10Plus jamais de 17 octobre, déclarait en début de semaine Emmanuel Macron.
01:14Et pourtant, Jean-Baptiste Marty, le ministère de l'Intérieur, redoute clairement un scénario similaire pour l'acte 3 demain.
01:21Oui, des épisodes comparables à ceux du 17 octobre.
01:24Voilà ce que prévoient les services de renseignement pour ce samedi de mobilisation,
01:28avec une journée en deux temps.
01:30D'abord l'après-midi, environ 150 cortèges de manifestants sont prévus partout en France.
01:35Là, de premières violences sont redoutées, notamment à Bordeaux, à Marseille ou encore à Paris.
01:39Des centaines de black blocs sont attendus dans ces manifestations.
01:42Et puis en seconde partie de journée, des émeutes urbaines,
01:45comme l'a expliqué Marc Zarouati, préfet délégué de la Gironde.
01:48On anticipe effectivement des actions violentes, voire très violentes,
01:52de la part de groupes radicalisés à partir de la fin d'après-midi, début de soirée.
01:56À partir de la tombée de la nuit, le renseignement craint des émeutes urbaines dans les centres-villes.
02:00Des casseurs qui pourraient profiter de la fête d'Halloween pour se grimer, se masquer le visage
02:04et commettre des exactions.
02:06Alors, face à ces risques dispositifs XXL, notamment à Paris,
02:10mais certaines villes, notamment les villes moyennes, seront un peu moins sécurisées par manque d'effectifs,
02:14ce qui pourrait donner lieu à de nombreux pillages de commerce.
02:17Jean-Baptiste Marti, journaliste police-justice, à la rédaction d'Europe 1.
02:22Et comme la semaine dernière, des bras de fer sont engagés entre les préfectures et l'intersyndicale
02:26sur les tracés des manifestations.
02:28À Paris, la déambulation entre les places de la Bastille et de la Nation est autorisée ce soir par le
02:33tribunal administratif.
02:34La préfecture de police l'avait pourtant interdite hier en raison de risque de troubles à l'ordre public.
02:40Le ministère de l'Intérieur promet de faire appel de cette décision de justice.
02:43Et parmi les mesures envisagées au sommet de l'État face au risque d'émeute,
02:47une restriction de l'accès aux réseaux sociaux accusés par l'exécutif de jouer un rôle dans l'organisation
02:53et la glorification des violences.
02:55L'idée d'un blocage total lors des journées les plus à risque fait même son chemin, Charles Bouchin.
03:03Des images d'affrontements, de destructions et de pillages filmées ou diffusées en direct.
03:08Depuis le 17 octobre, ce type de contenu inonde les réseaux sociaux.
03:11Policat, je prends quoi ?
03:13Charles, là, les CRS ne sont pas là.
03:15Des vidéos vues des millions de fois qui ont incité certains internautes à rejoindre les pilleurs.
03:20Alors l'État réfléchit à bloquer les réseaux sociaux lors de manifestations.
03:23Mais cette décision ne peut pas être prise par un État seul.
03:26Il s'agit d'une prérogative européenne, explique Fabrice Eppelboin, spécialiste des réseaux sociaux.
03:31C'est des fonctions qui ont été déléguées à l'Europe.
03:34C'est juste une façon de mettre la pression sur l'Europe, de façon à ce que l'Europe s
03:37'empare du sujet.
03:38À mesure où il y a des émeutes dans plusieurs pays européens,
03:41il n'est pas interdit de penser que l'Europe s'engage très rapidement dans la voie de la censure
03:45des réseaux sociaux.
03:46Face au risque de blocage des réseaux sociaux, des manifestants s'organisent déjà
03:50et appellent à se tourner vers Bitchat,
03:52une application permettant de communiquer à moins de 300 mètres sans Internet ni numéro de téléphone.
03:57Ces derniers jours, elle figure déjà parmi les applications sociales les plus téléchargées.
04:02Les explications de Charles Bouchin pour Europe 1.
04:05Plusieurs centaines de personnes réunies aujourd'hui dans les Yvelines,
04:08une semaine jour pour jour après l'attentat de Trappé-la-Verrière qui a fait un mort et sept blessés.
04:13Des cérémonies en hommage aux victimes et contre le racisme,
04:17organisées dans les deux communes en présence de personnalités politiques,
04:20issus de la gauche principalement.
04:22L'assaillant qui a reconnu avoir ciblé des musulmans et des passants d'origine africaine
04:26est mis en examen et incarcéré depuis 24 heures.
04:29Vous écoutez Europe 1, il est 20h05.
04:31Cette question désormais, peut-on être contre le système de retraite par capitalisation
04:36tout en bénéficiant de ses avantages ?
