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"Quand vous voyez des clochers en flammes et des incendies ravageurs en France, souvenez-vous que c'est exactement ce que veulent faire les démocrates radicaux", a déclaré Donald Trump lors d'un meeting dans le Kansas cette semaine, à moins de deux semaines des élections à mi-mandat. Alors que le scrutin devrait principalement se jouer sur les questions économiques, qui lui posent une réelle difficulté, le président américain cherche à décaler le débat sur des questions identitaires et d'immigration, en transformant les violences en France en argument de campagne.
Dans ce nouvel épisode du Monde selon Trump, Thierry Arnaud reçoit Stéphan Bureau, journaliste et consultant États-Unis pour BFMTV, et Antoine Heulard, correspondant de BFMTV à Washington.
Dans ce nouvel épisode du Monde selon Trump, Thierry Arnaud reçoit Stéphan Bureau, journaliste et consultant États-Unis pour BFMTV, et Antoine Heulard, correspondant de BFMTV à Washington.
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00:00Nous allons faire l'Amérique de nouveau grande, avec feu et fure.
00:09Lorsque vous voyez des clochers en flammes et des incendies ravageurs en France,
00:14souvenez-vous que c'est exactement ce que les démocrates radicaux veulent faire aux Etats-Unis.
00:18Ils comptent bien y parvenir, mais ils n'y arriveront pas.
00:24Et tout comme en Europe, les démocrates sont le parti des marxistes anti-occidentaux et de migrants du tiers-monde
00:30hostile.
00:31Le sénateur Roger Marshall et le peuple du Kansas ne les laisseront pas piller les richesses de notre nation,
00:36détruire ce que nos ancêtres ont bâti à la sueur de leur front, avec leur sang, leurs larmes et leur
00:42savoir-faire.
00:49La France est donc l'invité surprise de cette fin de campagne pour les midterms aux Etats-Unis.
00:53À une dizaine du jour du 3 novembre, vous venez d'entendre Donald Trump.
00:57Il était en campagne comme il l'est chaque jour et comme il le sera jusqu'au bout.
01:01C'était lundi 19 octobre à Wichita dans le Kansas, un état très intéressant à suivre d'ailleurs.
01:06On en reparlera dans un instant.
01:08Bonjour à tous et bienvenue dans Le Monde selon Trump, votre podcast pour écouter, analyser, décrypter les mots et les
01:14actes du 47e président des Etats-Unis.
01:17Bonjour Stéphane Bureau.
01:18Bonjour Thierry.
01:19Journaliste, consultant Etats-Unis pour BFM TV, entre autres.
01:22Merci beaucoup d'être avec nous.
01:23On est comme chaque semaine à Washington et à la Maison-Blanche avec l'ami Antoine Hollard.
01:26Salut Antoine.
01:28Salut Thierry, salut Stéphane.
01:29Salut Antoine.
01:30Alors Antoine, la France, argument de campagne de Donald Trump, pas seulement de Donald Trump d'ailleurs.
01:35On a entendu, je crois, le vice-président américain Jerry Vance, Marco Rubio, une sorte d'antimodèle dont on parle
01:42beaucoup dans ces derniers jours de campagne.
01:44Est-ce que c'est une quelconque résonance, te semble-t-il, dans cette campagne ?
01:48Écoute, ce qui est certain en tout cas, c'est que Donald Trump et effectivement le vice-président utilisent la
01:54France comme un épouvantail, comme un repoussoir pour dire à leurs électeurs,
01:58regardez ce qui se passe en France, regardez le chaos, regardez les violences, c'est exactement ce qui nous attend
02:03aux États-Unis si d'aventure les démocrates gagnent les élections.
02:07En fait, il y a cette idée chez les trumpistes que la France et l'Europe sont en déclin, notamment
02:12parce qu'ils ont tourné le dos à leurs racines chrétiennes
02:15et aussi parce que, selon eux, l'immigration y est devenue totalement hors de contrôle.
02:20Donc c'est un argument qui est bien pratique finalement pour Donald Trump et les émeutes en France tombent à
02:25point nommé pour lui
02:26parce qu'en fait, on le sait, on en a déjà parlé ici, ces élections de mi-mandat, elles vont
02:30se jouer essentiellement sur des questions économiques.
02:32Le pouvoir d'achat, le prix de l'essence, le prix des assurances santé, ce sont les sujets de préoccupation
02:37majeure des Américains
02:38et sur tous ces sujets, Donald Trump est en difficulté, son bilan n'est vraiment pas bon en la matière
02:43et donc on voit qu'il essaye de décaler le débat sur des questions identitaires, des questions d'immigration
02:49qui sont des sujets plus porteurs pour lui et pour le parti républicain.
02:52Alors, est-ce que ça marche ? Écoute, moi j'étais en Virginie en début de semaine,
02:55j'ai rencontré des électeurs trumpistes et effectivement, ils m'ont parlé uniquement de ce qui s'est passé en
03:00France le week-end dernier.
03:02L'économie, les questions du pouvoir d'achat, ça ne les intéressait pas du tout.
03:05Ils étaient vraiment en boucle là-dessus et tu sens qu'ils étaient vraiment galvanisés par ce qui se passait,
03:09convaincus que, comme le dit Donald Trump, c'est un scénario qui pourrait se produire aussi aux États-Unis.
03:14Donc pour la base trumpiste, la base MAGA, c'est quelque chose effectivement qui peut les mobiliser
03:19et aller les faire voter le 3 novembre, puisque le risque essentiel pour Donald Trump dans ses élections,
03:24c'est le risque de l'abstention dans son propre camp.
03:26Et du coup, c'est bien joué d'un point de vue électoral.
03:29Stéphane, est-ce que ça peut marcher au-delà de la base MAGA que nous décrivait à l'instant Antoine
03:33?
03:34Possiblement, mais on lui offre sur un plateau d'argent.
03:36Et quand il montre du doigt l'immigration, ça résonne très fort.
03:39Or, ça résonne ici auprès des électeurs de Marine Le Pen et plus encore,
03:43parce qu'il y a des enjeux liés à l'immigration.
03:45Donald Trump en est parfaitement conscient.
03:48C'est d'ailleurs, les fonds bâtissements de Donald Trump, c'est la question de l'immigration débridée.
03:53Et il a réussi à faire d'une certaine manière consensus.
03:56C'est-à-dire que même les démocrates se sont ralliés à l'idée que la frontière sud,
03:59évidemment, je ne parle pas de la police de l'immigration et de la manière avec laquelle des gens ont
04:03été expulsés,
04:04mais le fait qu'on ait rendu parfaitement imperméable, ou à peu près cette frontière sud,
04:08c'est peut-être l'un des secteurs où Donald Trump marque des points,
04:11y compris chez ses adversaires politiques, ou en fait les électeurs de ses adversaires politiques.
04:15Alors, je crois, oui, que ça résonnera, mais il est vrai, Antoine a parfaitement raison.
04:19Les enjeux au cœur de cette campagne, c'est évidemment cet horrible mot, l'abordabilité,
04:24la vie chère qui fait très mal là-bas.
04:27L'immigration restera toujours un thème.
04:30Puis il faut voir parce que les Américains ont aussi vécu des épisodes d'émeute.
04:34Et il n'y a pas si longtemps, avec le mouvement Black Lives Matter, c'est assez récent,
04:41beaucoup de dégâts dans plusieurs villes, alors c'est davantage concentré,
04:44mais dans des centres urbains.
