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00:01Europe 1, la France bouge, 20h30, 21h30, Elisabeth Assayac.
00:05Bonsoir à toutes et à tous, bienvenue dans la France bouge, bienvenue dans l'émission des innovations, des entrepreneurs et
00:11des audacieux.
00:11Nous sommes ensemble jusqu'à 21h30 sur Europe 1.
00:14Chaque soir, un coach expérimenté qui donne des conseils et ce soir j'ai la joie de recevoir David Smadja
00:20qui est avocat,
00:21qui est le fondateur du cabinet Milsson Avocats et dont le travail au quotidien c'est de consolider des start
00:26-up, de les accompagner.
00:27Bonsoir David.
00:28Bonsoir Elisabeth.
00:29Comment ça va ?
00:29Bah écoutez, ça va très bien.
00:31Formidable.
00:31Alors à la une, ce soir, alors que l'on vit de plus en plus âgés, comment faire en sorte
00:36d'être en bonne santé et autonome le plus longtemps possible ?
00:39Pour cela, il faut améliorer les maisons de retraite, favoriser le maintien à domicile et redonner aussi de l'attractivité
00:46aux métiers de soins.
00:48C'est ce que fait le groupe Clariane, une entreprise, un groupe né dans l'Est de la France.
00:52C'était en 2003 très précurseur à travers ses réseaux courriens et INICEA.
00:57Pour en parler ce soir, la patronne de ce groupe, Sophie Boissart. Bonsoir.
01:01Bonsoir Elisabeth.
01:02Bienvenue dans la France Bouge.
01:03Directrice générale de Clariane.
01:06Chaque soir, dans la France Bouge, on en a une start-up.
01:08Ce soir, cette start-up met en relation des personnes âgées et des étudiants.
01:13Elle s'appelle Mamie Boum.
01:14Mamie Boum. Bonsoir Céline Leblanc.
01:16Bonsoir Elisabeth.
01:17Bienvenue dans la France Bouge.
01:18Merci.
01:18Ça va bien ?
01:19Très bien.
01:19Vous allez être accompagnée par David.
01:21David, le mot pour Mamie Boum, le mot qui, pour vous, incarne ?
01:25Intergénérationnel.
01:26Oui, vous n'avez pas cassé la tête.
01:27Je ne me suis pas cassé la tête, mais finalement, Mamie Boum fait se rencontrer deux générations
01:31qui ont quelque part besoin l'une de l'autre.
01:33Donc, ça m'a fait penser à ce mot.
01:34Vous allez l'accompagner ce soir, Mamie Boum.
01:36Et puis, d'ici trois quarts d'heure, on va prendre des nouvelles d'un membre de la grande communauté
01:39de la France Bouge.
01:40On les avait rencontrés.
01:41On l'avait rencontrés.
01:42C'était à Lyon.
01:43C'était en 2022.
01:45Tout était parti de l'histoire de sa grand-mère.
01:48Il était venu nous parler des sauces enrichies pour donner du goût au plat et accompagner les personnes dénutries.
01:54Ça s'appelle Auguste Food.
01:55Bonsoir Zachary Thiry.
01:57Bonsoir Elisabeth.
01:57Bienvenue dans la France Bouge.
01:59Allez, nous sommes ensemble jusqu'à 21h30 sur Europe 1.
02:01C'est parti.
02:02Europe 1.
02:0320h30, 21h30.
02:05Elisabeth Assayag.
02:06Parce que le temps qui se court, court au cours, au champ, je laisse le dire.
02:15Et que le manque d'amour nous peut réduire.
02:21Ce soir, on va parler de ce passage vers l'avancée en âge de vieillir, mais vieillir bien, vieillir en
02:28bonne santé.
02:29C'est ce que l'on souhaite.
02:30La France dépasse la moyenne de l'Union Européenne pour l'espérance de vie en bonne santé à 65 ans.
02:35Et ça, c'est les chiffres que j'ai trouvés.
02:37C'est plutôt rassurant.
02:38Que faites-vous pour bien vieillir et surtout bien vieillir en bonne santé ?
02:43Diana N'Goma posait la question ce matin à des passants dans les rues de Paris au micro Europe 1.
02:48Écoutez.
02:49Moi, j'essaye surtout de faire attention à mon hygiène de vie.
02:52J'ai presque 60 ans.
02:54Donc, du coup, je fais du sport deux fois par semaine.
02:57Je marche beaucoup.
02:58J'essaye de manger équilibré.
02:59Je pense que c'est important de prendre des bonnes habitudes dès maintenant plutôt que d'attendre d'avoir 70
03:03ans.
03:03Après, je ne me prive pas non plus.
03:05Je ne me prive pas de tout.
03:07Mais j'aimerais pouvoir rester autonome le plus longtemps possible, continuer à voyager, à sortir et surtout à profiter de
03:13la vie en bonne santé.
03:14Pour moi, bien vieillir, ce n'est pas seulement être en bonne santé physiquement.
03:17C'est important.
03:18Mais il faut aussi garder une vie sociale, voir ses amis, sa famille, continuer à rencontrer des gens.
03:23Je pense que la solitude, ça peut vraiment être difficile quand on prend de l'âge.
03:27Et puis, il faut continuer à faire travailler son cerveau, lire, apprendre de nouvelles choses, avoir des projets.
03:33Mon astuce pour bienveillir, c'est ça.
03:35C'est le lien social, la stimulation intellectuelle.
03:39Voilà.
03:39Je pense qu'il faut surtout être attentif à sa santé et ne pas attendre d'être malade pour consulter.
03:45Faire des bilans régulièrement, surveiller son alimentation, son sommeil, essayer de limiter le stress aussi.
03:52On vit de plus en plus longtemps, mais ce qui compte, c'est de vivre ses années supplémentaires en bonne
03:56santé.
03:57Personnellement, je préfère vivre jusqu'à 85 ans en étant autonome, plutôt que jusqu'à 100 ans en étant complètement
04:03dépendante.
04:04Tout est dit.
04:05Je me tourne vers vous, Sophie Boissard, avant de le pitch de la France Bouge.
04:08Ça vous inspire ce qu'on vient d'écouter ?
04:09Tout est dit, en effet.
04:11Ces trois témoignages disent tout de l'enjeu vieillir et de ce qui est finalement profiter de ces années de
04:18vie, vivre vraiment jusqu'au bout.
04:20Jusqu'au bout.
04:21Ça vous inspire, Céline Leblanc ?
04:22Oui, tout à fait.
04:23L'importance du lien social.
04:24L'importance, oui.
04:25Une personne en parlait, cette notion de solitude, de projet aussi, Zachary, Thierry, ça vous fait réagir ?
04:31Oui, je pense qu'il faut s'orienter sur, on en parlait tout à l'heure, la vie après sa
04:37carrière professionnelle, tout ça.
04:39Il faut vivre en bonne santé.
04:41Il faut s'éclater, quoi.
04:42Il faut bien manger.
04:43Il faut s'éclater.
04:56Et cet éveil des consciences, il est peut-être aussi lié à des grands groupes, comme ce soir, on va
05:00en parler avec la directrice générale de Clariane, Sophie Boissart.
05:05Europe 1, l'invité de la France Bouge.
05:08Alors, certains peut-être ne connaissent pas ce groupe Clariane, donc d'abord il y a ce fameux rituel, Sophie
05:12Boissart, dans la France Bouge, c'est de pitcher votre entreprise.
05:17Est-ce que vous êtes prête ?
05:18Absolument.
05:19On vous écoute, c'est à vous.
05:21Clariane, c'est la première communauté européenne de soignants et de soignantes, surtout des soignantes.
05:2665 000 infirmiers et de soignants qui accompagnent au quotidien des personnes fragiles, des personnes âgées, des personnes malades,
05:34et qui contribuent justement à faire en sorte que l'on puisse vivre le mieux possible avec une maladie chronique
05:42ou simplement avec le poids de l'âge.
05:44Moins d'une minute, mais on va rentrer dans le détail.
05:47Merci Sophie Boissart, directrice générale de Clariane.
05:50Vous dirigez Clariane depuis 10 ans.
05:52C'est un groupe qui a été créé en 2003.
05:55C'est très précurseur, c'était très précurseur, c'était en l'Est de la France, c'est ça ?
05:58Alors effectivement, le groupe qui s'appelait Corian à l'époque a pris naissance à Besançon.
06:03Et c'était à la fois la vision du fondateur Charles Ruggieri, qui est un homme de l'Est,
06:09et qui a finalement créé ce groupe avec le soutien du groupe Crédit Agricole,
06:13notamment de la caisse de Crédit Agricole de Franche-Comté,
06:16qui avait déjà au tournoi.
06:17C'était très précurseur. En 2003, on en parlait moins, David disait à l'instant,
06:20il y a eu comme un éveil des consciences là récemment.
06:23En 2003, c'était très avant-gardiste de se dire, on va lancer un groupe.
06:26A l'origine, Corian, ce sont des maisons de retraite.
06:29Ce sont des maisons de retraite dans l'Est de la France.
06:30Très vite, en fait, Corian s'est développé en Italie.
06:34Charles Ruggieri était à vrai dire d'origine italienne.
06:36En Allemagne, parce que la vision à l'époque était déjà de se dire que c'était un enjeu européen.
06:41En réalité, la population européenne va vieillir.
06:43C'est très important que chacun ait des solutions près de chez lui,
06:47dans l'endroit où il a choisi finalement de vieillir, proche de sa famille, proche de ses racines.
