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  • il y a 5 heures
Lorsque les faits divers deviennent des faits de société, ils racontent la France d’aujourd’hui. Chaque jour, Police - Justice : 24H en France, présenté par Nelly Daynac, donne la parole à ceux qui vivent ces événements, les subissent ou y sont confrontés. 

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00:00:01Bonjour à tous et bienvenue sur le plateau de Polyjustice 24h en France.
00:00:04Je suis ravie de vous retrouver pour notre rendez-vous quotidien en direct de 13h à 15h sur l'antenne
00:00:09de CNews
00:00:09quand les faits divers deviennent des faits de société.
00:00:12Ça se passe ici sur notre antenne.
00:00:13Et voici le sommaire de ce mardi avec à la une le projet de loi Casseur-Payeur
00:00:19qui sera examiné cet après-midi à compter de 16h30 au Sénat.
00:00:23C'est un projet très attendu mais un projet de loi vivement critiqué.
00:00:27Notamment car il s'appliquerait même aux personnes qui ne seraient pas auteurs directes des dégradations.
00:00:33Ce qui veut dire que toute personne présente dans un attroupement violent pourrait in fine devoir payer les dégâts
00:00:38et jusqu'à 10 000 euros les allocations pourront aussi être saisies.
00:00:44Alors stop ou encore quand un drame se transforme en manipulation politique et généraliste.
00:00:51Ce qui s'est passé du point de vue médiatique autour de l'attentat de Trappes est un dérapage médiatique.
00:00:56Le quotidien Le Monde a en effet affirmé que des tracts du RN avaient été retrouvés dans la voiture du
00:01:01suspect.
00:01:02Sauf que cette info s'est avérée être fausse et a même été démentie par le procureur lui-même.
00:01:08Visiblement agacé de voir cette fake news se diffuser.
00:01:11Nous allons y revenir.
00:01:13Si les mots ont un sens.
00:01:15Alors les propos d'Emmanuel Macron hier laissent quand même perplexe.
00:01:19C'est à Marseille et nous l'avons vécu ensemble en direct.
00:01:21Le président de la République a expliqué qu'il ne voulait plus de journée comme le 17 octobre.
00:01:26Mais il a ajouté que le 24 avait été un modèle.
00:01:29Et là on croit quand même rêver.
00:01:31Le 24 octobre pour mémoire c'est quand même plus de 1000 interpellations des policiers blessés.
00:01:36Mais tout cela serait un modèle pour notre président.
00:01:38Ça paraît quand même assez surréaliste.
00:01:40Ce dossier à suivre dans notre émission.
00:01:43Et puis la violence.
00:01:44La violence contre les journalistes qui s'affiche de plus en plus au grand jour.
00:01:48En 48 heures on a vu un journaliste menacé de se faire.
00:01:51Décapité, des manifestants traités CNews et BFM d'assassins.
00:01:55Ou encore Jean-Luc Mélenchon s'en prendre à des journalistes d'une chaîne info.
00:01:58Sur les réseaux sociaux le ton est donné.
00:02:01Les menaces se multiplient et on mène l'enquête dans un instant.
00:02:04Enfin cette alerte qui a été lancée hier par la police nationale de Loire-Atlantique.
00:02:09qu'elle met en garde contre une multiplication des homejackings dans la région.
00:02:15Et elle donne une série de conseils à la population pour se protéger.
00:02:18Les homejackings, hélas, c'est partout en France, de plus en plus souvent.
00:02:22Une page spéciale que je vous invite vivement à regarder à compter de 14h30.
00:02:26Mais tout de suite, puisqu'il est 13h, toute l'actualité c'est avec vous.
00:02:29Somaya Labidi, bonjour.
00:02:33Bonjour Nelly et bonjour à tous.
00:02:35Le travail doit reprendre lundi et les discussions doivent continuer.
00:02:39Les mots ce matin du ministre de l'enseignement supérieur Philippe Baptiste au lendemain d'annonce du gouvernement
00:02:44qui n'ont pas convaincu les organisations lycéennes et étudiantes de mettre fin au mouvement.
00:02:49On a effectivement un droit à manifester, un droit à ne pas être d'accord, mais le droit au blocage
00:02:54n'existe pas.
00:02:54Et je pense qu'il y a un droit à étudier, a-t-il martelé.
00:02:59A la une également, l'avenir institutionnel de l'île de beauté, plus que jamais dans le flou.
00:03:04Le Sénat a rejeté cette nuit le projet de loi constitutionnelle sur l'autonomie de la Corse.
00:03:09Conséquence, le texte a très peu de chances d'être adopté d'ici à l'élection présidentielle.
00:03:15Huit mois après leur interpellation, quatre membres d'une même famille comparaissent ce mardi devant la justice à Draguignan.
00:03:21Ils sont soupçonnés d'être impliqués dans un système de fraude fiscale et de blanchiment d'argent.
00:03:26Un préjudice total estimé à 1,8 million d'euros au détriment du fisc de l'Ursaf, mais aussi de
00:03:32la CAF.
00:03:32A l'étranger, comme des millions d'Israéliens appelés aux urnes, le ministre des Finances a voté depuis un bureau
00:03:39situé en Cisjordanie,
00:03:40comme vous pouvez le voir sur ces images.
00:03:43Première législative dans l'État hébreu depuis le 7 octobre.
00:03:46Législative marquée par la plus forte participation depuis 1981.
00:03:52Un scrutin qui s'annonce d'ores et déjà très serré et aux allures de référendum pour le premier ministre
00:03:57israélien
00:03:58qui ces derniers jours a multiplié les menaces contre l'Iran.
00:04:01Et puis sans transition, fin du suspense, c'est le rappeur Jay-Z qui assurera le spectacle musical
00:04:08lors de la mi-temps du prochain Super Bowl, la finale du championnat de football américain
00:04:12qui se jouera en février 2027 à Los Angeles.
00:04:16Information révélée par la puissante NFL qui n'a pas précisé si la star du hip-hop, âgée de 56
00:04:22ans,
00:04:22sera accompagnée sur scène par d'autres artistes lors de cet événement qui, je vous le rappelle,
00:04:26rassemble chaque année des dizaines de millions de téléspectateurs.
00:04:31– Merci beaucoup, on vous retrouve à 14h, bien sûr, avec d'autres infos.
00:04:34Le plateau qui va m'accompagner cet après-midi, Maître Anthony Bemela, bonjour.
00:04:38– Bonjour Nélie.
00:04:38– Je rappelle que vous êtes avocat, à vos côtés la psychologue Caroline Veil, bonjour.
00:04:43– Célia Barotte du service police-justice.
00:04:46– Et puis on sera aussi avec Marc Silvéra, directeur général de l'amicale de la police nationale.
00:04:51Et bien sûr Amoribucou qui viendra pour votre rendez-vous de 13h30 et 14h30 avec toutes les infos que vous
00:04:55n'avez pas vues ailleurs.
00:04:57Dans un instant, on se penche sur ce projet de loi qui a fini par arriver au Sénat avec des
00:05:01mesures chocs, controversées
00:05:04et notamment sur la présence d'individus dans un attroupement violent.
00:05:09Ils pourraient eux aussi, même sans avoir participé directement, se retrouver à payer la note des dégâts.
00:05:14C'est en tout début de l'émission, on marque une très courte pause et on se retrouve dans Poli
00:05:17-Justice 24h en France.
00:05:18A tout de suite.
00:05:24– De retour dans Poli-Justice 24h en France, c'est le début de l'émission avec nos invités et
00:05:29c'est un jour attendu.
00:05:30Vous le savez peut-être, le projet de loi casseur-payeur examiné à compter de 16h30, ça se passe au
00:05:36Sénat cette fois.
00:05:37C'est un projet attendu mais un projet de loi aussi très critiqué,
00:05:40notamment parce qu'il prévoit que des personnes qui ne seraient pas auteurs directes pourraient se faire épingler.
00:05:46Toute personne par exemple qui serait présente dans un attroupement violent pourrait avoir à payer elles aussi les dégâts à
00:05:51hauteur de 10 000 euros
00:05:53et puis les aides sociales aussi qui pourraient en partie être suspendues.
00:05:58Explication à travers ce reportage.
00:06:00Faire payer les dégâts à ceux qui commettent ces dégradations, le projet de loi casseur-payeur.
00:06:06Tu casses, tu paies, mais la nouveauté du projet est surtout d'étendre la responsabilité financière à certains participants
00:06:15qui n'ont pas eux-mêmes commis ces dégradations.
00:06:19Exemple ici avec ce casseur, selon la loi actuelle, il y a une responsabilité individuelle pénale allant jusqu'à 30
00:06:28000 euros d'amende
00:06:29et également une indemnisation des victimes.
00:06:32Désormais, ces personnes autour de lui pourraient être aussi mises en cause.
00:06:38Ils n'ont pas cassé, mais font partie du groupe, la responsabilité collective, selon ce projet de loi.
00:06:45Sont concernés les manifestants par exemple qui, après sommation des forces de l'ordre, restent sur place avec le casseur.
00:06:53Ces individus pourraient payer jusqu'à 10 000 euros pour les dégradations.
00:06:57Une mesure liberticide, un texte anticonstitutionnel pour la Ligue des droits de l'homme.
00:07:04Pour les émeutiers insolvables, un système de prélèvement sur les allocations familiales
00:07:10et les aides personnelles au logement est envisagée.
00:07:13Également une interdiction du territoire français pour les étrangers condamnés.
00:07:18Un amendement a aussi été ajouté pour permettre l'utilisation de drones judiciaires.
00:07:25Célia Marotte, on va dire que par les temps qui courent,
00:07:28forcément avec tout ce qu'on a vécu ces dernières semaines, ça constituerait un tournant.
00:07:32Donc on va noter quand même la concomitance de la loi elle-même, du projet de loi, avec l'actualité
00:07:39qui nous occupe.
00:07:41Oui, c'est quand même un texte qui a été pensé, réfléchi avant même les dégâts du 17 octobre
00:07:46et qui tombe à pic avec malheureusement toutes ces exactions commises ces derniers jours.
00:07:53On aura un arsenal législatif qui va permettre de punir ces individus,
00:07:57de punir aussi ceux qui provoquent, qui incitent.
00:08:00Parce qu'on en a parlé, il y a cet effet de groupe et puis cet effet aussi d'incitation
00:08:04avec les réseaux sociaux.
00:08:05Donc c'est pour cela que ce texte prévoit de punir aussi l'intégralité des personnes qui seront sur place.
00:08:12Et cela peut permettre aussi de dissuader des personnes d'être à des endroits où des cas sont commises.
00:08:18Alors Marc Silvéra, vous êtes policier.
00:08:20Est-ce qu'en effet, c'est un texte qui pour vous est bienvenu, si tant est qu'il soit
00:08:24voté ?
00:08:24Alors au Sénat, normalement, le parcours ne devrait pas être trop compliqué, trop ardu.
00:08:28Il faudra voir, on va en parler avec l'avocat, sur la constitutionnalité.
00:08:32Mais est-ce que vous y croyez, à l'aspect dissuasif ?
00:08:34On espère y croire, on espère y croire, parce que c'est vrai que c'est un texte que l
00:08:38'on attend.
00:08:39Mais non seulement pour les cases de magasins, mais aussi également pour ceux qui s'en prennent à tout ce
00:08:44qui est mobilier urbain,
00:08:45tout ce qui s'en prennent à la République, aux véhicules de police, de pompiers,
00:08:49qui sont régulièrement saccagés lorsqu'on rentre dans les cités.
00:08:51Et malheureusement, voilà, on a affaire aux mêmes individus de bande.
00:08:55Et il faudrait que ça passe, effectivement.
00:08:57Ça serait une bonne leçon à en tirer de ces événements-là,
00:09:00qui mettraient un point sur la sécurité de notre territoire nationale.
00:09:02Parce que les sommes, elles sont conséquentes.
00:09:04Si vous devez vous acquitter de 10 000 euros, ça commence à faire un peu réfléchir quand même.
00:09:07Oui. Après, bien évidemment, entre ce qui est annoncé et ce qui va en découler,
00:09:11là, on verra le résultat.
00:09:12On sait déjà qu'on a du mal à recouvrir les amendes.
00:09:15Faux consommation stupéfiants, notamment toutes les amendes forfaitaires.
00:09:17La constitutionnalité, Maître Bème, est-ce que c'est un sujet ?
00:09:21Est-ce que ceux qui vont sans nul doute contester sont fondés à être entendus aujourd'hui ?
00:09:27Ça va être compliqué, là.
00:09:29Je pense qu'il convient de rappeler à nos téléspectateurs que la loi en casseur-payeur n'est pas nouvelle.
00:09:34Elle a déjà été consacrée par un texte législatif de 2019.
00:09:38Le problème, d'une part, de cette loi, c'est un problème d'identification et ensuite un problème de solvabilité.
00:09:44S'agissant de la loi en cours, et vous m'avez posé la question, Nelly, très justement, de la constitutionnalité.
00:09:49Cette loi ne vise qu'à permettre d'étendre l'indemnisation des victimes, que ce soit l'État, pour les
00:09:57biens publics, les incendies, les dégradations,
00:10:00mais aussi pour les commerçants ou toute personne physique, quelconque individu, qui se retrouverait être victime dans ce contexte de
00:10:08manifestation ou de vandalisme,
00:10:11qui pourrait se voir indemnisé jusqu'à, vous l'avez rappelé, Nelly, 10 000 euros.
00:10:14Mais pas que. Parce qu'en fait, la nouveauté, c'est que vous pouvez être dans un attroupement et sans
00:10:20avoir été l'auteur des faits, vous retrouvez un prix la main dans le sac.
00:10:25Et c'est là où on risque d'avoir une sérieuse difficulté d'ordre juridique.
00:10:30En effet, nous savons tous qu'il existe un principe de personnalité en matière pénale qu'une personne ne peut
00:10:36pas être condamnée pour un fait qu'elle n'a pas commis.
00:10:38Et donc, ici, on se retrouverait à devoir condamner une personne par le simple fait d'être présente dans un
00:10:45attroupement.
00:10:46Or, on ne peut pas, par cette seule présence aujourd'hui, considérer que c'est une faute engendrant un principe
00:10:55de responsabilité et d'indemnisation des victimes.
00:10:57Par la création de cette loi, le Conseil constitutionnel, qui est le gardien de la Constitution,
00:11:02et il existe notamment dans la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, des dispositions qui garantissent le
00:11:08principe de personnalisation de la peine et de la sanction,
00:11:11fera que, justement, le Conseil constitutionnel risque de censurer les dispositions de cette loi.
00:11:17Tout dépendra comment elle sera rédigée.
00:11:19On se retrouvera, Marc-Sylvera, avec encore des décisions un peu petits bras, où beaucoup passeront entre les mailles du
00:11:24filet, si on suit sa logique.
00:11:25Tout à fait, tout à fait. Ça va être compliqué. Et c'est vrai que de mettre, entre guillemets, tout
00:11:29le monde dans le même panier, ça peut poser des questions.
00:11:32Bien évidemment, la loi fait écho et sera la bienvenue. Mais on va vraiment vérifier ça de près.
00:11:39Célia, un petit élément de précision, peut-être.
00:11:40Après, ce qui est important aussi de rappeler, c'est que souvent, ces cas, elles sont commises après les éléments
00:11:44de dispersion.
00:11:45Cela veut dire que les personnes qui vont participer aux manifestations, elles ne vont pas non plus être mises à
00:11:51l'amende, mises avec des poursuites.
00:11:53Souvent, ces cas, ces pillages, c'est après les sommations, après les demandes de dispersion de la part des forces
00:11:57de l'ordre.
00:11:58Donc, normalement, toute personne normalement constituée doit obéir à ces règles.
00:12:05Et puis, quand on demande de partir d'une zone, quand on demande de ne pas piller, de ne pas
00:12:09dégrader, on doit obéir à ces règles.
00:12:11Écoutez, on verra ce que ça donne. En tout cas, la partie 2, ça débute à 16h30 cet après-midi
00:12:15au Sénat.
00:12:16Et on suivra le texte, évidemment, avec attention dans tout son parcours législatif.
00:12:19Je voulais aussi porter autre chose à votre attention. Dans un climat de tension tel qu'il est aujourd'hui,
00:12:24et avec un drame aussi horrible que celui qu'on a vécu à Trappes,
00:12:27ce qui s'est passé dans les colonnes du quotidien de référence, comme on dit,
00:12:31le monde est proprement inimaginable sur le fond déontologique.
00:12:36Parce que le quotidien a inventé, ou en tout cas, n'a pas vérifié ses sources,
00:12:41concernant la présence de tracts du Rassemblement National dans le véhicule du suspect.
00:12:46Tout cela a été faux et scandaleux, à tel point que même le procureur s'est senti obligé de le
00:12:51démentir hier
00:12:52dans sa présentation devant les journalistes, avant d'y revenir et d'écouter à nouveau le procureur de la République.
00:12:59Les dernières infos dans ce sujet.
00:13:01Le dernier examen psychiatrique mené ce lundi est formel.
00:13:05L'état de Kevin T, l'auteur présumé des attentats, est compatible avec son placement en garde à vue.
00:13:11Il relevait que Kevin T ne présentait pas de symptômes de décompensation aiguë,
00:13:16ni de signes directs ou indirects en faveur d'une activité hallucinatoire ou délirante.
00:13:22Il ne présentait pas de signes cliniques d'une pathologie aliénante décompensée,
00:13:27justifiant une hospitalisation sous contrainte.
00:13:30A 14h46 ce lundi, le suspect a de nouveau été placé en garde à vue.
00:13:35Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, a indiqué que Kevin T était ému par la haine et le racisme,
00:13:40selon le procureur de la République antiterroriste.
00:13:43L'intéressé affirme lui le contraire.
00:13:46Il doit être précisé qu'à ce stade des investigations,
00:13:50Kevin T, s'il ne conteste pas la matérialité des faits, conteste le caractère raciste de ses crimes.
00:13:56Le racisme comme mobile de ses actes est cependant retenu dans l'enquête.
00:14:00Le profil de la majorité des victimes et certains propos qui auraient été tenus par le mis en cause
00:14:06nous ont par ailleurs conduit à retenir la circonstance aggravante
00:14:09de faits liés à l'appartenance vrai ou supposé, à une prétendue race, une ethnie, une nation ou une religion.
00:14:16Le procureur a également indiqué qu'aucun tract de parti politique n'avait été découvert dans son véhicule,
00:14:22contrairement à ce qu'ont affirmé plusieurs médias, en parlant de tract du Rassemblement national.
