- il y a 3 minutes
- #lagrandeinterview
- #lamatinale
Député EPR des Yvelines, Charles Rodwell était l’invité de #LaGrandeInterview de Romain Desarbres dans #LaMatinale sur CNEWS, en partenariat avec Europe 1.
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:008h13, la grande interview CNews Europe 1 avec ce matin Charles Rodoel. Bonjour Charles Rodoel.
00:05Bonjour, merci pour votre invitation.
00:06Merci beaucoup à vous d'être là, députés ensemble pour la République des Yvelines,
00:10membres de la Commission des finances de l'Assemblée Nationale.
00:12On va parler évidemment de ce qui va se passer demain, on va parler du budget, on va parler d
00:17'immigration.
00:18Je voulais vous entendre tout d'abord sur les manifestations qui vont avoir lieu demain dans de nombreuses villes de
00:23France.
00:24On craint de la casse avec le retour de militants d'ultra-gauche, de black bloc et de racailles.
00:30Et à quoi déjà, globalement, à quoi selon vous assiste-t-on en France en ce moment ?
00:35On assiste à une colère sociale ou à des émeutes urbaines et du chaos ?
00:40Des revendications légitimes sont exprimées par des centaines de milliers de manifestants,
00:45à la fois par des lycéens, par des Français qui manifestent dans le calme.
00:49Et malheureusement, ces revendications sont totalement obstruées par des dizaines de milliers de casseurs,
00:56de pilleurs, de racailles qui veulent déstabiliser nos institutions et qui veulent voler, piller, casser.
01:02Et je crois que dans ce moment, Romain Desarbres, la priorité absolue,
01:06ce doit être de rétablir et de maintenir l'ordre.
01:09Laurent Nunez a annoncé un dispositif exceptionnel pour demain,
01:13notamment avec la mobilisation, et je les en remercie,
01:15de 70 000 gendarmes et policiers qui seront déployés partout sur le territoire,
01:20notamment dans les zones les plus à risque,
01:22parce que ce qu'on a face à nous, très franchement,
01:25c'est des casseurs et des pilleurs qui sont en bataille rangée,
01:29qui seront mobilisés pour casser et pour piller.
01:32Et je suis convaincu que la seule ligne politique possible vis-à-vis de ces gens,
01:37c'est de tolérance zéro, et c'est l'application de l'ordre absolu.
01:42– Charles Rodouel, est-ce que vous redoutez que ces violences durent ?
01:46– Bien sûr que je le redoute.
01:47Et je pense qu'il y a des dizaines de milliers de téléspectateurs ou d'auditeurs
01:51qui nous écoutent et qui nous regardent, qui le redoutent aussi.
01:53– Dure jusqu'à Noël et au-delà ?
01:54– Non, mais c'est la raison pour laquelle je pense qu'il doit y avoir deux temps.
01:57Un premier temps pour rétablir l'ordre.
02:00Il faut être de caractère intraitable et absolu avec ces gens.
02:05Mais la deuxième des choses, c'est que nous ne pouvons pas occulter
02:08le fait qu'il y ait des revendications légitimes qui s'expriment sur le pouvoir d'achat
02:13et la colère lycéenne qui, pour beaucoup de revendications,
02:16moi j'ai eu plusieurs lycées qui ont été bloqués sur ma circonscription,
02:19j'ai échangé avec beaucoup de lycéens,
02:21dire que les demandes très concrètes qui sont adressées,
02:23ce ne sont pas des choses qui sont mirobolantes,
02:25ce sont des choses concrètes et légitimes qu'il faut écouter et qu'il faut adresser,
02:29je peux vous en donner des exemples,
02:30mais la priorité absolue, ce doit être de rétablir l'ordre
02:34et de lutter contre les casseurs et les pilleurs
02:37par une politique qui se résume par deux mots, tolérance zéro.
02:40Donc il faut une réponse musclée à ces violences ?
02:43Il faut une réponse sécuritaire, absolue.
02:45J'ai entendu les déclarations qu'a faites Laurent Dunez,
02:47je pense qu'elles vont dans le bon sens,
02:49je considère qu'il ne faut écarter aucune option de la table.
02:52Un, est-ce qu'il faut mettre en œuvre un couvre-feu,
02:54le soir d'Halloween, dans les villes les plus à risque ?