06:52Et des solutions de qualité accessibles aussi financièrement à tous.
06:57Et le fait d'avoir d'emblée positionné le groupe comme un groupe européen,
07:02ça nous a permis d'aller chercher les meilleures bonnes pratiques dans tous les territoires européens.
07:06Et on voit qu'il y a beaucoup de choses à apprendre de la manière dont on accompagne les personnes
07:10âgées en Espagne, en Italie, en Amalie.
07:12Parce que c'est différent en fonction des pays européens.
07:14Quand vous dites que c'est une manière pour nous d'apprendre et d'intégrer les bonnes pratiques à droite
07:21et à gauche.
07:22Alors pour moi, aujourd'hui, ce qu'elles sont ces bonnes pratiques ?
07:24Alors il y a deux dimensions très importantes.
07:26Il y a la dimension du nord de l'Europe, où finalement, on travaille beaucoup sur des petites communautés.
07:31Un peu les béguinages, donc c'est 20-30 personnes dans des environnements qui sont plutôt des grandes maisons.
07:37Et un accompagnement qui est très comme à la maison.
07:40Il n'y a pas de...
07:41La tenue vestimentaire des soignants est plutôt une tenue du quotidien.
07:45Ça c'est où, dans quel pays par exemple ?
07:47Au Pays-Bas, en Allemagne, aussi dans le nord de la Belgique.
07:50Donc là-bas, les personnes âgées, quand ils sont hors domicile, ils sont dans des grandes maisons,
07:54avec des soignants habillés, enfin civils comme eux.
07:57Exactement.
07:58Des grandes cuisines ouvertes au centre de la maison.
08:00Finalement, on prépare le repas.
08:01Préparer le repas fait partie de la vie en communauté.
08:05Beaucoup d'activités physiques, de bricolage.
08:08Donc vraiment, une espèce de vie communautaire partagée.
08:12Et ça, le système de financement le permet, parce qu'il est assez généreux pour financer ses structures,
08:18la vision a été très précurseur de dire qu'il faut éviter l'hôpital.
08:22L'hôpital, ce n'est pas du tout la bonne solution.
08:25Ce n'est pas un lieu de vie.
08:25C'est un lieu de soins, c'est un lieu d'intervention aiguë, très spécialisé.
08:29Ce n'est pas du tout un lieu de vie.
08:30Donc, ça a été vraiment de recréer des structures partagées, comme à la maison.
08:35Et quand on regarde, en revanche, le sud de l'Europe, et la France est comme toujours un peu au
08:39milieu,
08:40là, on a une vision qui est beaucoup plus à domicile jusqu'au bout.
08:44Et quand l'état de santé ne le permet plus, ce sont des structures, au contraire, assez...
08:48Très médicalisées.
08:49Très médicalisées.
08:49C'est l'Espagne, c'est l'Italie, avec d'ailleurs une équipe médicale à demeure,
08:54et une organisation de vie qui est finalement très calquée sur l'hôpital.
08:59Et nous, en France, on est entre les deux, donc il y a ce qu'on appelle les EHPAD.
09:02C'est une spécificité française ?
09:04Alors non, en fait, l'acronyme est très moche.
09:06Je crois qu'il faut parler de maison de retraite médicalisée.
09:09Parce qu'on caractérise ça par la dépendance.
09:12C'est pas ça le sujet, c'est une maison de retraite, c'est une maison médicalisée.
09:14Donc maintenant, on arrête à parler d'EHPAD, on appelle ça des maisons de retraite.
09:17Alors, administrativement, ils parlent d'EHPAD, moi je parle toujours de maisons de retraite,
09:20et je pense que c'est de maisons, et je pense que c'est très important.
09:22Bien sûr.
09:24Et on a par ailleurs beaucoup développé ces dernières années, d'ailleurs en partant de l'Est de la France
09:28à nouveau,
09:29des solutions d'habitat partagé, de colocation pour les personnes âgées et vieillissantes,
09:34où finalement on peut partager l'aide d'une équipe d'auxiliaires de vie, cuisiner ensemble,
09:41tout en ayant chacun son petit appartement, son lieu de vie, et en étant au centre du village.
09:46Donc ça, c'est des bonnes solutions qui ressemblent beaucoup aux solutions hollandaises dont je vous parlais.
09:50Aujourd'hui, on en est où ? Clariane, c'est quoi ?
09:53C'est combien de maisons de retraite ?
09:55Est-ce que c'est essentiellement centré sur les maisons de retraite ?
09:58Ou au contraire, vous êtes en train, parce qu'on le disait depuis le début de l'émission,
10:01l'enjeu aujourd'hui, c'est de vieillir longtemps, mais en bonne santé.
10:07Quand on dit en bonne santé, c'est en toute autonomie.
10:10Alors, Clariane, aujourd'hui, c'est vraiment deux grandes familles d'activités.
10:13Ce sont effectivement les maisons de retraite essentiellement sous la marque Corian.
10:15Ça, c'est effectivement les deux tiers de nos réseaux, mais c'est 20% des personnes qu'on accompagne.
10:22À peine.
10:23À peine, en nombre de personnes.
10:24Et c'est un réseau d'établissements de santé spécialisés, donc sous la marque Inicère en France.
10:31Non, ce sont plutôt des établissements de soins de suite, des établissements non aigus,
10:36qui accompagnent, souvent en ambulatoire, en fait, des personnes qui ont eu un accident de santé un peu sérieux
10:42ou une maladie chronique liée au vieillissement.
10:45Ça peut être, on s'est cassé le col du fémur, il va falloir évidemment faire une rééducation
10:49et retrouver, réapprendre à marcher.
10:52Ça peut être, on a eu un accident cardiovasculaire, et là, c'est pareil, toute la phase de rééducation est
10:56très importante.
10:57Ça peut être aussi, on suit un traitement contre le cancer.
11:00Et c'est très important d'être bien accompagné sur le plan de l'alimentation, de se remuscler,
11:05d'avoir vraiment toutes les chances de son côté pour bien suivre le traite.
11:08Quelle est la moyenne d'âge en France ? On entre en maison de retraite à quel âge en moyenne
11:12?
11:12Alors, on entre en maison de retraite 87-90 ans, et en réalité, il faut avoir en tête une statistique
11:21importante,
11:22ça n'est qu'au-delà de 95 ans que plus d'une personne sur deux vit en maison de
11:26retraite.
11:27Donc, ce qui est très âgé.
11:28C'est très âgé.
11:29Et deuxième chose très importante, une maison de retraite, c'est souvent un lieu de répit.
11:34Ça veut dire quoi ?
11:35Ça veut dire que vous avez, voilà, vous tombez à la maison, vous vous faites mal, vous allez à l
11:39'hôpital, voilà, vous êtes opéré, voilà.
11:42Vous ne pouvez pas forcément rentrer tout de suite chez vous, parce qu'il va falloir réaménager votre domicile.
11:45Donc, un lieu de transition.
11:46Et donc, la famille va dire, où est-ce que je peux trouver finalement une équipe qui m'aide ?
11:50Je m'appuie sur la maison de retraite, le temps de me réorganiser et d'organiser le nouveau lieu de
11:58vie de mon père ou de ma mère.
11:59Ou alors, la maison de retraite, ça va être la structure à laquelle on confie son parent âgé pendant les
12:06vacances.
12:07Parce que, bah, l'aidant, il a souvent besoin de reprendre un peu son souffle.
12:11Mais alors, pourquoi ça nous fait si peur ?
12:12Pourquoi quand on parle des bas de maisons de retraite, franchement, c'est ce que tout le monde redoute et
12:19on dit, ah non, mais il en est hors de question.
12:21Même si en France, on est quand même, les maisons de retraite sont quand même assez bien remplies.
12:26Pourquoi on en a si peur ? Pourquoi ?
12:27C'est à cause des scandales qu'il y a eu, de maltraitance ? Pourquoi ça a une si mauvaise
12:33réputation ?
12:34Alors, d'abord, je ne pense pas que c'est une si mauvaise réputation.
12:36Je pense qu'il y a vraiment deux mondes.
12:37Il y a des personnes qui connaissent les maisons de retraite et qui s'appuient sur elles
12:41et qui sont souvent très reconnaissantes de l'appui qu'elles y trouvent, de laquelle qu'elles y trouvent.
12:47Et puis, deuxième chose, je pense que la période du Covid a été très difficile.
12:52Je pense que l'enfermement, les interdictions de visite qui ont été décidées par les autorités sanitaires,
12:57ça a été un traumatisme énorme.
13:00Que l'on en a encore ?
13:01Je pense, en plus, ce traumatisme n'a pas été, je crois, verbalisé et honoré dans la mémoire collective.
13:08Donc, il reste, je pense, pour beaucoup d'entre nous, un deuil intime
13:12de ne pas avoir pu être là pour accompagner un parent mourant,
13:19de ne pas pouvoir honorer, accompagner...
13:22Mais qu'est-ce qu'il en a fallu faire ? Un pardon officiel ?
13:26Qu'est-ce que vous auriez attendu, Sophie Boissard ?
13:30Je pense que, comme toujours dans ces phases, dans ces moments, dans ces épreuves collectives,
13:35c'est important de mettre un mot sur les choses, c'est important d'honorer un temps de...
13:39Et ça, on ne l'a pas fait.
13:40Un temps de recueillement collectif aurait été, je pense, très nécessaire.
13:43Alors, on l'a fait individuellement, dans les maisons, très localement,
13:47mais je pense qu'il n'y a pas eu, finalement, cette reconnaissance collective de ce traumatisme
13:52qui était probablement une nécessité face à cette pandémie épouvantable.