00:14:27La garde à vue est désormais susceptible de durer jusqu'à minuit 36 ce jeudi.
00:14:33L'enquête avance, il y a eu une interrogation concernant son état,
00:14:36est-ce qu'il était compatible ou pas avec la garde à vue ? Visiblement oui.
00:14:38Oui, dans chaque enquête, il y a des médecins qui sont chargés de vérifier
00:14:43si l'état de santé des prévenus, des accusés est compatible ou non avec le régime de la garde à
00:14:49vue.
00:14:49C'est un élément très important pour la suite des avancées judiciaires.
00:14:54A noter que oui, dans le véhicule de Kevin T, on a retrouvé un pistolet mitrailleur,
00:14:59des éléments d'armes, des munitions, des chargeurs, un pointeur laser, un couteau,
00:15:03une bombe lacrymogène, une paire de menettes ou encore un brassard de police.
00:15:06Mais aucun tract d'un parti politique n'a été découvert dans son véhicule.
00:15:10Bon, justement, on a corrigé l'information au niveau du monde, mais elle n'a pas été démentie.
00:15:16C'est ce qui met hors de lui le Rassemblement national, Marine Le Pen en tête.
00:15:20Alors déjà, à travers un tweet, elle s'en émevait en disant
00:15:23« Non, mais attendez, vous qui vous enorgueillez d'être les garants de la déontologie, etc.
00:15:30À quel moment, en diffusant une information fondée, mensongère et démentie,
00:15:34vous allez vous excuser ? »
00:15:36En fait, on est en droit d'attendre des médias, de la rigueur professionnelle et de l'objectivité.
00:15:43Et le RN va plus loin, puisque maintenant, ils ont décidé de porter plainte pour diffamation,
00:15:49pour information mensongère visant à le salir.
00:15:52On va écouter d'ailleurs le procureur qui a remis un peu l'église au milieu du village
00:15:56et qui s'est fendu lui-même d'une rectification concernant les soi-disant tracts.
00:16:02Dans la fouille de son véhicule Renault Clio était découvert un pistolet mitrailleur de marque Sten,
00:16:07calibre 9mm, ainsi que plusieurs éléments d'armes et de munitions,
00:16:11en particulier des chargeurs et un pointeur laser, un couteau, une bombe lacrymogène,
00:16:16une paire de menottes et un brassard police.
00:16:18Je tiens à préciser qu'aucun tract d'un parti politique n'a été découvert dans son véhicule.
00:16:25On prend bien soin de le dire.
00:16:27On ne peut pas le soupçonner d'être proche du Rassemblement national.
00:16:30C'est-à-dire que là, un procureur, il est au-dessus de tout soupçon.
00:16:33La plainte, est-ce qu'elle peut aller à son terme sur la diffamation ?
00:16:38Oui, c'est une très bonne question.
00:16:39L'article 24 de la loi de 1881 sur la liberté de la presse définit la diffamation
00:16:45comme tout propos qui porte atteinte à la notoriété ou à la considération.
00:16:50Et ce propos doit être faux.
00:16:51Évidemment, à partir du moment où le monde professionnel de la communication,
00:16:56de l'information, devrais-je dire, produit une information qui est erronée,
00:17:02et honteusement erronée, faux,
00:17:04et qui porte atteinte à la considération du parti politique
00:17:08puisqu'on fait dire que le criminel était un sympathisant de ce parti.
00:17:15Évidemment, ça jette l'opprobre sur ce parti.
00:17:18Et du coup, c'est passible, en effet, du délit de diffamation.
00:17:23Donc, en effet, il peut y avoir parfaitement une citation directe du monde devant la 17ème chambre de la presse
00:17:30à Paris
00:17:30pour être jugée et condamnée pour cette faute, vous l'avez justement rappelé, Nelly,
00:17:35qui est une faute professionnelle grave sur le plan déontologique de la vérification des sources et des informations.
00:17:41Caroline Veil, on sait qu'hélas, en matière de psychologie,
00:17:45une fois qu'une information est donnée au grand public,
00:17:48c'est très difficile, après, de faire en sorte que, même en s'excusant, le mal est fait, on va
00:17:53dire.
00:17:53Ça marche à peu près dans tous les cas.
00:17:55Tout à fait.
00:17:56Et surtout, plus une information est répétée,
00:17:59et plus elle est considérée comme une vérité.
00:18:02Or, très peu de gens vont lire éventuellement le démenti du monde,
00:18:07alors que beaucoup ont été atteints par l'assertion première, l'affirmation première,
00:18:13à savoir, il y avait des tracts d'URN dans la voiture du criminel.
00:18:17Et surtout, ça a été relayé massivement sur les réseaux sociaux.
00:18:19Donc, il y a des gens qui s'en sont persuadés, maintenant.
00:18:21Mais totalement.
00:18:22Et c'est très difficile de revenir en arrière,
00:18:24surtout qu'il n'y a pas de démenti officiel,
00:18:26ni de prise de parole du monde en disant « on s'est trompé, on regrette ».
00:18:30Et ça, je pense qu'on ne l'aura pas.
00:18:32Allez, on va marquer une petite pause.
00:18:34Et vous allez voir qu'en matière d'outrance,
00:18:36on n'a pas fini le progrès.
00:18:38Là aussi, la violence contre les journalistes,
00:18:40maintenant, ne se cache même plus.
00:18:42Elle n'est même plus effleurée.
00:18:44On leur dit à leur face, on va les décapiter s'ils continuent.
00:18:48C'est vraiment glaçant.
00:18:49On dit aussi que ces mêmes journalistes,
00:18:52que ce soit CNews ou d'autres confrères de Chêne Info,
00:18:56sont des assassins.
00:18:57Les termes vont très loin.
00:18:59Que fait la justice ?
00:18:59Que fera la justice ?
00:19:01Aussi, c'est la grande question.
00:19:02On se retrouve tout de suite dans Police Justice 24h en France.
00:19:09On est de retour pour Police Justice 24h en France.
00:19:12C'est votre rendez-vous tous les jours dans notre émission 13h30, 14h30,
00:19:17pour deux points complets sur les dernières actualités Police et Justice.
00:19:20Avec vous, Amory Bucco, bonjour.
00:19:22On va parler de Monaco, une fois les pas coutumes.
00:19:25Ce week-end, la principauté qui a été sous le choc.
00:19:27Un membre de la famille princière a en effet été retrouvé mort dimanche au bord de la mer
00:19:31et un suspect a été placé en garde à vue.
00:19:33La victime avait 29 ans.
00:19:35C'était le petit-fils de la princesse Antoinette,
00:19:38soeur aînée du prince Régnier III.
00:19:40Le corps d'Antoine de Massy, c'est son prénom,
00:19:42a été retrouvé dimanche dans un square près de la plage du Larvoto.
00:19:46La famille s'était inquiétée de ne plus avoir de nouvelles.
00:19:49Un homme aperçu avec la victime sur des vidéos a été placé en garde à vue.
00:19:53Selon le parisien, le suspect est un résident monégasque de nationalité ukrainienne.
00:19:58Antoine de Massy avait été vu sortir d'une boîte de nuit en titubant.
00:20:01Le procureur général est resté tout de même prudent.
00:20:04La thèse de l'accident n'est pas exclue à ce stade.
00:20:07On va suivre l'affaire, évidemment.
00:20:08À Lyon, une bijouterie qui a été braquée vendredi au fusil à canoncier.
00:20:12Les braqueurs ont été rattrapés.
00:20:14Et dans la voiture, les policiers ont eu une petite surprise.
00:20:17Vendredi dernier, vers 16h, deux hommes sont entrés dans un atelier de joaillerie
00:20:21dans le deuxième arrondissement de Lyon.
00:20:22L'un des deux hommes tenait un fusil de chasse.
00:20:24Le braqueur a frappé le gérant d'un coup de crosse.
00:20:27Pendant ce temps, le complice a raflé les bijoux.
00:20:29Le préjudice, 70 000 euros.
00:20:31Et le gérant s'est vu attribuer 10 jours d'ITT.
00:20:33C'est-à-dire la violence des coups.
00:20:34Où la BAC a repéré les deux hommes peu de temps après.
00:20:37Les suspects ont refusé d'obtempérer avant d'être interpellés, heureusement.
00:20:41Et dans la voiture, les policiers ont retrouvé la totalité du butin.
00:20:46Selon une source policière, l'un des suspects est un Italien de 21 ans déjà connu des services.
00:20:51L'autre est un Marocain de 31 ans en situation irrégulière.
00:20:55Qui s'est vu attribuer une obligation de quitter le territoire français au QTF.
00:21:00Direction maintenant le beau département du Gard.
00:21:03Où là, une mère de famille a été lourdement condamnée.
00:21:06Cette mère avait insulté un policier municipal avec des insultes à caractère raciste.
00:21:10Tout a commencé devant une école.
00:21:12Une mère de famille de 37 ans était mal garée.
00:21:15Un policier municipal lui a demandé de circuler.
00:21:18Et la mère de famille lui a répondu par des insultes.
00:21:21Sale flic, sale chauve et même sale blanc.
00:21:23Au passage, la conductrice a présenté un faux permis de conduire.
00:21:27Deux mois plus tard, rebelote la mère de famille en recommençant devant la même école.
00:21:31Et donc la prévenue était jugée.
00:21:33Elle ne s'est pas présentée à son procès qui s'est tenu vendredi dernier.
00:21:36Le tribunal a condamné la mère de famille à huit mois de prison ferme.
00:21:39Ferme pour outrage aggravée à caractère raciste, conduite sans permis et usage de faux.
00:21:44Le casier judiciaire de cette femme comptait déjà huit mentions, rapporte Objectif Sud.
00:21:49Ah oui, ça commence à faire assez lourd.
00:21:50On va revenir évidemment sur les pillages du 17 octobre à Paris.
00:21:54En images avec des pilleurs qui ont été filmés avec un butin plutôt inattendu.
00:21:58Ces images ont été filmées le 17 octobre par un policier près de la place de République.
00:22:02On y voit des jeunes cagoulés, gantés, vêtus de son, avec des sacs à dos.
00:22:08Les jeunes venaient de saccager une pharmacie.
00:22:10Le butin, près de 100 boîtes d'oliprane.
00:22:13De quoi soigner bien des mots de tête évidemment.
00:22:15Mais pas celui du pharmacien.
00:22:16La vidéo a été publiée par Andy Copps.
00:22:18C'est un policier municipal parisien qui publie régulièrement des vidéos d'interpellation.
00:22:22Et puis pour finir, des images qui ont fait le tour des réseaux sociaux là aussi.
00:22:26On est en Seine-et-Marne où des voleurs ont tenté de dérober des quads chez un concessionnaire.
00:22:31L'opération, il faut bien le dire, a tourné au fiasco.
00:22:34La scène s'est déroulée vendredi dernier vers 23h.
00:22:36Sur le parking d'un concessionnaire moto de Seine-et-Marne, j'ai eu les gérants au téléphone.
00:22:41Les malfaiteurs avaient d'abord volé des engins de chantier.
00:22:45L'objectif était d'emporter des quads neufs tout juste sortis d'usine qu'on voit dans les caisses à
00:22:49l'écran.
00:22:50Les voleurs ont tenté pendant plusieurs minutes de soulever les caisses.
00:22:54On le voit sur ces images.
00:22:55Plusieurs tentatives, mais pas de succès.
00:22:57Les malfaiteurs ont donc fini par abandonner les engins de chantier sur place et par prendre la fuite.
00:23:02Et pour la gérante, malheureusement, ce n'est pas sa première affaire.
00:23:05Elle déplore 6 à 7 vols ou tentatives chaque année.
00:23:08Et elle dit que d'ailleurs, elle ne déclare plus certains de ses sinistres et de ses tentatives de vol
00:23:14pour ne pas aggraver son cas vis-à-vis des assurances.
00:23:18Donc là, vous voyez sur ces images assez impressionnantes que les voleurs essayent pendant plusieurs minutes.
00:23:25Ils n'y arrivent pas et donc ils vont abandonner ces engins de chantier qu'ils ont volés ailleurs.
00:23:29Le temps presse parce que la police veille quand même au grain.
00:23:31On l'espère du moins.
00:23:32Rendez-vous à 14h30 évidemment pour un nouveau journal et de nouvelles infos, nouvelles images bien entendu.
00:23:37Mais vous restez avec nous.
00:23:38On va parler de la violence à présent.
00:23:40Cette violence qui s'exerce de plus en plus ouvertement contre les journalistes.
00:23:44sans peur de la moindre sanction judiciaire, en apparence en tout cas.
00:23:47Parce qu'en 48h, on a vu un jour les journalistes menacés de se faire décapiter.
00:23:51Des manifestants traités CNews et BFM d'assassins tout simplement.
00:23:54Ou encore Jean-Luc Mélenchon s'en prendre à des journalistes d'une autre chaîne info.
00:23:58Sur les réseaux sociaux, le ton est donné.
00:24:00Les menaces se multiplient.
00:24:01Vous allez entendre dans un instant ce que nous avons découvert sur les réseaux à 24h en France.
00:24:06Mais d'abord ce qui s'est passé donc hier soir avec une manifestation en solidarité avec les victimes de
00:24:11Trappes.
00:24:11Elle avait lieu à Paris.
00:24:13Cette mobilisation est très vite.
00:24:14C'est une démonstration de haine contre à la fois les journalistes de BFM et de CNews.
00:24:18Qui s'est exercée.
00:24:19Ils ont été traités d'assassins.
00:24:22Et cependant un long moment.
00:24:23Regardez.
00:24:24BFM c'est nous.
00:24:26As-Sassins BFM c'est nous.
00:24:42As-Sassins BFM c'est nous.
00:24:47C'est nous.
00:24:57Et ça c'est qu'un exemple.
00:24:59Mais il y a plus grave encore.
00:25:00Et regardez.
00:25:01Un homme s'en prend à un journaliste de frontières et menace de le décapiter.
00:25:07Vous avez bien entendu.
00:25:37Elle est trop chère frérot.
00:25:37Tu connais ta caméra, tu ne connais pas frérot, tu ne connais rien.
00:25:40Tu connais Robespierre ou pas ?
00:25:41Mais en France, on arrache des têtes, je te le dis.
00:25:43Juste, tu ne connais pas frérot, je suis filmé, je m'en bats les couilles.
00:25:45Mais ça, on arrache des têtes en France.
00:25:47Partout frérot, juste.
00:25:47C'est bien inquiétant là.
00:25:48T'es là sur ta caméra, je te le dis frérot, on a des problèmes en France, pas d'ailleurs.
00:25:51Bien sûr, on en a parlé, on en a parlé.
00:25:52Pas d'ailleurs alors.
00:25:54Il y a encore quelques années, et avec ce qui se passait dans les pays du Levant,
00:25:58personne n'aurait osé tenir ce genre de propos.
00:26:00Maître Bem, est-ce que c'est condamnable ?
00:26:03Et que fait la justice dans ce cas ?
00:26:05Est-ce qu'on peut imaginer qu'ils seront interpellés,
00:26:07devront répondre de ces menaces directes ?
00:26:11Évidemment, c'est condamnable.
00:26:13Évidemment, c'est condamnable.
00:26:14Imputer un crime à une chaîne de télé, dire qu'il est assassin,
00:26:19on est encore une fois dans la diffamation.
00:26:22Maintenant, ils ne vont pas être poursuivis, on ne va pas les poursuivre.
00:26:24Néanmoins, cela reflète...
00:26:26Y compris ceux-là, qui disent ouvertement, vous mériteriez d'être décapité ?
00:26:31Si vous voulez, on peut les poursuivre, mais ça ne va servir à rien.
00:26:34Ils sont insolvables, et le juge va mettre une peine d'amende avec sursis.
00:26:38Ça ne sert pas à rien, je suis désolé.
00:26:40Il y a un devoir d'exemplarité de la justice.
00:26:42Très bien, très bien.
00:26:43Quand on menace de décapitation à un journaliste...
00:26:45On n'aura pas réglé le problème de fond, c'est ce que je voulais dire.
00:26:47Ah non, vous avez raison.
00:26:47Mais bon, si on ne condamne pas...
00:26:48Le problème, ce n'est pas ces jeunes-là.
00:26:50C'est un problème, mais c'est au-delà.
00:26:53C'est tous ces jeunes qui ont la même idéologie.
00:26:57L'idéologie qui vise à penser que des flics sont des assassins,
00:27:02que des chaînes d'information sont des assassins,
00:27:05que l'État est assassin, que l'école est assassine, etc.
00:27:09Donc, on en arrive finalement à une remise en cause de toutes nos valeurs,
00:27:15de tout notre système, de toute notre société, de toutes nos manières de penser.
00:27:19Mais à un moment, la justice est quand même là pour faire un exemple
00:27:24et faire en sorte que ça ne se reproduise pas.
00:27:26Parce qu'il est hors de question de banaliser ce genre de propos gravissimes, Célia Barotte.
00:27:30Oui, là, on est en plus seulement sur des déclarations.
00:27:33Mais pour le vivre sur le terrain, on est face aussi à des individus
00:27:36qui s'en prennent à nous physiquement, qui vont jusqu'à nous bousculer, nous violenter.
00:27:42Ils attendent aussi la moindre erreur de notre part pour nous filmer,
00:27:45pour nous jeter en pâture.
00:27:47On a des collègues ce week-end dont la photo a circulé sur les réseaux sociaux.
00:27:51On nous met vraiment une cible dans le dos.
00:27:54Qu'attendent-ils ? Est-ce qu'ils attendent un drame ?
00:27:56En tout cas, on ne peut plus exercer sereinement.
00:27:58Vous allez voir, ce n'est pas fini, parce que vous allez entendre un autre document.
00:28:02Et là, vous parlez des réseaux sociaux, ça se passe précisément sur les réseaux,
00:28:05avec des appels à s'en prendre aux journalistes à l'occasion des mobilisations.
00:28:09Ce qui est révoltant, c'est que tous ces gens sont à visage découvert, encore une fois.
00:28:13Ils font ça librement sur les plateformes, sans que personne ne s'en offuse que plus que ça.
00:28:18Pourquoi on les laisse appeler à la violence à ce point ?
00:28:22Est-ce qu'il faudra un drame un jour pour qu'on se décide enfin à sévir ?
00:28:26Vous allez entendre un de ces appels, et je vous propose d'en parler.
00:28:28Juste après.
00:28:30Moi, je dis BFM TV, CNews, toutes les chaînes de reportage qui vous disent de la merde à chaque fois.