04:39Eh bien pour Jean-Luc Mélenchon, cela ne pose pas de problème.
04:41Arthur Delaborde, le leader insoumis, fervent défenseur du modèle par répartition,
04:46reconnaît qu'on peut très bien vivre sans lui.
04:48Jean-Luc Mélenchon est catégorique, il n'y a pas d'alternative à la retraite par répartition,
04:53mais ses propres pensions reposent en partie sur la capitalisation,
04:57un paradoxe qu'il assume dans une interview à TF1.
05:00Je vis très confortablement, je ne peux pas dire autre chose,
05:04d'une manière d'ailleurs assez paradoxale parce que je suis un partisan de la retraite par répartition
05:08et je vis de pensions de retraite que les assemblées acquièrent par des fonds de pension.
05:13On ne va pas demander mon avis, ça se trouve comme ça et je ne me plaindrai certainement pas pour
05:18ce qui me concerne.
05:18Je ne le recommande pas à la société.
05:20Le chef de file des insoumis dit ne pas avoir choisi ce régime,
05:24mais il ne cache pas sa satisfaction d'en profiter.
05:27Marine Le Pen, Gabriel Attal, Edouard Philippe, David Lissnard, Bruno Retailleau,
05:31à droite et au centre la capitalisation à ses défenseurs.
05:35Plusieurs proposent d'en faire un complément à la répartition.
05:37Jean-Luc Mélenchon, lui, écarte cette piste au nom des inégalités.
05:42Les fonds de pension restent donc un repoussoir dans son programme
05:45et un confort personnel parfaitement assumé.
05:48Arthur Delaborde du service politique d'Europe 1.
05:51Le gouvernement prévoit une baisse des prix à la pompe dès ce week-end
05:54après l'annonce mi-octobre du déblocage d'une partie des stocks stratégiques de gasoil.
05:59Les effets seront répercutés dès demain par Total Energy dans plus de 700 stations-services de son réseau
06:04avec un recul de 10 centimes par litre de diesel.
06:07Le tarif sera fixé à 2,15 euros contre 2,25 euros actuellement.
06:11La flambée des prix des carburants explique en bonne partie les mauvais chiffres de l'inflation.
06:16Plus 3,4% sur un an au mois d'octobre selon l'INSEE.
06:20Autre donnée inquiétante, la consommation des ménages en recul de 0,5%
06:24et le produit intérieur brut qui a perdu 0,1% au troisième trimestre.
06:30En cette fin d'année, la France se retrouve ainsi au bord de la récession.
06:34Et si malgré tout l'envie vous prend de créer votre entreprise, voici le focus de la rédaction.
06:39Envie d'entreprendre ? Avec les chambres de métier de l'artisanat, vous n'êtes pas seul.
06:43Tout de suite, le focus de la rédaction.
06:45Cinquième et dernier épisode de notre série de rendez-vous consacré à la création d'entreprises avec vous, Aurélien Fleurot.
06:52Et Aurélien, pour terminer, on s'intéresse aux premiers mois d'activité.
06:55Comment bien démarrer et trouver ses premiers clients ?
06:58Alors, c'est bien sûr le moment fatidique.
07:00Vous avez votre idée, votre financement, vos prêts, le statut de votre entreprise.
07:04Tout est là, sauf peut-être le plus important, les premiers clients.
07:08Pour les trouver et espérer qu'il y en ait de plus en plus, plusieurs conseils.
07:12D'abord, misez sur votre réseau.
07:14Par exemple, listez une trentaine de personnes de votre entourage personnel et professionnel.
07:19C'est très souvent de là que viennent les premiers contrats.
07:22Autre possibilité, votre ancien employeur.
07:24Si vous êtes parti en bon terme, il peut devenir votre premier client.
07:28Pour se faire connaître, il y a des réseaux comme LinkedIn, bien sûr.
07:32La publicité classique a bien ciblé.
07:34Et puis, de plus en plus de créateurs d'entreprises utilisent les réseaux sociaux.
07:38C'est ce qu'a fait Gellor de Monnier quand il a créé des barras Maison Oise.
07:41Moi, j'ai fait des publicités dans les journaux.
07:43Ça ne fonctionnait pas.
07:44Je me suis amusé à passer face caméra, en fait, pour rassurer les gens.
07:47Et j'ai réussi, en fait, à développer mon activité essentiellement avec les réseaux sociaux.
07:52Oui, puisque son activité n'était pas encore très encadrée.
07:55Eh bien, il avait ce besoin de montrer exactement ce qu'il fait quand il vide une maison.
07:59Les aspects de recyclage, notamment.
08:01Donc, ça a permis d'apporter de la confiance à garder en tête si votre offre ne correspond pas à
08:06quelque chose de très connu.