13:56Mais, en tout cas, qui a été traumatique, vraiment traumatique.
14:00Et je pense que ça explique beaucoup les choses.
14:01Mais on est en train de tourner la page.
14:02Et il faut se dire que, finalement, on a besoin...
14:06L'endroit le plus dangereux, aujourd'hui, c'est d'être seul chez soi,
14:11enfermé chez soi, parce qu'on ne peut plus sortir, parce qu'on n'a pas de proches,
14:14parce qu'on n'a pas d'aide.
14:16Et aujourd'hui, le risque de maltraitance, il est pour moi, et d'ailleurs,
14:21beaucoup plus grand à domicile, dans un lieu inadapté,
14:25avec un environnement qui n'est pas aidant,
14:27que dans des lieux, au contraire, où on est en sécurité et adapté.
14:32Vous accueillez 860 000 personnes.
14:35Pour cela, il faut du personnel.
14:37On va en parler, parce que là aussi,
14:40vous avez mis en place énormément de choses.
14:42Vous restez avec nous, Sophie Boissard,
14:44directrice générale de Clariane sur Europe 1.
14:46Et puis, on va découvrir cet entrepreneur, Céline Leblanc,
14:49qui, elle, met du lien intergénérationnel.
14:52C'est au cœur de son entreprise.
14:53Elle s'appelle Mamie Boum.
14:54A tout de suite sur Europe 1.
14:56Europe 1, 20h30, 21h30.
14:59Elisabeth Assayac.
15:03Bienvenue au Mimosa.
15:04Votre mission ici, c'est de donner un coup de main à tout le monde,
15:07de l'aide-soignant à la femme de ménage.
15:09Là, c'est Alfred de Gonzague.
15:11Et lui, il a Alzheimer.
15:12Alfred.
15:13Enchanté, Milan.
15:14Ferme ta bouche, je te la ferme.
15:15Elle s'y tirise.
15:16Et Mouic, et je n'y colle.
15:18C'est un extrait de la maison de retraite.
15:20C'était avec Kev Adams en 2022.
15:22Ça nous avait fait sourire.
15:23C'est bon.
15:24C'est très bien de prendre ces sujets-là,
15:28d'essayer de faire des comédies
15:29pour pouvoir connaître un petit peu plus cet univers.
15:32Et on en parle de cet univers ce soir,
15:35de vieillissement de la population.
15:37Comment vieillir, oui, mais en bonne santé,
15:40garder toute son autonomie.
15:41On en parle avec Sophie Boissart,
15:42la directrice générale de Clarian.
15:45Donc, anciennement Corian.
15:47Clarian, c'est l'un des grands acteurs européens
15:49de cette prise en charge des personnes âgées.
15:51Fragiles, on y trouve des maisons de retraite médicalisées,
15:54des maisons de soins, de réadaptation,
15:56d'accompagnement à domicile aussi, vous faites.
15:58Et puis, vous accompagnez près de 860 000 personnes.
16:03Vous nous étiez dans le pitch tout à l'heure ?
16:04Exactement.
16:05Presque un million de personnes à travers l'Europe.
16:08À travers l'Europe.
16:09Pour cela, il faut des soignants.
16:11Il faut des métiers bien spécifiques,
16:14des aides-soignants, des infirmiers, des infirmières,
16:17des médecins aussi.
16:19Je crois que là-dessus, vous avez mis en place
16:20toute une stratégie pour aller les chercher.
16:23Parce qu'il faut redonner l'envie
16:25d'aller travailler dans ces métiers-là
16:27qui sont des métiers difficiles.
16:29Alors, ce sont des métiers de vocation en même temps ?
16:31Il y a beaucoup, beaucoup de candidats
16:33et de personnes qui sont intéressées par ces carrières ?
16:35Il y en a beaucoup ?
16:36Beaucoup.
16:37Typiquement, aujourd'hui, quand on regarde
16:39les demandes d'orientation après le bac en France,
16:41les instituts de soins infirmiers
16:43prennent une candidature sur dix.
16:45Ah oui ?
16:46Ça donne une idée.
16:47Non, la grosse difficulté à laquelle on se heurte,
16:49c'est que les besoins vont croissant
16:50avec le vieillissement de la population,
16:52avec effectivement le progrès de la médecine
16:54et donc le fait que beaucoup de maladies
16:57deviennent chroniques.
16:57Donc, nécessite un accompagnement au long cours.
17:00Donc, on a besoin de plus en plus de personnels de santé
17:02et notamment d'infirmiers, de l'étude de rééducation.
17:05Alors, comment faites-vous ce que vous avez mis en place
17:06tout un programme, une école même ?
17:08Et alors, nous, on s'est créé.
17:09En fait, on s'est dit que si on s'appuyait uniquement
17:11sur les structures publiques de formation,
17:13on n'allait pas y arriver
17:14puisqu'il y a des quotas.
17:15Donc, en fait, on ne forme pas assez
17:16de professionnels de santé,
17:18notamment en France,
17:18mais c'est vrai dans tous les pays.
17:20Donc, on s'est dit,
17:21on va se créer notre propre université,
17:22notre université clariane
17:23qui forme chaque année 7000 personnes,
17:26des jeunes et vieux.
17:27Partout en France et en Europe,
17:2912% de nos professionnels, en fait,
17:32sont engagés dans des formations diplômantes.
17:34Donc, c'est des aides-soignants
17:35qui veulent devenir infirmiers.
17:37C'est des infirmiers qui veulent devenir
17:39cadres de santé ou directeurs
17:41ou directrices d'établissement.
17:42Et donc, on a créé des parcours diplômants
17:45qui permettent d'accompagner...
17:47Des master 1, un master 2.
17:48Exactement.
17:48On a même un master 2 directeur d'établissement
17:51et avec l'objectif, finalement,
17:53qu'on puisse pourvoir
17:55les trois quarts de nos postes de direction
17:57d'encadrement
17:59par des personnes issues de notre communauté.
18:01Et ça fonctionne.
18:02Et ça fonctionne ?
18:02Ça veut dire que vous n'êtes pas
18:03en sous-effectif ?
18:04Parce qu'on entend souvent,
18:06on n'est pas assez au planning,
18:07c'est compliqué.
18:08Est-ce que vous,
18:09au niveau des effectifs,
18:10ça va ?
18:10Vous pouvez accompagner
18:13les 860 000 personnes résidantes ?
18:15Alors, on a les effectifs nécessaires
18:18pour accompagner.
18:19Évidemment, recruter, remplacer,
18:21notamment pendant les périodes d'absence.
18:23En fait, la caractéristique de nos métiers,
18:26c'est 365 jours sur 365,
18:297 jours sur 7,
18:30le jour, la nuit.
18:31Donc, oui, c'est évidemment un enjeu majeur
18:33que d'avoir en permanence
18:35les bonnes personnes.
18:35Mais comment vous faites pour les garder ?
18:37Par exemple, là, il y a les fêtes de Noël
18:38qui arrivent,
18:38tout le monde a envie
18:39de prendre ses jours de congé.
18:41Comment faites-vous ?
18:41Est-ce que vous avez mis en place
18:42des stratégies particulières,
18:45des avantages particuliers ?
18:46Parce qu'une fois qu'on les a formés,
18:48qu'on les a recrutés,
18:48il faut aussi les garder.
18:52La première chose,
18:53c'est d'avoir un projet valorisant
18:56dans lequel on a envie de s'engager
18:57avec des collègues qu'on estime
18:59et avec le sentiment d'être utile
19:01et d'être reconnu pour ce que l'on fait.
19:03Donc, ça se joue d'abord vraiment
19:05à l'échelle de chaque maison,
19:06de chaque établissement.
19:08Et c'est pour ça qu'on a beaucoup travaillé
19:09sur le sens de notre mission.
19:10On s'est donné collectivement une mission
19:12qui nous inspire tous les jours.
19:13C'est prendre soin de l'humanité de chacun
19:15dans les moments de fragilité.
19:17On a aussi défini un certain nombre d'engagements.
19:19L'engagement de considération.
19:21Considération de chaque collaborateur.
19:23Mais ça se traduit comment ?
19:23Eh bien, ça se traduit très concrètement
19:25par le fait qu'on a mis en place
19:26un fonds de solidarité
19:28et que quand quelqu'un a un coup dur,
19:31voilà, ma voiture est cassée,
19:32je dois financer des obsèques au pays
19:35et c'est cher, je n'arrive pas.
19:37Moi, je suis en galère pour le logement
19:39parce que j'ai dû partir de chez moi
19:42pour me mettre en sécurité.
19:43On a beaucoup de femmes.
19:4588% de femmes qui travaillent dans le monde.
19:47Exactement.
19:47Notre fonds de solidarité,
19:48il est capable de se mobiliser
19:50en quelques heures
19:51pour aller donner l'aide
19:54qui va bien personnaliser.
19:56Ça, c'est très tangible.
19:58Donc, il y a une fonction sociale
19:59au sein même de l'entreprise et du groupe.
20:01C'est comment puis-je bien soigner
20:03si moi-même, je ne suis pas bien considérée,
20:06bien accompagnée moi-même
20:07dans un environnement sécurisé.
20:08Premier engagement.
20:09Deuxième engagement,
20:10équité et vraiment travailler
20:12sur des opportunités pour chacun.
20:14Donc, effectivement,
20:16j'ai un nombre incalculable d'exemples
20:18de personnes qui ont commencé
20:19comme aide-soignants,
20:21comme agents de service,
20:22qui ont ensuite passé tous leurs diplômes.