02:56J'y suis favorable.
02:57Est-ce qu'il faut prendre des mesures liées à l'état d'urgence
03:00dans des villes qui sont les plus exposées à ces pièges et à ces cassages ?
03:04Je le déplore, mais je pense qu'il faut envisager ces mesures
03:08avec une priorité, assurer la sécurité des Français,
03:12assurer la sécurité de nos commerçants.
03:14Il y a le projet de loi Casseur-Payeur qui a été durci au Sénat,
03:17il va aller à l'Assemblée maintenant.
03:19Est-ce que vous craignez que la gauche le détricote ?
03:21La gauche sera mobilisée évidemment pour le détricoter
03:24et nous serons mobilisés pour non seulement maintenir les dispositions,
03:28mais pour les durcir.
03:30Aujourd'hui, je voulais partager une des mesures que je soutiendrai à l'Assemblée.
03:34Nous allons sanctionner les casseurs et les payeurs en les faisant payer,
03:37soit par leur revenu, soit par des allocations sociales,
03:41et par exemple les APL, par exemple d'autres allocations.
03:45Je souhaite que nous portions aussi des mesures pour sanctionner,
03:48si c'est nécessaire, leur famille,
03:50notamment quand les casseurs et les payeurs sont mineurs.
03:52Pourquoi je défends cette proposition en main des arbres ?
03:54Il est là à 8h15.
03:56Il y a des parents qui sont en train de faire finir le petit-déjeuner à leurs enfants,
03:59qui nous écoutent peut-être avant de les emmener à l'école.
04:02Et bien ces parents, ils élèvent tout à fait bien leurs enfants,
04:05avec autorité, avec évidemment beaucoup d'amour,
04:08mais ils élèvent bien leurs enfants.
04:11Pourquoi est-ce que ces parents devraient être sanctionnés
04:13par l'agissement de d'autres casseurs, d'autres payeurs mineurs
04:17qui ne sont pas élevés par leurs parents ?
04:19Moi, je soutiens une politique qui consiste à dire
04:21que quand vous avez un enfant,
04:23c'est de votre responsabilité de l'élever.
04:25Et que si vous l'élevez mal,
04:27si vous laissez votre enfant à minuit, à 2h du matin,
04:30cassé pied alors qu'il a 12 ou 14 ans,
04:32vous êtes responsable de ces agissements.
04:34Et donc, la première des responsabilités,
04:37c'est qu'il faut payer, y compris en prélevant sur les allocations.
04:40Voilà, alors ils ne s'apprêtent pas à aller à l'école aujourd'hui,
04:42parce que c'est encore les vacances, mais admettons qu'on est à partir de lundi.
04:45Oui, voilà, oui, c'est ça.
04:46Demain, Romain Desarmes, si demain, il y en aura des casseurs et des pilleurs
04:49qui sont mineurs et qui sont mobilisés,
04:51pourquoi est-ce qu'il ne faudrait pas responsabiliser leurs parents ?
04:54Je suis pour une responsabilisation totale des parents
04:56si vous avez des mineurs qui cassent ou qui pillent.
04:59Charles Rodwell, à partir du 1er janvier,
05:01les assureurs vont devoir couvrir le risque d'émeute
05:04et financer un fonds garanti par l'État.
05:06On parle déjà de taxes émeutes.
05:08Au final, ce seront les assurés qui vont payer pour ce fonds.
05:12qui va être abondé par les assureurs, mais garanti par l'État.
05:16Est-ce que ça vous choque ?
05:17Alors, comprenons bien déjà de quoi on parle.
05:20Ce matin, je reste tous nos téléspectateurs et nos auditeurs
05:24à écouter l'homme que vous avez reçu, le responsable...
05:27À 6h15 ce matin, sur ces news.
05:28À 6h15 qui a parfaitement expliqué de quoi il s'agissait.
05:31Cette mesure, elle a été prise après les émeutes de 2023
05:34qui ont suivi la mort de Naël Merzouk.
05:37Elle est rentrée en œuvre maintenant,
05:38qui consiste à prélever sur les nouveaux contrats d'assurance,
05:41notamment habitations, automobiles et autres.
05:43Une surtaxe de 0,8 %.
05:45Au départ, elle devait être fixée à 5 %,
05:47ce qui était une hérésie.