00:28:36Il faut rentrer, il faut commencer à parler dedans.
00:28:38Il y a des chaînes de BFM TV qui s'enlèvent tout le temps.
00:28:40Tu rentres dans le plateau télé, et crois-moi, ça les choque.
00:28:42Ça les choque.
00:28:43On n'a pas eu le français, mais pas que ça.
00:28:45Hé, Tano, si tu veux une réponse à ça.
00:28:49Hé, même BFM TV, quand vous les voyez balayer leur mère.
00:28:51Même eux, il faut les balayer leur mère.
00:28:53C'est les premières personnes qui peuvent tabasser.
00:28:55Hé, vous savez pourquoi ?
00:28:56Vous savez pourquoi je vous dis que c'est les premières personnes à tabasser ?
00:28:59Hé, c'est eux qui parlent mal du voile.
00:29:01C'est eux qui parlent mal des lycéens.
00:29:03Dès qu'il y a de la violence, ils cherchent la tête.
00:29:10Alors, vous vous doutez bien que si nous, on a obtenu cet enregistrement,
00:29:14parce que de toute façon, ils ne s'en cachent pas.
00:29:15Alors, la police a plus forte raison.
00:29:16Marc-Sylvira, normalement, là, entre ses mains,
00:29:18vous avez beaucoup plus de moyens pour remonter la piste,
00:29:21les VPN, etc.
00:29:22Qu'est-ce qu'on attend ?
00:29:24Pourquoi on laisse faire ?
00:29:26J'ose espérer qu'il y a une enquête en cours qui va épingler cette...
00:29:29J'ose espérer aussi que les services d'investigation de la police
00:29:31ou de la gendarmerie sont actuellement au pied de guerre.
00:29:34qu'on trouve ces appels, justement, au meurtre.
00:29:39Surtout qu'on a des précédents en France.
00:29:40Et vous le rappeliez très justement.
00:29:41Tout à fait.
00:29:42Tout à fait.
00:29:42On a des précédents sur des menaces directement sur les réseaux,
00:29:45sur les plateaux ou autres.
00:29:47Parce que malheureusement, ça circule, justement, ces informations.
00:29:50Et ça attise, ça attise, ça attise.
00:29:52Et le message est clair.
00:29:53Ils en veulent à la République.
00:29:55Ils en veulent à la police, aux journalistes
00:29:57et à toute l'institution entière.
00:29:59À Maurit.
00:29:59Quand il dit rentrer sur les plateaux, etc.
00:30:01Moi, ça me fait penser à Charlie Hebdo.
00:30:03Ils sont rentrés dans une salle de rédaction.
00:30:04Et parce que la U ne leur avait pas plu,
00:30:06parce que ça caricaturait Mahomet,
00:30:07ils se sont dit, on va aller tuer toute la rédaction.
00:30:09Alors là, on n'est pas sur un degré, je pense, terroriste-islamiste.
00:30:12Mais on est un peu dans le degré de vouloir mettre la presse...
00:30:15Incitation à la haine.
00:30:16Incitation, non mais à commettre des violences.
00:30:19Et moi, ce qui m'exaspère, c'est que je le vois très bien,
00:30:22parce que moi, j'ai vu la même chose que ce que raconte Célia Barotte.
00:30:24Moi, c'était devant la gaieté lyrique à Paris,
00:30:26où j'avais été pris à partie par des militants d'extrême-gauche.
00:30:28Et d'autres journalistes de CNews aussi.
00:30:30La police était à 100 mètres, elle n'avait pas fait grand-chose.
00:30:33Mais même, d'ailleurs, avec la présence de la police,
00:30:35ils n'avaient pas peur.
00:30:36Et là, on le voit.
00:30:36Il y en a un qui dit, c'est que parce qu'il y a des vigiles autour des journalistes,
00:30:40qu'on ne peut pas leur couper la tête.
00:30:41Mais vous voyez, qu'est-ce qu'ils feraient ?
00:30:42Qu'est-ce qu'ils ont envie de faire ?
00:30:45Mais même quand on est agressé, il n'y a pas de réaction.
00:30:47Moi, ce qui me tue, si vous voulez,
00:30:49c'est que quand on regarde les réactions des syndicats de journalistes,
00:30:53si ce n'est pas des journalistes de gauche qui sont attaqués,
00:30:55il ne se passe rien dans la profession.
00:30:57Il n'y a aucune solidarité pour les journalistes de droite.
00:31:00C'est là où on voit que malheureusement,
00:31:02les médias sont noyautés par la gauche et l'extrême-gauche.
00:31:04C'est que quand ce sont des journalistes de droite,
00:31:06on ne considère pas que ce sont des journalistes,
00:31:08on considère que ce sont des cibles, finalement, qui le méritent.
00:31:11Effectivement, ils défendent des idées conservatrices.
00:31:13Et puis, tant que c'est eux, ce n'est pas nous.
00:31:14Après tout, ils l'ont bien cherché.
00:31:16Et ça, c'est scandaleux.
00:31:17Et ça, ça doit cesser.
00:31:18Ce n'est pas normal.
00:31:19Ça, ça réjoint le discours d'un certain Jean-Luc Mélenchon
00:31:21qu'on va attendre juste après.
00:31:22Ça nous dit quoi de notre société,
00:31:23du monde dans lequel on vit, Caroline Veil ?
00:31:26De se défausser comme ça, effectivement,
00:31:27et de se cacher derrière son petit doigt
00:31:29à chaque fois qu'il y a des choses aussi graves.
00:31:31Et le jour où il y a un drame, on s'en offusquera.
00:31:33Et encore, s'agissant de nous, je pense à moitié.
00:31:35Je pense que c'est surtout une déshumanisation de l'individu,
00:31:39c'est-à-dire du journaliste qui laisse place.
00:31:41En fait, la cible est beaucoup plus vaste.
00:31:44Là, ces gens n'ont aucune limite.
00:31:47Mais surtout, si vous voulez,
00:31:49les journalistes qui leur opposent une contradiction
00:31:51sont vécus comme des figures persécutrices.
00:31:54Ils ne pensent pas comme moi.
00:31:56Donc, il est un ennemi.
00:31:57Donc, je dois l'éliminer.
00:31:59Et on est dans une logique d'élimination.
00:32:01Super, la notion de liberté de la presse, entre parenthèses.
00:32:04Mais ce n'est pas une notion qui les effleure,
00:32:06puisque la contradiction, ils ont une allergie,
00:32:09ils le vivent comme une agression.
00:32:11Les contredire, c'est les agresser.
00:32:14Quand vous êtes agressé, qu'est-ce que vous faites ?
00:32:16Vous vous défendez.
00:32:17Sauf qu'eux n'ont pas de limite
00:32:19et que l'agression peut aller jusqu'à menacer de mort.
00:32:25Imaginons qu'il se passe quelque chose de grave pour qui que ce soit.
00:32:29Ils seront, j'espère, poursuivis et épinglés
00:32:31pour incitation à la haine et à la violence.
00:32:33La provocation à la haine, oui, exactement.
00:32:34Pour pouvoir remonter le fil.
00:32:35En effet.
00:32:36Déjà, il y a des menaces.
00:32:37Et ensuite, c'est de la provocation à la haine.
00:32:38Donc, c'est l'une ou l'autre des deux infractions.
00:32:44J'ai beaucoup de mal avec cette rupture de notre société.
00:32:48Parce qu'en fait, on parlait, il y a quelques années encore,
00:32:52de vivre ensemble, d'un projet un peu utopiste,
00:32:55où il n'y avait plus de droite, de gauche, de blanc, de noir, de jaune.
00:32:59Où il n'y avait plus de religion, où on est un pays laïque,
00:33:02un pays de fraternité, de solidarité, avec un projet commun du vivre ensemble.
00:33:07Aujourd'hui, finalement, il n'est plus possible,
00:33:11tant pour certains que pour d'autres, de vivre ensemble.
00:33:16Il y a une telle rupture.
00:33:17Et je trouve que la violence dans notre société,
00:33:21et ses propos, c'est un peu comme un volcan.
00:33:23Il y a, au départ, quelques mouvements,
00:33:27et ensuite, une éruption.
00:33:28Et c'est ce qui risque d'arriver.
00:33:30CNews a été attaqué, il y a une semaine.
00:33:32Donc, ce qui risque d'arriver, c'est qu'un média soit attaqué,
00:33:35comme ça l'a été pour Charlie Hebdo.
00:33:37Et on retournera à cette vidéo.
00:33:38D'ailleurs, le summum de la cohésion nationale,
00:33:40c'était quand même au lendemain de Charlie.
00:33:41On est bien loin de tout ça.
00:33:43Mais en fait, vous allez voir, les politiques,
00:33:45sans doute, certainement même, ont un rôle direct
00:33:48dans ce qui se passe aujourd'hui,
00:33:49dans la manière même dont il parle s'adresse aux journalistes.
00:33:53Vous avez bien compris que je parle de Jean-Luc Mélenchon.
00:33:56C'était samedi, face à des confrères de BFM TV.
00:33:59Et vous, BFM, commencez à vous calmer
00:34:01sur les remarques racistes de toutes sortes.
00:34:03Parce que ça commence à bien faire.
00:34:07Si ce n'est pas de l'intimidation et de la menace,
00:34:10je ne sais pas ce que c'est, Marc Silvéra.
00:34:11C'est grave quand même.
00:34:12On est dans l'intimidation et dans la volonté de menace
00:34:14et dans la volonté des agressions que l'on veut mettre sur notre territoire.
00:34:20Et justement, comme vous l'avez dit si bien,
00:34:22c'est malheureusement l'idée, entre guillemets, générale,
00:34:25du bien-vivre, etc. est attaquée.
00:34:27Notre équilibre est attaquée.
00:34:29La sécurité est attaquée.
00:34:30Et là, justement, ça met encore une fois
00:34:33un niveau supérieur à cette envie d'agression,
00:34:37d'agressivité et de tuerie.
00:34:39Pourquoi pas ?
00:34:39On ne parle ni plus ni moins de quelqu'un
00:34:42qui prétend quand même occuper la fonction suprême dans ce pays
00:34:45et qui dit ouvertement,
00:34:47moi, je vais museler la presse si ça ne me plaît pas.
00:34:49C'est ça, ni plus ni moins.
00:34:51On en est là, en fait, Célia.
00:34:52C'est ce que j'allais dire, Nelly,
00:34:53c'est qu'on est face à quelqu'un qui est quand même un élu,
00:34:57qui aussi souhaite prétendre aux plus hautes fonctions.
00:35:01Et donc, cela veut dire que s'il est élu demain,
00:35:03il ne sera ni le président des journalistes de BFM ou de CNews,
00:35:08ni le président des téléspectateurs de ces chaînes.
00:35:11En fait, c'est aussi mépriser l'ensemble des téléspectateurs de ces chaînes
00:35:15en s'adressant comme ça et en ciblant les journalistes.
00:35:17Ni le président de 33% des électeurs,
00:35:19puisque, rappelez-vous, il les a traités d'abrutis
00:35:23et une foule ébahie.
00:35:25Enfin, je ne sais plus ce qu'il a dit à propos du congrès du RN.
00:35:27Et Baliba Gayoko veut interdire le RN si l'EFI est au pouvoir.
00:35:31Et alors, moi, j'avais quelque chose que je voulais dire,
00:35:34mais malheureusement, je crois que je l'ai oublié.
00:35:35Mais ce n'est pas grave, on reviendra dans une semaine.
00:35:39Alors, vous savez que CNews a été attaquée,
00:35:41vous le rappeliez, justement, il y a un peu plus d'une semaine.
00:35:44Vous avez compris dans le message qu'on n'est pas les seuls visés.
00:35:47Aujourd'hui, on est obligés, comme nos confrères d'ailleurs,
00:35:50de cacher le nom des journalistes pour ne pas qu'ils subissent de représailles.
00:35:54Donc, en fait, ils sont vraiment incognitos.
00:35:56On tente de l'être dans les cortèges,
00:35:58on les passe en mode radio,
00:35:59enfin, on prend toutes les précautions.
00:36:01Je voudrais quand même qu'on revoie ce qui est arrivé
00:36:02à un journaliste de frontières la semaine passée.
00:36:06Il a été visé par des bouteilles de verre.
00:36:09Un homme lui a même sauté dessus pour le frapper à coup de poing.
00:36:10Là, on ne rigole plus.
00:36:11Et il n'a dû son salut qu'à la fuite
00:36:14et au bon réflexe de ses agents de sécurité.
00:36:17Quelques secondes plus tard,
00:36:19une bouteille en verre est lancée dans notre direction
00:36:21depuis un balcon.
00:36:31Puis, soudain, un homme surgit par la gauche
00:36:34et tente de frapper notre journaliste au visage.
00:36:49Notre équipe décide de prendre la fuite.
00:36:58Maître, qu'est-ce que c'est que ces méthodes totalitaires
00:37:00où non seulement on intimide, mais on pourchasse ?
00:37:03Parce que pour moi, c'est ni plus ni moins.
00:37:05Quoi qu'on pense de qui que ce soit,
00:37:07ça s'appelle de la chasse à l'homme,
00:37:08ce qui vient de nous parvenir sous les yeux.
00:37:11La presse est un des piliers de la démocratie.
00:37:15Sans presse, il n'y a pas de démocratie.
00:37:18Parce que la presse, c'est ce qui permet justement
00:37:20la liberté d'expression,
00:37:22la liberté d'opinion,
00:37:24la possibilité de critique de chacun,
00:37:27la possibilité de s'exprimer au travers des votes.
00:37:30Et c'est la presse qui le permet.
00:37:32Alors, on a beau dire,
00:37:33mais dans la démocratie,
00:37:35tant qu'on s'exprime,
00:37:36on est en démocratie.
00:37:37Aujourd'hui,
00:37:38M. Jean-Luc Mélenchon est un ennemi de la démocratie
00:37:41parce que c'est un ennemi des libertés
00:37:43et de la première de ces libertés
00:37:45qui est notre liberté d'expression et d'opinion.
00:37:48Sans presse,
00:37:49il n'y a pas de liberté d'opinion.
00:37:51Oui.
00:37:52Caroline Dall.
00:37:53Surtout qu'il y a une volonté de maîtrise,
00:37:54si vous voulez.
00:37:55Le journaliste a le pouvoir de montrer la réalité,
00:37:59a le pouvoir de montrer ce qui est,
00:38:00alors que les autres,
00:38:02ceux qui le considèrent comme un adversaire,
00:38:04donc comme un ennemi,
00:38:06eux, voudraient contrôler cette information.
00:38:09Et si le journaliste parvient à déjouer ce plan de maîtrise,
00:38:15alors il devient un adversaire encore plus redoutable
00:38:17et c'est ce qui légitime la violence.
00:38:20Les réseaux sociaux,
00:38:21on sait que malheureusement,
00:38:22de plus en plus,
00:38:23ils deviennent des vecteurs,
00:38:25des accélérateurs de violence et de haine.
00:38:27Ça n'est plus à démontrer.
00:38:29Le président de la République lui-même le pense
00:38:31et il l'a redit à Marseille.
00:38:32Le seul problème,
00:38:34c'est qu'au moment où il prononce ses mots,
00:38:36son premier ministre reçoit à ce moment-là à Matignon
00:38:38des influenceurs en lieu et place de lycéens
00:38:43pour tenter de désamorcer toute cette crise
00:38:46qui avait donné lieu aux premières mobilisations.
00:38:48Et en plus,
00:38:49ça lui explose à la figure
00:38:49parce qu'en sortant,
00:38:51ils vont dénoncer une tentative de manipulation.
00:38:54On va d'abord écouter Emmanuel Macron
00:38:56et ce qu'il disait précisément
00:38:57lors de son déplacement à Marseille.
00:39:01Est-ce que les réseaux sociaux
00:39:02jouent un rôle dans cette affaire ?
00:39:03À coup sûr.
00:39:04À coup sûr.
00:39:06Mais les réseaux sociaux abîment nos démocraties.
00:39:09Parce qu'ils polarisent,
00:39:11parce qu'ils créent une espèce de sidération
00:39:13devant les scènes de violence,
00:39:14parce qu'ils sont pour certains des instruments
00:39:16de mobilisation du pire.
00:39:19Alors, sur le diagnostic,
00:39:20il a raison, Célia Barotte.
00:39:22Oui, il a raison.
00:39:23Mais il ne dit pas grand-chose de plus.
00:39:24Non, et en plus,
00:39:24c'est le premier aussi à parfois utiliser
00:39:26les réseaux sociaux pour des éléments de communication.
00:39:28On l'a vu parfois sur TikTok.
00:39:30On a vu aussi à l'époque,
00:39:31Gabriel Attal,
00:39:32lorsqu'il était premier ministre,
00:39:34utiliser les réseaux sociaux.
00:39:35Donc, il s'est pointé du doigt
00:39:37les réseaux sociaux
00:39:38lorsque nous,
00:39:40chaîne d'information,
00:39:41on les dénonce,
00:39:42mais il sait aussi les utiliser à son profit.
00:39:44Le problème, c'est que dans ce pays,
00:39:46on est très très fort
00:39:47pour dresser des diagnostics,
00:39:49un peu moins pour la mise en place
00:39:50et l'application des mesures.
00:39:52Alors là, je me souviens
00:39:53de ce que je voulais dire,
00:39:54Évan.
00:39:55Si ça n'a rien à voir avec ça,
00:39:57alors pas du tout.
00:39:57Mais je rebondis là-dessus.
00:39:58Je me rappelle d'Emmanuel Macron
00:39:59avec deux Youtubers,
00:40:01donc qui étaient,
00:40:02c'est tous les réseaux sociaux,
00:40:03Youtube,
00:40:04McFly et Carlito,
00:40:05qui étaient venus
00:40:06dans les jardins de l'Elysée
00:40:07et ils faisaient des galipettes
00:40:08sur la pelouse
00:40:08devant le Président de la République.
00:40:11Voilà, donc...
00:40:12Et alors après,
00:40:12moi, sur les réseaux sociaux,
00:40:13je suis assez partagé.
00:40:14C'est vrai que ça abrutit
00:40:15un peu les gens,
00:40:16c'est vrai que ça entraîne
00:40:17à commettre des violences
00:40:18parce qu'il y a une sorte
00:40:19de compétition
00:40:20à qui il ira le plus loin,
00:40:21mais en même temps,
00:40:22ça montre aussi la réalité.
00:40:23Donc, il s'est à double effet.