04:47Et puis il y a eu les années 60, le mouvement pour les libertés civiles,
04:51ça rappelle des souvenirs, ce qui s'est passé à Los Angeles,
04:54début des années 90, dans la foulée de l'affaire Rodney King.
04:58Donc les Américains ont connu les émeutes,
05:00mais ces images, elles percutent partout et ne font pas un grand bien à l'image de la France, disons
05:06-le.
05:07Alors je retiens l'abordabilité pour traduire affordability.
05:10Vous êtes vraiment très fort, vous les Canadiens, pour trouver le bon mot en français beaucoup plus que nous.
05:14Mais j'ai choisi cette espèce de néologisme horrible parce qu'il est au cœur des discussions.
05:20Il est au cœur de la campagne.
05:21Affordability.
05:21Oui, oui, absolument.
05:23Alors il faudrait qu'on dézoome un peu et que tu me donnes un peu ta lecture de là où
05:27on en est dans cette campagne
05:29et ce qui est au fond l'enjeu principal de cette campagne.
05:31Est-ce que les démocrates vont être capables de faire tomber le Sénat de leur côté ?
05:35Il faut qu'ils arrivent à conquérir quatre sièges.
05:38On a commencé en écoutant, il y a quelques instants, Donald Trump en campagne dans le Kansas,
05:42qui est vraiment un état intéressant.
05:44Où il ne devrait pas faire campagne.
05:45Où il ne devrait pas faire campagne.
05:46Il se trouve que les deux candidats sont au coude à coude, alors que c'est un état très largement
05:51républicain
05:51qui l'a remporté, je crois, avec 16 points d'avance en 2024.
05:56Si jamais un démocrate était élu, je crois qu'on a eu l'occasion de le diriger,
06:00il serait la première fois depuis 1932 que le Kansas envoie un démocrate au Sénat.
06:05Et là, ça se joue à pas grand-chose.
06:08Qu'est-ce que ça nous dit de l'état de cette campagne ?
06:11Et est-ce qu'il faut croire à tous ces signaux qui nous parviennent semaine après semaine,
06:15comme quoi c'est une vague bleue, comme on dit, une vague démocrate qui est en train de se dessiner
06:19?
06:19Ou est-ce que tu serais beaucoup plus prudent que ça ?
06:21On avait anticipé une vague rouge en 2022, élection de demi-mandat,
06:26alors que Biden était au pouvoir, déjà assez impopulaire,
06:29avec des enjeux d'abordabilité, je le répète une fois encore.
06:32Et puis, on s'est rendu compte que les démocrates avaient bien tenu le coup,
06:36qu'ils avaient mieux fait.
06:37En 2025, on a deux rendez-vous.
06:39Alors, c'est une toute petite année électorale, pardon.
06:42New Jersey et Virginie, les démocrates sont au rendez-vous,
06:46ils gagnent, ils devaient gagner d'ailleurs,
06:48mais dans des marges beaucoup plus grandes que ce qui avait été anticipé.
06:53Donc, s'il fallait que les démocrates surperforment,
06:56ce qui est possible,
06:58ça serait un raz-de-marée bleu,
07:00avec possiblement le Sénat qui serait sous contrôle démocrate.
07:04C'est loin d'être joué.
07:05La dernière fois qu'on s'est vus, je disais,
07:07j'y crois pas tellement, la Chambre, je crois que c'est réglé.
07:10Je crois aujourd'hui qu'il est probable
07:12que les démocrates puissent mettre la main sur le Sénat.
07:16Je dis probable, mais c'est loin d'être gagné.
07:19Kansas, par exemple, je pense que ça va être difficile.
07:21L'Iowa, dont on dit que c'est en jeu, pense difficile.
07:24Mais en même temps, il y a des républicains qui disent
07:26qu'on est menacé au Mississippi.
07:28Ils ne devraient jamais se poser de questions sur le Mississippi.
07:32Je crois que la Caroline du Nord est peut-être concédée aux démocrates.
07:37Ça semble être le cas, en effet.
07:39Alors, il y a le Minnesota qui pose question aussi.
07:43Est-ce que les démocrates vont être capables de garder cet État
07:45qui est traditionnellement chez eux ?
07:47Il y a cette campagne très intéressante dans le Maine également,
07:50avec la candidate Susan Collins,
07:52qui est au Sénat depuis 30 ans maintenant,
07:55qui fait une bonne campagne,
07:56qui arrive à se jongler un peu,
07:59à se tenir sur cette ligne, sur ce fil du rasoir,
08:01en étant à la fois républicaine et un peu démarquée de Donald Trump,
08:05face à un adversaire plus faible que celui qu'on avait prévu initialement,
08:09parce que Plattner est tombé rattrapé par des histoires de harcèlement sexuel.
08:14Donc, tout ça pour dire qu'il y a quand même encore beaucoup d'inconnus dans cette équation.
08:16Ce sont de ces États intéressants.
08:18Alors, c'est peut-être un détour qui témoigne de mon chauvinisme,
08:22mais ce sont des États qui sont proches du Canada,
08:25qui sont au cœur de cette guerre commerciale avec le Canada,
08:27qui ont été ciblés par le Canada pour faire mal,
08:30parce qu'on a, nous, choisi de répondre aux droits douaniers de Donald Trump,
08:34à hauteur des droits douaniers qu'il nous imposait,
08:36et ils ont, à Ottawa, choisi de viser,
08:39donc le Michigan, le Maine,
08:41et on voit que c'est un enjeu,
08:43et que Mme Collins a eu à prendre des distances au Michigan.
08:47C'est Mike Rogers, le candidat républicain,
08:50qui a acheté avec ses sous des campagnes publicitaires,
08:54ou a fait campagne dans les télés locales,
08:56pour dire qu'il faut mettre un terme à cette guerre commerciale
09:00qui a été amorcée par le président Trump.
09:02Donc, il a pris ses distances sur cet enjeu.
09:04Tu sais quoi, on est au Michigan,
09:05on va y rester, en fait,
09:07parce que je voulais qu'on parle de cette campagne pour les sénatoriales,
09:09avec ce candidat qui est très emblématique
09:11de cette nouvelle génération démocrate,
09:13Abdoul El-Sayed.
09:15Il était en débat avec Mike Rogers il y a quelques heures seulement.
09:19Et avant ça, on s'arrête sur un des moments
09:22qui a été un moment viral dans cette campagne ces quelques jours.
09:25C'était une réunion électorale dans une petite salle du côté de Caro.
09:30C'est à 150 kilomètres à peu près au nord de Détroit.
09:34Abdoul El-Sayed, qui est donc ce jeune musulman médecin
09:39qui a fait des études absolument brillantes,
09:42qui s'est lancé en politique.
09:43Il a d'abord été candidat, il a échoué au poste de gouverneur.
09:47Là, il est candidat à ce poste de sénateur face au républicain Mike Rogers.
09:52Il se retrouve dans cette salle et on va le chercher.
09:55C'est un jeune homme qui se lève, qui s'appelle Tommy,
09:57et qui lui demande s'il est prêt à dénoncer les frères musulmans.
10:01Écoutez la suite de cet échange.
10:04Tu supposes, Tommy, que parce que je suis musulman,
10:07d'une manière ou d'une autre, je puisse faire preuve d'une certaine allégeance
10:11envers quelque chose qui ne soit pas notre constitution.
10:14C'est ce que tu penses.
10:15C'est ce qui ressort implicitement de ta question.
10:17Et ce qui est intéressant, c'est que ce n'est pas la première fois
10:20que les gens posent ce type de questions.
10:22Tu sais qui est John F. Kennedy ?
10:24Tu sais qui il est, Tommy ?