05:48Désormais, à 0,8 % pour financer
05:50ce qui a été cassé.
05:52Je vais être très franc avec vous, Romain Desarbes.
05:54J'ai voté contre cette disposition à l'Assemblée nationale.
05:57Pourquoi ?
05:58Parce qu'elle est immorale.
05:59Je considère qu'il est immorale
06:01que des Français
06:03qui travaillent, qui bossent,
06:05qui n'ont rien demandé à personne,
06:06financent pour ce qui a été cassé
06:08et pour ce qui a été pillé.
06:10Je suis bien plus favorable
06:11au texte qui est porté aujourd'hui par le gouvernement,
06:14que je soutiens à 200 %,
06:15la loi casseur-pieur,
06:18afin d'appliquer un principe.
06:19Si tu as cassé,
06:21si tu as pillé,
06:22c'est toi qui dois payer.
06:24La loi casseur-pieur,
06:26qui va arriver à l'Assemblée bientôt.
06:27Absolument.
06:28Je voulais vous entendre également,
06:30Charles Rodouel,
06:31sur ces 8000 visas
06:32accordés à des Maliens
06:34et des Burkinabés
06:35sans que le ministère de l'Intérieur
06:37n'en soit informé.
06:39Est-ce qu'on peut dire
06:40que c'est open bar
06:41pour les visas en France ?
06:43C'est-à-dire qu'il y a des visas
06:44qui sont accordés
06:44sans que le ministère de l'Intérieur
06:45soit informé ?
06:47Si cette information est confirmée,
06:49elle est le signe d'une chose.
06:52Parmi multes forfaitures
06:53qui ont eu lieu
06:53dans le domaine migratoire,
06:54c'est le signe de la désorganisation
06:57de l'État en matière migratoire.
06:59Qu'est-ce qui s'est passé concrètement ?
07:01Lorsque le ministère du Quai d'Orsay,
07:04le ministère des Affaires étrangères,
07:05accorde un visa,
07:07aujourd'hui en l'état actuel,
07:08le ministère de l'Intérieur
07:09n'en est pas informé
07:10parce que ce sont des ministères différents.
07:13Il y a 4, 5, 6 ministères
07:15qui s'occupent de manière différente
07:17en silo
07:17de la politique migratoire de la France.
07:20Quelle est la leçon que je tire
07:21de cette forfaiture
07:22si elle est confirmée
07:24parmi tant d'autres ?
07:25Il est temps de remettre
07:26un pilote dans l'avion
07:28de notre politique migratoire
07:29et de réorganiser totalement
07:32nos services de l'État
07:33et l'action publique de l'État
07:34pour réorganiser totalement
07:36notre politique migratoire.
07:37C'est la raison pour laquelle,
07:38il y a quelques jours,
07:40j'ai rendu publique
07:40ma nouvelle proposition
07:41pour reprendre le contrôle
07:43de l'immigration vers la France.
07:45C'est de remettre un pilote dans l'avion
07:46en rétablissant
07:47le ministère de l'immigration
07:49et de l'identité nationale.
07:51Je suis convaincu
07:52qu'en 2007, Nicolas Sarkozy
07:54avait vu juste
07:55pour pouvoir reprendre le contrôle.
07:57Il faut une personne
07:59en charge de tous les pouvoirs
08:01et de toutes les responsabilités
08:03en matière migratoire
08:04sur l'enchambre de la chaîne
08:06afin que ce type de forfaiture
08:08ne puisse pas se reproduire
08:10vers la France.
08:12Charles Rodouel est avec nous
08:13ce matin, député
08:14Ensemble pour la République
08:15des Yvelines.
08:17Député des Yvelines,
08:18les Yvelines,
08:19où s'est produit
08:20l'attentat raciste de Trappes.
08:22Comment est-ce que vous avez
08:23appréhendé ce qui s'est passé ?
08:24Merci de me poser cette question.
08:26C'est la première fois
08:27que je prends la parole
08:27médiatiquement
08:28après les attaques racistes,
08:31innommables,
08:32qui ont été commises
08:32à Trappes et à La Verrière.
08:34Ce n'est pas la première fois
08:35que notre département
08:36est frappé.