00:40:25Par exemple,
00:40:25le 17 octobre,
00:40:26ce qui s'est passé,
00:40:27sans les réseaux sociaux,
00:40:28parce que les médias
00:40:28ne pouvaient pas être là
00:40:29pour filmer
00:40:30parce que c'était tellement violent
00:40:31ce qui se passait
00:40:31et les pieurs
00:40:32sont tellement violents
00:40:33envers les journalistes,
00:40:33on l'a vu,
00:40:34que si on n'avait pas eu
00:40:35les réseaux sociaux,
00:40:36on n'aurait pas compris.
00:40:37On aurait eu plus tard
00:40:38des témoignages,
00:40:38mais on n'aurait pas eu
00:40:39la violence,
00:40:40les images brutes
00:40:40de ce qui s'est passé.
00:40:41Donc, les réseaux sociaux,
00:40:42c'est aussi un moyen.
00:40:43Je suis d'accord
00:40:43que c'est à la fois néfaste
00:40:45et en même temps,
00:40:45ça nous permet d'ouvrir les yeux
00:40:46et de voir les choses
00:40:47qu'on ne verrait pas.
00:40:48Le problème,
00:40:48c'est que dans les cas
00:40:48les plus graves,
00:40:49les plateformes,
00:40:50les hébergeurs
00:40:50ont tout pouvoir
00:40:51et pas beaucoup de pouvoir
00:40:52de coercition contre eux.
00:40:54Écoutez aussi ce qu'en disait
00:40:55le ministre de l'Intérieur,
00:40:56Laurent Nunez.
00:40:57Ce n'est pas une interdiction
00:40:58des réseaux sociaux,
00:40:59c'est le fait de d'abord...
00:41:00Si, ça permet de suspendre
00:41:02le réseau social.
00:41:03Ça permet de supprimer
00:41:04un message ou un contenu
00:41:06d'une manière générale,
00:41:07d'ailleurs,
00:41:08en étend le texte qui existe.
00:41:09Ce texte existe déjà
00:41:10pour le terrorisme,
00:41:10pour la pédocriminalité,
00:41:11pour le trafic de stupéfiants.
00:41:12On l'étend aux appels
00:41:14à la violence,
00:41:16notamment dans le cadre
00:41:16de manifestations.
00:41:17Donc, on pourra supprimer
00:41:18un contenu sur un réseau social
00:41:19et dans les 24 heures
00:41:21et même dans l'heure,
00:41:23si cet appel vise...
00:41:24C'est un appel à l'insurrection.
00:41:26C'est pour ça qu'ils vous êtes fait
00:41:26dépasser le 17 octobre ?
00:41:27C'est parce qu'il y a eu
00:41:28des appels de ce type ?
00:41:30Le 17 octobre,
00:41:31il y a eu un souci
00:41:31avec les réseaux sociaux.
00:41:32Évidemment,
00:41:33on en tire toutes les conséquences.
00:41:34Et si les plateformes
00:41:34ne les retirent pas,
00:41:35on pourra déréférencer.
00:41:38Marc-Hilvera, policier,
00:41:39donc, dans l'heure,
00:41:41censuré, franchement,
00:41:42est-ce que c'est possible
00:41:43de faire ça ?
00:41:44Ça pourrait être possible,
00:41:45c'est un message fort
00:41:46de la part du gouvernement
00:41:47face à toutes les dérives
00:41:49que l'on peut voir.
00:41:50Les appels,
00:41:50vous l'avez si bien dit,
00:41:52par rapport à toute cette haine,
00:41:54on a identifié aussi les profils
00:41:56et, à mon avis,
00:41:57la censure serait déjà
00:41:59sur ceux que l'on connaît,
00:42:00que l'on a identifiés
00:42:01et peut-être même
00:42:03ceux qui sont en train
00:42:04de véhiculer
00:42:04d'une volonté particulière
00:42:08pour semer le chaos
00:42:09dans notre territoire.
00:42:09Donc, je vous repose
00:42:10ma question,
00:42:11mais autrement,
00:42:11on a les moyens techniques
00:42:12de l'appliquer, ça ?
00:42:13Si on voudrait, oui,
00:42:14on pourrait avoir
00:42:14les moyens techniques
00:42:15de supprimer rapidement
00:42:16les contenus
00:42:17et d'identifier les personnes
00:42:18et aller les chercher.
00:42:19Et sur le plan juridique,
00:42:20mettre même le pendant juridique,
00:42:22je sais que vous allez
00:42:23mettre un bémol encore.
00:42:23Un gros bémol.
00:42:24Je vais faire l'avocat
00:42:25des réseaux sociaux.
00:42:26Les réseaux sociaux,
00:42:27c'est un peu comme hier Internet.
00:42:29Internet,
00:42:30c'est un outil d'information
00:42:31et de communication,
00:42:33exactement comme
00:42:34les réseaux sociaux.
00:42:35Les réseaux sociaux,
00:42:36on peut y apprendre
00:42:37beaucoup de choses,
00:42:38on peut se cultiver aussi.
00:42:39S'agissant des réseaux sociaux,
00:42:41tout se passe sur les réseaux sociaux
00:42:43au moment des manifestations.
00:42:45La télévision fait centaines
00:42:47de milliers de vues,
00:42:47mais en réalité,
00:42:48sur les réseaux sociaux,
00:42:48c'est des millions de personnes
00:42:50qui assistent au carnage
00:42:52et des choses que les télés
00:42:53ne montrent pas
00:42:54parce qu'elles ne sont pas
00:42:54en mesure de pouvoir le montrer.
00:42:56Pas suffisamment de caméramans
00:42:58et puis trop de dangers.
00:42:59Si on va avec les pillards
00:43:01dans les magasins,
00:43:02évidemment,
00:43:02je ne donne pas cher
00:43:03de nos journalistes.
00:43:05en pratique,
00:43:06sur la possibilité de fermer,
00:43:07oui,
00:43:07en 24-48 heures,
00:43:09il existe des canaux procéduraux
00:43:11si on décidait
00:43:12de les mettre en place
00:43:13qui permettraient
00:43:14de suspendre
00:43:15la possibilité d'accès
00:43:17aux réseaux sociaux
00:43:18dans un territoire.
00:43:19Si on décidait de...
00:43:20C'est exactement ce qu'il dit,
00:43:21en fait.
00:43:21Mais c'est une question
00:43:22de politique.
00:43:23Le problème,
00:43:24c'est qu'on ne décide pas.
00:43:24Le premier ministre,
00:43:25Sébastien Lecornu,
00:43:26je vous le disais,
00:43:27il a décidé de recevoir
00:43:28hier à Matignon
00:43:29des influenceurs
00:43:30qui sont spécialisés
00:43:31dans l'éducation,
00:43:31alors même qu'il aurait pu
00:43:33recevoir quand même
00:43:34les représentants,
00:43:34les divers, d'ailleurs,
00:43:36représentants,
00:43:36on va y revenir,
00:43:37des syndicats lycéens
00:43:39et étudiants.
00:43:40Et c'est à elle
00:43:42qu'il a annoncé
00:43:43ses décisions.
00:43:44Au même moment,
00:43:45Emmanuel Macron,
00:43:46on l'a entendu,
00:43:47dénoncer les travers
00:43:48des réseaux sociaux
00:43:49à Marseille.
00:43:50Mais à la sortie,
00:43:51une des influenceuses
00:43:52a dénoncé
00:43:52une opération
00:43:53de communication.
00:43:54Et là,
00:43:54on se dit,
00:43:55mais tout ça pour ça,
00:43:56que sont-ils allés faire
00:43:57dans cette galère ?
00:43:58Regardez.
00:43:59C'est 100% un plan
00:44:00de communication
00:44:01du gouvernement.
00:44:01Il y a de manière sûre
00:44:04une volonté
00:44:05de nous instrumentaliser.
00:44:07Il y a un peu
00:44:07le syndrome
00:44:08de l'arroseur arrosé,
00:44:09Caroline Veil.
00:44:10On croit faire plaisir,
00:44:11on croit être cool,
00:44:12on croit avoir un message
00:44:12qui porte,
00:44:13et puis en fait,
00:44:13derrière,
00:44:14elle vous démonte.
00:44:15C'est-à-dire que
00:44:15vous ne pouvez pas
00:44:16d'un côté affirmer
00:44:17que les réseaux sociaux
00:44:18sont dangereux
00:44:19et de l'autre,
00:44:21vouloir utiliser
00:44:23les influenceurs
00:44:24comme porteurs
00:44:25de votre message.
00:44:26Là,
00:44:26il y a quand même
00:44:26une vraie contradiction.
00:44:28Maintenant,
00:44:29c'est quand même évident
00:44:30que ces influenceurs,
00:44:32ils étaient là
00:44:33pour justement
00:44:34faire leur travail,
00:44:35c'est-à-dire influencer
00:44:36la pensée de la jeunesse
00:44:38et les convier
00:44:41au dialogue.
00:44:43Mais dans cette ambiance
00:44:45de campagne électorale,
00:44:46de nombreux influenceurs
00:44:48dénoncent aussi le fait
00:44:49que certains candidats
00:44:50à l'élection présidentielle
00:44:51les sollicitent.
00:44:52il y avait aussi
00:44:53lors des dernières législatives
00:44:55certains qui avaient été
00:44:56approchés par des partis
00:44:57pour pouvoir influencer
00:44:59les jeunes à voter,
00:45:00ça c'est très bien,
00:45:01mais à voter
00:45:02pour un certain parti.
00:45:03Le problème,
00:45:04c'est qu'on n'est pas
00:45:08égal dans le traitement
00:45:10des syndicats.
00:45:11Déjà,
00:45:11on ne fait pas appel
00:45:12aux syndicats lycéens
00:45:13et étudiants
00:45:13en premier lieu,
00:45:14ça,
00:45:15à la limite,
00:45:15mais la colère de l'Uni
00:45:17parce qu'il n'a même
00:45:18pas été invité
00:45:19alors que c'est un syndicat
00:45:20qui est quand même
00:45:22assez représentatif.
00:45:23Et à la place,
00:45:24effectivement,
00:45:25on invite des influenceurs
00:45:26et ils sont numéro 3
00:45:26quand même
00:45:27dans la hiérarchie
00:45:28de ce qu'ils représentent
00:45:30sur les campus.
00:45:31Écoutez.
00:45:33Emmanuel Macron
00:45:34et son gouvernement
00:45:34préfèrent inviter
00:45:35des organisations
00:45:35d'extrême-gauche
00:45:36plutôt que d'inviter
00:45:37des étudiants
00:45:38qui sont soucieux
00:45:38de leur avenir,
00:45:39qui ont simplement
00:45:40envie d'aller bosser
00:45:40et qui veulent obtenir
00:45:41leur diplôme.
00:45:42Depuis environ un mois,
00:45:43une minorité de lycéens
00:45:44et d'étudiants
00:45:44bloquent et saccagent
00:45:45nos lieux d'études
00:45:46pour faire entendre
00:45:46certaines de leurs revendications.
00:45:47La semaine dernière,
00:45:48le ministre de l'enseignement supérieur
00:45:49Philippe-Baptiste
00:45:50nous avait reçus
00:45:51au ministère de l'enseignement supérieur
00:45:52pour une réunion
00:45:53avec d'autres organisations étudiantes.
00:45:55Cependant,
00:45:55toutes ces organisations
00:45:56de gauche
00:45:57voire d'extrême-gauche
00:45:58ont refusé tout dialogue
00:45:59avec le ministre
00:46:00parce que nous étions présents,
00:46:01nous, étudiants de droite,
00:46:02pour porter nos revendications,
00:46:04nos idées et nos valeurs.
00:46:05Cet après-midi,
00:46:06c'était au tour
00:46:06du Premier ministre
00:46:07Sébastien Cornu
00:46:08de recevoir
00:46:08les différentes organisations
00:46:09lycéennes et étudiantes
00:46:11afin de discuter
00:46:12sur ces mouvements
00:46:12en cours depuis plus d'un mois.
00:46:13Mais,
00:46:14à notre grande surprise,
00:46:15celui-ci a préféré
00:46:16inviter des influenceurs
00:46:17et seulement des organisations
00:46:18d'extrême-gauche
00:46:19alors même que l'Uni
00:46:20est la troisième organisation
00:46:22représentative
00:46:22des étudiants de France.
00:46:23Nouvelle fois,
00:46:24ce gouvernement cède
00:46:25à l'extrême-gauche
00:46:25et renvoie un message
00:46:26terrible aux étudiants.
00:46:28Voilà,
00:46:28j'ai retrouvé l'adjectif
00:46:29que je cherchais,
00:46:30c'est qu'on n'est pas équitable
00:46:30en fait.
00:46:31Mais le problème,
00:46:32c'est qu'on cède aussi
00:46:33au désidérata
00:46:33des autres syndicats.
00:46:35Qu'est-ce qui les empêchait
00:46:37à défaut de faire
00:46:38une réunion à plusieurs,
00:46:39de les recevoir séparément
00:46:40pour recueillir
00:46:41là aussi leurs revendications
00:46:42ou leurs demandes ?
00:46:43Moi j'ai l'impression
00:46:43qu'on généralise.
00:46:44C'est comme quand on dit
00:46:45les jeunes,
00:46:45la jeunesse est dans la rue,
00:46:46etc.
00:46:47En fait,
00:46:48généralement,
00:46:48on parle de la jeunesse
00:46:49d'extrême-gauche
00:46:49ou des très politisés
00:46:51qui est très virulente
00:46:52contre le gouvernement.
00:46:53Et on a une tendance
00:46:54comme ça à généraliser
00:46:55et à essentialiser
00:46:56la jeunesse
00:46:57en disant
00:46:57les jeunes en gros
00:46:59c'est Mélenchon,
00:47:00c'est LFI,
00:47:00c'est l'extrême-gauche
00:47:01et du coup les jeunes de droite
00:47:02de toute façon
00:47:02comme ils manifestent pas
00:47:04et qu'ils font pas de bruit,
00:47:04on s'en cogne.
00:47:05Oui c'est ça,
00:47:06c'est celui qui fait
00:47:06le plus de bruit.
00:47:07Mais effectivement,
00:47:08la jeunesse
00:47:08c'est un peu un mauvalise
00:47:09maintenant Caroline Veil.
00:47:10Oui c'est un peu un mauvalise
00:47:12dans la mesure
00:47:13où vous avez une jeunesse
00:47:15qui elle est considérée
00:47:17et pas l'autre.
00:47:18Là ce que dénonce
00:47:19en réalité ce syndicat
00:47:21c'est que eux
00:47:22ils auraient envie d'ordre,
00:47:24ils auraient envie d'étudier
00:47:25et finalement
00:47:26ils sont victimes.
00:47:27Qu'est-ce qu'on remarque
00:47:29là-dedans ?
00:47:29C'est qu'encore une fois
00:47:30les victimes
00:47:31de ces manifestations
00:47:33ne sont pas entendues,
00:47:35ce sont plutôt
00:47:35ceux qui empêchent
00:47:37et qui font troubler l'ordre.
00:47:39C'est la loi du plus fort
00:47:39et de celui qui crie
00:47:40surtout le plus fort.
00:47:42Dans un instant
00:47:43on parlera du 17 octobre.
00:47:45Catastrophique.
00:47:46Le président de la République
00:47:47le conçoit,
00:47:49il fait un méoculpa à Marseille.
00:47:50En revanche le 24,
00:47:52ça s'est passé
00:47:52dans les règles de l'art.
00:47:53Est-ce que c'est si évident que ça ?
00:47:55Évidemment,
00:47:55vous l'avez compris,
00:47:56c'est pas si simple
00:47:57à dire comme ça.
00:48:00Mais pour l'heure,
00:48:01il est 14h,
00:48:01on va retrouver Sommayel Abidi
00:48:02pour un nouveau journal.
00:48:03C'est à vous.
00:48:07Au lendemain des annonces
00:48:08du ministre de l'Education nationale
00:48:10pour répondre
00:48:11à la colère lycéenne,
00:48:12son collègue
00:48:13de l'enseignement supérieur,
00:48:14Philippe Baptiste,
00:48:15précise ce matin
00:48:16les contours
00:48:17de la réforme
00:48:17de Parcoursup.
00:48:18La plateforme,
00:48:19qui doit être remplacée
00:48:20en 2028,
00:48:21évoluera profondément
00:48:23dès janvier 2027
00:48:24avec une interface
00:48:25plus claire
00:48:25et plus simple,
00:48:26mais aussi
00:48:27une explication systématique
00:48:29des refus,
00:48:30dit-il.
00:48:30A la une également
00:48:32ouverture à Paris
00:48:32du procès de Joël Soudron,
00:48:34l'un des narcotrafiquants
00:48:35les plus traqués d'Europe
00:48:36pour importation
00:48:38et trafic de stupéfiants,
00:48:39blanchiment,
00:48:40détention d'armes
00:48:41de catégorie B,
00:48:43contrebande de marchandises
00:48:44dangereuses pour la santé
00:48:45et participation
00:48:46à une association
00:48:47de malfaiteurs
00:48:48en vue de la préparation
00:48:50d'un délit puni
00:48:50de 10 ans.
00:48:51C'est l'autre information
00:48:53à retenir.
00:48:54Les nouveaux bénéficiaires
00:48:55de l'aide destinée
00:48:56aux travailleurs
00:48:57grands rouleurs
00:48:57peuvent s'inscrire en ligne
00:48:59depuis ce matin
00:49:00pour percevoir
00:49:00les 100 euros
00:49:01versés par l'État
00:49:02pour pallier la flambée
00:49:03des prix du carburant.
00:49:05Coup de pouce prolongé
00:49:06et élargi
00:49:07qui s'adresse
00:49:07à 5,5 millions de Français
00:49:09contre 3 millions
00:49:11précédemment.
00:49:12A l'étranger,
00:49:13comme des millions
00:49:14d'Israéliens
00:49:15appelés aux urnes
00:49:16pour ses premières législatives
00:49:18dans l'État hébreu
00:49:18depuis le 7 octobre,
00:49:19marquées par la plus forte
00:49:20participation
00:49:21depuis 1981,
00:49:23le centriste
00:49:24Gadi Eisenkot,
00:49:25principal rival
00:49:26de Benyamin Netanyahou
00:49:27a voté,
00:49:28comme vous pourrez le voir
00:49:29sur ces images.
00:49:30Il a appelé
00:49:30les électeurs
00:49:31à chasser du pouvoir,
00:49:32je cite,
00:49:33le pire gouvernement
00:49:34de l'histoire du pays.