10:25Oui, je le sais.
10:27Très bien.
10:28Sais-tu quelles questions on lui a posées en tant que premier président catholique des États-Unis ?
10:32Que lui ont-ils demandé ?
10:34Tu ne t'en souviens pas ?
10:35Tu devrais lire des livres d'histoire, Tommy.
10:37Lorsqu'il s'est présenté à l'élection présidentielle,
10:40on lui a demandé s'il allait prêter allégeance au pape au Vatican,
10:43car bien sûr, il est catholique.
10:46Et sa réponse, comme on le sait,
10:48fut qu'il ne se présentait pas pour devenir un président catholique,
10:51il se présentait à la présidence et il se trouvait être catholique.
10:54Je ne me présente pas pour être un sénateur musulman.
10:57Je me présente aux élections sénatoriales américaines
10:59et il s'avère que je suis musulman.
11:03Elle est habile, elle est forte cette réponse.
11:06Et c'est vrai, le précédent historique est juste.
11:09C'est-à-dire qu'en 1960, quand Kennedy fait campagne pour la présidence,
11:14il doit se défendre en quelque sorte,
11:16d'être potentiellement ce premier président catholique
11:19et promettre qu'il ne sera pas subordonné en quelque sorte
11:23aux instructions du Vatican.
11:28Mais elle nous dit quelque chose du moment de cette campagne
11:31et là où évidemment les républicains ont choisi d'aller chercher
11:34la faille de leur point de vue de ce candidat à Aboula Saïed.
11:38Je précise au passage que le jeune Tommy qui pose la question
11:40n'est pas complètement là par hasard.
11:41Il s'avère que c'est un militant républicain
11:43qui a travaillé pour un sénateur.
11:45Donc, il était venu poser ce qu'on appelle en beau français
11:48la « gotchus question » de la question plantée.
11:52Mais la réponse a été plutôt efficace.
11:54Est-ce que ça suffira à faire taire ce sujet?
11:56Non.
11:57Non, absolument pas.
11:58Ceci étant dit, ça témoigne de l'extraordinaire habilité
12:01du personnage Al-Saïed qui avait traversé une campagne
12:05très difficile pour devenir le candidat des démocrates.
12:08Ils se sont entre-déchirés au sein du parti parce que, disons-le,
12:11ce n'est pas l'homme du parti.
12:14À Washington, ce n'est pas lui qu'on voulait voir au sommet
12:18à batailler pour ce siège qui est aux démocrates.
12:21Donc, s'ils le perdent, c'est très, très, très problématique pour eux
12:24puisqu'ils doivent conserver tout leur siège
12:28et aller en chercher quatre autres pour pouvoir reprendre la majorité.
12:32Mais Abdel al-Saïed mène une très bonne campagne
12:35et, d'une certaine manière, il incarne le discours de Donald Trump
12:39sur les « forever wars », ces guerres qui durent et qui durent.
12:42C'est lui qui incarne, en fait, cette position de ramener l'Amérique
12:47à ce qu'elle avait été, en fait, ce qu'elle n'a jamais été,
12:51mais ce qu'elle avait été dans le discours de Donald Trump.
12:53Une Amérique souveraine chez elle qui ne livre pas de guerre à l'étranger.
12:57Et c'est ce que lui dit aujourd'hui.
12:59Et ça fonctionne plus tôt.
13:01Ce qui est évidemment inévitable, c'est qu'au cœur de la campagne
13:05jusqu'à la toute fin, on va questionner l'allégeance d'El-Saïed
13:11parce qu'on présume qu'il serait peut-être au service d'une puissance étrangère,
13:17qu'il aurait le cœur ailleurs.
13:19C'est de ça dont il doit se défendre tout le temps.
13:21Et dans la campagne, particulièrement quand il bataillait
13:24pour être le candidat démocrate, il a été appuyé par M. Hassan Pike
13:29qui est un influenceur important, très critique d'Israël,
13:32dont il a pris ou avec lequel il a pris ses distances depuis,
13:35mais ça le poursuit, en fait.
13:37Il a ça comme une ombre au-dessus de la tête,
13:39alors que c'est assez banal dans les faits,
13:42mais ses adversaires ne le lâchent pas.
13:44Oui, et c'est l'occasion de souligner le fait que,
13:48pour les démocrates, la relation à Israël devient un sujet majeur.
13:53et récurrent dans cette campagne, une sorte de prise de distance,
13:56ce qui est nouveau dans le paysage politique américain,
14:01et qui devient un point de passage très important.
14:05Et j'évoque ce sujet parce que tu es aussi l'auteur d'un podcast
14:09dans lequel tu as reçu Robert Malé,
14:11qui est un ancien des administrations Clinton, Obama, Biden,
14:16et qui a notamment été le négociateur du JCPO,
14:20c'est-à-dire l'accord sur le nucléaire iranien,
14:22et que tu as précisément interrogé sur cette nouvelle dimension
14:26de cette campagne pour les démocrates,
14:28et voilà ce qu'il a répondu.
14:29C'est la première fois que je vois que des candidats démocrates
14:32ont peur de payer un prix politique pour être trop pro-israélien,
14:37alors que dans toute l'histoire, c'était le contraire,
14:39on ne payait rien.
14:41C'était même un badge d'honneur pour certains.
14:42Exactement. Alors que là, on le voit, élection après élection,
14:45la question n'est pas, est-ce que vous êtes assez pro-israélien,
14:49c'est est-ce que c'est un régime d'apartheid,
14:50est-ce que c'était un génocide,
14:52est-ce que vous allez accepter de l'argent de l'ÉPAC,
14:54est-ce que vous allez conditionner de l'aide militaire,
14:56est-ce que vous allez sanctionner les colons.
14:58Et ça, ce débat qui a lieu aujourd'hui pour les élections de demi-mandat,
15:02attendez-vous à ce qu'il se reproduise dans les primaires démocrates en 2028.
15:05Je fais une prédiction, c'est qu'aucun candidat en 2028
15:10pour les primaires présidentielles n'acceptera de l'argent de l'ÉPAC.
15:13Aucun candidat ne sera en faveur d'une aide militaire non plus.
15:18C'est fou. C'est un renversement complet des choses.
15:23Il était normal, accepté, de recevoir des sous du ÉPAC,
15:28qui est le puissant lobby israélien à Washington,
15:31mais qui agit partout aux États-Unis.
15:33Jamais la cause palestinienne n'a eu d'impact
15:36dans le discours politique, particulièrement en dehors de Washington.
15:40Et aujourd'hui, c'est Israël qui pose problème
15:44et c'est plutôt la cause palestinienne
15:46qui est proche du cœur des électeurs.
15:48Alors, chez les démocrates, c'est aujourd'hui parfaitement acquis.
15:50Et chez les républicains, chez les moins de 50 ans,
15:54c'est plutôt les enjeux pro-palestiniens qui sont favorisés.
15:58Et ça, c'est vraiment un bouleversement majeur,
16:00l'occasion de souligner l'excellent podcast
16:03« Contact » de Stéphane Villereau,
16:04que vous pouvez retrouver sur toutes vos plateformes d'écoute.
16:07Je voulais qu'on passe à un autre moment viral de cette campagne
16:10qui a été abondamment commentée aussi cette semaine.
16:14Cette fois-ci, on va dans l'Ohio.
16:16Donc, on descend de quelques kilomètres vers le sud,
16:18depuis le Michigan, pour parler d'un spot de campagne.
16:21C'est un spot prendu par la campagne du candidat au poste de gouverneur.
16:24Il s'appelle Vivek Ramaswamy.