20:25Donc, il y a des directeurs
20:28et de venir...
20:29Exactement.
20:30Et ça n'est pas du tout...
20:31Le directeur de nos équipes en Allemagne,
20:34c'est 16 000 salariés.
20:35Il a commencé comme aide-soignant.
20:37Et c'est lui qui a exprimé
20:39le désir d'évoluer
20:40ou vous voulez repérer ?
20:41Alors, lui, il a exprimé
20:42depuis tout petit, on va dire,
20:44puisqu'il est chez nous
20:44depuis qu'il a passé son bac.
20:47Donc, il a maintenant
20:48un peu moins de 50 ans.
20:49Donc, il a évidemment eu
20:51la volonté de se développer
20:53et on l'a accompagné jusqu'au bout,
20:55jusqu'à un MBA.
20:57Donc, il a vraiment fait tout un...
20:59Donc, vous accompagnez des carrières.
21:01C'est ça, ce que vous nous dites
21:01ce soir, Sophie Poissard ?
21:02On accompagne 7 000 personnes
21:04chaque année
21:04sur 65 000 collaborateurs.
21:06C'est énorme
21:07et on veut en faire encore plus.
21:09C'est tout l'objet
21:10de cette université
21:11et qui est en train, d'ailleurs,
21:12de se développer fortement
21:13en Ile-de-France
21:13puisqu'on reprend
21:15les instituts de formation
21:17d'une fondation très ancienne
21:19qui s'appelle
21:19la Fondation de la Croix Saint-Simon
21:20qui a été créée...
21:22Donc, l'Université Clariane.
21:23Et elle va être...
21:24Donc, leurs activités
21:25rejoignent l'Université Clariane.
21:26C'est 900 étudiants
21:28jeunes professionnels
21:29en Ile-de-France.
21:30Ici, en région parisienne.
21:30Oui.
21:31Et on va pouvoir probablement
21:32en faire beaucoup plus
21:33dans les années qui viennent.
21:342 millions de personnes âgées
21:35sont isolées
21:36de leur entourage proche.
21:38C'est un chiffre officiel.
21:39Entourage proche,
21:40ça signifie famille et amis.
21:42Eh bien, nous, ce soir,
21:42sur Europe 1,
21:43on a trouvé la solution.
21:45Europe 1,
21:46la start-up de la France bouche.
21:48C'est vous la solution,
21:49Céline Leblanc.
21:49Vous êtes la fondatrice
21:50de Mamie Boom,
21:52une entreprise
21:52qui existe depuis déjà
21:546 ans,
21:556 ans et demi.
21:552020.
21:562020,
21:57juste avant le Covid,
21:58vous, vous avez fait
21:59des études en école de commerce.
22:01Vous avez fait l'EM Lyon.
22:02Vous avez commencé
22:03votre carrière
22:04dans l'entreprise,
22:05dans le marketing.
22:07Et au fur et à mesure,
22:09vous vous êtes dit,
22:09moi, j'ai envie de donner
22:10un peu du sens à ma vie.
22:11Tout a démarré
22:12avec votre grand-mère.
22:14Oui, c'est ça.
22:14En fait, je lui avais demandé
22:15est-ce qu'elle avait encore
22:16des rêves
22:17et elle m'avait répondu
22:17de faire un baptême
22:18en hélicoptère.
22:19Donc, j'avais trouvé ça génial.
22:20Mais quand je lui ai dit,
22:21Mamie, il faut que tu le fasses,
22:22sa réponse m'avait vraiment attristée.
22:24Elle m'avait dit, oh non,
22:25ce n'est plus pour moi,
22:25ce n'est plus de ma génération,
22:26je suis trop vieille pour ça.
22:27Donc, je me suis dit,
22:28un jour, j'aiderai les personnes âgées
22:29à réaliser leurs rêves.
22:30Et donc, à l'approche
22:31de la trentaine,
22:32je me suis dit,
22:33j'ai envie d'entreprendre,
22:34avoir du sens dans mon travail.
22:35Et donc, je me suis repenchée
22:37sur ce projet de cœur
22:38qui était lié à ma grand-mère.
22:39Et je me suis dit que finalement,
22:40le premier pas avant d'aider
22:41les personnes âgées
22:42à réaliser leurs rêves,
22:43c'était déjà de les aider
22:44à sortir de la solitude
22:45et sortir de chez elles
22:47et reconnecter avec la société.
22:49Pour cela, vous avez créé
22:50Mamie Boom.
22:51L'entreprise est à Marseille,
22:52c'est ça ?
22:52L'équipe est basée à Marseille.
22:54On était à Paris avant
22:55et on est maintenant à Marseille.
22:56Vous avez fait un autre choix.
22:58On va vous laisser pitcher
22:58pendant une minute,
22:59Mamie Boom,
23:00et on vous écoute.
23:01C'est à vous.
23:01Très bien.
23:02Aujourd'hui, en France,
23:032,5 millions de personnes âgées
23:05se sentent seules
23:05tous les jours ou presque.
23:07C'est pour lutter
23:07contre cette solitude
23:08que j'ai créée Mamie Boom
23:09en 2020
23:10avec une envie très forte,
23:12celle de reconnecter
23:13les générations.
23:14Le principe est simple,
23:15nous mettons en relation
23:16des personnes âgées
23:17avec des étudiants
23:18que nous sélectionnons
23:19pour leur tenir compagnie
23:20chaque semaine.
23:21Les visites ont lieu
23:23à domicile ou en EHPAD
23:24et sont principalement
23:26des moments de convivialité,
23:27discussions, promenades,
23:28jeux de société,
23:29aides informatiques, etc.
23:31Au-delà du lien social,
23:33ces visites régulières
23:34ont un vrai impact
23:35sur l'autonomie
23:36des personnes âgées
23:37du fait d'être stimulées
23:38chaque semaine
23:39et elles apportent aussi
23:40de la sérénité aux familles
23:42qui nous contactent
23:42pour leurs proches
23:43de savoir leur partage
23:45des parents entourés
23:46et visités chaque semaine
23:47et ça apporte un complément
23:49de revenus aux étudiants
23:50avec un job étudiant
23:51qui a du sens.
23:52Donc en 6 ans,
23:52on a constitué
23:53plus de 1500 binômes
23:55partout en France
23:55dans les moyennes
23:56et grandes villes
23:56et notre ambition
23:57c'est de redonner le sourire
23:59à encore plus de personnes
24:00âgées partout en France
24:01parce que le lien social
24:03n'est pas un luxe,
24:04c'est un besoin vital.
24:05Merci Céline Leblanc,
24:06fondatrice de Mamie Boom.
24:07Juste avant le point
24:08sur l'info,
24:09tiens je me tourne
24:10vers Sophie Boissart,
24:11patronne de Claréat.
24:11Votre regard
24:12sur Mamie Boom ?
24:14Je trouve à la fois
24:15l'énergie de Céline
24:17et l'intention excellente
24:19et effectivement
24:20c'est une super idée
24:20que de rapprocher
24:21les étudiants d'un côté
24:22et les personnes âgées,
24:25isolées ou en tout cas
24:26en mal d'activité de l'autre.
24:28Je trouve que l'idée
24:29est absolument pertinente
24:31et c'est chouette
24:32d'avoir,
24:33de consacrer
24:35cette dynamique
24:36entrepreneuriale
24:37à cette ambition.
24:39C'est géolocalisé ?
24:40C'est-à-dire
24:41on les met en lien ?
24:42Comment est-ce qu'on met
24:43l'étudiant en lien
24:44avec la personne âgée ?
24:45Parce que la personne âgée
24:46n'est pas forcément
24:46toujours connectée
24:47sur une appli.
24:48Comment on fait ?
24:48Alors déjà,
24:49ce n'est pas une plateforme
24:50de mise en relation,
24:51c'est vraiment nous,
24:52notre service.
24:53On a des demandes
24:54partout en France
24:55dans les moyennes
24:55et grandes villes
24:56et c'est notre chargé
24:56de recrutement
24:57qui va sélectionner
24:58l'étudiant sur mesure
24:59en fonction des besoins.
25:02Donc ça peut être
25:02les centres d'intérêt,
25:03la localisation,
25:04les disponibilités
25:05et vraiment,
25:06c'est la richesse
25:07de Mamiboum,
25:07c'est cette sélection
25:09personnalisée.
25:09C'est notre chargé
25:10de recrutement
25:11qui fait passer
25:11des entretiens
25:12et qui sélectionne
25:13la perle rare
25:14comme on l'appelle
25:14parmi notre réseau
25:15de gentils accompagnateurs.
25:17Donc c'est le nom
25:17qu'on donne aux étudiants
25:18et on en a plus de 5000
25:20inscrits actuellement
25:21sur Mamiboum.
25:22Allez,
25:22on se retrouve dans un instant.
25:23On va voir les conseils
25:24de David Smadja
25:25tout de suite.
25:25Le Point sur l'info,
25:27il est 21h.
25:28Europe 1,
25:29la France bouge.
25:3020h30,
25:3121h30,
25:32Elisabeth Assayac.
25:33Vous êtes bien
25:34dans la France bouge.
25:35Bienvenue si vous nous rejoignez.
25:36Nous sommes ensemble
25:37jusqu'à 21h30
25:38sur Europe 1.
25:39Nous sommes avec
25:39Sophie Boissard,
25:40la directrice générale
25:41de Clarian.
