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Tous les jours, actualité, débats et bonne humeur rythment L'Heure des pros. Ce jeudi, Pascal Praud revient sur l'attaque du bus du Rassemblement national.

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00:00Thomas Bonnet, Olivier Delagarde, Pascal-Pierre Garbarini et Pierre-Jean Rochette que vous découvrez qu'est gérant de la compagnie
00:06des autocars Lyonnais CAL69
00:09qui est l'homme qui dirige la compagnie d'un car qui a été attaqué ce week-end, un autocar
00:17transportant 11 sympathisants du Rassemblement National.
00:20On voit les images, a été attaqué dimanche dernier au matin à Grenoble.
00:23Une dizaine d'individus cagoulés ont brisé les vitres du véhicule à coups de barre de fer.
00:28Aucun blessé n'est à déplorer, une enquête est en cours, mais je précise que vous êtes également un homme
00:33politique, vous êtes chef d'entreprise, vous êtes sénateur de la Loire depuis septembre 2023,
00:37vous êtes membre du parti radical, vous suégez au sein du groupe Les Indépendants Républiques et Territoires au centre de
00:44droit de l'échiquier politique.
00:45Vous êtes donc un des rares hommes politiques qui a travaillé dans sa vie.
00:48Donc c'est bien que vous soyez avec nous et en tout cas qui travaille, j'ironise bien sûr.
00:54Alors ce bus a été attaqué, mais ce qui est intéressant, c'est que les mots ont un sens, vous
00:59dites, il n'a pas été caillassé.
01:02Ah oui, complètement. Alors merci Pascal. Je suis au nom d'inscrit désormais depuis quelques jours au niveau du Sénat,
01:07mais c'est un détail.
01:08Le car n'a pas été caillassé. Moi ça fait 25 ans que je suis dans ce métier et des
01:12caillassages, quand on transporte les groupes de supporters, on en connaît, c'est courant.
01:15Bon, malheureusement, on le déplore, mais ça arrive. Là, c'est beaucoup plus grave. C'est que les assaillants sont
01:22allés au contact avec des armes par destination, des massues, des massettes.
01:26Et ils sont allés méthodiquement détruire le car, le rendant totalement inutilisable. Les rétroviseurs, le pare-brise a eu 9
01:35impacts de massettes.
01:37C'est quoi une massette exactement ?
01:38Vous ne faites pas beaucoup de travaux chez vous. C'est une petite masse ?
01:42Oui, une petite masse.
01:43Une masse, une petite massette, quoi. Et donc, 9 impacts sur le pare-brise.
01:47Alors, ce qu'il y a de très grave, si vous voulez, bien entendu, outre le fait que ces choses
01:53-là sont totalement condamnables,
01:54c'est qu'on a eu la chance d'avoir deux conducteurs qui ont gardé leur sang froid.
01:59Si un des deux se met à paniquer, des types encagoulés qui vous sautent dessus...
02:03Le car était à l'arrêt, évidemment.
02:04Le car était à l'arrêt.
02:05Il attendait sans doute les...
02:06Il avait déjà pris en charge les premiers clients.
02:10Il était quelle heure ?
02:115 heures du matin.
02:12Et il allait, évidemment, à Orléans ?
02:14Il allait à Orléans.
02:14Il était où, ce car ?
02:15À Grenoble.
02:16On avait donc tout un circuit de ramassage à faire.
02:19Et au premier arrêt, on avait une vingtaine de clients.
02:2111 étaient arrivés, à peu près.
02:22Et donc, quand les conducteurs ont vu cette équipe arriver cagoulée,
02:26ils ont fermé les portes.
02:28Et puis, ils ont, dans un premier temps, été surpris de comprendre ce qui se passait.
02:34Il y a quelques secondes, on est dans un flou artistique.
02:38Et puis là, ils ont vu que les vitres commençaient à tomber.
02:42Et deux se sont mis devant, ont cassé le pare-brise.
02:45Alors là, si on a un débutant qui prend peur, ce qui peut arriver,
02:48puisque c'est comme si ça nous arrivait à tous et chacun dans notre voiture,
02:51on peut avoir un sentiment de survie et de la panique.
02:56s'il se met à accélérer et qu'il démarre, il en écrase deux.
03:00Donc, deux victimes, on devient coupable.
03:03On a évité le drame.
03:04On est passé à deux doigts du drame.
03:06Et on aurait pu, véritablement, avoir une grosse catastrophe.
03:10Et on va finir par l'avoir, parce que ça devient de plus en plus violent.
03:14Pierre-Jean Rochette est avec nous ce matin.
03:15Vous êtes donc le gérant de la compagnie des autocars lyonnais.