16:26Alors, c'est un nom qui dit certainement quelque chose
16:28à ceux qui nous écoutent et qui suivent de près la politique américaine.
16:31Vivek Ramaswamy, vous vous en souvenez,
16:32il a été candidat aux primaires républicaines.
16:36Il fait campagne depuis, évidemment, aux côtés de Donald Trump.
16:39Pour Donald Trump, c'est également un très proche,
16:42un ami personnel du vice-président,
16:45Jelly Vance.
16:46Une campagne très serrée, donc, pour ce poste de gouverneur dans l'Ohio.
16:50Et il a choisi, pour ce clip de campagne,
16:54de donner la parole à la mère de son adversaire, Amy Acton.
16:58On écoute.
17:00Je m'appelle Donna Arthur et je suis la mère d'Amy Acton.
17:04Ce n'est pas facile pour une mère de dire ça,
17:06mais Amy a un grave problème.
17:08C'est une menteuse.
17:11Elle ment sur son passé.
17:12Elle prétend avoir grandi dans une tente.
17:16Rien de tout cela n'est vrai.
17:17Elle a menti toute sa vie.
17:19Ma fille a besoin d'aide et elle ne peut pas vous aider
17:22si elle-même en a besoin.
17:27Alors, il faut donner le contexte de ce message
17:31et expliquer pourquoi il a, à ce point, choqué
17:34celle que vous venez d'entendre,
17:35et donc la mère, effectivement, d'Amy Acton,
17:37la candidate démocrate au poste de gouverneur de l'Ohio,
17:41qui a été la victime, enfant d'abus sexuels en série.
17:47ainsi que son frère,
17:49de la part de celui avec lequel,
17:52l'homme avec lequel cette mère s'était remariée.
17:55À tel point que la garde des enfants a été supprimée
17:58à la mère en question.
18:00Ça fait maintenant des décennies qu'elles ne se sont pas
18:04connues, parlées, retrouvées.
18:07Et aller chercher ce témoignage,
18:13ça a été vraiment perçu.
18:15Je le relève parce que, politiquement,
18:17ce qui m'a frappé, c'est qu'il y avait quasiment
18:19autant de critiques républicaines que de critiques démocrates
18:22pour être tombées, à ce point, dans les égouts,
18:25aller chercher un témoignage de la part de celles
18:29qui, manifestement, était plus, sinon, une tortionnaire,
18:32au moins, une complice consentante à des abus sexuels d'enfants.
18:37On a du mal à imaginer quelque chose
18:38qui soit plus lamentable que ça, pour dire les choses.
18:41Ah, c'est pathétique.
18:42Ça dit quelque chose de cette course,
18:44parce que c'est le job de gouverneur qui est ici en cause.
18:47Il devrait, normalement,
18:48Vivek Ramaswanmi aurait dû l'emporter.
18:51C'est plutôt un territoire favorable aux Républicains.
18:54C'est quelqu'un qui nous surprend aussi,
18:56parce que quand il a fait campagne pendant les primaires,
18:59il a peut-être, je dirais intellectuellement,
19:00fait lever les choses.
19:02Alors, on peut ne pas être d'accord avec lui,
19:03mais c'est quelqu'un de brillantissime, milliardaire,
19:05qui a très bien réussi dans les affaires,
19:07qui est lié à la nébuleuse Peter Thiel,
19:11un des cofondateurs de PayPal,
19:14très influent.
19:15Il est aussi le parrain politique de J. Lee Vance.
19:19Voilà, c'est l'un des bébés Peter Thiel,
19:21comme J. Lee Vance,
19:22qui a d'ailleurs appelé l'un de ses fils Vivek,
19:24le prénom de son ami Ramaswami.
19:26Et pendant cette campagne,
19:27donc, il avait apporté de vraies idées.
19:30Il s'est rapidement rallié à Donald Trump
19:33et devenu son haut-parleur.
19:34Il y a eu un peu de rififi
19:36dans les premiers jours de la nouvelle administration.
19:38On pensait qu'il ferait partie de l'équipe Doge
19:40aux côtés d'Elon Musk.
19:43Très clairement, il y a quelque chose qui ne passait pas.
19:45Et il a rapidement annoncé,
19:47il a été appuyé d'ailleurs par le président,
19:48qu'il ferait campagne pour devenir gouverneur.
19:50Et là, cette publicité,
19:52je pense que c'est déshonorant.
19:54Évidemment, on doit le préciser aussi,
19:55son frère à la candidate
19:57est immédiatement monté au barricade
19:59pour dire tout ça est faux,
20:01débile, pardonnez l'expression.
20:04Mais ça a indigné la base républicaine aussi.
20:08Oui, il avait même dit d'ailleurs
20:09que sa soeur l'avait protégée à l'époque
20:11et avait pris sur elle, si j'ose dire,
20:14la plus grande partie de ses abus,
20:16précisément pour protéger son frère.
20:20On va passer à ce sujet
20:22quand même un peu lourd et difficile
20:25à la suite de la campagne
20:26et à la question de savoir
20:28si la Maison-Blanche va manœuvrer ou pas.
20:32C'est une question récurrente
20:33qu'on se pose chaque semaine
20:34pour essayer de peser sur les résultats,
20:37pour les contester,
20:38pour les remettre en cause.
20:40Sachant, je signale au passage,
20:41qu'il y a déjà 13 millions d'Américains
20:42qui ont voté au moment où on se parle
20:44puisqu'il y a toute une série de procédures
20:46par correspondance et en personne
20:48qui permettent de voter par anticipation
20:50dans de très nombreux États.
20:52Et c'est un article qui a été publié
20:53le 20 octobre par le Washington Post
20:56qui nous apprend qu'un petit groupe
20:58de hauts fonctionnaires américains
21:00qui sont ceux qui suivent de près les élections,
21:04en cachette en quelque sorte,
21:06car on imagine évidemment
21:07qu'ils n'ont pas eu l'assentiment
21:08de la Blaison Blanche pour le faire,
21:10se sont tournés vers les autorités des États,
21:12ce qui est l'occasion de rappeler au passage
21:14que l'organisation des élections aux États-Unis
21:16est décentralisée.
21:17Chaque État fixe ses règles
21:19et organise ses élections,
21:20y compris les élections au Congrès des États-Unis.
21:23Et sont allés leur donner un certain nombre
21:27de tuyaux au fond pour dire
21:29voilà comment vous devez vous préparer
21:31à de possibles interventions
21:33et tentatives d'intervention
21:35de l'État fédéral,
21:36de l'administration Trump,
21:38pour essayer de peser sur les résultats.
21:40Mais c'est beaucoup plus intime que ça,
21:41c'est-à-dire que l'administration Trump
21:43et ceux qui sont autour de lui
21:45ont travaillé très fort pour investir
21:47les commissions dans les États
21:49qui certifient les résultats électoraux,
21:52qui donnent le petit tampon
21:53qui fait que les candidats ensuite
21:55se dirigent vers Washington
21:56et ont dit que le processus a été
21:57parfaitement respecté.
21:59Donc, en investissant ces commissions,
22:01ils ont un levier puissant
22:03pour poser des questions,
22:04pour peut-être refuser
22:05de certifier certaines des élections.
22:07Et s'il devait y avoir contestation,
22:10et je pense qu'à l'horizon,
22:11on peut penser qu'il y en aura,
22:13Donald Trump ne sera pas tous azimuts.
22:15Il se concentrera, je pense,
22:17habilement sur les États
22:19où c'est très chaud, très serré.