08:07Aurélien Fleureau.
08:08Ensuite, autre étape clé, la gestion.
08:10Comment savoir si on va dans la bonne direction ?
08:12D'abord, il faut être bien au clair sur les dépenses, cotisations, les charges,
08:16le chiffre d'affaires à déclarer à l'URSSAF quand on est micro en entrepreneur, par exemple.
08:21Ensuite, c'est vraiment ce que tous les experts mettent en avant et jugent indispensable.
08:24Ne pas rester seul, en particulier si les débuts sont poussifs.
08:29Il existe, par exemple, la formation 5 jours pour entreprendre de la CCI.
08:33Les réseaux dont on a parlé en début de semaine, Initiatives France ou BGE, sont là aussi pour cette étape.
08:39Avec, par exemple, le parrainage d'un mentor, d'un entrepreneur qui est passé par là.
08:43Un chiffre pour vous convaincre.
08:44Chez Initiatives France, 90% des entreprises sont pérennes 3 ans après leur création quand on est accompagné.
08:51Alors que si on est seul, cela tombe à 60%.
08:54Merci beaucoup, Aurélien Fleureau.
08:56C'était le focus de la rédaction avec les chambres de métier et de l'artisanat.
09:01Votre allié incontournable à chaque étape pour créer et développer votre entreprise.
09:06Et puis l'ambiance est déjà au rendez-vous à Saint-Malo,
09:10deux jours avant le grand départ de la 13e route du Rhum.
09:12Les ultimes, les bateaux de la classe Rennes, sont en train de quitter les bassins ce soir.
09:17Sous les yeux du public, très enthousiastes depuis dix jours.
09:20et l'ouverture du village départ.
09:22Le reportage européen d'Axel May.
09:24Devant les remparts de Saint-Malo, la foule s'agglutine le long des quais pour admirer les bateaux.
09:28Et il y en a beaucoup, 115 au total.
09:31Ce Malouin, venu en voisin, est en arrêt devant Gitala 18, le dernier-né des ultimes.
09:36C'est Maxi Trimaran capable de voler sur l'eau.
09:38Il est magnifique et c'est tout neuf, c'est beau.
09:41En plus il y a le soleil, il fait beau.
09:43Saint-Malo c'est toujours comme ça.
09:45Installé derrière des barrières métalliques,
09:46ses grands-parents sont venus avec leurs petits-enfants,
09:49très intéressés par les immenses filets façon trampoline
09:52qui permettent sur les trimarans de circuler entre la coque centrale et les flotteurs latéraux.
09:57On n'y connaît rien dans le monde de la voile.
09:59Mais qu'est-ce que tu viens de dire Maëlle ?
10:00Que tu as trouvé ton métier, c'est-à-dire ?
10:03Je veux travailler sur les bateaux parce qu'il y a un trampoline,
10:06c'est en pleine mer, c'est parfait.
10:07Les marins, eux, se prêtent volontiers aux jeux des selfies et des autographes.
10:10Parmi les skippers les plus connus que le public peut apercevoir,
10:14Armel Lecléache, Jean Lecam, Francis Joyon ou la toute jeune Violette d'Orange.
10:19Il y a 4 ans, 1,5 million de visiteurs avaient fréquenté le village départ à Saint-Malo.
10:24Record à battre.
10:25Le reportage européen d'Axel May.
10:28Le temps désormais.
10:29La météo avec la caméra extérieure Omiris.
10:32Omiris, alarme et télé-surveillance.
10:34Vous êtes entre les meilleures mains.
10:35Un service opéré par EPS à Greknappes.
10:37Marlène Duret, même scénario demain, ensoleillé le matin.
10:40Pardon, grisaille le matin, ensoleillé l'après-midi.
10:43C'est le contraire.
10:44Des conditions anticycloniques d'automne classiques, effectivement.
10:48Avec la formation de brume, brouillard, nuages bas en fin de nuit ou en début de matinée.
10:52Elles peuvent être assez étendues.
10:53Et puis une fois tout ça évacué, le soleil va pouvoir briller généreusement quasiment partout.
10:58À quelques exceptions près, il peut y avoir des petites poches de grisaille qui résistent,
11:01a priori sur l'extrême nord du pays ou encore vers la Bresse.
11:04Du côté de la Corse, on pourra essuyer encore quelques petites averses,
11:08a priori plutôt dans le sud de l'île.
11:10Quant aux températures, elles seront stationnaires.
11:13Donc elles vont rester assez basses au lever du jour
11:14et plutôt agréables sous le soleil de l'après-midi.
11:17Météo France prévoit 8 degrés du côté d'Amperieux.