03:18Nous sommes, je rappelle, sur Europe 1 et sur l'antenne de CNews.
03:22Alors, ils étaient combien ?
03:23Une dizaine.
03:24Une dizaine.
03:25Ils sont restés combien de temps ?
03:26Ça a duré dix minutes, globalement.
03:29La police, évidemment, ne pouvait pas intervenir.
03:31Elle n'était pas prévenue à ce moment-là.
03:32Elle n'a pas eu le temps d'intervenir.
03:33Mais quelles sont les suites judiciaires de cette affaire ?
03:36Nous, on a déposé plainte directement auprès du procureur Grenoble.
03:38Il y a des images qui ont été prises ?
03:40Non.
03:40Les vidéos, je veux dire ?
03:41Vous savez, Grenoble, c'est une ville un peu particulière, Pascal.
03:43On n'a pas beaucoup de vidéosurveillance ou de vidéosprotection.
03:47Parce que le car était où ?
03:48À la gare de Grenoble.
03:50Il arrivait à la gare, oui.
03:51Ah oui, donc il y aurait eu ?
03:52Cinq heures du matin.
03:53Donc c'est un guet-apens.
03:54Oui, c'est un guet-apens.
03:54Comment ils ont su que ce car allait à Orléans ?
03:56Parce que les partis politiques, quand ils organisent des meetings,
03:59mettent les points de départ sur leur site internet.
04:02Et donc c'est pour ça qu'on a proposé un quart de remplacement tout de suite.
04:05Et après coup, moi j'ai été appelé un petit peu tardivement par l'exploitation à 6h du matin.
04:10Et j'ai dit non, mais ne mettons pas le quart de remplacement.
04:12Parce que ce qui s'est passé à Grenoble peut peut-être se produire ailleurs à Lyon.
04:15Mais ce qui est intéressant de ce que vous dites, c'est qu'à la gare de Grenoble, il n
04:17'y a pas de vidéosurveillance.
04:19Dans la gare, il y en a.
04:20Mais Grenoble est une ville connue pour avoir très peu de vidéosprotection.
04:23L'enquête va nous dire si on a les idées.
04:24Moi ce qui me fascine, et je le dis tous les matins, mais je radote,
04:28si un quart de militants allant de la France Insoumise ou du Parti Communiste
04:35avaient été attaqués par un groupuscule d'une dizaine de personnes
04:40qu'on aurait immédiatement identifiées d'extrême droite,
04:44ça serait la une de tous les journaux.
04:45D'extrême gauche ?
04:47Non mais oui, si, je dis, il aurait immédiatement été identifié comme un groupe d'extrême droite.
04:53Là, manifestement, c'est un groupe d'antifa, d'extrême gauche, etc.
04:58On parlerait de la peste brune, le péril de la démocratie en danger,
05:01tout ce qu'on entend, etc.
05:02Là, ce qui me sidère, c'est que quasiment on ne vous entend pas.
05:06Ce n'est pas rien quand même.
05:07Vous n'êtes invité nulle part si vous étiez invité sur RMC.
05:11Chez vous, on est invité chez vous.
05:13Sur RMC ?
05:14Sur RMC parce qu'on a voulu démentir ce qui était dit,
05:16c'est-à-dire le caillassage, ce qui n'est pas un caillassage.
05:18Oui, c'est pour ça.
05:19Mais enfin, c'est incroyable.
05:20C'est un quart de militants d'URN qui est attaqué par 11 antifas ou 10 antifas
05:28et personne n'en parle dans la société.
05:30Moi, je vous assure, en fait, ce n'est plus possible.
05:33En fait, ce n'est plus possible, l'espace médiatique.
05:36Ce n'est plus possible.
05:38Donc, hier, c'est l'interview de Sarah Knafou dont on va parler.
05:41On arrive sur de la désinformation, maintenant.
05:45C'est-à-dire qu'on passe ça sous silence.
05:48Ce n'est pas rien, ce que je vous dis là.
05:50Donc, c'est pour ça que je vous ai donné la parole à 9h.
05:53Mais je vous en remercie.
05:54Ce qui s'est passé à Grenoble,
05:56on a à peu près l'équivalent qui s'était passé à Marseille
05:58quand le quart de supporters lyonnais avait été attaqué.
06:00Ça avait fait les 20h pendant plusieurs jours.
06:03Oui, vous avez parfaitement raison.
06:05Parce que dans ces cas-là, c'est la violence du football, etc.
06:07Oui, alors là, ça mouline.
06:09Mais moi, je connais tous mes confrères.
06:10Je connais tout.
06:11Alors là, ça mouline.
06:12La violence du football, le football est-elle responsable ?
