- il y a 21 heures
Retrouvez le replay de l'épisode 4 de Trimarans Ultim : au-delà des limites du 24/10/2026.
Catégorie
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SportTranscription
00:00Sous-titrage Société Radio-Canada
00:08Allo, Sandrine.
00:11Coucou.
00:12Ouais, nickel.
00:14Super.
00:15Juste un petit truc rapide.
00:17Ouais.
00:17Sur les 24 heures ultimes,
00:20il y a toi et Julien.
00:21Et est-ce que tu auras quelqu'un d'autre sur le bateau ?
00:23Non, non, non. On s'était dit que non, non, non.
00:26Voilà.
00:27Ouais, ça marche.
00:28Allez, ciao, ciao.
00:31Là où je suis le mieux, c'est en mer,
00:35que ce soit en équipage ou en solitaire.
00:39Quand il n'y a pas de contraintes terrestres
00:41et les contraintes maritimes ne me dérangent pas du tout.
00:44Je ne prends pas ça comme de la contrainte,
00:47comme du devoir, des choses, des tâches à réaliser.
00:52Et ouais, c'est sûr que non, non, en mer, je me sens bien.
00:57Ça a l'air de se dessiner la semaine prochaine.
00:59On navigue mercredi, jeudi.
01:01Ah oui, vous partez mercredi jusqu'au jeudi, quoi.
01:03Ouais.
01:04Et le jeudi matin, on les deux jours.
01:05Manqu'image de l'écho.
01:07Jeudi matin.
01:07Un.
01:09Un.
01:11Un.
01:12Un.
01:12Un.
01:13Un.
01:15Un.
01:15Un.
01:15Un.
01:15Un.
01:15Un.
01:15Un.
01:15Un.
01:16Un.
01:16Un.
01:17Un.
01:17Un.
01:17Un.
01:18Un.
01:19Un.
01:19Un.
01:20de prendre du retard par rapport à la concurrence,
01:22de perdre une journée de navigation qui est essentielle pour la progression du projet.
01:26La course à l'arche, c'est comme un sport mécanique,
01:28et ça arrive assez souvent qu'on doit mettre une navigation technique de côté
01:33pour une réparation sur une pièce.
01:35Et c'est le jeu, ça nous arrive, ça arrive aussi à la concurrence.
01:39En tout cas, il ne faut pas se morfondre.
01:45On va faire avec.
01:56Après avoir fait la qualif de Anto et Julien pour la Transat Café-Lor,
02:05le jalon suivant pour nous, c'est les 24 heures ultimes.
02:12Avant les 24 heures ultimes, on doit mettre le bateau au top de sa perte.
02:18Mieux le bateau sera préparé pour ces 24 heures ultimes,
02:22plus Anto et Julien seront à même de faire une performance,
02:25et plus nous, on se rassure aussi sur la préparation de la Transat Café-Lor.
02:31Du coup, nous, sur tout ce mois de septembre,
02:33on se concentre vraiment sur cet événement-là.
02:45On a en fait trois choses à faire à bord du bateau.
02:49On a une baume à réparer,
02:51on a un foil à réparer,
02:54et on a une aile de raie de dérive à repeindre.
03:00C'est trois opérations qui prennent du temps,
03:03qui mobilisent le bateau,
03:04parce qu'on démonte la baume, on démonte le foil,
03:06et on démonte la dérive,
03:07le bateau ne peut plus naviguer.
03:09On la pose, on mettra les deux barbattes là,
03:11on la pose là,
03:12on passe le bas au vent,
03:14une gale,
03:15et après on la translate sur le ponton,
03:17et sur ses berres.
03:1910-5.
03:20C'est très bien.
03:21La pose de mini avait été courtée, je pense.
03:30La dépose de la baume,
03:31c'est vrai que c'est un objet qui est aussi hyper imposant,
03:34parce qu'il fait quelques centaines de kilos,
03:36et il mesure quasiment 12 mètres de long.
03:41Arrête !
03:43C'est impressionnant,
03:44mais par contre, vu qu'on est uniquement dans l'air,
03:46et qu'on a le mât qui peut nous aider
03:48à faire avec des driss,
03:50à porter la baume,
03:51c'est une opération qui est impressionnante,
03:52mais qui est assez simple.
03:53Finalement.
04:02Si on veut comparer un ultime à une Formule 1,
04:05il faut se dire que tout le train de pneus,
04:06de suspension,
04:07ça va être nos appendices,
04:08parce que ça nous permet de diriger le bateau,
04:10et aussi de le rendre maniable dans de la mer,
04:13qu'il y ait des vagues, qu'il n'y ait pas de vagues.
04:15Après, par contre, pour la puissance du bateau,
04:17le moteur du bateau,
04:18ça va vraiment être tout son gréement,
04:19donc le mât, la baume.
04:22Si jamais la baume venait à la casser,
04:24là, c'est vraiment une perte de puissance
04:26qu'on ne peut pas se permettre d'avoir sur une course.
04:29Donc, on va le réparer.
04:41Évidemment, on doit avoir un moteur à 100% de sa perf,
04:44et dès qu'il y a un problème sur les éléments du moteur,
04:47en l'occurrence la baume,
04:48on doit le réparer pour être sûr que la baume soit à 100%
04:52de sa performance et de sa fiabilité.
