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00:00Europe 1, 20h30, 21h30, Elisabeth Assayac.
00:06Je ne veux pas travailler, je ne veux pas déjeuner, je veux seulement oublier.
00:17Et puis, je...
00:18Un peu d'humour dans cette France Bouche si vous nous rejoignez sur Europe 1,
00:21une France Bouche consacrée à l'emploi, à notre vie au travail.
00:24Nous sommes avec Édouard Lefebvre, le directeur exécutif de CIM.
00:28Nous sommes avec Philippe Sos, qui est le coach de ce soir, investisseur et conseiller en entreprise.
00:32Nous sommes avec la start-up de ce soir, c'est Fabrice Calvaux, qui a fondé Weir Corporate,
00:36qui nous permet de faire remonter, de prendre la température de ce qui se passe à l'intérieur de l
00:41'entreprise.
00:42Tout ça sous couvert d'anonymat, vous allez réécouter, si vous nous rejoignez, réécouter le podcast de l'émission.
00:47Et dans un instant, ce sera Christophe Triquet, le cofondateur de Bénéfice.
00:50Édouard Lefebvre, on le disait tout à l'heure, c'est une entreprise familiale fondée par votre père.
00:53Ce n'était pas prévu ? Au début, vous n'avez pas du tout envie de rejoindre la boîte ?
00:56J'ai d'ailleurs toujours dit que je ne reprendrai pas la boîte et que je ne ferai pas d
00:59'intérim.
01:00Et alors, ce qui s'est passé pour toi ? Vous allez faire des choses très différentes.
01:04La France et son incroyable talent, comment vous vous êtes retrouvé là-dedans, être casteur dans une émission de télé
01:08?
01:09Parce que c'était mon choix de vie au départ. Je voulais travailler dans la télé, après un parcours de
01:13vie comme vous avez dit,
01:14et puis après une vie personnelle qui fait qu'on avait envie de rentrer en province.
01:18Donc en Normandie ?
01:19En Normandie, tout à fait. Et moi, quand j'ai intégré Cartier, on m'a dit une phrase qui était
01:22très importante,
01:22tout ce qui brille n'est pas or.
01:24Cartier, donc la maison de luxe dans laquelle vous travaillez ?
01:26Cette maison ou autre, mais en tout cas, parce qu'en effet, beaucoup veulent travailler dans ce type de maison.
01:29J'ai appris beaucoup pendant 7 ans. C'était vraiment magnifique.
01:32Mais je retiens cette phrase.
01:33Et aujourd'hui, travailler, que ce soit avec des dirigeants d'entreprise ou des travailleurs précaires,
01:37comme je vous disais, des manutentionnaires,
01:39mais en tout cas, travailler avec l'ensemble des personnes, ça apporte beaucoup.
01:44Donc je suis très content d'avoir fait ce choix-là.
01:46Parce que vous étiez dans les lumières et dans les paillettes avant ?
01:49Oui, alors on était plutôt dans l'ombre, parce que du coup, on était dans l'organisation.
01:53Mais en effet, ça nous apporte aussi de parler à toute la France,
01:57si je reprends le titre de votre émission.
01:59Et du coup, en effet, de pouvoir discuter avec plusieurs points de vue
02:04et essayer de les faire rejoindre, puisqu'au final, on a tous les mêmes volontés.
02:08Lesquelles ?
02:08Alors si c'est sur le monde du travail, c'est de travailler, de mieux travailler,
02:11d'être productif et pour son employeur.
02:1420% seulement des salariés se déclarent réellement épanouis ou engagés au travail.
02:20J'ai trouvé que le chiffre n'était vraiment pas extraordinaire.
02:23Diana N'Goma.
02:25Il faut faire des ateliers.
02:28Il faut faire des ateliers.
02:29Il faut réflexion autour de ça.
02:30Et Diana N'Goma a promené le micro-européen de la France Bouche dans les rues de Paris.