25:43Clarian,
25:43c'est un groupe européen.
25:45Vous y tenez,
25:46même s'il est né en France,
25:47c'est toujours en France,
25:48mais c'est européen
25:48et c'est ce qui vous permet aussi,
25:50vous nous le disiez,
25:51d'adapter les pratiques
25:53d'Europe du Nord,
25:54d'Europe du Sud
25:55pour accompagner
25:56les personnes âgées,
25:57les personnes fragiles,
25:58aussi bien pour
25:59des maisons de retraite
26:00mais aussi pour
26:01les soins de suite.
26:02Et de vous développer
26:02de plus en plus d'ailleurs
26:05les endroits,
26:06les sites de soins de suite
26:08comme on dit.
26:09Absolument,
26:09parce que c'est un enjeu majeur
26:11pour vieillir en meilleure santé
26:13et pour regagner
26:14en fait de l'autonomie.
26:15Je pense aujourd'hui
26:16que dans la problématique
26:17des déserts médicaux,
26:18où on n'a pas assez
26:19de médecins traitants,
26:20en particulier
26:21en dehors
26:21des grands centres urbains,
26:23on sait à quel point
26:23c'est un problème
26:24et il y en a beaucoup de personnes,
26:26probablement de l'ordre
26:27de 500 000 personnes
26:28de plus de 65 ans
26:29qui sont des malades chroniques
26:30et qui n'ont plus
26:30de médecins traitants.
26:31C'est un problème majeur
26:32parce que ça veut dire
26:33qu'à tout moment
26:34elles risquent de voir
26:35leur état de santé
26:36se détériorer
26:37de manière irréversible.
26:38Et donc en fait
26:39d'avoir ces établissements
26:40de santé
26:41qui sont présents
26:42dans...
26:42Vraiment,
26:43on a 100 établissements
26:44en France
26:44dans tout type
26:46d'environnement
26:47y compris très ruraux,
26:49c'est la permanence de soins
26:50d'hyperproximité.
26:52C'est le suivi.
26:52C'est le suivi,
26:53c'est le fait aussi
26:54qu'il y a des médecins,
26:54il y a toute une équipe soignante
26:56et donc on a l'assurance
26:57de pouvoir être prise en charge
26:59et c'est une équipe soignante
27:00qui va pouvoir communiquer
27:01avec le CHU
27:02qui est à des dizaines
27:04ou des centaines
27:04de kilomètres de là.
27:05Et c'est beaucoup
27:05de prévention
27:06parce que dès qu'on arrive
27:08ils vont faire un test
27:09qui permet
27:10en quelques minutes
27:11de diagnostiquer
27:14l'éventuelle
27:15future dépendance
27:16ou pas.
27:17Alors c'est un programme
27:19qui a été développé
27:19par l'Organisation Mondiale
27:20de la Santé
27:20qui s'appelle ICOPE
27:21et qui permet
27:22en une petite vingtaine
27:23de minutes
27:24de mesurer
27:25et on doit tous
27:26on devrait tous
27:27en fait le faire
27:28évidemment l'état
27:29de forme
27:30à la fois
27:31sur le plan cognitif
27:32la mémoire immédiate
27:33sur le plan visuel
27:35auditif
27:35mais aussi
27:36sur l'équilibre
27:38la capacité
27:38la force musculaire
27:39la vitesse
27:40à laquelle on se lève
27:41par exemple
27:41l'équilibre
27:42et donc ça permet
27:43de mesurer finalement
27:44où en sont les capacités
27:45et de dire
27:46là attention
27:47ça vaut probablement
27:48la peine
27:48vous êtes en train
27:49de perdre un peu
27:49de muscles
27:50ça vaut la peine
27:51de renforcer
27:53l'activité physique adaptée
27:54est-ce que vous mangez
27:55assez ?
27:56Est-ce que vous mangez
27:56assez de viande ?
27:57Est-ce que ça vaut la peine
28:00d'exercer un peu
28:00votre mémoire ?
28:01Il y a plein de petites choses
28:02qu'on peut faire
28:02Est-ce que vous faites passer
28:03à tous les patients ?
28:05Non c'est
28:05exactement
28:06c'est recommandé
28:08au-delà de 50 ans
28:08et en tout cas
28:09au-delà de 60 ans
28:10et ça permet vraiment
28:11d'adapter
28:11de donner quelques conseils
28:13voire évidemment
28:13de détecter
28:15des signaux
28:16un peu plus sérieux
28:16et donc de faire
28:18ces examens
28:18de prévention
28:19donc on est dans
28:19la prévention pure
28:21nous sommes toujours
28:22avec Céline Leblanc
28:23fondatrice de Mamie Boom
28:24Céline si vous nous rejoignez
28:25elle venait donc
28:26de pitcher Mamie Boom
28:27qui est du lien
28:29intergénérationnel
28:29ce n'est pas une plateforme
28:30c'est vous choisissez
28:32rigoureusement
28:33des étudiants
28:34qui vont venir
28:35rendre visite
28:36régulièrement
28:37à des personnes âgées
28:38parce que ce que vous voulez
28:39c'est ne pas les laisser seules
28:40ne pas
28:41que cette solitude
28:42ne s'installe pas
28:43au sein des seniors
28:44pour moi vieillir
28:45ne devrait pas rimer
28:46avec solitude
28:47tout à fait
28:48David Smaja
28:49vous êtes le coach
28:49de ce soir
28:50dans la France Bouche
28:50vous avez dit tout à l'heure
28:51le mot intergénérationnel
28:53pour Mamie Boom
28:54moi ce que j'ai le plus apprécié
28:56finalement en réfléchissant
28:57et après avoir
28:59enfin après que je vous ai écouté
29:00c'est vraiment que
29:01vous n'êtes pas
29:02une société technologique
29:02vous êtes vraiment
29:03une société à mission
29:04donc je ne sais pas d'ailleurs
29:05si vous avez de statut
29:06de société à mission
29:07mais il y a vraiment
29:08une raison d'être derrière
29:10où vous allez défendre
29:11vous défendez une cause
29:13qui est à mon avis
29:13extrêmement noble
29:14et c'est ce que j'ai vraiment
29:15le plus apprécié
29:16sans compter qu'en définitive
29:17on a des humains
29:18qui travaillent vraiment derrière
29:19c'est à dire que
29:20vous allez choisir
29:21les étudiants
29:22vous allez vraiment travailler
29:22sur le profit de l'étudiant
29:24qui conviendrait le mieux
29:25évidemment au senior
29:26pour créer du liant
29:27et du liant sur la durée
29:29puisqu'en définitive
29:29l'étudiant va être au contact
29:31pendant presque parfois
29:32des années
29:33au contact de ce senior
29:35donc c'est vraiment
29:35ce que j'ai apprécié
29:36dans ce projet
29:37c'est ce côté humain
29:38qui est profondément humain
29:39d'ailleurs j'ai une anecdote
29:41on a un binôme parisien
29:42que j'affectionne particulièrement
29:43Joël elle a 90 ans
29:45et Juliette 20 ans
29:46donc 70 ans les séparent
29:48Juliette souhaite être scénographe
29:50et Joël était ancienne mannequin
29:51donc elles ont créé
29:52un projet ensemble
29:53elles ont créé
29:54un mur de photos
29:55au dessus du lit de Joël
29:56pour retracer
29:57la carrière de mannequin
29:58de Joël
29:59et c'est un projet
30:00que finalement
30:00Juliette va pouvoir ajouter
30:02dans son porte-folio
30:03donc au-delà des rencontres
30:05elles partagent leur passion
30:06et surtout
30:06ce que j'adore
30:06chez Mamie Boom
30:07c'est que les deux générations
30:08s'apportent mutuellement
30:09c'est ça
30:09c'est pas uniquement
30:11dans un sens
30:12vous avez monté votre entreprise
30:15avec vos propres fonds
30:16oui tout à fait
30:17et aujourd'hui vous en avez tout
30:18vous arrivez à être rentable
30:19au bout de 7 ans
30:20oui oui on est rentable
30:21et on est une équipe
30:23de 4 personnes
30:24et l'ambition de Mamie Boom
30:26c'est justement
30:26de grandir
30:27de passer une étape
30:28pour accompagner
30:29le plus de personnes âgées
30:31vous avez beaucoup de demandes
30:32des personnes âgées
30:32comment on vient à vous ?