04:55Il y a tout sauf le powerbatch, là.
04:58Il y a le powerbatch.
05:00Deux, trois.
05:01Là, c'est pas mal.
05:02OK.
05:03On peut sangler ?
05:04Oui, on peut sangler.
05:11La suite, après, ça va être préparer la chute du foil.
05:15On décide de déposer le foil et la dérive du bateau
05:19pour pouvoir travailler dessus.
05:23On sait que les navigations abîment la surface des appendices,
05:27et pour avoir une performance maximum,
05:30il faut que ces surfaces-là soient les plus propres possibles,
05:33autant en termes de surface qu'en termes de peinture.
05:35Et pour ça, on a besoin de beaucoup de temps
05:37pour faire cette préparation de surface-là.
05:40OK.
05:41Est-ce qu'on commence à la verticaliser ?
05:43Oui.
05:44On y va.
05:44Alors, du coup, Régis ?
05:47Sur une manutention d'apprendice,
05:51généralement, on est cinq à graviter autour du bateau
05:54et on a un plongeur.
05:55Donc, ça fait six personnes à mobiliser.
05:57Tu peux aller plus vite.
05:59Plus moi qui coordonne tout l'ensemble.
06:02De toute façon, l'idée, la housse du flétner,
06:04tu la mets à plat sur l'eau,
06:06et puis c'est en montant la dérive
06:07qu'elle va se coller dessus.
06:08Voilà, tu la mets à cheval sur le truc et hop !
06:12Superbe !
06:12L'idée de se cacher des appendices,
06:14c'est de ne pas dévoiler notre stratégie de forme d'appendice aux autres équipes
06:18et donc, du coup, de conserver ce secret
06:20sur quel compromis on a été chercher
06:22sur les formes hydro de notre dérive.
06:26C'est là où se concentre un peu
06:28tout le secret de l'innovation et de la technologie.
06:31Donc, plus on protège ces appendices,
06:34plus on garde de l'avance sur ses concurrents.
06:42On peut se faire un mail le croc ?
06:43Allez, j'y vais.
06:44Il faut un casque ?
06:46Déposer la dérive du bateau,
06:47c'est une opération délicate pour plusieurs aspects.
06:49Déjà parce que c'est un appendice qui est lourd,
06:52il fait plusieurs centaines de kilos.
06:53Vous ne restez pas en dessous de la dérive ?
06:55Le deuxième point, c'est que c'est un appendice qui est sensible,
06:58qui est déjà fragile.
06:59Du coup, on n'a pas envie ni de la faire tomber,
07:01ni de la cogner quelque part,
07:02sinon ça va nous racheter du boulot.
07:06C'est bourrin.
07:09Je peux avancer encore un tout petit peu.
07:13Tu vas bien comme ça ?
07:17C'est le bon moment pour finir la manœuvre.
07:20C'est le grand qui arrive.
07:24Et le feuille est encore plus lourd,
07:25il est encore plus imposant.
07:27Je ne le tiens plus là.
07:28Tu l'as Erwann ?
07:29Je l'ai.
07:30Donc on risque encore plus de se blesser
07:31si jamais il y a une mauvaise manip
07:32ou une mauvaise communication.
07:35Ok, j'arrête de lever.
07:37Je pivote.
07:39Ok, je l'ai.
07:42Ok, tu peux descendre là ?
07:44Pour réaliser le travail qu'on a à faire
07:46sur le feuille et la dérive,
07:47on va s'installer dans notre chantier
07:50à la Trinité-sur-Mer.
07:57Faites gaffe au bout, les gars.
07:58Tu peux avancer.
07:59On va repréparer la surface.
08:02Donc du coup, poncer les zones
08:04qui ont pu être abîmées
08:05pendant le fasse net
08:05ou les qualifications.
08:08Ils ont pris une bouée de casier,
08:10ça a enroulé.
08:11Du coup, le bout,
08:12il a cisaillé le carbone
08:13et la bouée,
08:14elle est venue pas de pied dessus,
08:15donc elle a pété le bord de fuite.
08:17On sait que plus la surface est lisse,
08:20le meilleur elle se comporte dans l'eau.
08:21Et puis même psychologiquement,
08:23pour Anto,
08:23de savoir qu'il a les meilleurs appendices,
08:25les mieux préparés de la terre,
08:27ça lui permet psychologiquement
08:29d'aller plus vite aussi.
08:31Ouais, c'est de la base.
08:33Il y a un côté où on s'en veut un peu
08:35d'avoir abîmé ou cassé le bateau,
08:37même si on sait pertinemment
08:38que c'est pas de notre faute.
08:50C'est dur de rentrer de la navigation
08:53et dire voilà, le bateau est cassé,
08:54maintenant il faut le réparer.
08:56Donc si on peut être là
08:57et on peut le faire
08:57et partager ces moments-là
08:59avec l'équipe,
09:00je pense que c'est important.
09:10Ce qu'on va faire à la baume,
09:11c'est vraiment une réparation
09:12en profondeur
09:13de la fissure qu'on a trouvée.
09:16Et à la limite,
09:16on peut enlever les esquettes.