08:37Après la décapitation
08:39de Samuel Paty,
08:39après l'assassinat
08:41de Philippines,
08:42après les attaques
08:43contre Didier Le Maire,
08:44après l'assassinat
08:45de deux policiers
08:46à Magnanville,
08:47une nouvelle fois,
08:48mon département,
08:49notre département
08:49est frappé par ce type
08:50d'attaque.
08:51Permettez-moi évidemment
08:52d'avoir un mot de condoléence
08:54pour la famille
08:54de M. Bossio Wangui,
08:56dont une partie
08:57habite ma circonscription.
08:58Je pense vraiment fort
08:59à elle ce matin.
09:00Et permettez-moi aussi
09:01d'avoir un mot de soutien
09:02pour toutes les familles
09:03dont un membre aujourd'hui,
09:04il y en a trois
09:05qui sont en réanimation
09:07ou en état d'urgence
09:08absolue.
09:09Et je voudrais leur dire
09:10que toute la nation
09:11pense à elle
09:11et pense à leurs proches
09:12afin qu'ils s'en sortent.
09:14Romain Desarbres,
09:15aujourd'hui,
09:16le caractère raciste
09:17est confirmé
09:18de cette attaque.
09:20C'est les résultats
09:21préliminaires de l'enquête
09:22qui ont été publiés
09:23cette semaine.
09:24Cette attaque
09:25est d'une gravité absolue
09:26parce que c'est
09:28une nouvelle fois
09:28une attaque
09:29qui a été menée
09:30contre une religion,
09:32contre des personnes
09:33qui avaient une certaine
09:34couleur de peau.
09:34Ce n'est pas la première fois
09:35sur le territoire français.
09:37elle fait écho
09:37au meurtre
09:38du père Jacques Hamel,
09:40elle fait écho
09:40à l'attaque
09:41contre la mosquée
09:42de Bayonne
09:42en 2019,
09:44contre la basilique
09:45Notre-Dame en 2020,
09:46contre l'attaque
09:47de la synagogue
09:47de la Grande Motte,
09:49évidemment,
09:49contre l'attaque
09:50d'une école juive
09:51par Mohamed Merah
09:52il y a maintenant
09:52plusieurs années.
09:53C'est aujourd'hui
09:54le signe
09:55de la fracturation
09:56identitaire et sécuritaire
09:57de notre pays
09:58à laquelle il faut
09:59que nous apportions
09:59définitivement
10:00une réponse massive
10:01pour éviter
10:02que ce pays
10:03plonge
10:03dans le chaos
10:04définitivement.
10:05Emmanuel Macron
10:06a présenté,
10:06vous le savez,
10:07comme une première
10:08cet attentat
10:08et en visée des Français
10:10pour leur couleur de peau.
10:11Il a ensuite rappelé
10:12les attentats
10:13contre les Juifs
10:14et les Chrétiens.
10:15Comment a-t-il pu
10:16se tromper
10:16à ce point ?
10:18Je vous parle en franchise,
10:19Romain Desarbes,
10:19je n'ai pas compris
10:20cette déclaration
10:21du président
10:22de la République.
10:23Je suis pour ma part
10:24convaincu
10:25que cette nouvelle
10:26attaque raciste
10:27qui a touché
10:28des citoyens français,
10:30qui a assassiné
10:31un citoyen français
10:32et qui en a blessé
10:33plusieurs autres
10:34qui sont aujourd'hui
10:34en état d'urgence absolu
10:35n'est pas la première
10:36attaque de ce type,
10:38en témoigne
10:38à celle que j'ai rappelée.
10:39Et c'est la raison
10:40pour laquelle,
10:41et je vous remercie
10:41d'avoir donné plusieurs fois
10:42écho au combat
10:43que j'essaie de porter
10:44avec modestement
10:45mes petits bras,
10:46je suis convaincu
10:47que c'est à nous
10:48les forces politiques
10:49républicaines et modérées
10:51de replacer
10:52au cœur
10:52de notre projet politique
10:53le combat
10:54pour la sécurité
10:55des Français,
10:56le combat
10:56pour notre
10:57identité,
10:57l'identité française,
10:58l'identité nationale
10:59sur la base
11:00d'un programme
11:01universaliste.