11:20Il fera 11 à Mulhouse, 12 à Clermont-Ferrand, 14 à Lille et Cherbourg, 15 à Paris, à Reims, 16
11:26au Mans.
11:27Comptez un petit peu plus sur le quart sud-ouest, 17 à 19,
11:30et même encore un petit peu plus près des rivages méditerranéens, avec 19 à 21 degrés.
11:34Merci beaucoup Marlène Duret.
11:36Dans un instant, dans votre journal de 20h sur Europe 1,
11:39l'édito politique avec nos amis du Figaro.
11:42Europe 1, le journal de 20h.
11:45Europe 1, le journal de 20h.
11:48Maëlle Sagné.
11:49Merci d'écouter Europe 1 en ce vendredi soir.
11:52Place maintenant à vos signatures, Europe 1.
11:55Celle qui vous réveille tous les matins entre 7h et 9h autour d'Alexandre Lemaire cette semaine.
12:00Intéressons-nous d'abord à l'un des événements de la semaine dans la campagne présidentielle.
12:05L'appel à l'organisation d'une primaire des démocrates, lancée par Gabriel Attal.
12:10Objectif, empêcher un second tour Mélenchon-Le Pen.
12:13C'est le sujet de l'édito politique de Karl Méhuz du Figaro.
12:16Et Karl, selon vous, cette primaire n'aura pas lieu.
12:19Europe 1, le journal de 20h.
12:22En effet, Alexandre, la primaire des trois n'aura pas lieu.
12:25Jeudi 3, c'est un raccourci pour évoquer Edouard Philippe, Gabriel Attal et Bruno Retailleau
12:30qui sont en liste depuis longtemps.
12:31Mais on sait désormais qu'ils sont plus nombreux depuis l'émergence de David Lysnard dans la compétition,
12:36voire la victoire de Raphaël Glucksmann à la primaire social-démocrate.
12:40Parce que dans l'esprit du candidat de Renaissance, il faut ouvrir la primaire des démocrates jusqu'à lui.
12:45Et c'est une des raisons pour lesquelles son idée est vouée à l'échec.
12:47En réalité, trois raisons principales expliquent pourquoi ça n'aura pas lieu.
12:51La première raison, c'est parce qu'elle est loin de faire l'unanimité.
12:55Edouard Philippe l'a dit depuis longtemps, jamais il n'acceptera ce système de départage.
12:59D'abord parce qu'il est en tête dans les sondages et n'a donc aucun intérêt à aider ses
13:02concurrents
13:03à se faire de la publicité sur son dos.
13:05Ensuite, parce que le souvenir de l'accident industriel d'Alain Juppé en 2016 est encore vif chez lui.
13:11Bras droit de l'ancien Premier ministre, il a vécu douloureusement son échec face à François Fillon
13:15alors que trois mois plus tôt, les sondages lui promettaient une entrée triomphale à l'Elysée l'année suivante.
13:21Comment organiser une primaire au sein du bloc central si un des prétendants ne veut pas jouer le jeu ?
13:26Les sociodémocrates l'ont fait et le vainqueur Raphaël Luxman se retrouve aujourd'hui dans une primaire sauvage
13:32face à François Hollande qui attend, tel Ramina Grobis, que le député européen commette des erreurs
13:37pour lui envoyer un coup de griffe et lui piquer sa place.
13:39Bon, alors vous avez parlé de trois raisons, Carl.
13:42J'imagine que la deuxième, pour laquelle cette primaire n'aura pas lieu, tient à son périmètre.
13:46Jusqu'où peut-elle aller ?
13:47Eh bien voilà, dans l'esprit de Gabriel Attal, il faut réunir tous les démocrates
13:51qui s'opposent au duel annoncé entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon.
13:55Dit autrement, il estime possible d'organiser une confrontation qui irait de Glucksmann à Lysnard.
14:00Des sociodémocrates aux libéraux.
14:02Comme on dit aujourd'hui, ça n'existe pas.
14:04Imagine-t-on aux Etats-Unis, pays qui a inventé ce système de départage,
14:08une primaire qui regrouperait les démocrates et les républicains ?
14:11Ah bah oui, en fait, ça existe, mais ça s'appelle l'élection présidentielle.
14:14Tous savent qu'un électeur social-démocrate ne soutiendra jamais un candidat libéral
14:18et qu'à l'opposé, un électeur souverainiste ne fera pas campagne pour un candidat européiste.
14:23Les électeurs de Bruno Retailleau accepteront-ils la proposition de Raphaël Glucksmann
14:27de régulariser des dizaines de milliers de sans-papiers ?
14:30Et ceux de Gabriel Attal de gouverner avec Sarah Knafo, comme le propose David Lysnard ?
