00:00En renseignement, il y a eu quelque chose, manifestement, le renseignement n'a pas été...
00:03Ils font avec ce qu'ils peuvent et s'ils ont...
00:05La loi anti-casseurs, c'est peut-être bien, mais encore faut-il appliquer la loi.
00:08Regardez les casseurs aujourd'hui, ils n'ont même plus de cagoule,
00:11donc ils sont à visage découvert, donc si on a déjà passé le cran au-dessus,
00:13c'est-à-dire que même aujourd'hui, on n'est plus obligé de mettre une cagoule,
00:16on peut piller et on sait déjà qu'il ne se passera rien.
00:18Après, sur les renseignements, c'est trop facile.
00:21Les collègues, croyez-moi, ils sont en sous-effectif, en sous-moyen.
00:24Alors peut-être qu'il y a eu, ici et là, quelques petites erreurs,
00:29mais je n'y crois pas, une seconde renseignement.
00:31L'anticipation, ça c'est Pipo, l'anticipation, on aurait pu anticiper tout ce qu'on voulait.
00:36Dans certaines villes de province, les effectifs de police étaient déjà,
00:39dès 8h le matin, sur le front, en train de se faire caillasser.
00:43On aurait pu mettre beaucoup plus de force de l'ordre, croyez-moi,
00:46les scènes de pillage, vu le nombre et le volume...
00:48Il n'y avait que 10 000, alors qu'il y en a 90 000 au plus fort des Gilets
00:51jaunes, c'est vrai ça ?
00:52C'est un rapport de 1 à 9 ?
00:53Oui, enfin, 10 000 spécialisés dans le maintien de l'ordre,
00:56mais vous aviez tous les effectifs de police qui étaient sur le front aussi.
00:58Mais il y en avait 90 000 un jour au Gilets jaunes, le 8 décembre ?
01:02Oui, oui, oui.
01:02Donc là, il y a une erreur.
01:03Il y a une erreur, mais il y a une sous-estimation du problème et du phénomène.
01:07Et on arrive encore à dire, regardez le 24 prochain, le samedi prochain,
01:11ils vont recommencer, ça va sûrement se calmer.
01:13Mais pourquoi ? Parce que tout est déjà pillé.
01:15Ah mais non, ça ne va pas se calmer, parce qu'ils vont entrer dans les appartements.
01:18Oui, oui, c'est la prochaine étape.
01:19Oui, mais...
01:20Je veux dire, ne vous trompez pas, ça ne va pas du tout se calmer.
01:24Mais écoutez, moi j'aimerais bien...
01:25Ça, moi, l'histoire de l'apaisement et du calme, ça ne marche plus chez moi.
01:28Moi j'aimerais bien qu'ils rentrent dans les appartements des bien-pensants et des idéologues.
01:32Mais là, croyez-moi, ça ferait plaisir à tout le monde.
01:34Mais il ne faut pas espérer ça, bien sûr.
01:37Mais c'est ce qu'avait dit Thibault, il y a un moment aussi, nous...
01:40Vous ne pouvez pas espérer que des pilleurs rentrent dans des appartements privés ?
01:44À partir du moment où la personne n'est pas mis...
01:47Votre fonction fait que vous ne pouvez pas l'espérer.
01:48Non, non, à partir de...
01:49J'assume, mais pourquoi ?
01:50À partir du moment où la personne n'est pas mise en danger, parce que c'est ça évidemment...
01:53Vous pensez que des pilleurs pourront investir les appartements sans mettre en danger ?
01:59À force de mettre aux pylori les policiers, ces gens-là, ça leur ferait une belle leçon de vie.
02:04Parce qu'aujourd'hui, ils ne sont pas derrière la police, ils ne sont pas derrière l'État de droit,
02:07ils ne sont pas derrière la République.
02:08Vous ne pouvez pas espérer ça.
02:08Monsieur Van den Melrich, je vous remercie, je modère vos propos et effectivement, on ne peut pas souhaiter ce que
02:13vous venez de dire.
02:15Moi je les assume, monsieur Proulx.
02:16Mais assumer et c'est l'occasion.
02:18Non mais emmener plutôt ces gens avec vous sur le terrain.
02:20C'est l'occasion, ça fait dix fois qu'on leur demande de venir.
02:22C'est l'occasion, voire cent fois.
02:24Ils ne sont jamais venus, croyez-moi, pour eux on est la peste.
02:26C'est l'occasion de redire que la police est admirable, qu'il n'y ait pas un mort, je
02:30le répète, en ces 24 heures ou 48 heures.
02:33C'est absolument admirable, admirable, ce que vous êtes capable d'encaisser sur le terrain.
02:39Et il faut souhaiter que ce soit un électrochoc, ce qu'il se soit passé.
02:43Et je n'en suis même pas sûr, parce que je connais le système médiatique.
02:47Pendant un jour, deux jours, trois jours, quatre jours, effectivement on ne va rien dire.
02:51Parce que là, c'est un peu trop important.
02:52Et puis après, voilà, violence policière, on va retrouver quelque chose, une vidéo qui vous met en difficulté.
03:00Ça va être compliqué là quand même.
03:00Ah non, non, non, mais je connais, franchement je les connais.
03:03Je les connais, je vous assure.
03:06Non mais ça.