00:00Europe 1, la France bouge, 20h30, 21h30, Elisabeth Assayag.
00:06Dans tes classeurs de lycée, il y a tes rêves et tes secrets, tous ces mots que tu n'es
00:17jamais.
00:17Vous l'avez compris avec cet extrait diabolomant, Yves Simon, dans la France bouge, nous en faisons pour cette quatrième
00:22et dernière partie.
00:23On cherche les solutions françaises pour accompagner nos lycéens, nos étudiants.
00:26Avec cette mobilisation qui ne faiblit pas, nous sommes avec Bruno Bouchard, président de l'université Paris-Dauphine.
00:32C'est assez calme à Paris-Dauphine. J'imagine qu'il y a la police qui est là, qui observe.
00:39Mais je n'ai pas entendu des grosses émeutes encore à Paris-Dauphine.
00:43Non, c'est une situation qui est plutôt calme.
00:47On est bloqué, comme tout le monde, mais on est en dialogue avec les étudiants bloqueurs.
00:53Ils ont des revendications, ça se fait dans le calme.
00:57Ça se passe plutôt bien de ce point de vue-là.
00:59Il n'y a pas trop d'incursions politiques ?
01:01Si, ça c'est partout.
01:05C'est regrettable, non ?
01:06Que la politique s'en mêle.
01:08Écoutez, je ne sais pas si c'est regrettable.
01:11D'une certaine manière, il faut que la politique s'en mêle.
01:13Oui, mais...
01:14Mais sans parler des sujets.
01:15Oui, il faut que la politique s'en mêle avec une hauteur de vue.
01:17Voilà.
01:18Mais oui, il y a des selfies qui sont faites devant l'université.
01:21Avec des drapeaux.
01:22Des hommes politiques, des drapeaux.
01:24Évidemment, dans ce genre de mouvement, il peut y avoir des mélanges de genres aussi.
01:28Des revendications qui n'ont rien à voir avec les problématiques de moyens dans les lycées et les universités.
01:32Mais ça, c'est...
01:33Vous avez un moyen de les contrôler, ça ?
01:34Ou vous ne pouvez pas ?
01:35Oui, si vous voulez, l'équilibre à trouver, c'est aussi d'éviter qu'il y ait la moindre violence.
01:41Enfin, c'est quand même nous, on est comme là pour préserver la sécurité de tous et assurer la continuité
01:45de l'enseignement.
01:47C'est ça, notre mission.
01:48Le reste, ça ne relève pas de nous.
01:51La santé mentale.
01:52En un chiffre, moins d'un étudiant sur deux se considère en bonne santé mentale.
01:5660% présentent une suspicion de détresse psychologique.
01:59Alors nous, ce soir, on a essayé aussi de trouver une solution.
02:03Europe 1.
02:03Le coup de cœur de la France bouge.
02:05Bonsoir Marie Saint-Fal.
02:07Bonsoir Elisabeth.
02:08Vous avez cofondé Willow.
02:10W-I-L-O, c'est tout jeune.
02:13C'est cette année en 2026.
02:15Vous avez fait un parcours dans les ressources humaines, en tant que directrice des ressources humaines dans différentes entreprises.
02:21En parallèle, vous êtes formée à la thérapie systémique pour accompagner des adolescents ainsi que des jeunes adultes.
02:28Et là, vous avez créé Willow qui est donc...
02:31Racontez-nous ce que c'est, Willow.
02:33Oui.
02:34Merci Elisabeth.
02:34Oui, c'est une application d'accompagnement et de soutien émotionnel qui intervient en prévention, donc avant un accompagnement thérapeutique,
02:44justement pour éviter que des situations s'aggravent ou se cristallisent.
02:49Donc concrètement, c'est à quoi ? Ça répond donc à... Je crois que c'est anonyme, ce qui est
02:53très important pour les ados.
02:54Oui.
02:55Oui.
02:56Alors en effet, en fait, nous, on a observé le constat que vous venez de donner sur la santé mentale,
03:01l'état de la santé mentale de la jeunesse aujourd'hui dans les pays développés.
03:04Et on a aussi observé quelque chose, c'est que comme là où il n'y a rien à proposer
03:09à ces jeunes-là, ils se créent leur propre solution.
03:12Et l'une des solutions qui émergent beaucoup, c'est l'utilisation des IA génératives pour se confier à essayer
03:18de comprendre des difficultés émotionnelles ou de résoudre des problèmes intimes.
03:22Et nous, en fait, on ne contre pas cet usage-là, on veut simplement leur proposer une alternative qui soit
03:30éthique, de confiance et surtout robuste scientifiquement.
03:33Un cadre professionnel de personnes que vous recrutez, c'est quoi ? C'est une IA ? C'est des
03:38psys qui sont derrière ? C'est des médecins ?
03:41Oui. Alors on travaille sur une IA qui a plusieurs garde-fous, plusieurs agents qui s'assurent de sa robustesse.
03:49Mais on a conçu Willow avec des psychiatres et psychologues et on a évidemment des psychologistes in the loop, ça
03:57s'appelle.
03:58C'est-à-dire que l'IA, dans le cadre de situations qui seraient problématiques particulièrement pour un utilisateur, l
04:04'IA s'arrête et c'est un psychologue qui reprend la main.
04:06Vous répondez aussi à un manque parce qu'il y a dans beaucoup d'établissements, il y a des cellules
04:12psychologiques, mais ça reste limité.
04:14Il y a des personnes qui ne sont pas tout le temps là, pas toujours disponibles.