00:49:37Et puis,
00:49:37on termine
00:49:38avec ce regain de tension
00:49:39entre les outils
00:49:40du Yémen
00:49:40et l'Arabie saoudite.
00:49:42La milice armée
00:49:43et alliée de Téhéran
00:49:44affirme avoir frappé
00:49:45la plus grande raffinerie
00:49:46de pétrole du Royaume
00:49:47grâce à un tir
00:49:49de missiles balistiques
00:49:50qui tire
00:49:51qui aurait provoqué
00:49:52d'énormes incendies
00:49:53sur le site
00:49:54qui se trouve
00:49:54dans la province orientale.
00:49:56Et ce midi,
00:49:57au moins quatre explosions
00:49:58ont été entendues
00:49:59à Riyad,
00:49:59la capitale.
00:50:00Les sirènes d'alerte
00:50:01ont été activées
00:50:02et les habitants
00:50:03ont été invités
00:50:04à se réfugier.
00:50:06Merci beaucoup,
00:50:07Somaya,
00:50:08pour ce point très complet.
00:50:09Retour au débat.
00:50:11Si les mots
00:50:12ont un sens,
00:50:13alors les propos
00:50:14hier tenus
00:50:15par Emmanuel Macron
00:50:16laissent quand même
00:50:17perplexe.
00:50:18Je vous refais le film.
00:50:19À Marseille,
00:50:20on l'a vécu d'ailleurs
00:50:20en direct
00:50:21dans cette émission,
00:50:22le président de la République
00:50:23explique qu'il ne veut plus
00:50:25de journée
00:50:26comme le 17 octobre.
00:50:27On ne sait plus jamais ça.
00:50:29Et on est tous d'accord
00:50:30là-dessus.
00:50:30mais il ajoute
00:50:31juste après
00:50:32que le 24 octobre
00:50:34à ses yeux
00:50:34a été une sorte
00:50:35de modèle
00:50:36du maintien
00:50:37de l'ordre
00:50:38et de la maîtrise
00:50:40des événements.
00:50:41Et là,
00:50:41on croit quand même rêver
00:50:42parce que,
00:50:43pour rappel,
00:50:44le 24 octobre,
00:50:44ça reste plus de
00:50:451000 interpellations,
00:50:46deux blessés graves
00:50:47parmi les manifestants,
00:50:49des policiers blessés
00:50:51et visés par des mortiers
00:50:52d'artifice à nouveau,
00:50:53des barricades en feu.
00:50:54Ça,
00:50:54ce sont les images
00:50:55de la journée du 24 octobre.
00:50:57On n'est pas du tout
00:50:58sur le 17 là.
00:50:59Et pourtant,
00:51:00tout cela,
00:51:00ça a constitué
00:51:01un modèle
00:51:02pour le président.
00:51:03C'est quand même
00:51:04assez surréaliste
00:51:05qu'il ait présenté
00:51:06les choses
00:51:06de cette manière.
00:51:07Alors,
00:51:07on va réécouter
00:51:08ses propos.
00:51:10Ce n'est pas normal
00:51:11qu'à six mois
00:51:12d'une élection présidentielle,
00:51:13notre pays soit
00:51:14dans cet état d'ébullition.
00:51:16Il y a des gens
00:51:16qui se réjouissent
00:51:17du désordre,
00:51:18moi non.
00:51:19Donc,
00:51:20plus jamais
00:51:20le 17 octobre.
00:51:21Le 24 octobre
00:51:22est un modèle,
00:51:23on a tenu
00:51:24et c'est ce qu'on
00:51:24continuera de faire.
00:51:26Donc,
00:51:26il y a un travail
00:51:27politique et social
00:51:28qui est mené
00:51:28par le gouvernement
00:51:29pour répondre
00:51:30aux aspirations
00:51:31légitimes,
00:51:31pour calmer les gens.
00:51:33Il y a normalement
00:51:33un débat présidentiel
00:51:34qui doit se faire
00:51:35pour qu'on ait
00:51:35des élections.
00:51:36C'est parce qu'il y a
00:51:37des élections
00:51:37qu'il n'y a pas de violence.
00:51:38C'est ça une démocratie.
00:51:39Il faut le rappeler aux gens.
00:51:41Mais on continuera
00:51:42de tenir à la fois
00:51:43samedi,
00:51:44le 5 novembre
00:51:46pour la journée
00:51:46de mobilisation sociale
00:51:49et les samedis
00:51:50qui suivront.
00:51:53Que les policiers
00:51:55aient été mieux informés
00:51:56et mieux déployés,
00:51:56ça c'est un fait
00:51:58incontestable.
00:51:59Mais de là
00:52:00à dire
00:52:00que ça a été
00:52:02un modèle
00:52:02alors qu'on le rappelait
00:52:03il y a eu aussi
00:52:04un certain nombre
00:52:04de pillages.
00:52:05Peut-être que ce n'était
00:52:06pas 3000 boutiques
00:52:07mais il y en a eu
00:52:07quand même
00:52:08dans chaque ville
00:52:08qui n'ont pas été épargnés.
00:52:09Oui, le 24 octobre
00:52:11ne doit pas être
00:52:12un modèle
00:52:13mais plutôt
00:52:13une base en fait.
00:52:14Ça doit être
00:52:15ce schéma-là
00:52:16qui doit être répété
00:52:18sur l'ensemble
00:52:19des futures manifestations
00:52:20et amélioré.
00:52:21C'est-à-dire
00:52:22qu'il faut
00:52:23des forces mobilisées,
00:52:25il faut de l'anticipation,
00:52:26il faut des couvre-feu,
00:52:27des mesures,
00:52:28des moyens,
00:52:29des armes aussi
00:52:30et puis une confiance
00:52:31renouvelée
00:52:31envers les forces
00:52:33de l'ordre
00:52:33avec également
00:52:34une réponse judiciaire
00:52:35qui suit.
00:52:36Mais le 24 octobre
00:52:37ne doit pas être
00:52:38non plus mis
00:52:39sur l'échelle
00:52:40de l'exemple arrêté.
00:52:41Marc Silvéra,
00:52:42vous qui êtes policier,
00:52:43un président,
00:52:43peut-il se réjouir
00:52:45que des collègues
00:52:46aient été blessés,
00:52:47que des commerçants
00:52:48aient encore été
00:52:48pris pour cible ?
00:52:49Et vous allez voir,
00:52:50ce n'est pas fini
00:52:50parce qu'on a de quoi
00:52:51lui rétorquer
00:52:52qu'il a tort.
00:52:53Alors oui,
00:52:53peut-être une base de travail
00:52:54mais c'est totalement
00:52:55perfectible.
00:52:56Il faut qu'il le dise aussi.
00:52:57Tout à fait,
00:52:58je tiens à saluer
00:52:59le travail exemplaire
00:53:00de mes collègues
00:53:01qui soient policiers,
00:53:02pompiers,
00:53:02gendarmes,
00:53:02toutes les forces
00:53:03de sécurité intérieure
00:53:08probablement hospitalisées
00:53:09pour certains,
00:53:10d'autres en retentissement
00:53:11psychologique.
00:53:13Vraiment,
00:53:13vraiment,
00:53:14on ne peut pas
00:53:14s'appuyer sur
00:53:15une belle manifestation.
00:53:17Vraiment,
00:53:17à partir du moment
00:53:18où il y a des faits
00:53:19où il y a des blessés
00:53:21sur les lieux,
00:53:22je pense qu'il faut
00:53:23s'en servir
00:53:24pour éviter cela
00:53:26et donner les moyens,
00:53:27vous l'avez si bien dit,
00:53:28à la police,
00:53:30aux gendarmes
00:53:30afin de faire cesser
00:53:32immédiatement
00:53:33sur notre territoire
00:53:35ce chaos
00:53:36que l'on voit,
00:53:37ces scènes affreuses
00:53:38je salue également
00:53:40les commerçants
00:53:40qui veulent être ouverts
00:53:41et qui s'entraînent
00:53:42perdre leur journée
00:53:43de travail
00:53:43à l'approche
00:53:44des fêtes de Noël,
00:53:45etc.
00:53:45Et c'est vrai
00:53:46que c'est un constat
00:53:47vraiment à prendre
00:53:48au sérieux
00:53:48car la sécurité
00:53:50de notre territoire
00:53:51ne doit pas être
00:53:52négligée et bafouée.
00:53:53Ça s'est si bien passé
00:53:54qu'à Nantes,
00:53:55les commerçants
00:53:57inquiets
00:53:58pour les prochains jours
00:53:59pour certains
00:54:00ont décidé de,
00:54:00vous le disiez,
00:54:01fermer,
00:54:02baisser le rideau.
00:54:03Il y a eu
00:54:04des violences urbaines,
00:54:05des dégradations
00:54:05sans commune mesure
00:54:06d'ailleurs avec
00:54:07d'autres villes
00:54:07de la région
00:54:08et le 24 octobre
00:54:10les violences
00:54:10ont recommencé.
00:54:11Le nombre d'interpellations
00:54:12à Nantes
00:54:12a plus que doublé.
00:54:14Les commerçants
00:54:15évidemment se préparent
00:54:16alors que Noël
00:54:17pour certains
00:54:18ça constitue
00:54:19la moitié
00:54:20de leur trésorerie.
00:54:21Regardez.
00:54:23Pillée le 17 octobre,
00:54:24cette boutique
00:54:25est désormais
00:54:26fermée les samedis
00:54:27et dimanches.
00:54:28Les pertes
00:54:28dues au pillage
00:54:29sont estimées
00:54:30à 60 000 euros
00:54:31et les salariés
00:54:33sont les premiers perdants.
00:54:34C'est pas bon
00:54:35pour le chiffre d'affaires,
00:54:36c'est pas bon
00:54:36pour mes salariés
00:54:37parce qu'ils sont payés
00:54:38au-dessus d'un chiffre
00:54:40d'affaires,
00:54:40de marge,
00:54:41ils auront moins de primes
00:54:43forcément,
00:54:43voire pas du tout.
00:54:44Donc c'est bon
00:54:45pour personne.
00:54:46Pour le magasin,
00:54:47la facture va aussi
00:54:48s'alourdir sur le long terme
00:54:49avec l'explosion
00:54:51des coûts d'assurance.
00:54:52Forcément,
00:54:53les assurances
00:54:53l'année prochaine
00:54:54seront plus chères.
00:54:55Et quand je dis
00:54:56plus chères,
00:55:00sur mon magasin
00:55:02d'Atlantis
00:55:03où j'ai des casses
00:55:04régulièrement,
00:55:05je suis deux fois
00:55:05plus cher que sur d'autres.
00:55:06Le climat de tension
00:55:08ne rassure pas
00:55:09les consommateurs
00:55:10à l'approche
00:55:10des fêtes de fin d'année,
00:55:11période pourtant propice
00:55:13aux dépenses.
00:55:13Les commerçants
00:55:14craignent de voir
00:55:15leurs clients
00:55:16déserter les centres-villes.
00:55:18Nos clientes,
00:55:18elles nous disent
00:55:19que c'est compliqué
00:55:20pour elles
00:55:21parce qu'elles se sentent
00:55:22un petit peu
00:55:22en insécurité.
00:55:23Le fait qu'il y ait
00:55:24des manifestations
00:55:24de l'insécurité
00:55:25à Nantes,
00:55:26les gens achètent
00:55:28sur Internet.
00:55:29La majorité
00:55:30des gérants l'assurent.
00:55:31Les protections en bois
00:55:32installées
00:55:33pour protéger
00:55:34les vitrines
00:55:34seront maintenues
00:55:35au moins jusqu'à
00:55:36la fin de l'année.
00:55:37De quoi gâcher
00:55:38quelque peu
00:55:39l'esprit de Noël.
00:55:41C'est la première chose
00:55:42que je me suis dit
00:55:42en voyant ces images,
00:55:43c'est que Caroline Veil
00:55:44a détruit lentement
00:55:46l'esprit de Noël
00:55:47parce que ça ne va
00:55:47plus ressembler à rien.
00:55:48Si vous n'avez pas
00:55:48accès aux vitrines,
00:55:49vous vous souvenez
00:55:49quand le grand plaisir
00:55:52des parents et des enfants
00:55:53c'était d'aller voir
00:55:54les vitrines
00:55:54des grands magasins
00:55:55mais je ne suis même pas sûre
00:55:56si ça se répète comme ça
00:55:57jusqu'à la fin de l'année
00:55:58qu'on puisse le faire.
00:55:59On est en train de détruire
00:56:00quelque chose de fondamental
00:56:01dans la vie des gens en fait.
00:56:02Oui, encore plus fondamental
00:56:04si vous voulez
00:56:04ce que je remarque moi aussi
00:56:06dans les propos
00:56:07c'est-à-dire que
00:56:08les valeurs traditionnelles
00:56:09sont bafouées.
00:56:11C'est assez intéressant
00:56:12de revenir sur les propos
00:56:13d'Emmanuel Macron
00:56:14en ce sens que
00:56:14quand il dit
00:56:16tout s'est très bien passé
00:56:17ça traduit une tendance générale
00:56:19les exigences sociétales
00:56:21sont entièrement revues
00:56:22à la baisse.
00:56:23Il n'y en a eu moins
00:56:25c'est déjà un progrès
00:56:27alors que l'idée
00:56:28ce serait qu'il n'y en ait pas
00:56:30du tout.
00:56:31Or on voit à quel point
00:56:32si vous voulez
00:56:33ce sentiment de résignation
00:56:35ne peut être
00:56:36qu'une incitation à poursuivre
00:56:38et vous avez raison
00:56:38à mettre en danger
00:56:41les gens qui vont vouloir
00:56:43aller profiter
00:56:43des fêtes de fin d'année.
00:56:45Depuis les débordements
00:56:46et les pillages
00:56:46de l'époque des gilets jaunes
00:56:47depuis les manifestations
00:56:49qui dégénéraient systématiquement
00:56:51avec la réforme des retraites
00:56:52c'est vrai
00:56:52qu'on a fini par intégrer
00:56:54que c'était presque
00:56:54il y a une forme de normalité
00:56:56à ce que ça se passe mal
00:56:57et ça c'est terrible.
00:56:58On relativise tout
00:56:59et c'est vrai que relativement
00:57:00au fait du 17 octobre
00:57:02le 24 octobre
00:57:02c'est bien passé
00:57:03tout est relatif
00:57:04mais moi je le vois
00:57:05c'est comme dans l'effet d'hiver
00:57:06vous dites que
00:57:07s'il y a 10 attaques
00:57:07au couteau par jour
00:57:08quand il n'y en a plus que 5
00:57:09vous pouvez vous dire
00:57:10que c'est une bonne nouvelle
00:57:15et c'est pareil
00:57:15on peut se dire
00:57:16le nouvel an
00:57:16il n'y a que 50 voitures
00:57:17qui ont été brûlées
00:57:17et pas 200
00:57:18mais on attend du président
00:57:20de la République
00:57:20qu'il prenne un peu de hauteur
00:57:21et justement
00:57:22qu'il ne soit pas
00:57:22dans une relativisation permanente
00:57:24et qu'il ait un cap
00:57:25qui soit un peu le meilleur
00:57:26pas seulement
00:57:26c'est mieux par rapport à la veille
00:57:28et alors dernière chose
00:57:29il faut dire que ça s'est
00:57:29plutôt bien passé
00:57:30mais parce que
00:57:31c'est vrai qu'il y a eu
00:57:31beaucoup plus de policiers
00:57:32c'est vrai qu'on a demandé
00:57:33aux commerçants
00:57:34d'engager des agents
00:57:36de sécurité privés
00:57:37pour se protéger
00:57:38ils se sont barricadés
00:57:39comme on a vu
00:57:39on a vu un commerçant
00:57:42qui était avec une arme
00:57:45en train de protéger
00:57:46son commerce
00:57:46pour ne pas être pillé
00:57:47donc son commerce
00:57:48n'a effectivement pas été pillé
00:57:49mais parce que lui-même
00:57:50s'est défendu
00:57:50Rappelez-vous
00:57:51même pendant les émeutes
00:57:52de 2023
00:57:52tous les jours
00:57:53on était en train
00:57:54de se satisfaire
00:57:55d'une nuit un peu plus calme
00:57:56alors que les chiffres
00:57:57étaient toujours aussi impressionnants
00:57:58en fait il ne faut pas non plus
00:58:01prendre ces journées
00:58:02comme des modèles
00:58:02mais comme je le répète
00:58:03vraiment comme une base
00:58:04pour pouvoir s'améliorer
00:58:05et parce que ça ne doit pas
00:58:06être moins que ça
00:58:08en termes de moyens
00:58:09ça s'est si bien passé
00:58:10parce que voilà
00:58:11on lui rétorque quand même
00:58:12avec nos arguments
00:58:13qu'à Nice
00:58:13on prend un autre exemple
00:58:14il n'y a pas eu que Nantes
00:58:15il y a Nice aussi
00:58:16les commerçants ont choisi
00:58:18bon après ils s'adaptent
00:58:19ils sont plutôt smart
00:58:20mais ils ont choisi
00:58:21de fermer le samedi
00:58:22pour ouvrir à la place
00:58:24le dimanche
00:58:25c'est ce qu'on va voir
00:58:25avec ces images
00:58:27ouvrir ou fermer son magasin
00:58:29le samedi
00:58:29lors des manifestations
00:58:31telle est la question
00:58:32pour les commerçants
00:58:33du centre-ville de Nice
00:58:34dans le centre commercial
00:58:36Nice-Étoile
00:58:36les boutiques restent ouvertes
00:58:38mais les clients eux
00:58:39sont de moins en moins nombreux
00:58:40dans le centre-ville
00:58:41les gens ne descendent pas
00:58:42en centre
00:58:42voilà
00:58:42ils savent très bien
00:58:43comment ça va se terminer
00:58:44les manifestants
00:58:45on descend
00:58:46on les montre
00:58:46la muge en médecin
00:58:47on ferme
00:58:47on ouvre
00:58:48Nice-Étoile
00:58:48donc il n'y a personne
00:58:49qui descend
00:58:50voilà
00:58:50il n'y a personne
00:58:51le week-end
00:58:51c'est catastrophique
00:58:52une affluence plus faible
00:58:54et donc un chiffre d'affaires
00:58:55en baisse
00:58:55les commerçants
00:58:57accusent le coup
00:58:57malheureusement
00:58:58les gens ne rentrent pas
00:58:59pour acheter
00:58:59et du coup
00:59:00le chiffre ne suit pas
00:59:01samedi dernier
00:59:02on a perdu environ
00:59:0340% du chiffre d'affaires
00:59:05pour plus de sécurité
00:59:06d'autres décident
00:59:07de fermer le samedi
00:59:08comme Colette et sa fille
00:59:10alors pour réduire
00:59:11les pertes financières
00:59:12elles ont trouvé
00:59:13une alternative
00:59:14on allait essayer
00:59:15en invitant
00:59:16nos clientes
00:59:17en faisant passer
00:59:19le message
00:59:19sur les réseaux sociaux
00:59:21qu'on allait ouvrir
00:59:21le dimanche
00:59:22pour compenser
00:59:23un petit peu
00:59:24les pertes
00:59:24au moins faire les frais
00:59:25c'est notre challenge
00:59:26en dehors du côté
00:59:28entrepreneuriat
00:59:29il faut qu'on tienne
00:59:29on ne peut pas
00:59:30baisser les bras
00:59:31on n'a pas le droit
00:59:31ces commerçantes
00:59:33restent positives
00:59:34mais elles craignent
00:59:35que les manifestations
00:59:36s'éternisent
00:59:37les gilets jaunes
00:59:38ont déjà annoncé
00:59:39qu'un rassemblement
00:59:40aura lieu ce samedi
00:59:41dans la ville de Nice
00:59:4340% de manque à gagner
00:59:45mais sauf que ça
00:59:45vous le multipliez
00:59:46par 10
00:59:48parce que vous avez
00:59:48aussi tous les restaurateurs
00:59:49on n'en parle pas
00:59:50mais les restaurateurs
00:59:51qui sont dans le périmètre
00:59:52des commerçants
00:59:52même en restauration
00:59:54il y a des choses
00:59:54à voler aussi
00:59:55ils ne vont pas ouvrir
00:59:56parce que personne
00:59:56ne va venir chez eux
00:59:57la France est en train
01:00:00de se paupériser
01:00:01et on tue
01:00:02le petit commerce
01:00:03et le commerce
01:00:04de proximité
01:00:04à bas bruit
01:00:07en fait
01:00:07sauf qu'il y a
01:00:08une lame de fond
01:00:09et elle est bel et bien
01:00:10là aujourd'hui
01:00:10Nelly
01:00:11il faut rappeler aussi
01:00:12que le samedi
01:00:13est pour les commerçants
01:00:14leur journée de la semaine
01:00:15dans lequel ils font
01:00:16leur chiffre d'affaires
01:00:17leur marge
01:00:18leur bénéfice
01:00:18qui permet d'assurer
01:00:19leur trésorerie
01:00:20leurs achats
01:00:21et de continuer
01:00:21leur exploitation
01:00:23Monsieur le Président
01:00:23ce n'est pas été
01:00:24un modèle le 24 octobre
01:00:26quand il y a
01:00:271400 interpellations
01:00:28ce n'est pas un modèle
01:00:29justement
01:00:30quand il y a
01:00:30Monsieur le Président
01:00:3180 commerces
01:00:32qui ont été pillés
01:00:33le 24 octobre
01:00:34cela ne peut pas
01:00:35être un modèle
01:00:36et Monsieur le Président
01:00:37dire que c'est un modèle
01:00:38le 24 octobre
01:00:39c'est un message
01:00:40qui est envoyé
01:00:41pour tous ces délinquants
01:00:43qui ont pillé
01:00:46ces 80 commerçants
01:00:48à travers la France
01:00:48qui ont vandalisé
01:00:50les rues de Marseille
01:00:51qui étaient à feu
01:00:53fallait voir
01:00:54ce qui se passait
01:00:55il n'y avait
01:00:55aucune force de l'ordre
01:00:57dans les rues de Marseille
01:00:57le 24 octobre
01:00:58peut-être qu'il n'est
01:01:00qu'il a fait faux
01:01:01le 17
01:01:02le 17
01:01:03le 24 aussi
01:01:04le 24 aussi
01:01:04je parle du 24
01:01:06il n'y avait personne
01:01:07encore le 24
01:01:08toujours pas
01:01:08Marc Silvéra
01:01:09est-ce qu'il n'y avait
01:01:09personne à Marseille
01:01:10le 24 ?