02:34Elle a posé cette question qui fait que vous, vous vous sentez bien au travail.
02:39Écoutez.
02:40Pour moi, une bonne qualité de vie au travail, ça passe avant tout par un bon management.
02:44C'est essentiellement d'avoir des responsables à l'écoute, qui nous font confiance et qui reconnaissent notre travail.
02:48Je pense aussi que les ressources humaines ont un rôle important à jouer.
02:51Et puis, une bonne communication au sein de l'entreprise, c'est primordial.
02:54Pouvoir donner son avis, proposer des idées sans avoir peur d'être jugé.
02:57Pour moi, le respect et la confiance, ainsi que la reconnaissance, c'est vraiment la base pour se sentir bien
03:01au travail.
03:02Pour moi, c'est surtout l'environnement de travail.
03:04Avoir des locaux agréables, des bureaux confortables et bien aménagés, ça change beaucoup de choses.
03:08Je pense aussi aux espaces de convivialité, comme une cafétéria, une bonne cantine d'entreprise,
03:13ou des endroits où on peut se détendre pendant le pause.
03:15Certaines entreprises proposent même des salles de sport.
03:18Je trouve que ce sont des initiatives intéressantes, parce que ça permet de souffler.
03:22Quand on travaille dans un environnement agréable, on n'est plus motivé.
03:25Moi, je dirais surtout les avantages proposés par l'entreprise.
03:28Les travails, les horaires flexibles, ça facilite vraiment le quotidien.
03:32Il y a aussi les autres avantages sociaux, comme les tickets-restaurants, les primes, les bonnes mutuelles.
03:39C'est des choses qui comptent et qui améliorent notre pouvoir d'achat.
03:42Mais pour moi, une entreprise qui se soucie du bien-être des salariés,
03:46c'est aussi une entreprise qui respecte leur vie personnelle
03:49et leur permet de déconnecter un petit peu avec le travail.
03:52Ça réunit absolument tous les trois invités qui sont là ce soir, Philippe Sose.
03:56Pile poil dedans.
03:57Mais vous, Philippe, vous êtes une formidable vigie, puisque vous avez fait plein de boîtes.
04:01Tout ça, vous le retrouviez déjà il y a quelques années.
04:03Ah, totalement.
04:03C'est besoin.
04:04Totalement.
04:05Ça n'a pas changé.
04:06Mais là, ça s'exprime.
04:07Ça s'exprime.
04:07Et puis surtout, ce qui est intéressant, et on va le voir avec la dernière rubrique,
04:11avec « Que sont-ils devenus ? »
04:15Une personne nous a cité la mutuelle, les avantages sociaux.
04:19Une mutuelle se vend aujourd'hui.
04:20Un employeur doit vendre une mutuelle.
04:22Parce que c'est d'une qualité, etc.
04:24C'est un accompagnement aussi.
04:26Donc, il y a plein d'arguments.
04:27Parce qu'on parle toujours salaire, mais il y a d'autres choses à côté.
04:29Edouard ?
04:30Juste pour votre chiffre de 20%, en fait, je pense que tous ces changements,
04:33on est en train de les faire, notamment pour les cadres et dans les sièges sociaux.
04:36Mais aujourd'hui, si vous prenez, je reviens, mes salariés,
04:39les carrières, la logistique.
04:41Tous ces changements-là, on ne les voit pas encore.
04:43On les voit peu.
04:44Ils arrivent.
04:44Mais c'est, je pense, ce pourcentage important de gens qui ne sont pas encore satisfaits.
04:48Donc, il faut poursuivre.
04:49Justement, ces avantages sociaux dans une entreprise bénéfisent, s'en occupent.
04:53C'est une start-up qui est passée il y a deux ans dans La France Bouge.
04:57La France Bouge.
04:59Que sont-ils devenus ?
05:01Christophe Friquet, vous étiez venu il y a à peu près deux ans.
05:04Je le rappelle, c'est une plateforme qui accompagne TPE, PME, indépendants,
05:08pour maximiser tous les avantages sociaux.