09:18Ce qui va permettre
09:18de mettre juste ce qu'il faut
09:20en carbone et en résine
09:21pour faire une réparation
09:22et pas plus
09:23pour ne pas transporter du poids pour rien.
09:42Quand on passe 10 jours
09:43sans naviguer,
09:44c'est pas forcément long
09:45parce qu'il y a toujours
09:46quelque chose à faire
09:47pour éviter d'avoir
09:49la sensation de perdre du temps.
10:03On profite du temps
10:04qu'on consacre à réparer le bateau
10:06et à le préparer
10:07pour utiliser un partenariat
10:09que le groupe a
10:10avec le stade toulousain
10:13pour essayer de comprendre
10:15la manière dont ils entraînent
10:16leurs sportifs
10:17et voir comment est-ce que nous
10:18on pourrait adapter
10:19cet entraînement
10:19à nos skippers.
10:21Donc on crée ce déplacement
10:22avec Anthony et Julien
10:23à Toulouse
10:24aux côtés des équipes du stade,
10:26aux côtés d'Hugo Mola.
10:29Salut, ça va ?
10:30C'est ravi.
10:31Non, écoute,
10:32bienvenue à vous.
10:33Hugo Mola,
10:34c'est une figure du rugby français.
10:36D'être accueilli
10:36dans les locaux
10:37du stade toulousain,
10:38ça marque.
10:39Donc on essaie
10:40de défendre collectivement
10:41de manière à ce que
10:42on ne soit pas justement
10:43mis à la force
10:44et voilà,
10:45on prend un accès.
10:52On accède à la pelouse,
10:53les joueurs sont en train
10:54de s'entraîner,
10:55on voit le niveau
10:56d'intensité,
10:56de se retrouver
10:57avec des joueurs
10:59plutôt stars.
11:01En tant que marins,
11:02on est assez peu starisés,
11:03le rugby,
11:04ils sont quand même
11:05très présents médiatiquement,
11:07donc on croise
11:08des joueurs
11:08qu'on est habitués
11:09plutôt à suivre
11:10derrière la télé.
11:13L'idée,
11:14c'était surtout
11:14de se mettre
11:15dans un environnement
11:16où finalement,
11:17ils allaient pouvoir
11:18regarder comment
11:20ils rendaient possible
11:20leur victoire
11:21et comment ils cultivaient
11:22cette excellence.
11:24On va très très loin
11:25dans le détail,
11:26on essaye en tout cas
11:27d'aller très loin
11:28dans le détail.
11:29Donc là,
11:30notre aimerait...
11:30Dans cet objectif
11:31de performance
11:31et de montée en gamme,
11:33l'un des enjeux aussi
11:34était de réfléchir
11:35à savoir comment est-ce
11:35qu'on peut améliorer
11:36la qualité de préparation
11:38sportive de nos skippers.
11:40Est-ce que vous êtes
11:41à 100% prêts
11:43pour vous entraîner ?
11:44Est-ce que vous avez
11:44des courbatures ?
11:45Est-ce que le dodo
11:46s'est bien passé ?
11:47On a plein de questionnaires
11:49aussi pour les joueurs,
11:50pour le staff.
11:51C'est super intéressant
11:52d'échanger avec Saad
11:54qui est responsable
11:55du pôle data
11:56au stade toulousain.
11:58Eux, la performance
11:59est essentiellement humaine
12:00et donc ils instrumentent
12:02leurs joueurs
12:03pour connaître
12:04leur état de santé,
12:04leur état de performance.
12:06Ça m'a toujours intéressé
12:07la data
12:08pour essayer d'améliorer
12:09tous les process
12:10de la performance
12:10et les objectifs.
12:11Souvent, c'est comme vous,
12:13c'est la victoire.
12:14Là, c'est vraiment eux,
12:15les joueurs,
12:15qui sont au cœur
12:16de cette analyse.
12:17Tu leur fais un par un,
12:19un petit bilan
12:20ou tu discutes avec eux ?
12:21Je sors 5 ans, 6 ans,
12:22ce que j'ai donné,
12:23le déplacement,
12:24l'explosivité,
12:25le poids de corps,
12:26le temps de jeu,
12:27les blessures.
12:28C'est le mec
12:28qui connaît le mieux
12:29tous les gens d'y club.
12:30Je ne sais pas
12:31si je connais le mieux,
12:32mais on essaye
12:33d'avoir le max
12:34d'infos possible
12:34pour justement avoir
12:35des prises de décision
12:37objectives.
12:38Nous, aujourd'hui,
12:39la data,
12:39elle est focus
12:40surtout sur notre machine.
12:42C'est notre bateau
12:43qui est connecté,
12:44c'est la machine,
12:45notre outil de travail.
12:46Et pas du tout nous.
12:47C'est vrai qu'il y a
12:48très peu d'études
12:50sur les marins,
12:51sur ce qu'on vit,
12:52comment notre corps humain
12:55vit une course au large.
12:57On n'a aucune donnée là-dessus.
13:00Fréquences cardiaques,
13:00sommeil,
13:02fréquences inspiratoires.
13:03On le mesure en personne.
13:05On le mesure en personne
13:05avec la montre,
13:07mais pas vraiment sur l'eau, non.