01:01:11ils ont demandé
01:01:12des renforts
01:01:13alors savoir
01:01:14s'ils étaient vraiment
01:01:14il y a eu 20% en France
01:01:15tout à fait
01:01:15on a eu beaucoup
01:01:16beaucoup de plans de rappel
01:01:17de décalage
01:01:18de fonctionnaires
01:01:18et d'agents
01:01:19justement
01:01:19ça impacte encore une fois
01:01:21le moral
01:01:21des policiers
01:01:22de terrain
01:01:23des gendarmes
01:01:24qui sont confrontés
01:01:25même les pompiers
01:01:25qu'on salue également
01:01:27qui font un travail
01:01:28extraordinaire
01:01:29au cœur
01:01:30de leur service
01:01:32pour servir
01:01:32et c'est vrai
01:01:34que je pense
01:01:34que les débordements
01:01:36ça suffit
01:01:36on en a marre
01:01:37que ce soit les commerçants
01:01:38que ce soit les administrés
01:01:39la France en général
01:01:40franchement
01:01:41de voir ces images-là
01:01:42si on est content
01:01:43du résultat
01:01:44voilà
01:01:45c'est lamentable
01:01:47c'est vraiment une honte
01:01:48et encore
01:01:48je vous parle
01:01:49des commerçants
01:01:50des restaurateurs
01:01:51on n'a même pas encore
01:01:53mesuré l'impact
01:01:53sur le tourisme
01:01:54on a vu les vidéos
01:01:56un petit peu
01:01:56mises en scène
01:01:57qui prêtaient un peu
01:01:59un sourire
01:01:59de touristes un peu perdus
01:02:00dans ce chaos
01:02:01à l'issue du 17 octobre
01:02:03mais Caroline Veil
01:02:04quand on voit ça
01:02:04de l'étranger
01:02:05où généralement
01:02:06on grossit encore plus
01:02:07le trait
01:02:08on n'a pas envie de venir
01:02:10l'image est encore plus
01:02:11amplifiée
01:02:12mais surtout
01:02:12ce qu'on voit
01:02:13c'est qu'il y a désormais
01:02:14la peur
01:02:15qui règne en maître
01:02:16parce que dire
01:02:17que le 24 octobre
01:02:18s'est bien passé
01:02:19quand la plupart des commerçants
01:02:20se sont défendus
01:02:21en fermant
01:02:22je ne considère pas
01:02:23que ce soit là
01:02:24une victoire
01:02:25c'est tout sauf une victoire
01:02:26en réalité
01:02:27ce sont les casseurs
01:02:28qui ont gagné
01:02:29puisqu'il n'y avait plus rien
01:02:30puisqu'il n'y avait plus rien
01:02:32pacifique
01:02:33vraiment avec les syndicats
01:02:34alors on disait
01:02:35les réseaux sociaux
01:02:36les syndicats
01:02:36etc
01:02:37si on en appelle
01:02:38aux réseaux sociaux
01:02:39on ne peut pas passer
01:02:39par les syndicats
01:02:40pour tenir
01:02:41les groupes de jeunes
01:02:42les manifestants
01:02:43qui veulent le faire
01:02:43dans le calme
01:02:44qui ont des idées
01:02:45etc
01:02:45à partager
01:02:47et au grand public
01:02:48et même
01:02:49à ceux qui ne sont pas concernés
01:02:50c'est ça
01:02:51l'échange
01:02:52mais de dire
01:02:52entre guillemets
01:02:53que c'était super
01:02:54etc
01:02:54en faisant un plan de rappel
01:02:55de plus de 70 000
01:02:57forces de l'ordre
01:02:58engagées
01:02:58mais c'est énorme
01:02:59les commerces qui ferment
01:03:00etc
01:03:01on est à quelques jours
01:03:02vraiment défaite
01:03:03vous l'avez si bien dit
01:03:04et de voir ça
01:03:05c'est malheureusement
01:03:06un constat qui est alarmant
01:03:07Vous parlez des interpellations
01:03:10il y en a eu 1314
01:03:12en effet dans toute la France
01:03:13le 24 octobre
01:03:14donc c'est pas rien
01:03:15on n'est pas retombé à zéro
01:03:16contrairement à ce que
01:03:17voudrait nous faire croire
01:03:18le président de la république
01:03:19et c'est son ministre
01:03:21de l'intérieur
01:03:22qui donne ces chiffres en plus
01:03:23donc les premières
01:03:24comparutions immédiates
01:03:25il y en a quelques-unes
01:03:25qui sont vraiment emblématiques
01:03:28et qui méritent
01:03:29qu'on s'y arrête
01:03:30parce que
01:03:31je trouve ça assez hallucinant
01:03:33ce qui s'est passé lundi
01:03:33au tribunal de grande instance
01:03:35de Paris
01:03:36notamment
01:03:37vous allez voir
01:03:37un individu
01:03:38qui a été jugé
01:03:39pour violence
01:03:39sur policier
01:03:41finalement
01:03:42il a été relaxé
01:03:44pour les faits
01:03:46de violence
01:03:47alors pas pour tout
01:03:47mais pour le principal
01:03:49oui
01:03:49écoutez le résumé
01:03:50de Jean de Lacoste
01:03:51un homme est jugé
01:03:52un homme est jugé
01:03:52pour violence
01:03:53sur policier
01:03:54TOA est âgé
01:03:55de 32 ans
01:03:55il a travaillé
01:03:56dans la restauration
01:03:57et est aujourd'hui
01:03:58en recherche d'emploi
01:03:59et bénéficie du RSA
01:04:00il participe
01:04:02à la manifestation
01:04:03Paris
01:04:03samedi 24 octobre
01:04:05il est aperçu
01:04:05vers 19h
01:04:06porte de Vincennes
01:04:07une barrière de chantier
01:04:08à la main
01:04:09le visage dissimulé
01:04:10on lui reproche
01:04:11d'avoir projeté
01:04:12cette barrière métallique
01:04:13sur un policier
01:04:14le prévenu
01:04:15conteste cette version
01:04:16des faits
01:04:16et affirme
01:04:17l'avoir simplement lâché
01:04:19interrogé sur ses revendications
01:04:21il raconte soutenir
01:04:22la cause des lycéens
01:04:23et des étudiants
01:04:23il ajoute qu'il était important
01:04:25pour lui d'être là
01:04:26ce samedi
01:04:27pour protéger
01:04:28les plus jeunes
01:04:28des violences policières
01:04:30vous vous prenez
01:04:30pour le zorro
01:04:31des manifestants
01:04:32s'exclame la présidente
01:04:33le parquet
01:04:34a requis contre lui
01:04:359 mois d'emprisonnement
01:04:36dont 6 assortis
01:04:38d'un sursis probatoire
01:04:39le tribunal a prononcé
01:04:40la relaxe
01:04:41pour des faits de violence
01:04:42au bénéfice du doute
01:04:43il a été condamné
01:04:44à 3 mois d'emprisonnement
01:04:46avec sursis
01:04:46pour avoir dissimulé
01:04:48son visage
01:04:49j'aimerais qu'on revoie
01:04:50Marc Silvéra
01:04:52ce pourquoi
01:04:53il a été condamné
01:04:53ça va s'afficher
01:04:55à l'écran
01:04:55et ce pourquoi
01:04:56il a été relaxé
01:04:58mais moi
01:04:58si je suis la logique
01:04:59de la justice
01:05:00puisqu'il est condamné
01:05:02pour avoir dissimulé
01:05:02son visage
01:05:03mais qu'il est relaxé
01:05:04sur les faits de violence
01:05:05mais moi
01:05:05si je suis dit
01:05:06la prochaine fois
01:05:06je vais en manif
01:05:08je ne me dissimule pas le visage
01:05:09et je commets
01:05:10des faits de violence
01:05:11et donc
01:05:11il va s'en sortir très bien
01:05:12c'est ça la logique terrible
01:05:14et complètement ubuesque
01:05:16c'est possible
01:05:16vous ayez parfois
01:05:17le visage dissimulé
01:05:18qui permet qu'on ne vous identifie pas
01:05:19sur les violences
01:05:20c'est lié quand même
01:05:21ah oui d'accord
01:05:22non non mais
01:05:23il a quand même été condamné
01:05:24pour ça
01:05:24oui non mais
01:05:24je grossis un peu le trait
01:05:25mais vous voyez le côté ubuesque
01:05:27de la chose
01:05:27les violences
01:05:29qui sont sans doute
01:05:31corroborées par
01:05:31un certificat médical
01:05:33elles ne sont pas retenues
01:05:34oui tout à fait
01:05:34c'est le constat
01:05:36c'est le constat
01:05:36que l'on peut avoir
01:05:37régulièrement
01:05:37sur notre territoire
01:05:38lorsqu'on interpelle
01:05:39un individu auteur
01:05:41et qu'au passage
01:05:43chez le médecin
01:05:44il ressort libre
01:05:45ou parce que
01:05:46la justice
01:05:47malheureusement
01:05:47a jugé
01:05:48utile et nécessaire
01:05:49pour ce bon vivre ensemble
01:05:50de remettre cet individu
01:05:52qui va commettre
01:05:52et commettre encore
01:05:53plus d'atrocités
01:05:55et monter crescendo
01:05:56sur les violences
01:05:57voire des crimes
01:05:57le regard de l'avocat
01:05:59sur ses condamnations
01:06:00qu'est-ce que ça vous inspire
01:06:01on l'a fait vraiment
01:06:02à minima
01:06:03et encore
01:06:03trois mots d'emprisonnement
01:06:04avec sursis
01:06:06interdiction de port d'armes
01:06:07pendant cinq ans
01:06:07soit
01:06:08ne pas commettre de délit
01:06:09pendant cinq ans
01:06:10ça veut dire que
01:06:10s'il en commet un
01:06:12pardon
01:06:12non je dis ce qui est touchant
01:06:13c'est ne doit pas commettre
01:06:14de délit pendant cinq ans
01:06:15oui
01:06:16c'est vrai pour tout le monde
01:06:17oui ça c'est vrai
01:06:18ça veut dire
01:06:19pendant cinq ans
01:06:20ça veut dire que
01:06:20pendant cinq ans
01:06:21s'il recommit une infraction
01:06:22il risque d'avoir
01:06:23ces trois mois
01:06:24qui deviennent du ferme
01:06:25donc
01:06:25mais qu'il ne fera pas
01:06:26quoi qu'il arrive
01:06:27donc vous confirmez
01:06:28ce que nous disait
01:06:29Anthony
01:06:30pardon
01:06:31Amaury
01:06:31Anthony Amaury
01:06:33que voilà
01:06:34il a pris
01:06:34parce qu'il s'est dissimulé
01:06:35le visage
01:06:36et qu'on ne pouvait pas
01:06:37le confondre en fait
01:06:37avec des preuves matérielles
01:06:38pour la violence
01:06:39pour l'effet de violence
01:06:40en effet
01:06:40alors je ne connais pas
01:06:41malheureusement
01:06:41le dossier néanmoins
01:06:42en effet le juge a estimé
01:06:44qu'il n'y avait pas
01:06:44d'élément suffisant
01:06:45qui permettait de relier
01:06:45l'effet de violence
01:06:46à cet individu
01:06:47puisqu'il était masqué
01:06:49donc c'est un message
01:06:50encore une fois
01:06:51qui est envoyé
01:06:52pour dire que
01:06:53celui qui veut commettre
01:06:54des actes de violence
01:06:55autant qu'il soit masqué
01:06:56pour ne pas qu'il
01:06:58soit condamné
01:06:59pour l'effet de violence
01:06:59quelque part
01:07:00et qu'il ne encoure
01:07:01qu'une peine de sursis
01:07:03pour avoir le visage
01:07:04dissimulé
01:07:05il n'y a rien de dissuasif
01:07:05et puis d'autant
01:07:06que des condamnations
01:07:07à moitié comme ça
01:07:08on peut les multiplier
01:07:10par dizaines
01:07:11par centaines
01:07:11il y a eu beaucoup
01:07:11de disparités
01:07:12en fonction des villes
01:07:14dans lesquelles c'était jugé
01:07:15il y en avait
01:07:15qui étaient plus sévères
01:07:16que d'autres
01:07:16et puis d'autres
01:07:17où vraiment
01:07:17tout le monde est ressorti
01:07:18quasiment libre
01:07:19oui disparité
01:07:19entre les décisions
01:07:20des magistrats
01:07:21mais uniformité
01:07:22concernant le message
01:07:23envoyé par Gérald Darmanin
01:07:26ou encore par les parquets
01:07:27qui eux souhaitent
01:07:28être très fermes
01:07:29dans cette réponse judiciaire
01:07:30je le rappelle aussi
01:07:31Gérald Darmanin
01:07:32qui souhaite
01:07:33qu'il y ait des réquisitions
01:07:34de peines complémentaires
01:07:35notamment de bannissement
01:07:36des réseaux sociaux
01:07:36interdiction de manifestation
01:07:37ou encore d'information
01:07:39des employeurs
01:07:40pour aussi rebondir
01:07:42sur ce qu'a évoqué
01:07:43Anthony Bem
01:07:43il y a aussi
01:07:44ces messages
01:07:46sur les réseaux sociaux
01:07:47comme le kit du manifestant
01:07:50c'est-à-dire qu'on va aussi
01:07:51inciter les jeunes
01:07:52qui manifestent
01:07:53à se munir d'un masque
01:07:54d'une cagoule
01:07:55de lunettes
01:07:56pour également
01:07:57dissimuler leur visage
01:07:59mais ça reste
01:08:00une infraction
01:08:01de dissimuler son visage
01:08:02notamment
01:08:02lors de ces groupements
01:08:04et ces participations
01:08:05à des manifestations
01:08:05Marc Silvéra
01:08:06oui
01:08:07et bien écoutez
01:08:09c'est alarmant
01:08:10parce que
01:08:11pour faire respecter
01:08:12justement
01:08:13le fait que ces individus
01:08:15soient à visage
01:08:16caché
01:08:17et bien c'est compliqué
01:08:18c'est compliqué
01:08:19parce qu'il faut les identifier
01:08:21il faut être sûr
01:08:22que ce soit eux
01:08:23la justice peut donner
01:08:24un message
01:08:24plus ou moins fort
01:08:25mais est-ce que ça va être respecté
01:08:27là encore
01:08:27c'est un autre volet
01:08:29mais en tout cas
01:08:30nous policiers
01:08:30et gendarmes engagés
01:08:32sur le terrain
01:08:32on essaye
01:08:34de faire au maximum
01:08:35face à ce que l'on voit
01:08:37qui est très compliqué
01:08:39et ça va donner
01:08:40justement
01:08:41cette possibilité
01:08:42vous l'avez dit
01:08:42si bien sur vos plateaux
01:08:43certains associations
01:08:45certains partis politiques
01:08:46sûrement
01:08:47donnent justement
01:08:48des informations
01:08:50afin qu'ils soient
01:08:51cachés de la meilleure façon possible
01:08:54certains avocats
01:08:55etc
01:08:55et qu'ils donnent
01:08:56entre guillemets
01:08:57des produits physiologiques
01:08:58pour les yeux
01:08:58pour les bombes lacrymogènes
01:09:00on les a montrés
01:09:01on est bien informés
01:09:04ça attire justement
01:09:05la haine
01:09:05et ça donne encore une fois
01:09:06ce sentiment
01:09:07d'appui
01:09:08de soutien
01:09:09à ces personnes
01:09:13qui veulent en découdre
01:09:14en tout cas
01:09:14peut-être qu'à défaut
01:09:15de pouvoir prouver
01:09:16que c'est eux
01:09:17si déjà on commençait
01:09:18par condamner plus lourdement
01:09:19le fait de se dissimuler
01:09:20le visage
01:09:20ça dissimuler un petit peu plus
01:09:21à partir du moment
01:09:22où on en chope un
01:09:23on en chope deux
01:09:23on en chope trois
01:09:24si les peines étaient
01:09:25vraiment sévères
01:09:26dès le démarrage
01:09:27ça donnerait des leçons
01:09:28aux autres
01:09:28il faut se battre
01:09:29avec les outils qu'on a
01:09:32on va marquer une petite pause
01:09:33et puis on va parler
01:09:33d'un autre phénomène
01:09:34qui est le plus inquiétant
01:09:35les homejackings
01:09:36alors c'est pas nouveau
01:09:36mais sauf que c'est en recrudescence
01:09:38au point que la police
01:09:39de la Loire-Atlantique
01:09:40émet une mise en garde
01:09:42à tous les riverains
01:09:43on va découvrir tout à l'heure
01:09:44ce document
01:09:46on prévient carrément
01:09:47les riverains
01:09:47que leur quartier
01:09:48est régulièrement touché
01:09:49par des homejackings
01:09:50ça se passe à Orvaux
01:09:50qui est en banlieue de Nantes
01:09:52et à Nantes
01:09:52à proprement parler
01:09:53sauf que
01:09:54c'est partout
01:09:55tout le temps
01:09:55et puis
01:09:56l'appât du gain
01:09:58le fait de viser
01:09:59des célébrités
01:10:00des gens qui sont