30:34c'est les familles
30:36qui nous contactent
30:36dans 85% des cas
30:37et donc dans 15% des cas
30:39les seniors en direct
30:40mais c'est les familles
30:41pour leurs parents
30:41puisque soit
30:42elles habitent loin
30:43et donc elles ne peuvent pas
30:44s'y rendre aussi souvent
30:45qu'elles le souhaiteraient
30:46ou alors
30:46on parlait de répit aussi
30:48les aidants
30:48ça peut être un couple
30:49dont une des deux personnes
30:51à Alzheimer
30:51donc pour offrir du répit
30:53à l'aidant
30:54qu'il puisse sortir
30:56en toute tranquillité
30:56parce qu'il saura
30:57que son proche
30:58sera accompagné
30:59accompagné
30:59voilà
30:59ça permet ça
31:01mais par exemple
31:01un jeune
31:01si face à une personne
31:03atteinte de la maladie
31:03d'Alzheimer
31:04vous les formez
31:05parce qu'on ne sait pas
31:06forcément comment réagir
31:08face à une pathologie
31:10oui tout à fait
31:10quand ils s'inscrivent
31:11ils ont tout un processus
31:12où ils suivent une formation
31:13et ils répondent
31:14à un questionnaire
31:15qui est approfondi
31:16ensuite lors des entretiens
31:17avec notre chargé
31:18de recrutement
31:19et disons que
31:20en tout cas
31:21c'est surtout de la compagnie
31:22donc en tout cas
31:23ils ne vont pas intervenir
31:25médicalement bien sûr
31:25du soin
31:26de l'aide à la toilette
31:27etc
31:27c'est vraiment
31:28le côté compagnie
31:29lien social
31:30comme un petit enfant
31:30pourrait
31:31l'apporter
31:32à ses grands-parents
31:33si vous êtes parmi nous aussi
31:34Céline
31:35c'est parce que vous avez
31:35des besoins
31:36le principal besoin
31:38c'est qu'il faut
31:38vous faire connaître
31:39il faut gagner
31:40en visibilité
31:42c'est ça
31:42gagner en visibilité
31:43auprès des familles
31:45et comment s'appuyer
31:46sur des acteurs
31:47du bien vieillir
31:48puisque tous
31:49solidairement
31:49on doit aider
31:50à agir
31:52vous avez parlé
31:53des familles
31:53et c'est vrai
31:55que ces familles
31:56sont pour certains
31:57ou certaines
31:57des salariés
31:58donc je me suis dit
31:59pourquoi en fait
31:59ne pas finalement
32:00proposer aux entreprises
32:02finalement
32:03Mabimou
32:03comme un avantage
32:04finalement pour
32:05leurs propres salariés
32:06qui sont aidants
32:07et donc c'est vrai
32:08que tous ceux
32:09qui s'occupent
32:09d'un parent ingé
32:10les employeurs
32:11ont quelque part
32:11intérêt à pouvoir
32:12aider leurs salariés
32:13donc chaque entreprise
32:14vous savez
32:15va avoir son comité
32:16social économique
32:16et peut parfois
32:17financer aussi
32:18des services à la personne
32:19pour les salariés
32:20sous la forme
32:20vous savez
32:21ce qu'on appelle
32:21du CESU préfinancé
32:22donc c'est vrai
32:23que je pense
32:24qu'il faut aller aussi
32:25aller voir des acteurs privés
32:26des entreprises
32:27et proposer à ces fameux
32:28comités
32:28pourquoi pas
32:30aujourd'hui
32:30vos services
32:31chez Mamie Blum
32:32mais au-delà de ça
32:33je pense qu'il y a
32:33quelque chose aussi
32:34d'une carte à jouer
32:35avec ces fameux
32:37établissements
32:38qu'on appelle
32:38des maisons de retraite
32:39et qu'on ne qualifie
32:40c'est vraiment aujourd'hui
32:42que depuis la loi
32:43du 8 avril 2004
32:44vous avez finalement
32:45ces maisons doivent garantir
32:47à chaque résident
32:48finalement un droit de visite
32:49et ce droit de visite
32:51c'est chaque personne
32:52va avoir un visiteur
32:54de son choix
32:54mais vous avez quand même
32:55beaucoup de résidents
32:56qui malheureusement
32:57eux n'ont plus personne
32:58mais ce droit reste en vigueur
33:00donc je pense qu'il faudrait
33:00aller les démarcher
33:02en expliquant en définitive
33:04que vous allez vous
33:05rendre ce droit de visite
33:07parfaitement cohérent
33:09avec la loi
33:10parce que vous avez
33:11effectivement des étudiants
33:12qui sont prêts
33:13à se rendre
33:16dans ces établissements
33:17et pouvoir proposer
33:17des services
33:18de Miami Bloom
33:20Sophie Le Boissard
33:21vous pourriez
33:22faire un partenariat
33:23avec Miami Bloom
33:24par exemple
33:24est-ce que vous travaillez
33:25déjà avec des structures
33:26parce qu'il y a pas mal
33:27de personnes en maison
33:28de retraite
33:28qui parfois
33:29ne reçoivent pas de visite
33:31alors chacune de nos maisons
33:32en fait
33:32travaille avec des bénévoles
33:35localement
33:36avec des écoles
33:37avec des associations
33:39de la commune
33:41par ailleurs
33:41on a évidemment
33:42nos propres équipes
33:43d'animation
33:45qui viennent
33:46assurer chaque jour
33:47des activités collectives
33:48mais en vous écoutant
33:49je me disais
33:50que je le vois
33:51beaucoup plus
33:51comme finalement
33:52des demandes
33:53ou des besoins particuliers
33:54ces rencontres
33:55comme vous le disiez
33:56entre cette scénographe
33:58et cette ancienne mannequin
34:00ça c'est très intéressant
34:01et donc il y a probablement
34:02des choses à faire
34:03plus du sur mesure
34:04pour répondre
34:05à des besoins
34:06bien identifiées
34:07et pas seulement
34:08de la visite
34:08je pense vraiment
34:10il faut identifier
34:11personnaliser
34:12c'est ce que vous faites
34:12avec Mamie
34:13cette dimension
34:13de binôme
34:15ou de couple
34:15et ça c'est quelque chose
34:17qui peut tout à fait
34:17faire du sens
34:18donc on va en rediscipler
34:19vous allez en rediscipler
34:20vous restez avec nous
34:21Sophie Boissard
34:21vous êtes la directrice générale
34:22de Clariane
34:24c'est vous qui aussi
34:25qui m'intéresse
34:25Sophie Boissard
34:26c'est parce que vous
34:27vous avez travaillé
34:27dans la haute fonction publique
34:29vous avez travaillé
34:30à la SNCF
34:31avant de prendre la tête
34:32de Clariane
34:33qu'est-ce qui vous a
34:34le plus surpris
34:35quand vous êtes entré
34:36dans ce monde
34:36du grand âge
34:39ce qui m'a
34:40je pense
34:40pas surpris
34:41mais le plus touché
34:42c'est la qualité humaine
34:47extraordinaire
34:47des personnes rencontrées
34:49j'aurai un jour
34:50le temps d'écrire
34:51mes mémoires
34:51dans chacune
34:52et Dieu sait
34:53si je passe du temps
34:56parmi les 1200 maisons
34:58et structures
34:59qu'on a à travers l'Europe
35:00à chaque fois
35:01j'ai fait
35:01à chaque visite
35:02je fais des très belles rencontres
35:04des rencontres incroyables
35:05que ce soit parmi
35:08les membres
35:09de l'équipe
35:10avec des parcours
35:11professionnels
35:11des parcours de vie
35:15une gentillesse
35:17un engagement
35:17des qualités humaines
35:18hors du commun
35:19toujours
35:20et parmi
35:21les résidents
35:23ou les patients
35:23des histoires de vie
35:24je vous en cite une seule
35:25je me souviendrai toujours
35:27d'une dame à Berlin
35:28elle est décédée
35:29depuis lors
35:30née en 1902
35:32donc elle avait plus de 100 ans
35:33à l'époque
35:34elle avait connu
35:36l'empire
35:38de Bismarck
35:39elle avait connu
35:41Rosa Luxembourg
35:41et les révolutions
35:42de Berlin
35:43elle avait connu
35:43la république de Weimar
35:44elle avait connu
35:45la guerre
35:46elle avait connu
35:47l'arrivée des troupes
35:49russes
35:50soviétiques
35:51et puis
35:52elle avait connu
35:52la chute du mur
35:53vous imaginez ça
35:54et ça
35:54elle vivait dans une chambre
35:55avec plein plein de souvenirs
35:56elle parlait français
35:57elle avait appris le français
35:58et je me disais
35:59mais quelle vie incroyable
36:02et
36:03c'est des gens qui vous marquent
36:05c'est des gens qui me marquent
36:05et voilà
36:06je pourrais
36:07je pourrais
36:08multiplier
36:08les histoires
36:09et les anecdotes
36:10donc cette dimension
36:13humaine
36:13humaine
36:14ça a changé votre regard
36:15sur la vieillesse ?