22:22Il pourra une fois encore évoquer
22:24le fait que la mécanique électorale
22:25n'est pas tout à fait au point.
22:27Il questionnera certainement
22:29ses votes postaux.
22:31Et c'est là que ça va jouer.
22:32Je ne pense pas qu'on assistera
22:33à une manœuvre où Donald Trump
22:35sera de tous les résultats
22:37qui doivent être contestés.
22:38Ça sera beaucoup plus chirurgical.
22:40Oui, il ira chercher les choses
22:42là où elles sont,
22:43et particulièrement sur les votes
22:44par correspondance.
22:46Et d'ailleurs, il y a un média en ligne
22:48qui s'appelle Democracy Docket,
22:50qui est un média démocrate
22:51qui a été créé par un avocat
22:53spécialiste des questions électorales,
22:54un ancien collaborateur
22:56de Hillary Clinton
22:57qui s'appelle Mark Elias,
22:59et qui porte en particulier
23:00sur la Caroline du Nord,
23:01et qui explique que la procédure
23:05est déjà lancée pour aller contester
23:06jusqu'à près de 10%
23:08des votes par correspondance
23:10dans cet état de Caroline du Nord,
23:12un état dont on sait
23:14qu'il est évidemment aussi important
23:17dans cette campagne,
23:18que les démocrates sont en train
23:19de prendre un ascendant assez net.
23:22C'est les votes par correspondance.
23:23On sait aussi par ailleurs, Stéphane,
23:24que c'est une vieille lubie
23:26de Donald Trump
23:27qui considère que c'est
23:29une façon de truquer les élections,
23:31ce qui n'empêche pas d'ailleurs
23:32lui-même de voter par correspondance.
23:33Oui, et c'était en 2020
23:35le cœur de sa démarche
23:37de décrédibiliser ce vote
23:39par correspondance
23:40pour une raison,
23:41d'abord très simple,
23:42c'est que les républicains
23:42étaient moins bien organisés
23:44que les démocrates.
23:44Donc, ils savaient
23:45qu'il y avait un avantage compétitif
23:47pour les démocrates
23:47puisque leur machine électorale
23:49était mieux huilée
23:50et qu'ils étaient mieux capables
23:51de faire sortir ce vote
23:52par correspondance.
23:54Or, aujourd'hui,
23:55c'est absolument inconcevable
23:56qu'on n'ait pas davantage
23:57chez les républicains
23:58pris les moyens
23:59d'être plus compétitifs,
24:01sinon que jusqu'à la dernière minute,
24:04il espérait faire en sorte
24:05que ce vote par correspondance
24:07soit très difficile
24:08et c'est la Cour suprême
24:10qui a contrecarré
24:11temporairement ces plans.
24:13Mais c'est là, je pense,
24:15qu'il mettra le doigt
24:16et c'est là aussi
24:17qu'il a un peu de marge
24:18parce que pour certains électeurs,
24:20c'est en fait encore difficile
24:23de concevoir
24:24que tant de votes
24:25puissent ne pas
24:27se faire le jour de l'élection.
24:29Je parle d'électeurs républicains
24:31et le monde a un peu basculé
24:32avec COVID,
24:34le monde électoral américain
24:35et là, on a vu
24:36à quel point
24:37une très, très grande quantité
24:38d'électeurs
24:39étaient prêts à dire
24:40ben non,
24:41on ne se présentera pas
24:41pour voter
24:42et depuis,
24:43c'est la norme
24:44mais c'est une norme
24:45qui embête beaucoup
24:46Donald Trump
24:46et qui lui permet
24:48toujours de dire
24:49ah, il y a un gay sous roche.
24:51Exactement
24:51et on connaît
24:52le logiciel du président américain,
24:54on a déjà eu l'occasion
24:55de le dire ici,
24:56si d'aventure
24:57il devait perdre ses élections
24:58ou perdre le contrôle du Sénat,
24:59c'est simple,
24:59ça veut dire
25:00que les démocrates
25:00ont triché.
25:02C'est probablement
25:03ce que nous entendrons
25:04sinon très certainement
25:06avec de bonnes raisons
25:07pour lui d'être inquiet.
25:08Je pense qu'on en avait parlé
25:09la dernière fois.
25:10À partir du moment
25:11où le contrôle de la Chambre
25:12est entre les mains
25:13des démocrates,
25:13il y aura enquête,
25:14il y aura probablement
25:15le début
25:16d'un processus
25:17de destitution.
25:19Puis,
25:19s'il y a une courte majorité
25:20démocrate au Sénat
25:21où se ferait le procès,
25:23ce n'est pas gagné d'avance
25:24puisqu'il faut une majorité
25:25de 60 votes
25:26sur 100,
25:28mais il ne serait pas
25:29du tout surprenant
25:30que quelques républicains
25:31sentent le vent dominant
25:33et veuillent se placer
25:34du bon côté de l'histoire
25:35et appuient les démocrates.
25:37Alors,
25:37pour Donald Trump,
25:39c'est quasi existentiel.
25:41C'est son legacy,
25:43c'est ce qu'il laissera
25:43à l'histoire
25:44et c'est la possibilité
25:46de se retrouver
25:47à terme
25:47avec de très sérieux problèmes
25:49devant les tribunaux
25:50parce que ce sont
25:51des casseroles
25:52de corruption
25:53qui lui seront
25:53probablement reprochés.
25:55Tout compte dans cette campagne,
25:56évidemment,
25:57y compris la victoire
25:59que le président américain
26:00a revendiqué
26:00il y a quelques heures seulement,
26:02la libération
26:03d'un détenu américain
26:05en Russie
26:06qui s'appelle
26:06Stephen Hubbard.
26:08Il a près de 75 ans,
26:10c'est un professeur
26:10qui habitait en Ukraine
26:12où il a été arrêté,
26:13accusé par les Russes
26:14de collaborer
26:15jusqu'à aller combattre
26:17avec les Ukrainiens.
26:18Il a été condamné
26:19à plusieurs années
26:20de prison.
26:21Il était en prison
26:22en Russie
26:23depuis 1922.
26:25Vladimir Poutine
26:26a accepté
26:27sa libération
26:28dans, évidemment,
26:30la foulée
26:31des multiples concessions
26:32dont on parlait
26:33la semaine dernière
26:33accordées par les Etats-Unis
26:35à la Russie
26:36avec la levée
26:37d'une série
26:37de sanctions.
26:39On continue
26:40à négocier
26:41entre
26:42Américains
26:43et Russes,
26:44évidemment,
26:45ces dernières heures
26:46avec un nouveau déplacement
26:47de l'envoyé spécial
26:48du président américain
26:49Steve Witkoff.
26:50Il est allé
26:51à Saint-Pétersbourg
26:52à la rencontre
26:53du président russe
26:54et voilà les mots
26:55qu'il a choisis
26:55pour le remercier
26:57de la libération
26:58de ce prisonnier.
27:00Vous ne cessez de dire
27:01que mon président,
27:02le président Trump,
27:03est un humaniste.
27:04Vous êtes vous aussi
27:05un humaniste.
27:06Je salue cela,
27:07je vous en félicite
27:08et je vous en remercie
27:09encore une fois.
27:12Humaniste,
27:13le président russe,
27:15aux yeux,
27:15en tout cas,
27:16de l'envoyé spécial
27:17du président américain.
27:19Ce sont des mots,
27:20évidemment,
27:20Antoine,
27:21qui ont choqué
27:21aux États-Unis.