11:02C'est à nous
11:03de replacer
11:03au cœur
11:04de notre projet politique
11:05le combat migratoire
11:06pour l'avenir
11:08démographique
11:08et civilisationnel
11:09de notre pays
11:10parce que si nous
11:10ne nous emparons pas
11:11de ce sujet
11:13définitivement,
11:13la fracturation
11:14de notre pays
11:15comme on le voit
11:15dans d'autres pays
11:16d'Occident
11:17sera définitive
11:18et ce n'est pas
11:19ce que je souhaite
11:19pour mon pays.
11:20Je suis convaincu
11:21qu'une voie
11:23universaliste existe
11:24mais c'est à nous
11:25de replacer
11:25les questions
11:26migratoires,
11:27identitaires,
11:28sécuritaires
11:28au cœur
11:29de notre projet politique.
11:30C'est l'appel
11:31que je lance
11:32aux différents candidats
11:33de notre camp.
11:33Ne laissez pas
11:35ces sujets
11:35aux candidats
11:36de l'extrême droite
11:37et de l'extrême gauche.
11:38Justement,
11:38la gauche radicale
11:39a voulu faire
11:40de la récupération politique
11:41en accusant le RN
11:42de minable récupération
11:45politicarde,
11:45dit Sébastien Chenus.
11:46C'est votre avis aussi ?
11:47Moi, je regrette
11:48qu'il y ait,
11:49si vous voulez,
11:49d'une instrumentalisation
11:50politique, politicienne
11:51de ce type de meurtre.
11:53Je m'astreins toujours
11:54pour ma part
11:55à plusieurs jours
11:55de diète médiatique
11:57après ce type d'attaque.
11:58Ça avait été le cas
11:59après le meurtre
11:59de Philippines,
12:00ça avait été le cas
12:01après les autres cas
12:02que j'ai évoqués,
12:02tout simplement parce que
12:03nous ne pouvons rebondir
12:05que sur la réalité
12:06des faits.
12:06Et ce matin,
12:07Romain Desarbres,
12:08la réalité des faits
12:08est avérée.
12:10C'est une attaque raciste
12:11contre des citoyens français
12:13qui sont d'une gravité
12:14absolue.
12:15Et évidemment,
12:16il faut prendre
12:16toutes les dispositions
12:17nécessaires pour y répondre,
12:18hors de nos débats
12:19politiciens qui,
12:20je crois,
12:20ont assez peu d'importance
12:21en la matière.
12:22Charles Rodwell,
12:23député Ensemble
12:23pour la République
12:24des Yvelines,
12:24est avec nous,
12:25membre de la Commission
12:26des Finances
12:26de l'Assemblée Nationale.
12:28Roland Lescure,
12:28le ministre de l'Économie
12:29et des Finances,
12:30a annoncé ce matin
12:32que la France
12:33n'allait pas à la crise
12:34mais qu'elle irait
12:35dans le mur
12:35sans budget.
12:37Il a déclaré
12:37qu'en 2026,
12:38l'économie française
12:39était à l'arrêt.
12:40D'ailleurs,
12:41non seulement l'économie
12:42est à l'arrêt,
12:43mais au troisième trimestre,
12:44elle a reculé l'économie
12:45parce que le PIB
12:50des ménages,
12:50c'est si ce n'est écroulé,
12:52sérieusement affaissé
12:53au mois de septembre,
12:54moins 0,5%.
12:56Dans quel état
12:57est l'économie française
12:58à ce jour ?
12:59C'est une économie
13:00qui va mal.
13:01Je pense que
13:02toutes les analyses
13:04qui sont les vôtres
13:05et que vous partagez
13:06sur ces news
13:07et sur Europe 1
13:07en attestent.
13:09Je voudrais dire
13:09deux choses sur ce point.
13:10Un,
13:11nous prenons des mesures
13:12massives
13:12pour essayer de soutenir
13:14et de protéger
13:14le pouvoir d'achat
13:15de millions de Français.
13:17Je pense notamment
13:19au cas
13:19que vous avez derrière
13:21le Rassemblement national
13:22qui vous explique
13:22qu'on peut baisser
13:2315 milliards d'euros de taxes
13:24sans proposer
13:25une seule piste d'économie
13:26pour les financer.
13:27Ce qu'on propose
13:27notamment sur l'essence
13:29et sur le gasoil,
13:31c'est de baisser
13:32les prix de l'un
13:33et de l'autre
13:33sur l'essence,
13:34notamment le 100.95.