13:09On analyse aussi un petit peu
13:10nos cycles de sommeil
13:11de temps en temps.
13:12On a dû le faire,
13:12j'ai dû le faire en 20 ans,
13:14j'ai dû le faire deux fois.
13:15Et puis surtout,
13:17on ne s'échauffe pas du tout.
13:18Tu peux dormir.
13:19Et puis là,
13:19tu as une arme qui sonne
13:20parce que c'est le vent
13:21qui change de direction fortement.
13:24Dans l'instant,
13:24tu te mets à mouliner
13:25et tu as une demi-heure
13:27de colonne.
13:27Il y a froid.
13:29Il y a des raisons de plus
13:30que vous,
13:30on y est d'horreur à vous.
13:32Oui, justement, pour voir.
13:33On a pu échanger
13:34sur des tas de domaines
13:36sur lesquels on fait vite
13:37un parallèle
13:37avec notre sport à nous.
13:39Il y a une passerelle évidente
13:41dans la performance humaine
13:42d'aller apprendre des choses
13:43sur les organismes des marins.
13:47Quand on rentre sur la pelouse,
13:49on s'engage.
13:50Quand on monte sur le bateau,
13:51on switch et on s'engage.
13:53Et ce passage au Stade Toulousain,
13:54il m'a fait prendre conscience
13:55que pour démarrer les courses,
13:57démarrer les transats,
13:59il fallait penser un peu
13:59à rugby et dire
14:01qu'il n'y a pas de round d'observation.
14:03Au coup d'envoi,
14:04il faut directement
14:05être dans l'engagement.
14:06Il faut aussi être conditionné
14:08avant mentalement.
14:11Profitons-en
14:12puisqu'on nous met
14:13la possibilité d'échanger.
14:15Oui, carrément.
14:17Et nous, on s'est dit
14:18comment est-ce qu'on peut
14:19s'appuyer sur le Stade Toulousain,
14:21sur leur expérience
14:21pour accompagner
14:23Julien et Anthony
14:24dans cette orientation
14:25de performance.
14:26Comment est-ce qu'on va
14:26les entraîner eux
14:27et comment est-ce qu'on peut
14:28s'appuyer sur ce qui se fait
14:29le mieux aujourd'hui
14:31dans le monde du rugby,
14:32en l'occurrence
14:32avec le Stade Toulousain ?
14:35Oui, bébé !
14:36On s'arrête là !
14:38Allez, mec !
14:39Ça va, c'est un piqué !
14:50Au départ de la Trinité
14:52pour l'Orient
14:53qui va être le port d'accueil
14:54pour les 24 heures ultimes,
14:55on peut se dire
14:56que le bateau est checké,
14:58en tout cas à 95%.
15:00L'équipe a fait un travail super
15:02sur tous les aspects du bateau
15:04et donc on a tous...
15:05les armes sont peaufinés
15:06pour batailler
15:07sur ces 24 heures ultimes.
15:08C'est parti !
15:16Les 24 heures ultimes,
15:17c'est un peu le warm-up
15:18de la grande course
15:19qui suit,
15:20en l'occurrence,
15:20la Transat Café L'Or
15:21pour cette année.
15:23On va faire un petit brief
15:24pour le...
15:24juste pour répéter
15:25la procédure
15:26de sauter à l'eau
15:27de départ
15:28parce que c'est toujours
15:29quand on est nombreux
15:29qu'on fait des bêtises.
15:32En course au large,
15:33ça serait un peu exagéré
15:34de dire qu'on gagne
15:36la course sur le départ.
15:37Probablement non,
15:37mais la perte, oui.
15:39C'est important de répéter
15:40pour que Anto et Julien
15:42soient les plus rassurés possibles
15:43sur notre capacité
15:44à prendre en main le bateau.
15:46Et du coup,
15:46plus on répète,
15:47plus on est à l'aise
15:47et plus on est dans une atmosphère
15:49qui, je ne vais pas dire cool,
15:52mais dans une atmosphère rassurante.
15:55et sereine.
15:55Et on refera pareil
15:57le jour de la 24h ultime.
16:00Comme ça,
16:00on aura fait déjà
16:00deux fois cet exercice
16:02dans la semaine.
16:03Et puis,
16:03ça nous permettra
16:04d'entre nous
16:05en discuter la semaine prochaine
16:06pour qu'est-ce qu'on aurait pu faire mieux.
16:08Comme dans tout sport de haut niveau,
16:10on passe beaucoup de temps
16:10à répéter
16:11et l'exercice du départ
16:13qui est très spécifique,
16:14ça fait partie des gammes
16:14qu'il faut répéter.
16:15Et bah, bon bosaï ?
16:16Bah, c'est parti.
16:17Vas-y, pousse, pousse, pousse.
16:19Pousse, pousse, pousse.
16:20Marche avant, Ronan.
16:21Il n'y a rien de mieux
16:22que de le faire en grandeur nature
16:23pour être sûr
16:24que ça matche bien.
16:25Top devant.
16:27On peut pousser derrière ?
16:28Ok.
16:29Trop bien.
16:30Parfait les autres.
16:31On peut même se décrocher
16:32si on veut.