04:17Et souvent quand on est en détresse, parfois ça peut être une urgence.
04:22Donc vous, c'est quoi ? C'est 24 heures sur 24 ? C'est tout le temps ?
04:25Oui, exactement. C'est 24 heures sur 24. Accessible tout le temps.
04:29C'est anonyme, comme vous le disiez, c'est très important en démarrage pour que les personnes se confient, se
04:32sentent en confiance pour confier des choses intimes.
04:36Et en effet, dans les établissements d'enseignement supérieur, dans les établissements scolaires,
04:40on a beaucoup échangé et on échange beaucoup avec ces acteurs-là.
04:45Eux constatent, si vous voulez, le même volume de jeunes en difficulté.
04:50Ils mettent en place des choses super avec des psychologues qui sont là une ou deux journées par semaine en
04:55permanence.
04:55Mais en effet, ils ne peuvent pas, exactement.
04:57C'est un peu du saut-poudrage, mais ils font comme ils peuvent.
04:59C'est juste que...
05:00Avec les moyens que nous avons.
05:01Exactement, avec les moyens psychos.
05:04Depuis tout à l'heure, Bruno Bouchard, président de l'Université Paris-Dauphine.
05:06Cette santé mentale aussi, elle est essentielle.
05:10Elle fait partie de ce mal-être.
05:12Oui, et puis c'est quelque chose qu'on voit monter, effectivement.
05:14On est obligé de mobiliser de plus en plus de moyens.
05:17Alors, avec les moyens qu'on a, évidemment.
05:18Mais toute solution qui peut aider, ce sera de bienvenue.
05:21Parce que c'est quelque chose qui monte.
05:23Aujourd'hui, c'est gratuit, Marie-Saint-Fal.
05:27Vous êtes accompagnée, mais aujourd'hui, elle est accessible gratuitement.
05:31Alors, aujourd'hui, en effet, jusqu'à là, temporairement, elle est gratuite, si vous voulez.
05:35Parce qu'on est en phase d'une finalité des tests.
05:37Comme vous le disiez, on est une jeune pousse.
05:39On est à l'érite, mais on finalise ça.
05:41En revanche, pour garantir, si vous voulez, la souveraineté, notamment des données,
05:45et pas se mettre à revendre les données de nos utilisateurs,
05:48Willow sera payant à terme.
05:50Donc, on eut des partenariats, notamment avec des établissements d'enseignement supérieur.
05:55Mais comme c'est un produit qui, voilà, avec des psychologues qui sont là,
05:58et qui est qualitatif, d'un point de vue, encore une fois, thérapeutique,
06:02il faut imaginer que Willow sera payant à partir de, voilà, d'ici quelques semaines.
06:06Mais là, vous pouvez le télécharger et le découvrir gratuitement en ce moment.
06:09Merci, Marie-Saint-Fal.
06:10W-I-L-O Willow.
06:11Christelle Gimaret, c'est bien ça aussi.
06:13C'est génial, dans la mesure où, si on calcule, là, actuellement,
06:16les étudiants qui ont un mal-être, c'était des bébés Covid,
06:19à l'âge le pire, c'est-à-dire l'adolescence.
06:22Donc, là, les pauvres, quoi, ça fait beaucoup.
06:24Oui, non, c'est une génération un peu sacrifiée, quand même.
06:26Et on n'a pas parlé des instabilités géopolitiques, aussi, qui sont hyper, hyper anxiogènes.
06:32Avant de nous quitter Bruno Bouchard, on est à quelques mois de l'élection présidentielle.
06:35Vous l'avez déjà un petit peu esquissé tout à l'heure.
06:37Il va falloir que le futur ou la future présidente s'empare du sujet.
06:41Quel est l'espoir à venir ?
06:49L'espoir, c'est le suivant.
06:51On a désinvesti dans notre jeunesse,
06:52parce que, tout simplement, la jeunesse n'a pas un poids électoral très important.
06:56Moi, mon espoir, c'est qu'au cours de cette campagne présidentielle,
07:00l'ensemble de nos co-citoyens, l'ensemble des électeurs,
07:04mesurent les enjeux et mesurent les besoins.
07:06Parce qu'il y aura besoin que chacun fasse des efforts,
07:08si on veut réinvestir dans la jeunesse.
07:11Et donc, ça ne peut se faire que si tout le monde en prend conscience.
07:15Et que les électeurs en prennent conscience.
07:16Parce que si les électeurs en prennent conscience,
07:18alors les politiques publiques changeront.
07:20Merci Bruno Bouchard.
07:21Message reçu.
07:23Je rappelle que vous êtes le président de l'université Paris-Dauphine.
07:25J'espère que quand vous reviendrez,
07:26ce sera pour nous raconter encore des très belles nouvelles.
07:29Les choses vont changer favorablement.
07:32Merci Antoine Nandrin, cofondateur d'Octeo.
07:34Bravo pour votre solution.
07:36Merci à Marie Saint-Fal, cofondatrice de Willow,
07:39et Christelle Gimaret, un grand merci.
07:41Présidente et fondatrice d'EcoClean on Demande.
07:44Excellente soirée à tous et à tous sur Europe 1.
07:47Tout de suite, c'est Valérie Darmon pour la libre antenne.
07:50S'il y avait besoin de parler, d'être écoutée,
07:52c'est tout de suite sur Europe 1.
07:53Bonsoir Valérie.
07:53Bonsoir Elisabeth.
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