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  • il y a 5 minutes
«Si les policiers sont débordés c'est parce que la Justice ne prononce pas les peines», estime Georges Fenech

Tous les jours, actualité, débats et bonne humeur rythment L'Heure des pros. Ce vendredi, Pascal Praud revient sur les responsabilités du climat social de violence.

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Transcription
00:00Non, mais sur la question de la justice, Georges, on est d'accord, l'évolution de notre conception collective,
00:08parce que quand la droite est arrivée au pouvoir, vous ne me contredirez pas,
00:11elle n'a pas changé une virgule, si ce n'est dans le mauvais sens, sur le terrain judiciaire.
00:16Donc il y a une responsabilité sur...
00:18On va pas faire quelques quand même, les peines planchées, ce qui avait été fait, qui a été...
00:22Largement compensé par l'aménagement automatique des peines sous deux ans.
00:25Non, mais vous avez raison, globalement vous avez raison.
00:29Donc ça, il y a une responsabilité dans notre conception, politiquement, de la justice,
00:34qui s'est traduite par, en effet, la prise de pouvoir d'une minorité sur la majorité,
00:37notamment dans la haute magistrature.
00:39Très bien. Simplement, il faut être lucide quand même.
00:42Vous évoquez les émeutes après la mort de Noël, et vous évoquez les images du 17 octobre.
00:47La vérité, c'est qu'il n'y a pas un système judiciaire d'un pays libre qui peut digérer
00:53ça.
00:54La justice arrive. On demande depuis des années à la justice de réguler toute la violence
00:58qu'on a laissée s'installer dans la société avec des priorités qui, en effet, s'accumulent
01:03parce qu'elles sont importantes. Je veux dire, on avait les violences sexuelles sur mineurs il y a deux mois.
01:07On va avoir le narcotrafic dans un mois. Vous allez avoir une horreur sur le narcotrafic
01:11et on va se dire, oh mon Dieu, il faut mettre tout le monde.
01:13Là, au moment des émeutes, on vous dit, on mobilise des enquêteurs en toute urgence
01:17pour identifier les gens, mais ces enquêteurs viennent des sûretés territoriales
01:21qu'on avait mobilisées dans les dossiers sur les violences sur mineurs.
01:23Donc la prochaine affaire Liana, on va se dire, mais qu'est-ce qu'ils faisaient ?
01:26Ils essayaient d'identifier les gens sur les vidéos.
01:29Mais si les policiers sont débordés, c'est parce que la justice ne prononce pas les peines.
01:34Mais c'est pas seulement, Georges.
01:35– Je vous assure que s'il y avait un tir de mortier tendu sur un policier
01:38et que l'individu se prend dix ans, ça va être terminé.
01:42– Mais il a raison, ça va être terminé.
01:45– Mais il a raison, mais j'entends, mais Georges arrive.
01:47– C'est pour ça qu'ils sont débordés.
01:48– Je vous dis simplement que c'est une...
01:50– Georges a réjoué pour l'exemple qui vient de...
01:52– Je ne dis pas le contraire.
01:53Je vous dis simplement que là, aujourd'hui,
01:57avec la réalité de la violence telle qu'elle est,
01:59c'est un projet politique global.
02:02– Oui.
02:02– De la même manière qu'on demande à l'école
02:04de régler tous les problèmes du monde dans des cerveaux de cinq ans
02:08en ajoutant des matières extrascolaires en permanence
02:11au détriment du socle.
02:13Et à la fin, on se dit, mais qu'est-ce qui nous arrive ?
02:15Je vous explique ce qui nous arrive.
02:16– Les commerçants.
02:17– Tout est lié, je veux dire.
02:18Ce n'est pas juste une question de responsabilité,
02:21en l'occurrence de la justice.
02:22Tout est lié.
02:23Il y a un délitement général.
02:24– Les commerçants.

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