16:35On va vers
16:35ce qu'on attend
16:36avec Anto,
16:37c'est-à-dire
16:37de la confrontation.
16:39On sait qu'on est jeunes
16:40en termes d'entraînement
16:41et de navigation
16:42par rapport aux autres
16:42avec le bateau.
16:44C'est sûr et certain,
16:45mais en tout cas,
16:46on a l'envie
16:47de bien faire.
16:54On fait une fausse ligne
16:56de départ
16:56avec une bouée
16:57dans la baie de Kiberon
16:58et avec le sommet rigide
16:59qui a rejoint un après
17:00et qui fait l'autre
17:01comme si c'était
17:02un vrai départ.
17:07Anto et Julien,
17:08ils sont vraiment
17:09déjà dans la stratégie
17:11du départ.
17:12Donc du coup,
17:12nous, on va les soulager
17:13de toute cette partie
17:14de préparation
17:15technique du bateau.
17:19Ce sera à feuilles
17:20pour le départ.
17:22On peut mettre
17:22le chariot à moins un
17:23pour l'instant,
17:24Papo ?
17:24Oui.
17:25Les répétitions,
17:26elles servent
17:27pour Antoine et Julien
17:28de déterminer
17:29quel timing,
17:30quelle distance,
17:31quelle position
17:32par rapport à la ligne.
17:33Pour un faux,
17:33un mille de la ligne
17:35à 15 nœuds,
17:35c'est deux minutes.
17:37Et ça ne peut pas
17:38faire l'objet
17:38de cafouillage
17:40le jour J,
17:41donc il faut répéter.
17:43Entre 10 et 20 minutes
17:44avant le départ.
17:45Là, Antoine et Julien,
17:47reprennent les rênes
17:48du bateau.
17:49On va les gars !
17:50On va le faire !
17:52Et c'est là
17:52qu'on va quitter le bord
17:53avec un bateau
17:54qui est en profil
17:55pour le départ.
17:57OK, on est synchronisés
17:58sur le timing ici,
17:59Antoine ?
18:01C'est tout de suite !
18:02C'est tout de suite !
18:03C'est tout de suite !
18:04On a dit,
18:05on débarque à 10h30,
18:06il est déjà à 8h30.
18:08Il fait déjà deux minutes que...
18:09Donc la partie
18:11entraînement départ,
18:12ça se passe bien
18:13à ceci près
18:14que le matin,
18:15on a découvert
18:16que nos combis sèches
18:18qu'on était censés mettre
18:19pour sauter à l'eau,
18:20les cols latex
18:21étaient dégradés
18:21avec le temps.
18:22Donc on n'a pas
18:23testé les combis sèches.
18:25Donc on a fait
18:26toute la simulation,
18:27mais en débarquant
18:30sur un sommet rigide
18:31de façon classique.
18:33Et puis là,
18:33tu as Antoine et Julien
18:35qui sont tous les deux
18:36tout seuls à bord,
18:37qui manœuvrent
18:38pour partir lancer
18:40sur notre ligne de départ.
18:44On est encore
18:45à plus de 1000 mètres
18:46de la ligne.
18:46Il faut se rapprocher un peu.
18:48Une fois que tu as accéléré,
18:49si tu fais un gros verreouet
18:50pour gagner dessous ?
18:52On est à une certaine
18:53distance de la ligne,
18:54il va falloir le lancer
18:55à pleine vitesse
18:56et il faut qu'on ait
18:57une bonne vision du temps
18:58que ça va prendre
18:59pour arriver ni trop tôt
19:00ni trop tard.
19:01On a 1400 mètres
19:02de la ligne.
19:0725 secondes.
19:0825 secondes,
19:09on est à 180 mètres
19:11de la ligne.
19:125, 4, 3, 2, 1, 2, 1, 1, 2, 1, 2.
19:17Et on coupe la ligne maintenant ?
19:19Oui.
19:21On est pile up again.
19:23Pour moi,
19:24on coupe vraiment
19:25super franche du timing.
19:27C'est bien ce qu'on voulait
19:28pour vraiment ajuster
19:29notre lancée.
19:34Donc la partie entraînement, ça se passe parfaitement bien.
19:38Anto et Julien coupent la ligne virtuelle au top.
19:42Et juste après, ils s'arrêtent.
19:44On les rejoint avec les sommets rigides.
19:47Embarquent à bord les quelques équipiers qui vont faire la navigation jusqu'à Lorient.
19:54On se retrouve à Lorient ?
19:57Oui.
20:02Au moment où le bateau repart, le moment de redérouler le gennaker, ça ne marche pas.
20:10On a un bout qui se coince et qui bloque un peu le déroulé de la voile.
20:15Et là, ça a fait craque, c'est ça ?
20:19Ça a été fait, c'est ça ?
20:21J'ai entendu craquer.
20:23Le système d'enroulement ne fonctionne plus.
20:25Donc on se retrouve avec la voile déroulée, mais sans pouvoir la rouler et la ranger.
20:30On borde du G0, apprenant, tu peux tout choquer.
20:33Ouais, vas-y, choc, choc, beaucoup.
20:36Non, mais ce qu'il faut, c'est rouler la voile et la ranger.