05:14Exactement.
05:15Bénéfice, c'est une plateforme tout en un pour adresser initialement TPE, PME.
05:19Effectivement, les indépendants, c'est une nouveauté.
05:21On en parlera après.
05:23Pour regrouper l'ensemble des avantages sociaux qui viennent de trois grandes rubriques classiques.
05:30Les avantages sociaux qui viennent du monde de l'assurance.
05:32Donc, la complémentaire santé dite mutuelle, la prévoyance.
05:34Les avantages sociaux qui viennent du monde de l'épargne.
05:36Épargne salariale, épargne retraite.
05:38Et puis, les avantages sociaux dits prépayés.
05:41Comme les titres échecs quelque chose.
05:42Donc, restos, cadeaux, culture, etc.
05:44Souvent, des avantages qui sont exacerbés dans les très très grosses entreprises.
05:49Mais qui sont totalement absents ou très très peu présents dans les petites entreprises.
05:54Et ça va très bien.
05:55Quand vous étiez venu il y a deux ans, vous avez dit
05:56« Moi, mon objectif, c'est d'être rentable dans l'année qui arrive. »
06:00Tout ce que vous dites, ça se fait comme ça ?
06:01Parce que là, vous êtes rentable.
06:02Alors, c'est ce que mes actionnaires disent.
06:04Donc, je suis ravi, effectivement.
06:07Effectivement, on avait dit ça, l'objectif de l'année.
06:09On a franchi ce cap.
06:11Alors, évidemment, c'est un point extrêmement important pour n'importe quel entrepreneur.
06:14D'atteindre ce qu'on appelle le break-even.
06:16Encore plus pour les sociétés technologiques.
06:17Puisqu'il y a un pari, initialement, qui est fait quand on investit ce type de chantier technologique.
06:22On investit beaucoup sur le produit.
06:24Et à un moment, il faut prouver que les investissements amènent à un modèle économique équilibré.
06:29Donc, chose qui a été faite l'année dernière.
06:31Et on est ravi de cette étape qui va nous permettre maintenant d'investir encore plus dans le produit.
06:36Et dans tout ce qu'on peut proposer à nos clients.
06:38Vous vous adaptez aussi à notre vie, à notre pouvoir d'achat.
06:42Et vous avez fait même une offre supplémentaire avec une cagnotte pouvoir d'achat.
06:46C'est ça ?
06:47Exactement.
06:47Désolé aux salariés, c'est quoi ?
06:48En fait, on a agrégé ce qu'on définit comme les avantages sociaux prépayés.
06:52Les titres échecs que je vous décrivais juste avant.
06:56Et traditionnellement, tous ces produits étaient segmentés, silotés.
07:00Ce qui faisait en sorte, ce qui freinait un petit peu les chefs d'entreprise à les mettre en place.
07:04Puisque parfois, vous mettiez en place, par exemple, un chèque culture.
07:09Et vous dites, il y a des gens qui vont dire, on en revient à la parole un petit peu
07:12des salariés.
07:13Ils vont dire, moi, j'aurais préféré un titre au resto.
07:15Ou un chèque sport.
07:16Et là, il va sur We're Corporate.
07:19Et voilà, il y a des remontées comme ça.
07:20Et donc, du coup, des empêchements à mettre en place.
07:23Et là, en fait, on a un petit peu fusionné ces produits avec un peu d'ingénierie et un peu
07:28de tech.
07:28pour faire en sorte que, finalement, ces produits soient plus liquides.
07:33Et que, du coup, ils ne présentent plus d'intérêt à la fois pour le salarié,
07:36donc pour l'employeur, pour le mettre en place.
07:39Ça, vos clients y adhèrent facilement ?
07:42C'est quelque chose de supplémentaire ?
07:44Alors, évidemment, ils y adhèrent.
07:46Il faut faire un peu preuve de pédagogie sur le sujet.
07:49Mais ils y adhèrent complètement.