14:35Non, une primaire doit être cohérente politiquement et électoralement,
14:38sinon elle ne peut pas fonctionner.
14:40Déjà, au sein d'un même camp, la réconciliation est difficile après une campagne primaire.
14:45On se souvient, Laurent Fabius, Dominique Strauss-Kahn,
14:47incapable de soutenir franchement Ségolène Royal.
14:49Et François Fillon aux prises avec Nicolas Sarkozy et Alain Joupé,
14:52pas très enthousiastes avec sa campagne.
14:54Alors quand vous voulez regrouper des partis qui sont différents, ça ne peut pas fonctionner.
14:58Et quelle est donc la troisième raison, selon vous, pour laquelle cette primaire ne verra pas le jour ?
15:03Elle n'a aucun sens.
15:04Pardon de le dire si brutalement, mais organiser une grande primaire des démocrates
15:08parce qu'ils sont très clairs sur leur refus de toute alliance avec l'extrême gauche ou avec l'extrême
15:13droite,
15:13ça n'a jamais fait un projet présidentiel.
15:15Face à la nouvelle France de Jean-Luc Mélenchon, ou la France traditionnelle de Marine Le Pen,
15:20si le bloc central n'a qu'un barrage à proposer, la primaire des castors ne va pas convaincre les
15:25électeurs.
15:25Vous avez deux candidats qui portent un espoir pour leurs électeurs.
15:28Quel espoir portera le candidat issu de cette primaire ?
15:31Celui d'empêcher les deux radicaux d'accéder au pouvoir ?
15:34Est-ce que ça résout les problèmes des Français aux prises aux difficultés de pouvoir d'achat ou de sécurité,
15:39comme en ce moment ?
15:40Gabriel Attal évoque une liste de valeurs partagées, la République, l'autorité, la laïcité, la construction européenne.
15:46Il feint d'oublier qu'il existe plus que des nuances entre les candidats sur ces valeurs.
15:50Ne serait-ce que sur l'état de droit, Bruno Retailleau estime que la France ne peut se réformer sans
15:54le modifier.
15:55Edouard Philippe et Gabriel Attal pensent le contraire.
15:58Vous voyez, un compromis impossible à trouver, qui explique pourquoi la primaire des trois n'aura pas lieu.
16:02Karl Méhus, l'édito politique avec nos amis du Figaro, à retrouver tous les matins à 7h50 sur Europe 1.
16:09Campagne présidentielle percutée par la mobilisation contre la vie chère acte 3 demain,
16:13avec le soutien de l'intersyndicale de la jeunesse, dont la plupart des composantes sont très à gauche.
16:19Et l'une des figures du mouvement lycéen appelle même clairement à faire du rassemblement national un parti mort.
16:25Laurent Tessier nous en parle dans son édito.
16:27Le climat est catastrophique.
16:28Hier soir sur BFM, vous aviez sur le plateau le député RN Julien Oudoul et Sofia Tizaoui,
16:33l'ancienne présidente de l'union syndicale lycéenne.
16:35Elle souhaite la mort d'un parti politique.
16:36Ce sont les mots qui ont été employés.
16:38Une partie de cette jeunesse-là est haineuse.
16:39Il n'a qu'une envie, c'est d'en découdre.
16:41Mais oui, j'ai envie d'en découdre avec le rassemblement national parce que j'ai envie que vous soyez
16:44un parti mort.
16:45Voilà, moi je le dis, je veux que votre parti...
16:47Attendez, attendez, attendez, c'est le premier.
16:50Politiquement, symboliquement.
16:52Je ne veux plus que ce parti existe.
16:53C'est une drôle de conception de la démocratie, c'est un mépris d'une violence hors norme vis-à
16:57-vis des 11 millions d'électeurs du rassemblement national.
16:59Quelques secondes plus tard, le député Julien Oudoul décide de quitter le plateau.
17:03On ne veut pas que vous sur ce plateau.
17:05Eh bien c'est très bien.
17:06Non, non, non, non.
17:07Je ne veux pas qu'aujourd'hui les gens qui attisent la haine et la violence de ce pays soient
17:10représentés sur des plateaux.
17:11Un de moins, si jeune et déjà une haine si grande.
17:13Des représentants des lycéens et étudiants qui ont aussi la haine contre un média,
17:17CNews comme la France Insoumise,
17:18ceux qui nous font des leçons de démocratie, de liberté, d'expression, de pluralisme,
17:21décident d'appliquer la censure quand ils voient un micro de la chaîne,
17:24comme hier avec les représentantes de l'Union étudiante, la FAGE, l'UNEF,
17:27et elles s'en félicitent sur leurs réseaux sociaux.
17:28Excusez-moi, on ne parle pas tant qu'il y a CNews ici.