20:39Sur un bateau de 32 mètres avec 450 mètres carrés de toile, c'est un peu scabreux.
20:45Il faut du monde rouler sur la voile.
20:48Fais gaffe qu'elle ne se gonfle pas.
20:50On peut tomber la voile, choquer un peu encore.
20:53C'est des situations où on ne peut pas perdre du temps, il faut que ça aille très vite.
20:57C'est un sprint, quoi.
20:58Et c'est 15 minutes, on donne tout.
21:02Il faut être précis dans nos gestes, il faut aller vite.
21:04Mais j'ai confiance en l'équipage et voilà, on est nombreux à bord.
21:10Le but, c'est de ne pas l'avoir, toi, le troupe sur le pont comme ça pour envoyer.
21:20Le fond n'est pas pété, c'est cette partie-là.
21:23Ça, c'est pas trop grave, ça se refroidit.
21:24Et on change de galette, on ne prend pas le risque.
21:26Donc, il faut trouver une solution pour réparer cette pièce.
21:30Pour appeler Jérène ?
21:33Lui, il a en 7 dossiers.
21:34On fait des révisions, on fait des checks réguliers, mais de toute façon, ça arrive.
21:39Donc, on a le matériel pour pouvoir remplacer quand ça arrive.
21:42Oui, ça devrait arriver de toute façon.
21:44Par contre, ça met le doigt sur un dysfonctionnement
21:47qu'il ne faut absolument pas que ça arrive en course.
21:52Je n'ai aucun doute sur le fait qu'on va résoudre ce petit problème rapidement.
21:58Mais c'est un petit problème qui peut engendrer d'autres gros problèmes.
22:21Une journée frustrante parce qu'on a toujours envie que le convoyage se passe 100 heures
22:27et qu'on n'alourdisse pas le travail de l'équipe une fois le bateau arrivé à Lorient.
23:01Les 24 heures ultimes, c'est une course qui se déroule en deux temps.
23:04Il y a une partie de run en équipage et puis une partie pendant 24 heures en double.
23:21On va retrouver l'ensemble des concurrents qui vont faire aussi la Transat Café L'Or.
23:27Donc, il y a SVR, Lazartig, Banque Populaire et Sodebo
23:30qui vont être nos trois adversaires sur ces 24 heures ultimes.
23:42Le matin des run, on est assez sereins.
23:45Le bateau est prêt, ça, on sait.
23:47À tous les concurrents, à tous les concurrents.
23:51C'est 24 heures ultimes, bienvenue pour cette journée de run.
23:56Ouverture des run à 10 heures et 10 minutes.
24:00Merci à tout le monde.
24:02Les journées de run, c'est les journées de vitesse.
24:05On a eu le départ entre deux bouées et on a fini d'arriver à 1 000,
24:10donc à peu près à 1,8 km juste après.
24:16Le truc qui se rapproche le plus, c'est contre la montre.
24:19C'est-à-dire, il y a une porte d'entrée et une porte de sortie.
24:20On passe autant de fois qu'on veut, mais on est topé à l'entrée et à la sortie.
24:24Il faut faire le meilleur chrono.
24:26C'est un peu comme les essais de Formule 1, oui.
24:33Pour nous, c'est un moment qui est important parce que c'est un peu le moment
24:35où les écuries viennent montrer leurs muscles, se jauger,
24:38montrer qu'il est le plus fort, chacun se regarde.
24:41C'est important de ne pas simplement faire de la figuration
24:44parce que les autres nous regardent.
24:46Est-ce qu'ils sont prêts ? Est-ce qu'ils ne sont pas prêts ?
24:48C'est vrai qu'il y a tous les adultes qui sont là.
24:51C'est encore une journée où on peut essayer de ne pas se confronter par rapport aux autres.
24:55Mais si on peut mettre un petit coup de pression
24:57et dire qu'on a eu de temps en temps les meilleurs temps dans les sessions de run,
25:03c'est toujours bon à prendre.
25:06Ils vont vite quand même.
25:08Le premier run se passe bien.
25:10Les bateaux reviennent, partent sur le deuxième run.
25:13Et comme il n'y a vraiment pas beaucoup de vent,
25:14on suit le bateau, mais assez proche.
25:17Attention pour le départ actuel.
25:20Stop pour actuel.
25:23Sur le second run,
25:24on est déjà lancé sur le run.
25:27Et puis d'un coup, on entend une détonation.
25:30Parce qu'on a une pièce qui tient plusieurs tonnes
25:33de charge d'une voile d'avant qui explose.
25:35Oh la vache !
25:36Il y a un truc qui est tombé en haut
25:39et la galette qui a explosé.
25:41La voile se décroche de son point d'attache
25:45au moment où la pièce casse.
25:47Je vois même un plouf juste devant le sommet rigide
25:50que je pilotais, qui était à 50 mètres du bateau.
25:53Oh putain, incroyable !
25:56C'est la galette qui est cassée !
25:58Les joues de la galette !
26:03C'est ça, le bateau s'est relevé.
26:05Vous faites changement de galette ?
26:07Changement de galette ?
26:07Mais comme la galette de J1 roule dans l'autre sens,
26:10on enlève la ligne d'eau.
26:12Enfin, on brisole un peu.