13:35Je tiens à votre micro
13:37à remercier Total
13:38cette grande entreprise
13:40qui systématiquement
13:41est ciblée
13:41par la gauche
13:42dans l'hémicycle
13:42qui depuis des mois
13:43bloque les prix
13:44sur l'essence
13:45pour essayer de protéger
13:47une part du pouvoir d'achat
13:48des Français.
13:48Sur le gasoil,
13:49à savoir le diesel.
13:50Nous réintroduisons aujourd'hui
13:52et dans les jours qui viennent
13:5310 millions de barils
13:55de gazole
13:55afin de faire baisser
13:57le prix sur le gazole
13:58de 12 à 15 centimes
13:59selon les estimations
14:01qui sont faites.
14:01Je demande à tous
14:03de répercuter
14:04cette introduction
14:05de barils
14:06sur la baisse des prix
14:07pour les Français.
14:08Enfin,
14:08le troisième point
14:09Romain Desarbres
14:10et c'est le combat
14:10qu'on essaie de porter
14:11à l'Assemblée nationale
14:12avec plusieurs de mes collègues.
14:13Je pense à Guillaume Casbarian
14:14et à d'autres.
14:15Nous menons un combat
14:16parfois contre des moulins à vent
14:18pour baisser la dépense publique.
14:21Si nous voulons pouvoir
14:22baisser les impôts
14:23des Français,
14:24il faut au préalable
14:25baisser massivement
14:27nos dépenses
14:27et notamment
14:28nos dépenses sociales.
14:29Le moment est venu,
14:30je pense que c'est le moment
14:31de vérité aujourd'hui,
14:32le moment de vérité budgétaire,
14:34financier, économique
14:36et nous serons au combat
14:37pour continuer
14:37de baisser
14:38sa dépense publique
14:39y compris
14:40contre les attaques
14:41de la gauche
14:41et du Rassemblement nationale
14:42qui refusent catégoriquement
14:44de baisser ses dépenses.
14:45Est-ce qu'on vit
14:46ce naufrage économique
14:47à cause de la dissolution
14:48décidée par le président
14:49de la République ?
14:50C'est-à-dire que la France
14:51est comme un cargo
14:52sans moteur
14:53au milieu d'une tempête
14:54dans l'Atlantique ?
14:55La dissolution n'a évidemment
14:56pas apporté de stabilité,
14:58c'est le moins qu'on puisse dire,
14:59mais je pense qu'il n'est pas
15:00évidemment pas le seul responsable.
15:01Lorsque vous avez aujourd'hui
15:02l'alliance
15:03de tous les contraires
15:04pour voter des milliards d'euros
15:05d'impôts en plus
15:07et des milliards d'euros
15:07de dépenses en plus
15:09qui pèseront
15:10sur la dette,
15:11sur le déficit
15:11et donc sur le pouvoir
15:12d'achat des Français,
15:13je ne crois pas qu'on puisse
15:14imputer toute cette crise
15:15financière et budgétaire
15:16au seul président
15:17de la République.
15:18Moi, je suis constant,
15:19si vous voulez,
15:19en main des arbres
15:20avec les positions
15:20qui sont les miennes.
15:22Oui à la retraite
15:23par capitalisation,
15:24oui aux économies massives,
15:26notamment en matière
15:27de dépenses sociales.
15:28Ce sont des mesures
15:28qui sont difficiles à porter,
15:30qui ne me rendent pas populaires,
15:31mais qui sont nécessaires
15:33pour pouvoir régler
15:34la facture budgétaire
15:36et pour pouvoir faire baisser
15:37la facture fiscale
15:38des Français.
15:39Et c'est la raison
15:39pour laquelle je prends
15:40l'engagement
15:40de continuer
15:41coûte que coûte ce combat.
15:42La présidente
15:43de l'Assemblée nationale,
15:44Yael Brun Pivet,
15:45incite Sébastien Lecornu
15:46à passer le budget
15:47par 49,3.
15:48C'est ce qu'il va falloir faire ?
15:50Toutes les options
15:51sont sur la table aujourd'hui.