01:10:01dans une forme de notoriété
01:10:02ça aussi
01:10:03c'est une tendance
01:10:04qui se confirme
01:10:05c'est très inquiétant
01:10:06on fera réagir
01:10:07à un autre policier
01:10:08sur notre plateau
01:10:09à tout de suite
01:10:14De retour
01:10:14Police Justice
01:10:1624h en France
01:10:17votre rendez-vous
01:10:18tous les jours
01:10:18vous le savez
01:10:1913h30
01:10:1914h30
01:10:20deux points complets
01:10:21sur les dernières actualités
01:10:22Police Justice
01:10:23et on continue
01:10:24évidemment avec vous
01:10:25Amoribucot
01:10:26on va parler de l'ISER
01:10:26où un vol spectaculaire
01:10:27a eu lieu
01:10:28sur un site nucléaire
01:10:29plusieurs centaines
01:10:31de kilos
01:10:31d'un métal rare
01:10:32ont disparu
01:10:33et donc évidemment
01:10:34une enquête a été ouverte
01:10:35Le vol a eu lieu
01:10:36dans la nuit de mercredi
01:10:37à jeudi dernier
01:10:38dans l'usine Framatome
01:10:39de Jarry
01:10:40près de Grenoble
01:10:41les malfaiteurs
01:10:41ont emporté
01:10:42plusieurs centaines
01:10:43de kilos
01:10:44de cristaux
01:10:45d'aphnium
01:10:46alors l'aphnium
01:10:46c'est un métal
01:10:48stratégique
01:10:49utilisé notamment
01:10:49dans l'aéronautique
01:10:50le préjudice
01:10:51se chiffre
01:10:51à millions d'euros
01:10:534 véhicules
01:10:54dont un 4x4
01:10:55ont ensuite été
01:10:55retrouvés incendiés
01:10:56dans le département
01:10:58personne n'a été interpellé
01:10:59pour l'instant
01:11:00mais l'usine
01:11:01d'ailleurs n'en est pas
01:11:01à son premier vol
01:11:02en juillet
01:11:03150 kilos d'aphnium
01:11:04et 500 000 euros
01:11:05en liquide
01:11:05avaient été retrouvés
01:11:06chez un salarié
01:11:07de l'usine
01:11:08Partons dans le
01:11:09Lot-et-Garonne
01:11:10à présent
01:11:10avec une enquête
01:11:11qui a été ouverte
01:11:12après la mort
01:11:12d'un homme
01:11:13de 78 ans
01:11:15ce septuagénaire
01:11:15qui a été retrouvé
01:11:16ligoté
01:11:17à son domicile
01:11:18Vendredi dernier
01:11:19à Villeneuve-sur-Lotte
01:11:20la famille d'un homme
01:11:21de 78 ans
01:11:22a fait une macabre découverte
01:11:24le septuagénaire
01:11:25était mort au sol
01:11:27dans sa cuisine
01:11:28et selon les informations
01:11:29de Valeurs Actuelles
01:11:30la victime était
01:11:30en position fétale
01:11:31déculottée
01:11:33les chevilles
01:11:33les genoux
01:11:34et les mains liées
01:11:35des blessures
01:11:36ont également été relevées
01:11:37sur son visage
01:11:38sur son flanc
01:11:39le logement
01:11:40semblait avoir été fouillé
01:11:41les auteurs
01:11:42n'ont pas encore
01:11:42été identifiés
01:11:44et il y a eu
01:11:45une autopsie hier
01:11:46Terrible
01:11:47Périgueux
01:11:47à présent
01:11:48avec un propriétaire
01:11:49qui a enfin récupéré
01:11:50son appartement
01:11:51le week-end dernier
01:11:52à l'intérieur
01:11:53la découverte
01:11:53a été assez effarante
01:11:55c'est périgneux
01:11:56pardon
01:11:56c'est pas Périgueux
01:11:57non c'est périgneux
01:11:58alors l'appartement
01:11:59l'appartement
01:12:01a été loué
01:12:01depuis deux ans
01:12:02le locataire
01:12:03un homme seul
01:12:04qui vivait avec son chien
01:12:04a cessé de payer
01:12:06le loyer
01:12:06depuis cet été
01:12:07pour le propriétaire
01:12:08la procédure
01:12:08a été longue
01:12:09et coûteuse
01:12:10il a finalement
01:12:11récupéré l'appartement
01:12:12les clés ce week-end
01:12:14et sur les images
01:12:14que vous voyez à l'écran
01:12:15l'appartement
01:12:17déplorable
01:12:18insalubrité
01:12:19totale
01:12:19porte cassée
01:12:20meubles disparus
01:12:21le plafond s'effondrait
01:12:22à cause d'un dégât des eaux
01:12:24qui provenait
01:12:25de la voisine du dessus
01:12:26et au milieu
01:12:26des deux détruits
01:12:27le propriétaire
01:12:27a par exemple
01:12:28retrouvé des tickets de caisse
01:12:29des commandes
01:12:30de 80 euros
01:12:31chez Burger King
01:12:32en livraison
01:12:33ça vous donne une idée
01:12:33des priorités financières
01:12:35de ce locataire indélicat
01:12:36qui faisait même
01:12:37des barbecues
01:12:38à l'intérieur
01:12:39de l'appartement
01:12:40on le voit
01:12:41sur les images
01:12:41les murs ont été
01:12:42noircis par la fumée
01:12:44sans parler évidemment
01:12:45du risque d'incendie
01:12:46que ça a pu provoquer
01:12:47dans l'immeuble
01:12:48on avait déjà vu
01:12:49des images pareilles
01:12:50avec ce commerçant
01:12:50que vous avez montré
01:12:51d'ailleurs
01:12:51qui avait loué
01:12:52son appartement
01:12:54à des pseudo-restaurateurs
01:12:55qu'il avait laissé
01:12:56dans un état
01:12:57vraiment catastrophique
01:12:58place à une belle histoire
01:13:00et c'est dans la Vienne
01:13:02que vous nous emmenez
01:13:03deux gendarmes
01:13:03en jouent
01:13:03les sages-femmes
01:13:04juste devant
01:13:06leur brigade
01:13:07et oui
01:13:07courant octobre
01:13:08à la ville-dieu du Klein
01:13:09une maman
01:13:11a accouché
01:13:12dans une voiture
01:13:12juste devant
01:13:13la brigade
01:13:14de gendarmerie
01:13:15deux gendarmes
01:13:16ont d'ailleurs
01:13:16aidé la maman
01:13:17à mettre le bébé au monde
01:13:19qui est une petite fille
01:13:20qui s'appelle Sarah
01:13:21et qui n'a donc pas voulu
01:13:22attendre l'hôpital
01:13:23les gendarmes
01:13:24évidemment
01:13:25s'en souviendront
01:13:26c'est très mignon
01:13:26et c'est frais
01:13:27allez pour finir
01:13:28un cambrioleur
01:13:28pris non pas la main
01:13:29dans le sac
01:13:30mais dans le lit
01:13:31le cambrioleur
01:13:33gardait une dernière surprise
01:13:35pour les policiers
01:13:36ça se passe en Essonne
01:13:37dimanche
01:13:38à Saint-Michel
01:13:39sur Orges
01:13:39une habitante
01:13:40a alerté la police
01:13:41un homme venait
01:13:42de briser
01:13:43la fenêtre
01:13:44de son pavillon
01:13:45les policiers sont entrés
01:13:46dans la maison
01:13:47le cambrioleur
01:13:48ne s'était pas enfui
01:13:49il s'était glissé
01:13:51dans un lit
01:13:51sous la couette
01:13:52avec les poches
01:13:53remplies de bijoux
01:13:55au moment de l'interpellation
01:13:56le suspect
01:13:57qui est un SDF
01:13:58de 32 ans
01:13:59né en Algérie
01:13:59a fait une annonce
01:14:00au policier
01:14:01il a expliqué
01:14:02qu'il était porteur
01:14:03de la gale
01:14:04vous savez
01:14:04cette maladie
01:14:05de peau très contagieuse
01:14:06les policiers
01:14:07ont donc dû prendre
01:14:07toutes les précautions
01:14:09pour menotter
01:14:10le cambrioleur
01:14:11ce qui n'est pas facile
01:14:11parce que c'est au niveau
01:14:12souvent des bras
01:14:13la gale
01:14:13et puis pour l'habitante
01:14:14la note ne s'arrête pas
01:14:15à une fenêtre cassée
01:14:16puisqu'il faudra évidemment
01:14:18désinfecter toute la litterie
01:14:19et bien dites moi
01:14:21vous en avez beaucoup
01:14:22la bonne nouvelle
01:14:23comme ça
01:14:23bon puisqu'on parle
01:14:25de cambriolage
01:14:27ça tombe bien
01:14:28avec le sujet qui suit
01:14:29cette alerte lancée hier
01:14:30par la gendarmerie nationale
01:14:32de la Loire-Atlantique
01:14:33elle met en garde
01:14:34la population
01:14:35contre la multiplication
01:14:36des homejackings
01:14:38dans la région
01:14:38et elle donne d'ailleurs
01:14:39une série de conseils
01:14:40pour se protéger
01:14:41alors on le rappelle
01:14:42le homejacking
01:14:43c'est une agression violente
01:14:45qui se passe à votre domicile
01:14:46alors que vous êtes
01:14:47à l'intérieur
01:14:48c'est un terrible choc psychologique
01:14:50avec toujours
01:14:51les menaces
01:14:53et parfois des violences
01:14:53qui sont impossibles
01:14:55à oublier
01:14:56regardez donc ce document
01:14:58ça se passe à Orvaux
01:15:00et à Nantes
01:15:01on vous dit
01:15:04ce qu'est le homejacking
01:15:05comment vous en prémunir
01:15:06c'est une bonne indication
01:15:09et c'est aussi le travail
01:15:10de la police
01:15:11que de faire une mission
01:15:12de service public
01:15:13là on est dans une autre
01:15:14de vos missions
01:15:14Marc Silvéra
01:15:15tout à fait
01:15:15on alerte
01:15:16on alerte sur ce qui peut arriver
01:15:18en informant la population
01:15:20des risques
01:15:20et je pense que c'est
01:15:22un bon travail
01:15:23des collègues
01:15:24des collègues du secteur
01:15:25pour justement
01:15:26éviter le pire
01:15:27malheureusement
01:15:28mais au moins
01:15:29ça peut aussi dissuader
01:15:31certains
01:15:32sur
01:15:33sur les
01:15:34les règles à appliquer
01:15:35et à se mettre en sécurité
01:15:37les numéros surtout
01:15:37le 17 police secours
01:15:39à contacter
01:15:39à chaque fois
01:15:40si cela est nécessaire
01:15:41Alors on va aussi en parler
01:15:42avec Stanislas Godon
01:15:43qui est avec nous
01:15:44à distance
01:15:45Bonjour Stanislas
01:15:47le document est intéressant
01:15:48parce qu'il présente
01:15:49à la fois des bons réflexes
01:15:50pour éviter l'intrusion
01:15:52alors il y a des choses
01:15:52qui tombent un peu sous le sens
01:15:53il faut fermer
01:15:54et bien verrouiller
01:15:56il faut laisser
01:15:58non pas les clés
01:15:59dans l'entrée
01:16:00ou directement accessible
01:16:01enfin tout ça
01:16:02effectivement
01:16:03c'est du
01:16:04c'est du bon sens
01:16:06et puis
01:16:07c'est aussi
01:16:08un réflexe
01:16:09en cas d'intrusion
01:16:10de ne pas toucher
01:16:11aux indices
01:16:12il faut préserver les traces
01:16:13parce que derrière
01:16:14il faut que vous
01:16:15puissiez faire
01:16:16votre travail
01:16:17le problème
01:16:18c'est que ce genre d'annonce
01:16:19ça se propage
01:16:20de plus en plus
01:16:21c'est à dire qu'il y a
01:16:22vraiment une lame de fond
01:16:23sur la recrudescence
01:16:25des homejackings ici
01:16:25dans notre pays
01:16:27Oui tout à fait
01:16:28vous avez raison
01:16:28et il faut bien rappeler
01:16:29que le homejacking
01:16:30pourquoi en fait
01:16:31il est devenu
01:16:32finalement
01:16:33quelque chose
01:16:34qui est en train
01:16:34presque de se banaliser
01:16:36c'est que
01:16:36d'abord rappelez-vous
01:16:37c'était des homejackings
01:16:38de personnalité
01:16:39comme par exemple
01:16:40des joueurs du PSG
01:16:41comme par exemple
01:16:41des personnalités
01:16:42et y compris d'ailleurs
01:16:43des personnalités
01:16:45qui notamment
01:16:46dans le cadre du bitcoin
01:16:47avaient été agressées
01:16:49particulièrement
01:16:50violemment
01:16:50donc oui
01:16:51les règles de prudence
01:16:53elles sont évidemment
01:16:56prioritaires
01:16:57mais ce qu'il faut
01:16:58surtout rappeler
01:16:59c'est que
01:16:59les homejackings
01:17:00peuvent devenir
01:17:01extrêmement violents
01:17:02parfois ils sont
01:17:03notamment accompagnés
01:17:05d'usages
01:17:06ou de menaces
01:17:06d'une arme
01:17:07je rappelle que c'est
01:17:08de nature criminelle
01:17:09et que la priorité
01:17:11c'est d'abord
01:17:11l'intégrité
01:17:12évidemment physique
01:17:13des personnes
01:17:14au-delà
01:17:15de l'impact psychologique
01:17:17qui est terrible
01:17:17puisque tous ceux
01:17:18qui ont délivré
01:17:20des témoignages
01:17:20ont bien dit
01:17:21que c'était
01:17:24extrêmement éprouvant
01:17:24que ça faisait peur
01:17:26et que certains disaient
01:17:27d'ailleurs
01:17:28qu'ils avaient l'impression
01:17:28d'y être passés
01:17:29restez avec nous
01:17:30parce qu'on va vous faire
01:17:31commenter les différents
01:17:32sujets qui suivent
01:17:32pour illustrer le propos
01:17:34vous allez voir
01:17:34ça n'arrive pas
01:17:35qu'aux autres
01:17:35c'est un peu le message
01:17:36qu'on retient
01:17:37à travers les différents
01:17:38reportages qu'on vous propose
01:17:39on part d'abord
01:17:40dans le Val-de-Marne
01:17:41avec des banlieues
01:17:42pavillonnaires
01:17:43qui sont là aussi
01:17:44prises pour cibles
01:17:464 hommes ont cambriolé
01:17:47cette maison
01:17:48d'apparence ordinaire
01:17:49à l'intérieur
01:17:504 hommes âgés
01:17:52de 26 à 58 ans
01:17:53et 2 jeunes enfants
01:17:55dont un nourrisson
01:17:56inconnu du voisinage
01:17:57je ne savais pas
01:17:59qu'il y avait 4 hommes
01:18:00à nourrisson
01:18:00je croyais qu'ils étaient
01:18:01tout seuls
01:18:01ces garçons là
01:18:04je ne savais pas longtemps
01:18:05sûrement qu'ils sont là
01:18:06ou ceux là
01:18:06ça change souvent
01:18:08équipés d'un couteau
01:18:09et d'une arme à feu
01:18:10les cambrioleurs
01:18:11ont menacé
01:18:12puis ligoté
01:18:133 des occupants
01:18:14de la maison
01:18:15une agression violente
01:18:17qui inquiète
01:18:18les riverains
01:18:18en ce moment
01:18:19ça s'agite un petit peu
01:18:21je ne sais pas
01:18:21j'entends qu'il y a
01:18:22des cambriolages
01:18:23un peu partout
01:18:24à côté
01:18:25là-bas
01:18:25ça fout un peu les jetons
01:18:27téléphone, ordinateur
01:18:29bijoux, cartes bleues
01:18:30avant de prendre la fuite
01:18:31les malfaiteurs
01:18:32ont tout emporté
01:18:33sur leur passage
01:18:34ils sont toujours
01:18:35activement recherchés
01:18:37par les forces de l'ordre
01:18:41Stanislas
01:18:42parmi les recommandations
01:18:43qu'on peut voir
01:18:44sur le document
01:18:44en question
01:18:45on voit qu'il faut
01:18:46installer une balise
01:18:46connectée
01:18:47pour localiser
01:18:48et permettre aux patrouilles
01:18:49de retrouver votre bien
01:18:50mais on ne va pas
01:18:51mettre des balises
01:18:52surtout les objets
01:18:53j'imagine qu'on parle
01:18:53d'objets de valeur
01:18:54c'est pas facile
01:18:56à mettre en place
01:18:56et puis une balise
01:18:57ça se voit
01:18:58enfin je veux dire
01:18:58il n'y a pas grand chose
01:18:59à faire en l'occurrence
01:19:01oui en plus
01:19:03je rappelle quand même
01:19:04que les individus
01:19:05s'adaptent
01:19:06y compris d'ailleurs
01:19:07aux évolutions numériques
01:19:08là où la balise
01:19:09elle est intéressante
01:19:10c'est quand il y a
01:19:10par exemple
01:19:11des cartes jacking
01:19:11et qu'il y a des véhicules
01:19:13de grande valeur
01:19:13qui sont volés
01:19:15et que les individus
01:19:16partent avec
01:19:16après sur les objets
01:19:18de grande valeur