17:33C'est la liberté de la presse ?
17:34Oui, mais c'est vous qui êtes responsable du fait que l'extrême droite est en train de monter dans
17:40ce pays.
17:41Donc s'il vous plaît, veuillez partir.
17:43Ces représentants de syndicats lycéens et étudiants sont des représentants de l'extrême gauche très engagés politiquement.
17:48Par exemple, l'ancienne présidente de l'Union syndicale lycéenne, présente hier soir sur BFM.
17:52Vous pouvez la retrouver dans des événements en lien avec Alefi,
17:55sur une affiche avec le député de la France Insoumise, François Pigmal, pour un live Instagram le 12 octobre dernier.
18:00Le 25 août 2025, elle remerciait Alefi, les jeunes insoumis, pour l'invitation et l'accueil aux universités d'été.
18:06En mars dernier, elle soutenait à Sevran pour les municipales le candidat Nouveau Front Populaire.
18:10Elle voulait faire barrage, je la cite, à la droite raciste.
18:13Le Nouveau Front Populaire au niveau local, qui a permis en 2024, on le rappelle,
18:17lors des législatives anticipées, de battre les racistes et les islamophobes à l'Assemblée nationale.
18:22Elle est porte-parole d'un groupe visé par une procédure de dissolution.
18:25En février, elle déclarait encore, le racisme anti-blanc n'existe pas.
18:28Vous avez aussi la porte-parole de l'Union étudiante, Sabrine Carbage, qui refuse de parler tant que ces news
18:32est là.
18:33Elle a participé fin août à l'université d'été de LFI pour une conférence avec Louis Boyard, député de
18:37la France Insoumise,
18:38et Riyad Rani, le président actuel de l'Union syndicale lycéenne, qui a beau répéter ceci sur France Inter...
18:43Alors non, il n'y a pas de lien particulier avec la France Insoumise ?
18:46Non, pas de lien particulier. Mais voilà qui parle sur les plateaux télé au nom des lycéens et étudiants,
18:50qui discutent avec le gouvernement et qui alimentent aussi ce climat de haine.
18:53Europe 1, le journal de 20h.
18:56Maëlle Sani.
18:57L'édito de Laurent Tessier, tous les matins à 6h15 et 7h20 sur Europe 1.
19:03Et cette mobilisation lycéenne montre donc l'ancrage d'une partie de la jeunesse française à l'extrême gauche.
19:10Jean-Luc Mélenchon, candidat le plus âgé à la prochaine présidentielle,
19:13et d'ailleurs le plus populaire chez les 18-24 ans.
19:17Et cela interpelle Catherine Ney, signature Europe 1 du vendredi.
19:21Europe 1, le journal de 20h.
19:23Oui, alors vous comprenez pourquoi il voudrait imposer le vote à 16 ans ?
19:26Parce qu'il est vrai que dans les manifs lycéennes, dès qu'il apparaît, ce sont des scènes de liesse.
19:31Il veut supprimer le parcours sup.
19:33Hourra ! Fini la sélection.
19:35Historiquement, ces jeunes-là sont un segment de la population qui aime la radicalité.
19:40Les jeunes n'aiment pas ce qui est flou et mou, dit-il.
19:43En réalité, ils recueillent le fruit d'une stratégie lancée depuis 2017.
19:46Il a été le premier à démultiplier sa présence sur les réseaux sociaux,
19:50YouTube, Twitch, TikTok, et ça fait des millions d'abonnés cumulés.
19:55Une force de frappe sans égale.
19:57Louis Boyard craque l'allumette devant un lycée de Creil,
20:00et la France lycéenne, une petite partie en réalité descendue dans les rues,
20:03ouvrant la voie aux casseurs et pilleurs de l'extrême gauche,
20:06qui est ce qui est devenu notre grand malheur national.
20:09Il a aussi été le premier à faire monter toute cette génération en politique.
20:13Oui, le groupe insoumis est le plus jeune du Palais Bourbon.
20:16En moyenne d'âge, 44 ans, contre 56 pour les socialistes, 53 pour les macroniens.
20:20Des gens bruyants, hurlants, vociférants, qui ont tué le débat parlementaire.
20:25On ne peut plus discuter dans l'hémicycle, c'est un véritable saccage démocratique.
20:29Autour de lui, sa garde de prétorienne a moins de 40 ans,
20:31les Mathilde Panot, Bompard et autres, Clémence Guettet d'ailleurs.
20:35Hormis Coquerel, vous ne verrez jamais plus de gens de 45 ans auprès de lui.
20:39Pourquoi ? Parce que César ne veut pas de Brutus.
20:41Et depuis quand on tue un grand-père ?
20:43Ça, ça n'existe pas. Alors, tout est vérifié à LFI.