15:52Je ne suis évidemment
15:53pas décisionnaire,
15:53mais je crois que l'intérêt
15:54du débat parlementaire
15:55aujourd'hui
15:56a un mérite,
15:58c'est que les masques
15:59tombent
15:59sur le projet politique
16:01de chaque camp
16:02et de chaque camp politique.
16:05LFI,
16:05on connaît le sujet.
16:06La gauche,
16:07on voit qu'elle est soumise
16:08idéologiquement
16:09et politiquement
16:09à la France insoumise,
16:11y compris les hollandistes,
16:12y compris les soutiens
16:13de Raphaël Glucksmann
16:14qui, à longueur
16:15de plateau de télévision,
16:15expriment leurs différences
16:16face à LFI
16:17mais qui, dans l'hémicycle,
16:18sont parfaitement alignés
16:19sur les positions
16:20des insoumis.
16:21Mais je crois que les masques
16:22tombent aussi
16:22pour le Rassemblement national.
16:23Je les entends
16:23à longueur de journée
16:24expliquer qu'il faut baisser
16:25les taxes sur l'essence,
16:27ce qui coûterait
16:2815 milliards d'euros
16:29aux finances publiques.
16:29Avez-vous, Romain Desarbres,
16:31entendu une seule piste
16:33d'économie
16:33qui permettrait
16:34de compenser
16:35cette baisse de taxes ?
16:36Je n'en ai pas entendu
16:37une seule
16:38et je pense que c'est aussi
16:39un moment de vérité
16:40que constitue ce budget.
16:42Charles Rodouel,
16:43invité de la grande interview
16:44CNews Europe 1.
16:45Ce matin,
16:46Marine Le Pen
16:47est très largement en tête
16:48dans les sondages
16:49pour 2027.
16:50On a l'impression
16:50que le Rassemblement
16:51de la droite
16:52et du centre
16:53voit sa défaite arriver.
16:55Gabriel Attal
16:55propose une primaire.
16:57Qu'est-ce que vous en dites, vous ?
16:58Déjà, je voudrais
16:59remercier nos candidats
17:00qui sont sur la ligne
17:01de départ.
17:02Gabriel Attal,
17:03Edouard Philippe,
17:03Bruno Retailleau,
17:04David Lissnard et les autres
17:05parce que tout le monde
17:06passe leur temps
17:06à leur taper dessus.
17:07Mais moi, je suis bien content
17:08qu'il y ait des candidats
17:09aujourd'hui
17:09qui soient mobilisés
17:10pour défendre nos couleurs
17:11matin, midi et soir
17:13dans une campagne
17:13qui est difficile.
17:15Et donc déjà,
17:15je leur adresse à tous
17:17un soutien collectif
17:18en leur disant
17:18qu'il faut continuer
17:19à mener le combat.
17:20Le deuxième message
17:21que je leur adresse,
17:21c'est qu'il faut
17:22évidemment se rassembler.
17:24Et c'est la primaire,
17:25la première fois
17:26que j'en ai parlé,
17:26c'est chez vous
17:27en début octobre 2025,
17:29il y a plus d'un an.
17:30Cette primaire,
17:31elle a un intérêt
17:32à deux conditions.
17:33D'abord, un,
17:34si aucun candidat
17:35ne s'impose.
17:35Est-ce qu'un candidat
17:36va s'imposer parmi d'autres
17:37d'ici à janvier ?
17:38Peut-être.
17:39Mais si aucun candidat
17:40ne s'impose,
17:41il faut que tous les candidats
17:42puissent y participer.
17:43La deuxième des choses,
17:44c'est qu'il faut être clair
17:44sur le projet politique.
17:47Une primaire organisée
17:48avec les candidats
17:49de la droite
17:49et du centre,
17:50oui.
17:51Une primaire organisée
17:52avec la gauche,
17:53non,
17:54non,
17:56tous ceux qui veulent soutenir
17:57un projet socialiste
17:58qui consiste à régulariser
17:59300 000 clandestins,
18:01qui consiste à faire exploser
18:02les impôts,
18:03par exemple,
18:03à travers la taxe Zuckman.
18:05Ils ont leur candidat,
18:06c'est Raphaël Glucksmann.
18:07Notre clarification,
18:09la clarté de notre projet,
18:11ce doit être
18:11de porter un projet
18:12de la droite
18:13et du centre fondé
18:14sur trois piliers,
18:15selon moi.