27:23Oui,
27:23qui ont choqué
27:24d'ailleurs à droite
27:25comme à gauche
27:26de voir
27:27Witkoff,
27:28l'envoyé Trump,
27:28s'aplatir de la sorte
27:29devant Vladimir Poutine
27:31et d'être aussi
27:32obsécueux
27:33avec ce terme
27:33humaniste.
27:34C'est vraiment
27:36surréaliste
27:36et ça fait
27:36évidemment polémique.
27:38Alors évidemment,
27:39Vladimir Poutine,
27:40humaniste,
27:40quand on sait
27:41que toutes les nuits,
27:41il envoie des drones
27:42sur l'Ukraine,
27:43qui tue des civils.
27:44Il y a eu cette image
27:45notamment récemment
27:45à Kharkiv
27:46d'une petite fille
27:47de un an
27:47qui est morte
27:47dans sa poussette
27:48à la suite
27:48d'un bombardement.
27:49Ça ne colle évidemment
27:50pas du tout
27:51avec ce terme d'humaniste.
27:52Et même,
27:53l'administration Trump
27:54a un peu essayé
27:54de se défendre
27:55en disant que
27:56Witkoff était en cas
27:57d'une négociation
27:57et qu'il voulait
27:58se montrer gentil
27:58avec Vladimir Poutine
27:59pour parvenir
28:00à la libération
28:00de Hubbard,
28:01ce professeur américain.
28:03Mais même dans ce cas-là,
28:04ça ne fonctionne pas.
28:05Ce professeur a été arrêté
28:07il y a quatre ans
28:08et il a été emprisonné
28:09et torturé
28:10par l'humaniste
28:11Vladimir Poutine.
28:12Donc évidemment,
28:13ça ne passe pas du tout
28:14ici aux États-Unis.
28:16Et finalement,
28:16la polémique
28:17autour des déclarations
28:18de Witkoff
28:19a pris le pas
28:20sur ce que Donald Trump
28:21a réussi à faire,
28:22c'est-à-dire réussir
28:22à libérer
28:23ce prisonnier américain.
28:25Et on a senti
28:26Donald Trump
28:26assez agacé finalement
28:27hier par le fait
28:29que finalement
28:29les journaux
28:30parlent peu
28:31de la libération
28:31de cet Américain
28:32et parlent davantage
28:34des propos
28:35de Steve Witkoff.
28:36Agacé notamment
28:37à l'occasion
28:38d'un échange
28:39juste sur la pelouse
28:40de la Maison-Blanche
28:41avant son départ
28:42pour un nouveau
28:43meeting électoral
28:44avec la journaliste
28:45de CNN
28:47Caitlin Collins.
28:48On écoute.
28:51On était en pleine négociation
28:52et plein de gens stupides,
28:54des gens qui ne comprennent
28:55rien à la vie,
28:55disaient
28:55pourquoi vous ne mettez pas
28:57des sanctions
28:57contre la Russie ?
28:58Mais on était en pleine négociation
29:00pour essayer de faire revenir
29:01un otage détenu
29:01depuis longtemps.
29:05Et vous aviez dit
29:05que vous n'aviez rien donné
29:07à la Russie
29:07en échange
29:08de sa libération ?
29:08Vous n'auriez pas eu
29:09M. Hubbard
29:10qui revenait ?
29:10Donc vous leur avez bien
29:11donné quelque chose
29:12en échange
29:12de sa libération ?
29:13Vous n'en savez rien.
29:14Franchement,
29:15vous êtes CNN,
29:15les fake news.
29:16Écoutez,
29:17là maintenant,
29:17il y a un homme
29:18qui est en train
29:18de rentrer tranquillement
29:19en avion
29:20depuis la Russie
29:21vers les Etats-Unis,
29:22peu importe où il atterrit.
29:23Je l'ai fait libérer
29:24parce que j'ai mené
29:25une très bonne négociation,
29:27très rapide
29:27avec le président Poutine.
29:29Si vous aviez mis
29:30des sanctions,
29:30ou peu importe
29:31comment vous voulez appeler ça,
29:32vous pouviez l'oublier.
29:33Vous ne l'auriez jamais revu.
29:35Il serait retourné
29:35en prison pour 25 ans.
29:38Il y a deux choses
29:39qui m'interrogent
29:39dans cette attitude
29:41de Trump
29:42vis-à-vis de la Russie
29:43qui a quand même évolué
29:44de manière assez spectaculaire
29:46ces derniers jours.
29:46On a l'impression
29:47qu'il a fini par céder
29:49à la tentation
29:49qui était la sienne
29:50depuis le début.
29:53Mais les deux choses
29:54qui me frappent,
29:55c'est que,
29:55un,
29:56quand on regarde
29:57les enquêtes d'opinion,
29:59les Américains
30:00n'apprécient pas ce virage.
30:01Ils sont plutôt du côté
30:02de la Russie.
30:03Pardon.
30:04Les Américains
30:05n'apprécient pas ce virage.
30:06Ils sont clairement
30:06du côté de l'Ukraine.
30:08Il n'y a pas d'ambiguïté.
30:09Et c'est peut-être aussi
30:10le seul sujet,
30:11me semble-t-il,
30:12sur lequel
30:13les Républicains
30:14du Congrès
30:14ont plutôt résisté
30:16au président américain.
30:17Il y a eu cette loi
30:18Graham
30:18et les sanctions
30:19qui viennent de décider
30:20de lever.
30:21Il y a eu de nombreuses
30:22réactions
30:23d'élus républicains
30:25à la suite
30:25des propos
30:26qui ont été tenus
30:27par Whitcock.
30:29Je pense notamment
30:29au sénateur
30:30Tom Tillis,
30:31qui est un sénateur
30:31sortant
30:32qui ne se représente pas.
30:33Mais les mots
30:34sont quand même
30:35assez durs.
30:36Donc c'est un sujet
30:37sur lequel
30:37il a choisi
30:38d'aller
30:38à l'encontre
30:39du Congrès
30:40et à l'encontre
30:41d'une majorité
30:42de l'opinion américaine.
30:43Oui,
30:44bon baiser de Russie
30:45from Russia with love,
30:46ça semble bien fonctionner
30:48pour Vladimir Poutine
30:49qui avait placé ses pions
30:50depuis un certain temps déjà.
30:52Sinon qu'il les place
30:53parce que
30:54Donald Trump
30:55lui a ouvert le jeu.
30:56Et il y a
30:57très clairement
30:57une volonté
30:58d'arriver à une entente
31:00sur l'Ukraine
31:01qui permettra aussi
31:02derrière
31:03à la Russie
31:04de réintégrer
31:06sa place
31:07dans le grand échiquier
31:09mondial de l'économie.
31:10Et c'est ce qu'on comprend
31:11parce qu'il faut aussi
31:13réconcilier
31:13toutes les petites pièces
31:14du puzzle.
31:15Comme par hasard,
31:16il y a une dizaine de jours,
31:17on apprend que les Américains
31:18pourraient peut-être
31:19investir dans Nord Stream.
31:21Donc,
31:21il y aurait,
31:22à terme,
31:23un retour
31:24de ces livraisons
31:25de gaz
31:25vers l'Europe
31:26et que les Américains
31:27seraient impliqués
31:29dans l'affaire.
31:30Et les quelques informations
31:32qui ont fuité
31:33sur un possible deal
31:35au sujet de l'Ukraine,
31:37c'est des garanties
31:38de sécurité,
31:39certes,
31:39une reconnaissance
31:41pour les Ukrainiens
31:42des territoires perdus,
31:44des moyens
31:45de donner
31:46à l'Ukraine
31:47de quoi faire vivre
31:48son économie,
31:48et puis derrière,
31:50ramener
31:50la Russie
31:52au cœur
31:53de l'Europe,
31:54enfin au cœur
31:54peut-être pas,
31:55mais que la Russie
31:56puisse avoir à nouveau
31:57le droit
31:58de commercer
31:59avec,
31:59et sont présents
32:00ces négociations
32:01des Européens.