26:12C'est une situation complètement anormale.
26:17Heureusement qu'il n'y avait pas beaucoup de vent,
26:19l'équipage a maîtrisé la situation très rapidement.
26:23Ça suppose quand même de faire tomber la voile
26:26qui fait 350 mètres carrés.
26:28De la faire tomber sans la rouler.
26:29D'habitude, on la roule sur elle-même
26:31avant de la faire tomber.
26:32Là, elle est tombée en vrac sur le pont.
26:33C'était vraiment un espèce de truc.
26:40Rupture de la chape de la guette.
26:43On va essayer de comprendre ce qu'il s'est passé.
26:49En fait, c'est vraiment très agaçant
26:51quand on s'arrive en course.
26:52Ça fait deux fois en deux jours
26:53qu'on a un souci avec.
26:55Et là, il a fini par casser complètement.
26:57C'est chiant, mais c'est des choses qui arrivent.
27:04Je pense que dans notre sport, c'est le sport mécanique.
27:06Il faut en casser des pièces, il faut en casser des choses,
27:08il faut faire des erreurs.
27:09Tu l'as déclippé pour enculer ?
27:11Là, il n'y a pas besoin de l'être déclippé, je ne pensais pas.
27:13Commence à démonter, je te dis laquelle on va mettre.
27:18Rapidement, on se rend compte que c'est un défaut de blocage à un axe
27:21qui a fait que la pièce s'est cassée.
27:24Je suis rassuré sur le fait que si on vérifie que l'axe est bizarre d'enclencher,
27:29la pièce ne peut pas casser, en tout cas comme elle a cassé là.
27:31On a du sper sur toutes les pièces qui pourraient empêcher que le bateau navigue.
27:35Donc on a un sper qu'on a pu remplacer.
27:41Les aléas techniques, c'est la vie de ce type de choses.
27:45Même si on a un sentiment d'être bien, voilà, un aléa.
27:48Donc là, il y a une petite lumière qui s'allume,
27:52qui quignote en disant attention une fois, mais il faut faire attention.
27:57Voilà.
28:16En tout cas, on a été assez agréablement surpris
28:19de ses performances, justement, dans des conditions très légères, très light.
28:24On fait des très jolis runs.
28:25On est premier sur l'un, second sur l'autre.
28:27On est au rendez-vous, donc pas de problème.
28:30On fait deuxième à cette journée de run.
28:33Au général, derrière SVR, un des bateaux les plus performants.
28:38Donc c'est plutôt une très bonne journée pour nous.
28:46En sort de cette journée de run, c'est vrai que l'équipage, on est bien fatigué.
28:53OK, devant, stand-by. On va reculer un peu plus.
28:57Mais on sait très bien que la journée n'est pas finie,
28:59parce qu'il faut tout de suite basculer sur la préparation du bateau pour le lendemain,
29:04pour les 24 heures ultimes en double.
29:06Préparer nos sacs, se réveiller tôt le matin,
29:08en un matin pour partir pour 24 heures de course très intense, quasiment sans sommeil.
29:13On a de la météo à travailler le soir.
29:21Pour les 24 heures ultimes avec Julien, on peut être aidé avec des météorologues,
29:27avec des routeurs, avant le départ de la course,
29:30à préparer nos navigations, nos stratégies, nos tactiques,
29:32et essayer d'analyser la météo.
29:35Ça, c'est le vent du modèle au départ.
29:37Quand je dis le départ, c'est juste après Penman.
29:41Pour nous aider dans cette préparation météo, on a fait appel à Erwan Israël,
29:45qui est un navigant de l'équipe Gitana,
29:49qui a couru sur ce bateau du temps où il s'appelait Gitana 17.
30:02C'est très enrichissant de l'avoir en tant que routeur,
30:06parce qu'il connaît bien la machine, il connaît bien le bateau.
30:09Vous avez vu, le ciel sera plutôt gris, vent de sud, vent chaud.
30:15On fait notre point météo, et on voit avec Erwan et Julien
30:20que ça va être une course qui va partir vite, mais très lente sur la fin de parcours,
30:25qu'il y a des transitions et une zone de calme plat, de néant, de vent,
30:29qui devrait nous embêter sur ce parcours de 24 heures.
30:33Ce qui est sûr, c'est que plus tu traverses tôt, et plus t'es énorme, mieux c'est.
30:36Et après, tu changes de stratégie si tu vois que ça arrive vite.
30:40En fait, si t'es là, t'as encore toutes les options à cet endroit-là.
30:44Si t'as traversé le front, tu paries sur l'avancement du front,
30:50parce que s'il s'arrête, t'es mort.
30:52Tu pourras pas le redoubler.
30:53Et donc, il faut faire un petit pari sur l'avenir,
30:56comment va évoluer cette zone.
30:59Donc en fait, c'est impossible de savoir.
31:01Moi, je suis incapable ce soir de vous dire si vous avez passé le front.
31:04Il y a encore beaucoup d'incertitudes cette veille de départ,
31:06et on a hâte au lendemain matin pour avoir les derniers fichiers météo.
31:09Alors que là, le routage naturel, il s'est complètement du tout.
31:38Bonjour à tous.