36:17alors
36:17comme Céline
36:18je pense qu'on est beaucoup
36:19comme cela
36:19moi j'ai
36:20j'ai embrassé
36:21aussi cette carrière
36:22parce que
36:23et cette mission
36:24parce que j'ai eu
36:26des liens très privilégiés
36:26avec mes deux grand-mères
36:27ma grand-mère française
36:28et ma grand-mère néerlandaise
36:29parce que je suis franco-néerlandaise
36:31et
36:32vraiment
36:33voilà
36:33leur vieillesse
36:34n'a pas été la même
36:36dans chacun
36:37de ces deux pays
36:37et donc
36:38et donc je sais
36:40à quel point
36:40à quel point
36:41le lien
36:42entre les générations
36:44est vraiment
36:44c'est une phase
36:46de transmission
36:46une richesse incroyable
36:47et à quel point
36:48cet accompagnement
36:49de proximité
36:51de bienveillance
36:51dans ce temps
36:52du grand âge
36:54est quelque chose
36:55d'essentiel
36:55dit tout
36:56de nos sociétés
36:56vous restez avec nous
36:58Sophie Boissard
36:58c'est passionnant
36:59directrice générale
37:00de Clariane
37:01dans un instant
37:01on va faire évidemment
37:02le quiz de la France Bouge
37:03et puis on va prendre
37:05des nouvelles
37:05d'Auguste Food
37:06avec Zachary Thiry
37:07un des
37:08ses sauces enrichies
37:09hyper protéinées
37:10mais très très bonnes
37:10là aussi c'était lié
37:12à l'histoire de votre grand-mère
37:13allez donc
37:14on écoute d'abord
37:15Barry White
37:15let the music play
37:16sur Europe 1
37:17Europe 1
37:1820h30
37:1921h30
37:20Elisabeth Assayac
37:21j'ai 10 ans
37:23je sais que c'est pas vrai
37:24mais j'ai 10 ans
37:26laissez-moi rêver
37:27que j'ai 10 ans
37:28ça fait bientôt 15 ans
37:29que j'ai 10 ans
37:30ça paraît bizarre
37:32mais si tu me crois pas
37:34on a tous un petit peu
37:35toujours 10 ans
37:37ce soir
37:37bienvenue dans la France Bouge
37:38ce soir on parle
37:39du grand âge
37:40vieillir
37:41âgé
37:42oui
37:42mais en bonne santé
37:44favoriser l'autonomie
37:45le plus longtemps possible
37:46on en parle avec
37:47Sophie Boissard
37:48la directrice générale
37:49de Clariane
37:50dans un instant
37:50on va prendre des nouvelles
37:51d'Auguste Food
37:52avec Zachary Thiry
37:53je l'avais rencontré
37:55dans la France Bouge
37:56à Lyon
37:56c'est en 2022
37:58lui aussi
37:59c'était lié
38:00à l'histoire de sa grand-mère
38:01qui était dénutrie
38:02et donc il en a créé
38:03sa propre entreprise
38:04des sauces enrichies
38:06de très bon goût
38:07de qualité
38:08à destination
38:09des établissements
38:09de santé
38:10on est toujours avec
38:11Céline Leblanc
38:12fondatrice de Mamie Boom
38:13et David Smadja
38:14fondateur du cabinet
38:15Milestone Avocat
38:16on va faire le quiz
38:17si vous voulez bien
38:17Sophie Boissard
38:18le quiz de la France Bouge
38:19c'est très rapide
38:20allez c'est parti
38:22le secteur des EHPAD
38:24reste marqué
38:24par plein de controverses
38:25et de défiances
38:26depuis les affaires
38:28dont on a entendu parler
38:29notamment en Europe
38:30comment restaurer durablement
38:32la confiance
38:33des familles
38:34cette confiance
38:35on fait comment ?
38:36c'est par l'information
38:36la transparence
38:37je pense d'abord
38:38par la proximité
38:39et l'ouverture
38:40de chaque maison
38:42aux familles
38:43avec les conseils
38:45de vie sociale
38:46dans lesquels
38:46elles sont présentes
38:47et puis un dialogue
38:48au quotidien
38:49c'est vraiment
38:50par ce dialogue
38:51et cette proximité
38:52au quotidien
38:52qu'on peut
38:54construire
38:55et maintenir
38:55la confiance
38:56dans la durée
38:56vous dirigez plus de
38:58combien de personnes
38:59aujourd'hui ?
39:00plus de 60 000 personnes
39:0160 000 personnes
39:02est-ce que vous êtes
39:03plutôt du genre
39:03à décider rapidement
39:04Sophie Boissard
39:05ou à prendre beaucoup
39:06de temps
39:06avant de trancher
39:07parce qu'il y a beaucoup
39:08de décisions
39:08dans l'entreprise
39:10mais quand on touche
39:11l'humain
39:12à ce point-là
39:12ça ne doit pas être simple
39:13je crois qu'il faut être
39:14capable de faire les deux
39:15au quotidien
39:15il faut être capable
39:16de décider rapidement
39:17parce que sinon
39:18ça bloque et ça entrave
39:20le bon fonctionnement
39:21de l'entreprise
39:21et puis il y a des décisions
39:24stratégiques
39:25des choix majeurs
39:27qui eux nécessitent
39:28d'être mûrement pesés
39:29donc je crois que
39:30comme chef d'entreprise
39:31il faut savoir faire les deux
39:32un savant dosage
39:33vous avez fait le NS
39:34l'ENA
39:35avant de passer par
39:35le secteur public
39:36on disait tout à l'heure
39:37et les grandes entreprises
39:38vous avez toujours eu
39:38le goût des responsabilités
39:40je crois que j'ai toujours eu
39:41le goût de l'engagement
39:42et la volonté d'être utile
39:44profondément utile
39:45à mon pays
39:47utile
39:48à ma communauté
39:50et c'est toujours
39:51et encore quelque chose
39:52qui m'anime profondément
39:53et si vous aviez exercé
39:54un autre métier
39:55vous aurez fait quoi ?
39:56architecte
39:57merci Sophie Boissard
39:59directrice générale
40:00de Claréanne
40:00pour ce quiz
40:01écrit par ses audients
40:10c'est pour vous
40:12cette musique
40:14Max Richter
40:15les saisons réinventées
40:17c'est un compositeur allemand
40:19qui a réinventé
40:20réécrit en fait
40:21avec les instruments
40:22d'aujourd'hui
40:22cette partition
40:24qu'on connait tous
40:24celle des 4C
40:25et surtout ça
40:27moi ce que
40:28merci de la diffuser
40:30ça m'inspire surtout
40:32c'est la partition
40:32d'un ballet merveilleux
40:34qui s'appelle
40:35fan de danse classique
40:36fan de danse classique
40:37je trouve que la danse
40:38est un art total
40:40en fait
40:40un art musical
40:42et ça vous inspire
40:43dans votre métier ?
40:45ça m'inspire dans mon métier
40:46dans ma vie
40:47ça vous accompagne ?
40:48c'est vraiment
40:48j'ai une admiration
40:49sans borne en fait
40:50pour les danseurs
40:50les danseurs classiques
40:51et pour les chorégraphes
40:52et puis pour ce qu'ils sont
40:53capables de nous montrer
40:54à la fois en termes
40:55d'harmonie
40:56de rêve
40:58d'imagination
40:59et aussi en termes
41:00de discipline
41:01sportive
41:02et collective
41:03donc pour moi
41:03c'est vraiment
41:04un art total
41:05allez vous restez avec nous
41:06dans la France Bouge
41:07on aime prendre des nouvelles
41:07des membres
41:08de notre grande communauté
41:09on va prendre des nouvelles
41:09d'Auguste Faud
41:16Zachary Thierry
41:16vous étiez venu
41:17donc on disait
41:18on s'était rencontré
41:18à Lyon
41:19lors d'une délocalisation
41:20de la France Bouge
41:20c'était en 2022
41:21et vous nous aviez parlé
41:23de votre grand-mère
41:24qui vous avait inspiré
41:25puisqu'elle était dénutrie
41:27vous étiez encore étudiant
41:28tout à fait
41:29elle était dénutrie
41:31donc finalement
41:32ce qu'on appelle
41:33le cercle vicieux
41:34de la dénutrition
41:34que beaucoup de gens connaissent
41:36plus de 2 millions
41:37de personnes en France
41:38le frigo qui se vide
41:39parce qu'on n'a plus envie
41:40de faire à manger
41:40la perte d'autonomie
41:42qui se précipite
41:43et puis finalement
41:44les séjours à l'hôpital
41:45qui s'accumulent
41:47et puis derrière
41:48effectivement
41:49une entrée en institution
41:50dans les maisons
41:51ou les soins de suite
41:52qui s'est accéléré
41:53moi c'était le cas
41:54de ma grand-mère
41:55comme c'est le cas
41:56de beaucoup
41:56de nos grands-parents
41:57et de nos parents
41:59aujourd'hui
42:00et donc là
42:00vous vous êtes dit
42:00face à cette dénutrition
42:02moi je vais essayer
42:03de lui redonner le goût
42:04le goût de manger
42:05et puis surtout
42:06quand elle va manger
42:06il faut que ce soit
42:07riche en protéines
42:08parce que c'est ça
42:09qui va tenir
42:09les muscles
42:10les os etc
42:10et donc vous avez lancé
42:12Auguste Food
42:12tout à fait
42:13Auguste Food
42:14c'est né sur une idée
42:15assez originale
42:16à l'époque
42:17puisque aujourd'hui
42:18tout le monde connaît
42:18le sujet de la protéine
42:19il n'y a qu'à voir
42:20les rayons de nos supermarchés
42:22c'est assez fou
42:22ce qui s'est passé
42:23on dit même la prot
42:23la prot
42:24et puis à tous les âges
42:27mais à l'époque
42:28c'était avant-gardiste
42:29il y avait peu de sujets
42:30effectivement
42:31sur la dénutrition
42:32en fait
42:32la dénutrition
42:33c'est vraiment un sujet
42:35où on perd
42:36l'appétit de manger
42:37donc on mange moins
42:38et puis souvent
42:39ça vient en plus
42:40d'une maladie
42:40qui est déjà présente
42:41ça peut être un cancer
42:42ça peut être
42:42tout simplement
42:43la perte d'autonomie
42:44de façon générale
42:45l'idée c'était de se dire
42:47comment est-ce qu'on peut faire