06:14Toutes les conneries qu'on peut dire, évidemment.
06:17Ils invitent des sociologues qui ne connaissent rien à rien, évidemment.
06:21Mais ces sujets-là, qui sont essentiels, ben oui.
06:25D'ailleurs, sur les sociologues, je vais vous lire quelque chose.
06:28Ça, ça m'a fait rire.
06:31Comment ?
06:32De Sioran.
06:33Vous l'avez lu, de Sioran ?
06:34Oui, oui.
06:34C'est absolument formidable.
06:36C'est notre ami, le Floquimade, qui m'a envoyé ça.
06:41Le drame de ses étudiants est sans borne.
06:42Dieu ne pourrait...
06:43Il parle des étudiants en sociologie.
06:45Et il y a une phrase absolument extraordinaire de Sioran sur les sociologues.
06:50Ce n'est pas moi qui l'ai dit.
06:52Qui dit, ceci dit, le drame de ses étudiants est sans borne.
06:55Dieu même ne pourrait trouver une solution au problème que posent rien qu'à Paris
06:58les distances de 40 000 littéraires.
07:01parmi eux, des milliers et des milliers étudiants de sociologie, une science sans objet et qui a de plus le
07:08grand inconvénient de rendre arrogant quiconque en a acquis un vague vernis.
07:13Génial.
07:14Il y a tous ces sociologues bidons, bidons que j'entends sur les plateaux de télévision, bidons de chez bidons.
07:22Vous avez vu, c'était il y a 60 ans.
07:23C'était Sioran, ce n'est pas moi qui le dis.
07:26Bon, donc j'aimerais effectivement qu'on vous invite.
07:29Enfin, je ne sais pas, c'est pas rien quand même ce qui se passe dans ce pays.
07:33L'extrême-gauche, en fait, l'extrême-gauche, c'est dans son ADN, elle a toujours été enragée.
07:38Elle est devenue dingue.
07:40Elle est devenue dingue.
07:42Ils veulent tuer des gens.
07:43Là, ces gens-là, ils veulent tuer des gens.
07:45Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ?
07:48Elle a tué des gens.
07:49Quentin Doran a été tué par l'extrême-gauche.
07:51Et Quentin Doran qui se fait traiter de nazi.
07:54Imaginez-vous les voyageurs qui étaient dans l'autocar, qui auraient pu avoir peur,
07:58qui auraient pu chercher à s'enfuir.
07:59Il se passe quoi s'ils descendent face au type en cagoule ?
08:02Pascal, je peux vous poser une question ?
08:04Je vous en prie.
08:05Dans un système fasciste, n'est-ce pas ?
08:07Parce que là, c'est un système fasciste de la part de ces gens.
08:10Ils étaient extrêmement bien renseignés.
08:12Oui, tout à fait.
08:13Sur Internet.
08:14Voilà.
08:14Ils étaient extrêmement bien renseignés.
08:17Écoutez, que voulez-vous que je vous dise ?
08:18Moi, tous les matins, nous constatons ça.
08:22Moi, je ne sais pas quoi faire dire.
08:24Les gens ont peur.
08:25Ils ont peur.
08:26Enfin, vous devriez être invités.
08:27Je le répète, vous devriez être invités.
08:30Invités sur RTN, invités sur France Inter,
08:32invités sur France Info, invités sur RMC.
08:34Ce n'est pas rien, ce qui vous est arrivé.
08:37Le témoignage, je ne l'ai lu nulle part.
08:39D'ailleurs, dans le Parisien, je ne suis même pas sûr d'avoir...
08:41Je ne sais pas si vous avez été interrogé dans le Parisien.
08:43Enfin, c'est incroyable.
08:44Les Parisiens préfèrent faire une enquête sur la montre de Jordan Bardella.
08:46Non, mais c'est un...
08:47Je vous assure, l'espace médiatique, ce qui se passe dans ce pays,
08:51l'espace médiatique, mais c'est absolument sidérant.
08:54C'est absolument sidérant.
08:55Alors, évidemment, nous, on est là.
08:57Moi, c'est encore une fois, je vais dire la même chose.
09:00Je témoigne de la réalité.
09:01Je rapporte la réalité.
09:03Nous rapportons la réalité.
09:05Mais c'est fou de se dire que des militants du RN risquent leur vie
09:10pour aller assister à un congrès du Rassemblement national.
09:14Ça aurait pu se terminer en vrai,
09:16mais en fait, ils ont l'antifascisme à la bouche
09:18et les barres de fer dans les mains.
09:19Très concrètement, c'est ça, oui.
09:20Bon, Lara Tchékov qui est avec nous.

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