18:15Un projet libéral,
18:17baise des taxes
18:18pour baisser les dépenses,
18:19un projet éminemment
18:20pro-européen
18:21et un projet
18:22qui assume
18:22de réduire drastiquement
18:24l'immigration
18:25vers la France.
18:26Charles Rodoel,
18:26je voulais vous entendre
18:27également sur
18:28un député écolo,
18:30Benjamin Lucas,
18:31qui a interdit
18:32CNews
18:32à une conférence
18:33de presse
18:34dans les locaux
18:35de l'Assemblée nationale.
18:36Comment est-ce
18:37qu'on en est arrivé
18:39à de telles méthodes
18:40antidémocratiques
18:41et quelle est votre réaction ?
18:43Dans le débat politique
18:44aujourd'hui,
18:44on a changé de monde.
18:45C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
18:46on a un camp
18:47qui veut tuer
18:49le Rassemblement national.
18:50Le Rassemblement national
18:51est un ennemi,
18:53un adversaire politique
18:54majeur pour moi.
18:55Toute ma vie,
18:56je l'ai mené
18:57contre le Rassemblement national,
19:00mais aujourd'hui,
19:01vous avez un parti,
19:02l'extrême-rouge,
19:02qui tient ce type de propos.
19:04Mais ce n'est pas un projet politique
19:05d'être contre le RN.
19:06Ce n'est pas un projet politique
19:07pour la France.
19:08Moi, je veux être franc à vous.
19:10La raison pour laquelle
19:11je mène ce combat,
19:11c'est que je n'ai tout simplement
19:12pas les mêmes idées
19:12que le RN et l'extrême-droite.
19:14J'ai une vision universaliste
19:15de notre identité
19:15qui consiste à dire
19:16qu'un binational
19:17est un français comme un autre.
19:19Ce n'est pas le projet
19:19du Rassemblement national.
19:20Je défends une vision libérale
19:22de l'économie,
19:22ce qui n'est pas l'objectif
19:23du Rassemblement national.
19:24Je défends une vision
19:25pro-européenne de mon pays.
19:27Ce n'est pas l'objectif
19:28du Rassemblement national.
19:29Mais ce combat doit être mené
19:30sur le champ politique.
19:31Et quand j'entends
19:32un camp politique,
19:32l'extrême-gauche
19:33qui veut interdire
19:34certains partis,
19:35qui veut fermer
19:36des chaînes de télévision
19:37comme vous,
19:38je considère que le combat
19:39que nous avons emmené
19:39n'est pas un combat
19:40comme les autres.
19:41Et il incombe
19:41une responsabilité historique
19:43à nos candidats.
19:44Et pour revenir
19:44à votre question précédente,
19:46les candidats de la droite
19:47et du centre
19:47ont une responsabilité
19:50historique désormais
19:51à se rassembler
19:52pour éviter l'affrontement
19:54entre les deux populistes
19:55identitaires
19:56que constituent
19:57l'extrême-gauche
19:57et l'extrême-droite
19:58dans notre pays.
19:58Et à défendre
19:59la liberté d'expression
20:00et à défendre
20:00l'existence des chaînes.
20:01Mais plus que jamais.
20:03Je considère
20:05que le pluralisme
20:06médiatique et politique
20:08dans la vie médiatique
20:09et dans la vie démocratique
20:10française
20:10est un pilier fondamental
20:13de notre démocratie.
20:14Et c'est la raison
20:15pour laquelle,
20:15je crois,
20:16vous mettez en avant
20:17les propos délétères
20:19de ce député.
20:20Mais sachez aussi
20:21qu'il y a
20:22des centaines de députés,
20:23de sénateurs,
20:24de parlementaires,
20:25d'hommes et femmes politiques,
20:26quelle que soit
20:26leur opinion politique,
20:27qui défendront toujours
20:28la liberté d'information,
20:30la liberté d'opinion
20:31et la liberté
20:32de transmettre
20:32l'information
20:33dans notre pays.
20:34C'est l'un de nos biens
20:35les plus précieux.
20:36Merci beaucoup Charles Rodwell.
20:37Bonne journée à bientôt.
20:38Sous-titrage Société Radio-Canada
20:42Sous-titrage Société Radio-Canada
20:43Sous-titrage Société Radio-Canada