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  • il y a 1 minute
Tous les jours, actualité, débats et bonne humeur rythment L'Heure des pros. Ce lundi, Pascal Praud revient sur ces scènes de chaos dans Paris avec des commerces pillés, des biens publics dégradés et des forces de l'ordre caillassées.

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Transcription
00:00En renseignement, il y a eu quelque chose, manifestement, le renseignement n'a pas été...
00:03Ils font avec ce qu'ils peuvent et s'ils ont...
00:05La loi anti-casseurs, c'est peut-être bien, mais encore faut-il appliquer la loi.
00:08Regardez les casseurs aujourd'hui, ils n'ont même plus de cagoule,
00:11donc ils sont à visage découvert, donc si on a déjà passé le cran au-dessus,
00:13c'est-à-dire que même aujourd'hui, on n'est plus obligé de mettre une cagoule,
00:16on peut piller et on sait déjà qu'il ne se passera rien.
00:18Après, sur les renseignements, c'est trop facile.
00:21Les collègues, croyez-moi, ils sont en sous-effectif, en sous-moyen.
00:24Alors peut-être qu'il y a eu, ici et là, quelques petites erreurs,
00:29mais je n'y crois pas, une seconde renseignement.
00:31L'anticipation, ça c'est Pipo, l'anticipation, on aurait pu anticiper tout ce qu'on voulait.
00:36Dans certaines villes de province, les effectifs de police étaient déjà,
00:39dès 8h le matin, sur le front, en train de se faire caillasser.
00:43On aurait pu mettre beaucoup plus de force de l'ordre, croyez-moi,
00:46les scènes de pillage, vu le nombre et le volume...
00:48Il n'y avait que 10 000, alors qu'il y en a 90 000 au plus fort des Gilets
00:51jaunes, c'est vrai ça ?
00:52C'est un rapport de 1 à 9 ?
00:53Oui, enfin, 10 000 spécialisés dans le maintien de l'ordre,
00:56mais vous aviez tous les effectifs de police qui étaient sur le front aussi.
00:58Mais il y en avait 90 000 un jour au Gilets jaunes, le 8 décembre ?
01:02Oui, oui, oui.
01:02Donc là, il y a une erreur.
01:03Il y a une erreur, mais il y a une sous-estimation du problème et du phénomène.
01:07Et on arrive encore à dire, regardez le 24 prochain, le samedi prochain,
01:11ils vont recommencer, ça va sûrement se calmer.
01:13Mais pourquoi ? Parce que tout est déjà pillé.
01:15Ah mais non, ça ne va pas se calmer, parce qu'ils vont entrer dans les appartements.
01:18Oui, oui, c'est la prochaine étape.
01:19Oui, mais...
01:20Je veux dire, ne vous trompez pas, ça ne va pas du tout se calmer.
01:24Mais écoutez, moi j'aimerais bien...
01:25Ça, moi, l'histoire de l'apaisement et du calme, ça ne marche plus chez moi.
01:28Moi j'aimerais bien qu'ils rentrent dans les appartements des bien-pensants et des idéologues.
01:32Mais là, croyez-moi, ça ferait plaisir à tout le monde.
01:34Mais il ne faut pas espérer ça, bien sûr.
01:37Mais c'est ce qu'avait dit Thibault, il y a un moment aussi, nous...
01:40Vous ne pouvez pas espérer que des pilleurs rentrent dans des appartements privés ?
01:44À partir du moment où la personne n'est pas mis...
01:47Votre fonction fait que vous ne pouvez pas l'espérer.
01:48Non, non, à partir de...
01:49J'assume, mais pourquoi ?
01:50À partir du moment où la personne n'est pas mise en danger, parce que c'est ça évidemment...
01:53Vous pensez que des pilleurs pourront investir les appartements sans mettre en danger ?
01:59À force de mettre aux pylori les policiers, ces gens-là, ça leur ferait une belle leçon de vie.
02:04Parce qu'aujourd'hui, ils ne sont pas derrière la police, ils ne sont pas derrière l'État de droit,
02:07ils ne sont pas derrière la République.
02:08Vous ne pouvez pas espérer ça.
02:08Monsieur Van den Melrich, je vous remercie, je modère vos propos et effectivement, on ne peut pas souhaiter ce que
02:13vous venez de dire.
02:15Moi je les assume, monsieur Proulx.
02:16Mais assumer et c'est l'occasion.
02:18Non mais emmener plutôt ces gens avec vous sur le terrain.
02:20C'est l'occasion, ça fait dix fois qu'on leur demande de venir.
02:22C'est l'occasion, voire cent fois.
02:24Ils ne sont jamais venus, croyez-moi, pour eux on est la peste.
02:26C'est l'occasion de redire que la police est admirable, qu'il n'y ait pas un mort, je
02:30le répète, en ces 24 heures ou 48 heures.
02:33C'est absolument admirable, admirable, ce que vous êtes capable d'encaisser sur le terrain.
02:39Et il faut souhaiter que ce soit un électrochoc, ce qu'il se soit passé.
02:43Et je n'en suis même pas sûr, parce que je connais le système médiatique.
02:47Pendant un jour, deux jours, trois jours, quatre jours, effectivement on ne va rien dire.
02:51Parce que là, c'est un peu trop important.
02:52Et puis après, voilà, violence policière, on va retrouver quelque chose, une vidéo qui vous met en difficulté.
03:00Ça va être compliqué là quand même.
03:00Ah non, non, non, mais je connais, franchement je les connais.
03:03Je les connais, je vous assure.
03:06Non mais ça.

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