42:48des produits hyper gourmands
42:50qu'on a envie de manger
42:51mais extrêmement denses
42:52nutritionnellement
42:53mais sans jamais perdre
42:54ce supplément d'âme
42:55de la gastronomie
42:57dans les produits
42:58l'idée de base
42:59c'était effectivement
42:59des sauces
43:01très vite
43:02nous on a continué
43:03ce travail
43:04sur d'autres produits
43:05alors vous en êtes où
43:06aujourd'hui
43:06alors aujourd'hui
43:07on a une gamme
43:08un peu plus étendue
43:09on travaille avec
43:10plus de 250 établissements
43:13aussi bien des hôpitaux
43:15des cliniques
43:15des maisons de retraite
43:17on a pris notre temps
43:19c'était pas simple
43:20de pénétrer ce marché
43:21puisqu'on est quand même
43:22sur le secteur de la santé
43:24qui est dominé
43:25par des énormes acteurs
43:27agro-industriels
43:28et pharmaceutiques
43:28donc il a fallu
43:29se faire un nom
43:30il a fallu
43:30se faire une place
43:31nous y sommes arrivés
43:32avec cette proposition
43:33de valeur originale
43:34des produits qui sont gourmands
43:36là plus récemment
43:37on a sorti une gamme de glaces
43:38des glaces hyper protéinées
43:39hyper caloriques
43:40c'est une bonne idée les glaces
43:40l'été dans la quinnicule
43:42bah on se fait plaisir
43:43des petites glaces
43:44à l'italienne
43:45yaourt de fraises
43:46caramel beurre salé
43:46et alors vous les vendez à qui
43:48parce que c'est pas encore
43:48dédié aux particuliers
43:49donc c'est pour les établissements
43:50de santé seulement
43:51aujourd'hui
43:52un peu partout en France
43:53oui partout en France
43:54là on commence
43:55le déploiement
43:56en Suisse
43:57en Belgique
43:58on regarde l'Allemagne aussi
44:00aujourd'hui
44:01ce sont des solutions
44:02donc l'ADN de l'entreprise
44:03est food service santé
44:05donc c'est là que vous avez
44:06un peu bivoté
44:07tout à fait
44:08l'ambition reste toujours la même
44:09moi à la base
44:10je voulais que ma grand-mère
44:12chez elle
44:12ne soit plus dénutrie
44:13donc je réponds
44:15qu'il y a une partie
44:15de la problématique
44:16dans les établissements
44:17de santé
44:17mais le but
44:19c'est qu'à terme
44:20ces produits soient disponibles
44:21à la maison
44:22on a beaucoup
44:23beaucoup de demandes
44:24donc on y travaille
44:25vous connaissiez
44:25Sophie Boissard
44:26Auguste Food
44:28d'autant plus
44:29que Auguste Food
44:30est une cause
44:31avec certains
44:32de nos établissements
44:33génial
44:33et en particulier
44:34des établissements
44:34dans lesquels
44:35on a des personnes
44:35très sensibles
44:37qui suivent un traitement
44:38d'oncologie
44:39donc avec le goût
44:40qui se modifie
44:40et justement
44:41encore moins d'appétit
44:42et dans lequel
44:42c'est d'autant plus important
44:43d'être bien nourri
44:45pour avoir les forces
44:46pour supporter le traitement
44:48tout à fait
44:48la contrainte
44:49dans les établissements
44:50de santé
44:50c'est le savoir-faire
44:51de l'enrichissement
44:52on n'est pas du tout
44:53dans l'univers des sportifs
44:54où on met des poudres
44:55dans des shakers
44:56là on est vraiment
44:57très différent
44:57on cherche à avoir
44:58les plus petites quantités
44:59possibles d'aliments
45:00puisque les personnes
45:01à qui on s'adresse
45:02s'alimentent peu
45:03avec un maximum
45:04de protéines
45:05et de calories
45:06Zachary Thierry
45:07fondateur d'Auguste Food
45:08c'est le moment
45:09de se tourner
45:10vers l'avenir
45:11avec vous
45:11Sophie Boissard
45:13et d'Ivoire
45:13on espère
45:14de l'espoir
45:15Sophie Boissard
45:21directrice générale
45:21de Claréane
45:22à quelques mois
45:23de l'élection présidentielle
45:25quelles sont
45:26les raisons d'espérer
45:27si vous aviez
45:28une seule mesure
45:29à demander au prochain
45:29ou à la prochaine présidente
45:30pour préparer la France
45:31par exemple
45:32face au défi
45:33du vieillissement
45:33ce serait quoi ?
45:35ce serait de faire
45:37de l'augmentation
45:38de l'espérance de vie
45:39en bonne santé
45:41l'étoile polaire
45:42des politiques de santé
45:43je pense qu'aujourd'hui
45:45vous l'avez dit
45:46on a une espérance de vie
45:47globale
45:48qui est élevée en France
45:49l'espérance de vie
45:50en bonne santé
45:51on est plutôt
45:51dans la moyenne européenne
45:52c'est à dire ?
45:53c'est à dire qu'en gros
45:54à 65 ans en moyenne
45:56on a encore
45:57en moyenne 20 ans
45:58de vie
45:5910 ans en bonne santé
46:00et 10 ans
46:01en moins bonne santé
46:03avec une forme de dépendance
46:04en Suède
46:05c'est deux tiers
46:06un tiers
46:06deux tiers en bonne santé
46:08un tiers
46:10statistiquement
46:11je pense qu'on pourrait
46:12se donner collectivement
46:13l'objectif
46:13d'ici 10 ans
46:16de rattraper la Suède
46:17ils font quoi en Suède
46:18que nous ne faisons pas
46:19par exemple ?
46:19alors ils font beaucoup de choses
46:20d'abord la prévention
46:21au sens où on l'a entendu
46:23des témoignages tout à l'heure
46:24c'est à dire finalement
46:25des conseils
46:26de bonnes vieillies
46:27mais on les a
46:27et si des conseils
46:28on les a
46:29on les entend tous les jours
46:30mais je pense que
46:30c'est pas assez diffusé
46:32notamment chez les enfants
46:33en famille
46:34c'est vraiment à tous les âges
46:35de la vie
46:36ça c'est un premier élément
46:37deuxième élément
46:38il faut juste qu'on se fixe
46:39l'objectif
46:39qu'on évalue nos politiques
46:40de santé à cette aune-là
46:41est-ce que ce que je fais
46:43va vraiment contribuer
46:45à donner un maximum
46:46de chances
46:47de vieillir en meilleure santé
46:48comme on se l'est dit là
46:49et puis il faut
46:50beaucoup plus
46:51beaucoup plus
46:52de paramédicaux
46:53il faut doubler
46:53le nombre de paramédicaux
46:55formés chaque année
46:55c'est le métier-là
46:56du soin
46:57et les Suédois
46:58les Norvégiens
46:59ils ont deux fois plus
47:00de professionnels
47:01de santé
47:02c'est quoi par exemple
47:02ces professionnels de santé
47:03c'est paramédicaux
47:04c'est des infirmiers
47:04c'est des aides-soignants
47:05c'est tous les métiers
47:06de la rééducation
47:07des kinés
47:08des ergothérapeutes
47:09des psychomotriciens
47:10sont tous ces métiers
47:11qui sont absolument essentiels
47:12donc il faut les valoriser
47:13il faut les valoriser
47:14il faut surtout ouvrir les quotas
47:16comment c'est possible
47:17qu'on ait encore aujourd'hui
47:18un quota fermé
47:19en école d'infirmière
47:20d'infirmiers et d'infirmières
47:2236 000 infirmiers
47:24autorisés
47:25en place de formation
47:26chaque année
47:28pourquoi est-ce qu'on
47:29n'enlève pas ces quotas ?
47:30pourquoi on ne se donne pas
47:31la possibilité de former
47:33autant d'infirmiers
47:34qu'on a aujourd'hui
47:35de jeunes ou de moins jeunes
47:37volontaires
47:38et capables
47:39de s'engager
47:40dans cette formation
47:41ces quotas
47:42n'ont aucun sens
47:42en réalité
47:43et c'est
47:44en fait
47:45on est les seuls
47:46à avoir des quotas
47:46en Allemagne
47:47il n'y a pas de quotas
47:47il n'y a absolument pas de quotas
47:49tous ceux qui souhaitent
47:50pour bien vieillir
47:51et en toute autonomie
47:52il faut ouvrir les quotas
47:54et il faut doubler
47:55le nombre de professionnels
47:56de santé en France
47:57et si on fait cela
47:59on se fait du bien
48:00à tous
48:01on va éviter
48:02les déserts médicaux
48:05ou de prise en soins
48:05dans lesquels
48:06on est confronté
48:06on va éviter
48:08la tension
48:08que subissent aujourd'hui
48:09les professionnels
48:11parce que justement
48:11on ne forme pas assez
48:13de monde
48:13et on va globalement
48:15augmenter
48:17la qualité de prise en charge
48:18et les chances
48:19de chacun d'entre vous
48:20d'être bien accompagnée
48:21on a quand même
48:22de l'espoir
48:22c'est pour ça que
48:23moi je dis que j'ai de l'espoir
48:24parce qu'en réalité
48:24la mesure
48:25elle est toute simple
48:26il s'agit juste
48:27de démultiplier
48:28l'accès
48:29à des formations
48:30qui existent déjà
48:31et pour lesquelles
48:32il y a plein de candidats
48:33merci Sophie Boissard
48:34merci d'être venue
48:35ce soir sur Europe 1
48:36je rappelle que vous êtes
48:37la directrice générale
48:38du groupe Clariane
48:39merci à Céline Leblanc
48:41fondatrice de Mamie Boom
48:42merci d'être revenue nous voir
48:44Zachary Thiry
48:44fondateur d'Auguste Food
48:46et un grand merci
48:46à notre coach
48:47David Smadja
48:48qui est avocat
48:49qui a fondé le cabinet
48:49Milestone Avocat
48:51excellente soirée
48:51à toutes et à tous
48:52sur Europe 1
48:53tout de suite
48:53c'est Valérie Darmon
48:54pour la libre antenne
48:55bonsoir Valérie
48:56bonsoir Elisabeth

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