32:02C'était le cas
32:03à Miami
32:03il y a deux semaines
32:05et on a l'impression
32:06que cette mécanique
32:07est déjà mise en place
32:09par Donald Trump.
32:11Avec,
32:11derrière la libération
32:12d'otages,
32:13aussi,
32:14ce petit déblocage,
32:15je ne pense pas
32:15que ça se fasse
32:16au plus haut niveau,
32:17mais il y aurait,
32:18dans quelques semaines,
32:19de nouvelles négociations
32:21auxquelles participeraient
32:22des Ukrainiens
32:23et des Russes,
32:23peut-être avec
32:24des Américains
32:26qui ne seraient pas
32:26très loin,
32:27puis ce qui fait
32:28très peur aux Ukrainiens,
32:29ce Yalta 2,
32:31c'est-à-dire
32:32à Shenzhen en Chine,
32:33un peu plus tard
32:34en novembre,
32:34une rencontre à Troyes,
32:36Xi Jinping,
32:37Poutine,
32:37Trump,
32:38pour discuter
32:39des enjeux nucléaires
32:40qui les animent,
32:41mais au passage,
32:41peut-être aussi,
32:42de l'Ukraine.
32:44Il y a des choses,
32:46enfin,
32:46il y a des tectoniques
32:47qui se déplacent.
32:48Des tectoniques
32:48qui se déplacent
32:49et il y a une chose
32:50qui est claire,
32:51en tout cas,
32:51Antoine,
32:53c'est que désormais,
32:54Donald Trump
32:55a choisi son camp,
32:56il veut cet accord
32:57avec la Russie.
32:59Oui,
32:59exactement,
33:00et un accord
33:01sur le dos
33:02de l'Ukraine.
33:03C'est vrai qu'il n'y a pas
33:03que les mots
33:04de Steve Vickhoff,
33:05les mots doux
33:05vis-à-vis de Vladimir Poutine,
33:06il y a aussi les actes.
33:08Aux États-Unis,
33:09ça fait plusieurs jours
33:10maintenant
33:11que le réseau Starlink
33:12ou la version militaire
33:13Starship,
33:14c'est-à-dire ce réseau
33:15Internet
33:15par satellite
33:16mis en place
33:17par Elon Musk,
33:18ce réseau est coupé,
33:19ou en tout cas,
33:19l'accès est restreint
33:21pour les Ukrainiens,
33:22c'est-à-dire que le débit
33:22est moins rapide
33:23et ça,
33:24ça a des conséquences
33:24très concrètes
33:25pour les Ukrainiens,
33:26ça veut dire
33:26qu'ils ne peuvent plus
33:27utiliser avec la même
33:29efficacité
33:29les drones
33:30qui leur servent
33:31à abattre
33:31les missiles
33:32ou les drones
33:33russes.
33:34Donc,
33:34la défense antiaérienne
33:35ukrainienne
33:36est moins efficace
33:37à cause de ça.
33:38Alors,
33:38on ne sait pas exactement
33:39qui a pris la décision,
33:40Elon Musk dit
33:41que c'est le gouvernement
33:41américain,
33:42du côté de la Maison Blanche,
33:43on dit que c'est
33:43Elon Musk qui a pris
33:44cette décision,
33:49à cause de la perte
33:52du réseau Starlink,
33:53les Ukrainiens
33:54sont plus vulnérables
33:55face à Vladimir Poutine
33:57et on voit que,
33:59effectivement,
34:00Trump a choisi son camp.
34:02Là,
34:02c'est vraiment très net,
34:03il n'arrête pas
34:03de critiquer Zelensky,
34:05il reprend les arguments
34:06de Poutine d'ailleurs
34:07en disant que Zelensky
34:08ne veut pas faire la paix,
34:09que c'est l'obstacle
34:10aujourd'hui à un accord.
34:12Il dit que les Ukrainiens
34:13feront mieux de choisir
34:14un autre président
34:14et que ce sera plus facile.
34:16Donc,
34:16c'est vraiment,
34:16il reprend point par point
34:17tous les arguments
34:18de Vladimir Poutine.
34:20Alors,
34:20ça a déjà été le cas
34:21par le passé
34:22et avec les efforts
34:24des Européens,
34:24notamment de la France,
34:25Trump avait été un peu
34:26ramené dans le corps
34:27des Ukrainiens
34:28mais là,
34:28on a l'impression
34:28que c'est vraiment
34:30son retour
34:30et que ça y est,
34:32Trump a vraiment choisi.
34:34Elon Musk au centre du jeu
34:35dans ce sujet
34:37entre l'Ukraine
34:38et la Russie,
34:39bien sûr.
34:40Elon Musk au centre du jeu
34:41aussi de cette campagne électorale
34:43puisqu'il y déverse
34:44littéralement
34:45des centaines de millions
34:46de dollars
34:46en faveur des Républicains.
34:48Il y a quelques jours,
34:49le Wall Street Journal
34:49révélait que c'est lui,
34:51Elon Musk,
34:51qui avait donné l'instruction
34:53de réduire l'accès
34:54à ce réseau
34:55Starshield.
34:56Est-ce que tu penses
34:57qu'il est possible,
34:58Stéphane,
34:58que cette instruction
34:59ait pu être donnée
35:00sans l'accord
35:01de la Maison-Blanche ?
35:02C'est difficile de l'imaginer,
35:04d'autant que depuis,
35:05il y a eu de nombreuses
35:05conversations très officielles
35:08entre, par exemple,
35:09Marco Rubio,
35:09secrétaire d'État
35:10et Zelensky,
35:11au cours desquelles
35:12le sujet a été abordé
35:13et au terme desquelles
35:15on disait
35:15il n'y a aucun souci,
35:16on s'occupe de tout,
35:17non,
35:17il n'est pas question
35:18que le débit soit baissé
35:19pour faire en sorte
35:20que vous ne soyez pas
35:21capable de vous défendre.
35:22Mais il y a une volonté
35:23de faire pression.
35:24Puisqu'il n'est pas arrivé
35:26à offrir une solution
35:27de paix en 24 heures
35:28comme il le promettait
35:29et qu'il est apparemment
35:30désespéré
35:31de ce qui se passe
35:33depuis quelques mois,
35:35on dirait,
35:35de fait,
35:36que le président Trump
35:37a choisi d'exercer
35:38un maximum de pression
35:39sur les Ukrainiens
35:40pour qu'il négocie
35:42à rabais
35:43une entente de paix.
35:44Est-ce qu'Elon Musk
35:45a choisi lui seul
35:47de mettre les Ukrainiens
35:49dans une pareille
35:50fâcheuse position ?
35:51C'est difficile à imaginer,
35:53d'autant qu'au départ,
35:54c'était aussi le héros
35:55de la résistance ukrainienne
35:56parce que c'est grâce
35:58à son système Starlink
35:59qu'on a réussi
36:00très rapidement
36:01à offrir une riposte,
36:02une parade
36:03à cette agression russe.
36:04Donc, difficile de dire
36:07où est la responsabilité
36:08sinon qu'elle est répétée,
36:09que Zelensky n'arrête pas.
36:11D'ailleurs,
36:11c'est un changement radical
36:13depuis deux semaines
36:14avec un Zelensky défiant
36:16qui refuse d'obtempérer,
36:19refuse des instructions
36:20qui lui sont données
36:20par Washington.