01:19:18en général
01:19:19on pense surtout
01:19:20aux bijoux
01:19:21puisque l'or
01:19:22est aujourd'hui
01:19:23à un tel niveau
01:19:23que vous vous doutez bien
01:19:25qu'il fait l'objet
01:19:26de recel
01:19:26il est fondu
01:19:27et puis après
01:19:28il est remis dans le circuit
01:19:29et ça c'est
01:19:30de l'argent sonnant
01:19:31et trébuchant
01:19:32qui évidemment
01:19:33permet aux voleurs
01:19:34de prospérer
01:19:37ce qu'il faut bien rappeler
01:19:38c'est que je le redis
01:19:39encore une fois
01:19:39la priorité
01:19:40c'est la préservation
01:19:42de l'intégrité physique
01:19:42donc c'est surtout
01:19:43de ne pas jouer aux héros
01:19:44avec ces individus
01:19:45la violence dans notre société
01:19:48bon vous le savez
01:19:48c'est pas la peine
01:19:50d'en faire une démonstration
01:19:51elle a exposé
01:19:52dans tous les domaines
01:19:53et dans les home jacking
01:19:54maintenant
01:19:54les individus
01:19:55n'hésitent pas
01:19:56notamment y compris
01:19:57sur des personnes vulnérables
01:19:58vous avez bien montré
01:19:58dans votre reportage
01:19:59qu'il y avait une personne âgée
01:20:01qui était particulièrement choquée
01:20:03et c'est vrai qu'ils sont
01:20:04une cible
01:20:05malheureusement
01:20:06qui est en train
01:20:07de se répéter
01:20:07alors c'est une voisine
01:20:08mais en effet
01:20:09elle a eu la frousse de sa vie
01:20:10parce que ça aurait pu lui arriver
01:20:11tout à fait à elle aussi
01:20:12vous parlez de violence
01:20:13en effet
01:20:14c'est de plus en plus violent
01:20:15à Paris
01:20:16et justement
01:20:17on voulait vous montrer
01:20:18ce reportage
01:20:19où la femme
01:20:20qui a été directement victime
01:20:21et c'est son mari
01:20:22qui relate les faits
01:20:24est traumatisée
01:20:25littéralement
01:20:26aujourd'hui
01:20:28c'est dans ce quartier parisien
01:20:29qu'il y a un an
01:20:30la famille de Philippe Jean-Louis
01:20:32absent au moment des faits
01:20:33a été victime
01:20:34d'un homejacking
01:20:35il est 3h du matin
01:20:36quand deux individus
01:20:37s'attaquent à la porte d'entrée
01:20:39armés d'une massette
01:20:41deux adolescentes
01:20:42et une femme
01:20:42dorment dans la maison
01:20:43cette dernière
01:20:44réveillée par le bruit
01:20:45se lève
01:20:46et tombe
01:20:46nez à nez
01:20:47avec les malfrats
01:20:48elle ouvre la porte
01:20:49de sa chambre
01:20:49et elle se retrouve
01:20:51face à deux jeunes hommes
01:20:53cagoulés
01:20:53et là
01:20:54elle prend une volée
01:20:55de coups de poing
01:20:56et de coups de massette
01:20:57à la tête
01:20:58pendant 25 minutes
01:20:59les cambrioleurs
01:21:00frappent et menacent
01:21:01la femme de Philippe
01:21:02à la recherche
01:21:03d'argent et de bijoux
01:21:04un an plus tard
01:21:05elle reste traumatisée
01:21:06ma femme est sous
01:21:08médicaments
01:21:11elle a peur de tout
01:21:12c'est à dire que
01:21:13il n'y a aucun reproche
01:21:15dans ce que je dis
01:21:16c'est à dire que
01:21:16je suis devenu
01:21:17son chauffeur
01:21:18son garde du corps
01:21:19attitré
01:21:20elle prenait
01:21:21les transports en commun
01:21:22c'est terminé
01:21:23rester dans cet appartement
01:21:24était impensable
01:21:25pour la famille
01:21:26qui a rapidement déménagé
01:21:27Philippe et sa campagne
01:21:29souhaite néanmoins
01:21:30continuer de témoigner
01:21:31ma compagne
01:21:32a accepté
01:21:33qu'on en parle encore
01:21:34aujourd'hui
01:21:35parce qu'en fait
01:21:36il ne faut pas
01:21:37que les gens pensent
01:21:38que ça n'arrive
01:21:38qu'aux autres
01:21:39voilà
01:21:40donc l'idée
01:21:41ce n'est pas
01:21:41que vous ayez peur
01:21:42c'est de se préparer
01:21:43éventuellement
01:21:44prendre des mesures
01:21:44en amont
01:21:45selon le ministère
01:21:46de l'intérieur
01:21:46le nombre de cambriolages
01:21:48s'élevait à 212 000
01:21:49l'année dernière
01:21:50soit 2
01:21:51toutes les 5 minutes
01:21:53Caroline Veil
01:21:54vous êtes psychologue
01:21:55on parle quand même
01:21:55de quelqu'un
01:21:56qui est là prostré
01:21:57et qui a perdu
01:21:58toute capacité
01:21:59ou possibilité
01:22:00de vie sociale normale
01:22:01aujourd'hui
01:22:02parce qu'elle a subi
01:22:03le plus grand des traumatismes
01:22:05elle a été frappée
01:22:06et je pense
01:22:06qu'il y avait aussi
01:22:07ces deux filles
01:22:08puisqu'on parle
01:22:09de deux adolescentes
01:22:10elle a eu peur
01:22:11pour sa vie
01:22:12et pour la vie
01:22:13de ses enfants
01:22:14et le plus grand
01:22:15des traumatismes
01:22:16c'est précisément
01:22:17quand le pronostic vital
01:22:20est engagé
01:22:21c'est-à-dire qu'on a peur
01:22:22de perdre la vie
01:22:23et c'est ça
01:22:24dont on se remet
01:22:25le plus difficilement
01:22:26c'est pas seulement
01:22:27les fractions physiques
01:22:29avec le sentiment
01:22:32de sécurité
01:22:33qui vole en éclats
01:22:34c'est le sentiment
01:22:35le lieu où on habite
01:22:36c'est là
01:22:37où on éprouve aussi
01:22:38un sentiment
01:22:39de sécurité interne
01:22:40et tout ça
01:22:41a été balayé
01:22:42en l'espace
01:22:43de quelques instants
01:22:44de façon extrêmement brutale
01:22:46c'est-à-dire
01:22:46qu'elle s'est vue
01:22:47confrontée
01:22:48à l'idée de la mort
01:22:49et ça c'est très intéressant
01:22:50parce que vous savez
01:22:51on ne connaît pas la mort
01:22:52la mort c'est toujours
01:22:53pour les autres
01:22:54et d'un seul coup
01:22:55être confronté
01:22:56à cette réalité
01:22:57c'est ce qui produit
01:22:58le plus de dégâts
01:23:00Peut-être que certains
01:23:01d'ailleurs les recroisent
01:23:01dans les prétoirs
01:23:02au moment du procès
01:23:03et ça ravive
01:23:04une forme de traumatisme
01:23:05Maître Bem
01:23:05Bien sûr
01:23:06les préjudices physiques
01:23:09sont beaucoup moindres
01:23:11que les préjudices psychologiques
01:23:13les préjudices psychologiques
01:23:14c'est ad vitam aeternam
01:23:17la victime
01:23:17vivra toujours
01:23:18avec les faits
01:23:20dont elle a été victime
01:23:21pour home jacking
01:23:22on l'a dit
01:23:23très justement
01:23:24il y a un instant
01:23:25en France
01:23:25on n'a pas l'expression
01:23:26que l'on a en anglais
01:23:27home
01:23:28home sweet home
01:23:29en France
01:23:30on a maison
01:23:31on a domicile
01:23:32mais il n'y a pas ce concept
01:23:33du cocon douillet
01:23:36on est en sécurité
01:23:37c'est l'intime
01:23:37et le home jacking
01:23:38ou le vol
01:23:39de son domicile
01:23:40c'est un peu
01:23:41le vol
01:23:41dans son intimité
01:23:43le lieu où on se croit
01:23:44le plus en sécurité
01:23:45et les victimes
01:23:47restent avec
01:23:47les faits
01:23:48dont elles ont été victimes
01:23:49elles ne seront jamais
01:23:50en sécurité
01:23:51Non mais un premier point
01:23:52c'est quand même
01:23:52que je rappelle
01:23:53que le code pénal
01:23:54le code pénal
01:23:54permet
01:23:55la légitime défense
01:23:57quand il y a une intrusion
01:23:58de nuit
01:23:58dans un domicile
01:23:59avec une présomption
01:24:01de légitime défense
01:24:02je le rappelle juste
01:24:02parce qu'effectivement
01:24:03l'idée c'est pas
01:24:04d'aller au contact
01:24:05forcément
01:24:05mais on a le droit
01:24:06de se défendre
01:24:07ça c'est le premier point
01:24:07et deuxième point
01:24:08ce qui est très compliqué
01:24:09sur le plan judiciaire
01:24:10aujourd'hui
01:24:10c'est que ceux
01:24:11qui commettent
01:24:12ces home jacking
01:24:12ce sont souvent
01:24:13des équipes
01:24:13qui sont constituées
01:24:15dans les banlieues
01:24:16par des grands bandits
01:24:17qui ne sont pas toujours
01:24:17en France
01:24:18et qui vont recruter
01:24:19en fait c'est une espèce
01:24:20d'industrialisation
01:24:21de l'industrie
01:24:22du home jacking
01:24:23avec un découpage
01:24:26entre la personne
01:24:27qui va aller
01:24:28faire le home jacking
01:24:29la personne qui va
01:24:29être le commanditaire
01:24:30etc.
01:24:30pour que les enquêteurs
01:24:31derrière se retrouvent
01:24:32face à des équipes
01:24:33en tiroir
01:24:33et ne puissent pas
01:24:34investiguer et donc
01:24:35condamner les personnes
01:24:35à l'origine de ces faits
01:24:37Et puis autre exemple
01:24:37cette recrudescence
01:24:38aussi dans les home jacking
01:24:39des stars
01:24:39des célébrités
01:24:40qui sont visées
01:24:41pour ce qu'elles ont
01:24:42avec toujours
01:24:43les travers
01:24:43des réseaux sociaux
01:24:44sur lesquels peut-être
01:24:45on est un peu trop
01:24:46démonstratif
01:24:46Regardez
01:24:49Une célébrité de plus
01:24:50s'ajoute à la liste
01:24:51des vols avec effraction
01:24:53Le 21 décembre dernier
01:24:55la maison de Patrick Sébastien
01:24:56à Poulogne-Biancourt
01:24:57dans les Hauts-de-Seine
01:24:58a été cambriolée
01:24:59Selon l'artiste
01:25:01contacté par notre rédaction
01:25:02les faits ont eu lieu
01:25:03vers 18h30
01:25:04Il s'agirait d'un
01:25:06ou plusieurs cambrioleurs
01:25:07chevronnés
01:25:07Ils sont passés
01:25:08par le jardin de la maison
01:25:10et ont brisé
01:25:10une baie vitrée
01:25:11avec un cendrier
01:25:12L'animateur a été prévenu
01:25:13grâce à son système
01:25:14de sécurité
01:25:15Dans le sud
01:25:16au moment des faits
01:25:17il est rassuré
01:25:18de ne pas avoir été
01:25:19sur les lieux
01:25:19La maison a été saccagée
01:25:21et des affaires
01:25:22de sa femme
01:25:22notamment des vêtements
01:25:24ont été volés
01:25:24Le préjudice
01:25:26n'a pas été encore établi
01:25:27Déjà cambriolé
01:25:28en 2019
01:25:29Patrick Sébastien
01:25:30n'est pas le seul
01:25:31à subir ce phénomène
01:25:32Les personnes
01:25:33qui sont censées
01:25:35détenir
01:25:36des objets
01:25:37de haute valeur
01:25:38dans leur appartement
01:25:39ou leur maison
01:25:39sont aujourd'hui
01:25:40visées
01:25:41ciblées
01:25:42notamment des gens
01:25:43connus
01:25:43des gens des médias
01:25:44et aussi beaucoup
01:25:45de joueurs de football
01:25:46professionnels
01:25:48beaucoup aussi
01:25:48de cambriolages
01:25:49par si j'ose dire
01:25:50l'imprudence
01:25:52de gens sur les réseaux
01:25:53Une enquête préliminaire
01:25:54a été ouverte
01:25:55par le parquet
01:25:55de Nanterre
01:25:58Stanislas Godon
01:25:59moralité
01:25:59la discrétion
01:26:00est une mise
01:26:01quand même
01:26:01c'est encore
01:26:02un des meilleurs
01:26:03moyens de se prémunir
01:26:04Oui la discrétion
01:26:05après d'un côté
01:26:06il ne faut pas vivre
01:26:07reclus
01:26:07mais je comprends
01:26:09tout à fait
01:26:09et pour ajouter
01:26:10à ce qui a été dit
01:26:10c'est que
01:26:11les cambriolages
01:26:12avant c'était
01:26:13le traumatisme psychologique
01:26:14mais là maintenant
01:26:15vient s'ajouter
01:26:15l'ultra-violence
01:26:17qui est finalement
01:26:18une double peine
01:26:19et un double traumatisme
01:26:20en fait pour
01:26:21les personnes
01:26:22qui sont victimes
01:26:22de ces home jacking
01:26:23avec parfois
01:26:24en plus
01:26:25des heures
01:26:26insoutenables
01:26:27notamment de séquestration
01:26:28puisque ça aussi
01:26:29ça fait partie
01:26:29des circonstances aggravantes
01:26:31que nous avons
01:26:32notamment notées
01:26:33dans certains cas
01:26:34bien particulièrement violents
01:26:35Oui
01:26:36et on se souvient
01:26:37de l'exemple retentissant
01:26:38de Bernard Tapie
01:26:39qui avait subi
01:26:40lui aussi ça
01:26:40avec sa femme
01:26:41feu Bernard Tapie
01:26:42Merci beaucoup
01:26:43Stanislas
01:26:44Un dernier mot
01:26:44Célia ?
01:26:45Oui c'est vrai que
01:26:46là on voit une campagne
01:26:47de prévention
01:26:47pour les home jacking
01:26:48et c'est là où on voit
01:26:48aussi l'évolution
01:26:49de ces violences
01:26:50puisque avant
01:26:50on avait des campagnes
01:26:51de prévention
01:26:51pour les cambriolages
01:26:52notamment en période estivale
01:26:53et là on se retrouve
01:26:54face à des home jacking
01:26:56qui peuvent survenir
01:26:57à n'importe quel moment
01:26:59de l'année
01:27:00avec toujours quand même
01:27:01une attention particulière
01:27:02au moment des fêtes
01:27:02de fin d'année
01:27:03où il faudra être discret
01:27:04sur les réseaux sociaux
01:27:04Bien sûr
01:27:05Deux messages
01:27:05avant de clôturer
01:27:07cette émission
01:27:08votre cagnotte
01:27:09à laudon.com
01:27:11pour l'amicale des policiers
01:27:13ça fonctionne bien ?
01:27:14à laudon.fr
01:27:14donc pour l'amicale
01:27:15de la police nationale
01:27:16pour soutenir ces policiers
01:27:17pompiers gendarmes
01:27:17laudon m'ont blessé
01:27:18suite aux événements récents
01:27:19que l'on peut voir
01:27:20également le retentissement
01:27:21psychologique des agents
01:27:22et ceux qui vont être
01:27:23malheureusement confrontés
01:27:24de près ou de loin
01:27:25donc un message clair
01:27:26et solidaire
01:27:27à l'ensemble
01:27:27de mes frères d'armes
01:27:29et vraiment merci
01:27:30pour cette présence
01:27:31sur le plateau
01:27:32donc à laudon.fr
01:27:33une cagnotte lancée
01:27:34pour un appel
01:27:35à la solidarité nationale
01:27:36C'est fait
01:27:36on l'a relayé
01:27:37pour vous
01:27:38et on vous souhaite
01:27:38un franc succès
01:27:39Un rendez-vous ce soir
01:27:40Objectif Élisée
01:27:4121h
01:27:41c'est David Lysnard
01:27:43qui sera l'invité
01:27:43de Laurence Ferrari
01:27:46et puis un autre rendez-vous
01:27:47et celui-ci est Team Média
01:27:48c'est avec vous Pierre De Villeneau
01:27:49En effet
01:27:49dans un instant
01:27:50beaucoup de questions
01:27:51au gouvernement
01:27:51sur les questions de sécurité
01:27:53notamment l'attentat de Trappes
01:27:54et puis une grande page
01:27:55sur les élections en Israël
01:27:56Israël qui joue son avenir
01:27:58aujourd'hui
01:27:59et les résultats
01:27:59qui seront connus
01:28:00dans la semaine
01:28:01Merci à tous
01:28:02et je vous dis à demain
01:28:04dès 13h en direct
01:28:05bien sûr pour Police Justice
01:28:0624h en France
01:28:07Excellente après-midi
01:28:08avec Pierre

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