20:47C'est un mouvement sans tendance, où l'on ne débat pas,
20:49qui est à la dévotion de son chef.
20:51Soumis à ses caprices, Jean-Luc Mélenchon étouffe toute contestation interne.
20:55Ceux qui ont osé braver ce tabou, l'ont critiqué sans même le nommer,
21:00sont vite rentrés dans le rang, ou sont partis en silence.
21:02Les Corbières, Garigot, Clémence Autun, Ruffin.
21:05Ils laissent monter des starlettes, Rima Hassan.
21:08Maintenant, Bali Bagbayoko, le maire de Saint-Denis, qui commence à l'agacer, paraît-il.
21:13Il dirige son parti comme un autocrate.
21:15Alors, quel genre de président serait-il s'il accédait à l'Élysée ?
21:19Parce que son programme est la rupture avec le système économique dominant.
21:23Mais en 81, son idole, Mitterrand, se faisait élire sur la rupture avec le capitalisme.
21:28Mais curieusement, voyez, notre Robespierre peut aussi se montrer presque timide devant les puissants
21:32quand il sort sa panoplie de gentilhommes de la naphtaline,
21:36fait son aimable, s'écrase, obséquieux même.
21:39Ainsi, on l'avait vu lors d'une rencontre fortuite à Marseille avec le président Macron
21:43qu'il venait d'agonir d'un jour une heure plus tôt.
21:45Les seuls, Catherine, qui osent le critiquer ouvertement, Jean-Luc Mélenchon,
21:48ce sont ceux qui l'ont quitté il y a quelques années.
21:50Oui, ainsi, Arnaud Champrenier-Trigano, chargé de sa communication pendant plus de trois ans,
21:55et qui vient de dire, ces jours-ci, dans un débat à la télévision,
21:57que jamais il ne pourrait voter pour lui.
22:00Parce que ce serait, dit-il, l'élection d'un paranoïa qui serait un vrai souci pour la démocratie.
22:05Alors, je l'ai joué en téléphone, quel courage de parler.
22:07Mais oui, il m'a dit, je l'ai quitté, parce que d'abord, c'est un antisémite.
22:10Et il a rompu avec lui au moment de l'attentat de Charlie Hebdo,
22:13où des proches étaient concernés et il était dans le malheur.
22:16Et Mélenchon l'appelait en ne pensant qu'à lui,
22:18à ce qu'il devait dire ou pas, sans un gramme de compassion pour les victimes.
22:21Il m'a dit, Mélenchon a l'obsession de lui-même.
22:24Bon, c'est aussi sa dernière campagne.
22:25Oui, et d'ailleurs, son objectif principal, c'est d'arriver second.
22:29Et il savoure à l'avance, avec la béatitude du lion qui va dévarer la gazelle,
22:33son débat entre les deux tours avec Marine Le Pen.
22:36Pour la digérer dans l'euphorie, il déploiera toute sa palette de grands acteurs.
22:40Il va la moquer, l'écraser, faire rire les téléspectateurs.
22:43Mélenchon est un homme qui a su forger son mythe.
22:46Il a été franc-maçon, il ne l'est plus,
22:48parce qu'il a laissé tomber la tolérance et le respect des autres.
22:50Mais toujours admirateur de la révolution bolivarienne.
22:53Il a surtout dépassé son handicap de malentendant de naissance.
22:58Il a été dispensé, pour cela, de services militaires.
23:01Il ne conduit pas.
23:02Alors, on comprend mieux pourquoi il éruque de temps.
23:06Dans le fond, c'est parce qu'il parle comme un sourd.
23:08Signature Europe 1 du vendredi.
23:09Catherine Ney, l'enquête de la rédaction d'Europe 1 à présent.
23:13Et nous prenons la direction d'Israël.
23:15Europe 1.
23:17Le journal de 20h.
23:18Nous partons ce matin en Israël,
23:20où les législatives ne donnent qu'une courte avance à Benyamin Netanyahou.
23:24Nous sommes en ligne ce matin avec Jean-Charles Banoun,
23:26correspondant d'Europe 1 en direct de Tel Aviv.
23:28Bonjour Jean-Charles.
23:29Bonjour Alexandre.
23:30Bonjour à tous.
23:31Benyamin Netanyahou légèrement en tête,
23:33donc, mais de fait, sans majorité.
23:35Oui, les résultats officiels sont venus confirmer hier soir,
23:40ce que l'on pressent évidemment depuis le scrutin,
23:42c'est-à-dire qu'il n'y aura pas de majorité absolue dans cette CNESET
23:46qui va prendre ses fonctions dans quelques jours.