36:21C'est tout nouveau
36:22pendant la campagne.
36:23Il refuse,
36:24il a sans doute acté,
36:27c'est l'impression qu'il donne,
36:28en tout cas,
36:28le divorce avec Donald Trump.
36:31Parallèlement,
36:31ce qui est intéressant,
36:32c'est qu'on le voit
36:33multiplier les interventions
36:35dans les médias américains,
36:37il accorde des interviews,
36:38on le voit dialoguer
36:39directement avec des élus
36:41du Congrès,
36:42on le voit dialoguer
36:43directement,
36:44tu dis allusion aussi,
36:45avec Marco Rubio.
36:47Donc, on a l'impression
36:47qu'en fait,
36:48il n'a pas abandonné
36:50l'idée que les États-Unis
36:51pourraient être derrière lui,
36:52simplement,
36:53il essaie de contourner
36:54l'obstacle Trump,
36:55en quelque sorte.
36:56Mais il a compris
36:57que Trump est aussi
36:58un peu dans les câbles.
36:59On le voit dans le détroit
37:00d'Hormuz,
37:01soudainement,
37:01la toute puissance
37:02militaire américaine
37:03est contrariée
37:04par les petits Iraniens
37:06et on voit que ça choque
37:07un peu le président,
37:08que même,
37:09ça vient le froisser
37:09et il a peut-être raison,
37:11mais on découvre
37:11que les Américains
37:12ne sont peut-être pas
37:13aussi puissants
37:13qu'on l'imaginait
37:14et électoralement,
37:16on voit que ça ne se passe
37:16pas comme Donald Trump
37:17le souhaitait non plus
37:18pour ses élections
37:19de mi-mandat.
37:20Il en a pris acte,
37:22Volodymyr Zelensky,
37:23et a choisi,
37:24je pense que ce n'est pas
37:25un hasard,
37:25sa fenêtre de tir.
37:26C'est-à-dire qu'il s'est
37:27tenu debout
37:29parce qu'il y a eu
37:30d'autres occasions
37:30où il aurait pu choisir
37:31de dire non,
37:32ça ne passe pas,
37:33à trois semaines
37:34des élections.
37:35Quand il a,
37:36dans le Financial Times
37:37et aussi la tribune
37:38était choisie,
37:39il parlait au leader
37:40du monde,
37:41il disait,
37:41je refuse qu'on me dise
37:43quoi faire
37:44parce qu'à ce moment-là,
37:45il refusait cette idée
37:46de ne pas attaquer
37:47les infrastructures
37:48énergétiques russes.
37:49C'est assez significatif,
37:51je pense.
37:51Et quant à Mosque,
37:53parce que c'était le début
37:53de cette conversation,
37:56quelle que soit
37:56sa responsabilité,
37:57il a aujourd'hui
37:58une responsabilité avérée
38:00dans le jeu électoral.
38:01C'est 300 millions de dollars
38:04de ces dollars,
38:05alors c'est pocket change,
38:07des petits sous pour lui,
38:09il vaut 1000 milliards de dollars,
38:11mais c'est l'acteur
38:13qui pèse le plus lourd
38:14parce qu'aux États-Unis,
38:16dépenser dans une campagne électorale,
38:19c'est une extension
38:19du premier amendement.
38:21C'est de la liberté d'expression
38:23et les grands patrons
38:24de la tech
38:25et particulièrement
38:26dans le secteur
38:26de l'intelligence artificielle,
38:28pèsent à hauteur
38:29de 2 milliards de dollars,
38:322 milliards de dollars
38:34dans une campagne
38:35qui au total
38:35déjà est à 12 milliards de dollars,
38:39500 millions
38:39pour le Texas seulement,
38:41on parlait du Michigan,
38:43près de 300 millions,
38:44c'est des chiffres
38:45qu'on n'avait jamais imaginés.
38:47Non, c'est fou.
38:48Hallucinant.
38:49Antoine,
38:50le mot de la fin
38:50sera pour toi
38:51depuis la Maison-Blanche.
38:53Tu nous racontais
38:54il y a une quinzaine de jours
38:56cette conversation
38:57que tu avais eue
38:57avec un conseiller
38:59du président américain
39:00qui reconnaissait
39:02que finalement
39:02il fallait
39:03de leur point de vue
39:04admettre
39:04que la Chambre des représentants
39:06était déjà perdue,
39:07se préparer
39:08à affronter
39:09ce congrès
39:10un peu plus difficile.
39:11Est-ce que l'humeur
39:12a changé
39:12d'une quelconque manière
39:14en l'espace
39:15de deux semaines ?
39:15Est-ce qu'on est
39:16un peu moins pessimiste,
39:18un peu plus pessimiste ?
39:19Au contraire,
39:19comment est-ce que tu sens
39:20l'ambiance juste derrière toi
39:21à la Maison-Blanche ?
39:23Non, il y a un sentiment
39:25un peu quand même
39:26d'urgence
39:26et de panique
39:27et le révélateur de ça
39:29c'est la tournée
39:30que Donald Trump entreprend.
39:31Tu l'as dit,
39:32il est en meeting
39:32tous les jours,
39:34ça fait plusieurs semaines
39:35que c'est le cas
39:35et il va continuer
39:36à faire un meeting par jour
39:37jusqu'au scrutin
39:39et il le fait
39:40dans des coins
39:41où normalement
39:41les républicains
39:42n'ont pas besoin
39:43de faire campagne.
39:44Rien que cette semaine
39:44par exemple,
39:45il est allé au Kansas,
39:46tout à l'heure
39:47ce sera l'Iowa,
39:48il a fait les deux Carolines,
39:49il va retourner au Texas
39:51encore la semaine prochaine,
39:53le Mississippi
39:54également au programme,
39:55tout ça,
39:56ce sont normalement
39:56des bastions républicains
39:58où les candidats républicains
39:59devraient être élus
40:00sans difficulté,
40:01surtout qu'il y a deux ans
40:02Donald Trump
40:02y a réalisé des scores
40:03très confortables.
40:05Donc tout ça montre
40:05quand même
40:06qu'il y a une inquiétude
40:07du côté de la Maison-Blanche
40:10et Donald Trump
40:11jette vraiment
40:11toutes ses forces
40:12dans la bataille du Sénat,
40:13il espère sauver les meubles
40:15en conservant
40:16une majorité au Sénat
40:17qui des deux chambres au Congrès
40:19est la plus importante
40:20et c'est vraiment ça
40:21aujourd'hui l'objectif
40:22pour Donald Trump,
40:23c'est de conserver
40:24la majorité au Sénat.
40:26Et il continuera donc
40:27à se battre évidemment
40:28jusqu'à la dernière minute
40:29sur le président américain
40:30en meeting effectivement
40:31tous les jours
40:33jusqu'au 3 novembre.
40:34Merci beaucoup Antoine
40:35depuis Washington,
40:36merci Stéphane Bureau
40:36d'avoir été l'invité
40:38du Monde selon Trump
40:38cette semaine,
40:39merci à Hugo Nomatos,
40:41à Alexandre Foucault
40:42pour la préparation
40:43et la réalisation
40:44de cet épisode
40:45de Monde selon Trump,
40:46un podcast à retrouver
40:47sur le site BFM TV,
40:49sur toutes vos plateformes
40:50d'écoute
40:50et sur YouTube,
40:51abonnez-vous
40:52pour ne rater aucun épisode.
40:53Salut à tous,
40:54à toutes
40:54et à très bientôt.
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