07:51Qui plus est, dans un contexte qui est particulièrement difficile depuis quelques années.
07:55Et le sujet, on a entendu les témoignages.
07:58du micro-trottoir sur toutes les attentes des collaborateurs.
08:01On a parlé des baby-foot, etc.
08:03Il y en avait un qui avait envie, quand même, de sa salle de sport et de son baby-foot.
08:06Il en reste.
08:07Exactement.
08:08Il en reste parce que ça, c'était des sujets.
08:092015, vous avez vu Julia De Funès qui en avait beaucoup parlé, ça, à l'époque, etc.
08:14Et concrètement, aujourd'hui, ça a été des demandes, ça ne l'est plus.
08:17La vraie demande principale, on n'a pas parlé du sens aussi, mais la vraie demande principale
08:22reste le pouvoir d'achat.
08:23Et donc, on va au travail.
08:25Malgré tout, c'est pour gagner notre vie, même si on peut le faire avec beaucoup de passion.
08:28Le sujet du pouvoir d'achat reste au centre des préoccupations.
08:31Justement, Edouard Lefebvre, nous sommes à quelques mois de l'élection présidentielle.
08:36Alors, où placer l'espoir ?
08:43Edouard Lefebvre, quelles sont les raisons d'espérer en France, vous, en tant qu'entrepreneur,
08:48en tant que dirigeant d'une boîte familiale ?
08:50Sur le travail, je pense que les gens veulent encore travailler.
08:54Il faut redonner la valeur du travail.
08:56Pour moi, en France, il faut permettre aux gens qui travaillent d'avoir un meilleur pouvoir d'achat.
09:02Donc, ça rejoint ce qu'on disait tout à l'heure.
09:03C'est-à-dire un meilleur pouvoir d'achat ?
09:05C'est-à-dire qu'en plus les payer, c'est quoi vos raisons ?
09:07En tout cas, d'avoir une différente...
09:09Si vous aviez des requêtes à faire au futur président, à la future présidente, ce serait quoi ?
09:12Aujourd'hui, par exemple, quelqu'un qui travaille au SMIC et qui se lève le matin avec le prix de
09:16l'essence,
09:16il n'a pas forcément d'intérêt à aller travailler.
09:18Donc, je pense que c'est le seul levier aujourd'hui qu'il faut travailler
09:20et accompagner ceux qui se lèvent le matin pour aller travailler.
09:23Par exemple, quand vous engagez des campagnes de recrutement pour vos clients,
09:29vous prenez ça en considération ?
09:32Vous dites, on va le faire là, s'il y a trop de trajets, ils ne viendront jamais ?
09:35Vous prenez toutes ces données en considération ?
09:38Oui, tout à fait.
09:38Là, en ce moment, on est vraiment plein dedans avec le prix du carburant.
09:42C'est vraiment un vrai fléau.
09:43Aujourd'hui, les gens ne veulent plus faire plus de 20 à 30 kilomètres pour aller travailler.
09:47Et donc, ça se donne quoi alors ?
09:49Alors, nous, on a mis en place du covoiturage, par exemple, avec des arrêts de bus virtuels
09:53devant les entrepôts de chez nos clients qui permettent d'aller se déplacer.
09:56Mais il est vrai que c'est quand même très compliqué.
09:59C'est la fin de la France Bouche ce soir sur Europe 1.
10:01Merci à Edouard Lefebvre d'être venu ce soir, directeur exécutif de CIM.
10:04Merci à Fabrice Calvaux, fondateur de Weir Corporate.
10:07Merci à Christophe Triquet, cofondateur de Bénéfices, d'être revenu nous voir.
10:11Et un grand merci Philippe Sos pour vos conseils investisseurs et conseils en entreprise.
10:15Bonsoir Elisabeth.
10:16Tout de suite, c'est Valérie Dermont pour La Libre Antenne.
10:19Bonsoir Valérie.
10:19Bonsoir Elisabeth.

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