23:48Benyamin Netanyahou est certes arrivé en tête avec 53 mandats,
23:52il en faut 61 pour avoir la majorité absolue.
23:54C'est déjà une surprise, ce n'est pas ce que prédisaient les sondages.
23:57Son adversaire, Gadi Ezenkot, lui, a 48 sièges.
24:01Et donc, il y a également le score historique des listes arabes.
24:05Deux listes qui ont obtenu 19 sièges à L2.
24:08Et ça aussi, c'est une surprise,
24:09même s'il y a une suspicion de vote acheté via des fonds étrangers.
24:14Le Qatar et la Turquie, notamment, sont dans le collimateur.
24:17Il y a une enquête ouverte,
24:18mais cela n'aurait pas de résultats significatifs,
24:22en tout cas pour demander un retour aux urnes des Israéliens.
24:26Ce qui va maintenant être la clé,
24:28c'est la capacité de Netanyahou à former une coalition,
24:31c'est-à-dire à demander à Gadi Ezenkot
24:34de former avec lui un gouvernement d'union nationale.
24:36C'est la seule solution envisagée aujourd'hui,
24:38car on voit mal comment Gadi Ezenkot,
24:41lui, avec l'appui des partis arabes,
24:43pourrait réussir à former une coalition crédible.
24:46Donc, c'est Netanyahou et Ezenkot
24:48qui vont devoir se tendre la main,
24:50sinon il y aura de nouvelles élections.
24:51Jean-Charles, pour former un gouvernement de coalition,
24:54il faut négocier, mais négocier sur quoi ?
24:57Alors, les deux sujets sur lesquels vont devoir
25:00principalement négocier les deux adversaires,
25:02parce que Gadi Ezenkot l'a dit encore hier soir,
25:05il considère que Netanyahou ne peut pas rester
25:09à la tête du gouvernement.
25:10Ça va donc être une négociation extrêmement difficile,
25:12mais pour essayer de tendre la main à son adversaire,
25:15Netanyahou va devoir céder sur au moins
25:17un des deux sujets d'achoppement.
25:19C'est-à-dire, soit la conscription pour tous en Israël,
25:22annuler cette loi qui dispense les orthodoxes actuellement
25:25du service militaire,
25:27alors qu'on sait que l'armée a besoin de soldats.
25:30Ça, ce sera le premier sujet.
25:31Et puis le deuxième, très important également,
25:33c'est l'organisation d'une véritable commission
25:36d'enquête nationale sur les responsabilités du 7 octobre,
25:39ce que Netanyahou a toujours refusé jusqu'à présent,
25:42mais que l'opposition considère
25:44comme un élément indispensable aujourd'hui
25:47pour créer une véritable réconciliation nationale en Israël.
25:50Netanyahou peut-il céder sur ce deuxième sujet ?
25:54Rien n'est moins sûr.
25:55Il sera plus flexible sur la question des orthodoxes.
25:58Alors, en tout cas, ces élections,
25:59elles vont avoir aussi des conséquences
26:01sur la scène internationale.
26:02On sait en particulier que Donald Trump
26:04a ouvertement fait campagne
26:06pour le maintien au pouvoir de Benjamin Netanyahou.
26:09Alors, les Américains sont évidemment
26:11très intéressés actuellement
26:13à ce qu'il y ait un gouvernement en Israël.
26:15Pourquoi ?
26:15Parce que Donald Trump considère
26:17qu'il y a un risque de nouveau
26:19de confrontation avec l'Iran,
26:21notamment via ce qu'il se passe actuellement
26:22entre les Houthis et l'Arabie Saoudite.
26:25Il a fait pression, semble-t-il,
26:27également sur les partis israéliens
26:30pour qu'il y ait une union nationale,
26:32notamment sur Gadier Zenkot,
26:33parce que les Américains ont mis en garde
26:35leurs alliés sur une possible reprise
26:37des frappes en Iran dans les jours qui viennent.
26:39Donc, cela, évidemment,
26:40est très important pour Donald Trump,
26:43qui, une fois qu'il aura passé ses élections
26:45de mi-terme dans quelques jours,
26:47pourrait décider de reprendre des frappes en Iran
26:49avec l'appui d'Israël.
26:51Et les Américains sont donc très intéressés
26:53à ce qu'il y ait un gouvernement d'union nationale
26:56et pas de nouvelles élections.
27:01L'enquête de la rédaction d'Europe 1
27:04tous les vendredis à 7h40.
27:07Très belle soirée à l'écoute de votre radio.
27:09Dans un instant, le journal permanent,
27:12suivi du Studio des Légendes
27:13avec Jacques Vendroux et Julien Pichenet.
27:16Sous-titrage Société Radio-Canada
27:18Sous-titrage Société Radio-Canada
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