31:41On est tous ravis de vous retrouver pour le départ de la quatrième édition
31:44des 24 heures ultimes, ici depuis Lorient.
31:48Les 24 heures ultimes, c'est notre première course en double avec Julien.
31:53C'est une course vraiment de manœuvre, danse.
31:56Ça va être assez physique.
31:59Le départ est donné devant Lorient le samedi midi avec un parcours
32:05qui va être autour de la pointe de Bretagne, avec un point un peu au sud
32:09et avec un retour des bateaux attendus le dimanche matin.
32:15Il y a quatre concurrents, Sodebo, SVR, Banque Populaire Actuelle.
32:24C'est une course où on a envie de rester au contact de la flotte des concurrents
32:28et continuer à se jauger, à se mesurer, à se renifler, quoi.
32:46Alors il y a un enjeu psychologique.
32:49Parce que si on sort d'une course comme ça en ayant gagné,
32:52on a un petit truc psychologique en plus.
32:55Alors qu'à l'inverse, si on n'a pas gagné, on se met une petite pression.
33:02Allez, locule, locule !
33:04Pour le départ, on choisit de se placer sous le vent de la flotte.
33:08Donc on privilégie surtout l'angle avec lequel on va revenir vers la ligne de départ.
33:14On a bien bossé dessus, on a bien bossé sur l'axe avec lequel on veut couper la ligne.
33:19On est à 1 000 de la ligne.
33:21Il y a Banque Pop qui lance, un peu.
33:24Voilà, qui se rapproche de la ligne.
33:26Il faut aller chasser un peu Sodebo et prendre sa place.
33:30Il ne faut plus que le Banque Pop SVR avance sur nous.
33:32Roll off alors.
33:34Là, je suis... J'essaye de lancer.
33:38Il y a Sodebo et Banque Pop populaire qui sont un peu plus derrière.
33:42Mais on sent que Sodebo, par contre, il est un peu plus tôt sur la ligne, un peu plus à
33:45l'attaque.
33:45Et nous, on voulait essayer de vraiment partir sous son vent.
33:48Essayer de partir vraiment au top départ, à la seconde près.
33:51Il va être tôt, Sodebo ?
33:53Au départ.
33:547, 8.
33:558 ?
33:557, 8.
33:56Je te le fais ?
33:57Ouais, t'es bien pour l'avouer ?
33:591, 3, 2, 1.
34:09Et c'est un bon départ qui vient de nous être confirmé par le comité de course.
34:15Le bateau actuel avec Anthony Marchand et Julien Villon aux avant-postes.
34:20qui franchissent la ligne de départ, lancés à 100% de leur vitesse, à 2, 3 secondes après le top
34:29départ.
34:30C'est le truc parfait.
34:32La copie parfaite.
34:34Le 20 sur 1.
34:36Déjà, c'est une petite victoire.
34:37On a vraiment respecté notre idée de base.
34:40On était assez contents de nous, en tout cas, avec Julien.
34:43C'est bien, c'est bien, Antoine.
34:45Jusqu'au nouveau vent derrière le roi, on veut voler.
34:48Ça ne fonctionne pour nous, pour personne d'autre.
34:52Le bateau, c'est le premier à monter sur ses foils, à voler, à s'échapper du coup.
34:56Parce qu'ils ont la possibilité de faire la route qu'ils veulent.
34:59Donc, ils peuvent passer en mode vol.
35:02La photo est parfaite.
35:05Pour l'instant, c'est actuel Ultime 4 avec Anthony Marchand et Julien Villon qui sont en tête.
35:10Mais bon, ce n'est que le début de la course, bien évidemment.
35:12La course n'est pas finie au moment du top départ.
35:15Et c'est surtout le début d'une bonne épopée de 24 heures, de plein de manœuvres, de changements de
35:20voile.
35:21J'ai l'impression qu'on a poils trop écartés en G2, monsieur Mathieu.
35:25Oui, je suis d'accord.
35:27On continue de chercher nos réglages.
35:29Le bateau n'était pas très stable en vol.
35:31On volait beaucoup trop haut.
35:32On a réussi à l'assagir.
35:35Oui, on est crispé un peu à la barre.
35:36Et puis, c'est les premières heures de barre aussi.
35:41Donc, c'est nouveau, quoi.
35:46Après le départ, on a un bord très rapide qui nous emmène vers l'archipel des Glénans.
35:50Puis, après, une descente très rapide vers la mer d'Iroise, où on doit aller chercher cette première marque de
35:57parcours.
35:58Et ça, ça se fait à haute vitesse, au-dessus de 40.
36:01On est bord à bord avec SVR Lazartic et puis Banque Populaire, en particulier Banque Populaire.
36:09Les bateaux sont à 3-4 longueurs l'un de l'autre.
36:13On sent qu'on est dans le match, que le bateau va vite à ces allures-là et que c
36:17'est un début de course conforme à nos attentes.
36:23Et la réalité, c'est que ça ne se passe pas aussi bien qu'on l'avait imaginé.
36:31On fait une première erreur à la manœuvre sous le vent.
36:35Une erreur un peu de jeunesse.
36:38Il y a à la fois un virage à 180 degrés et un changement de voile à faire.
36:43On se fait un peu happer par la proximité de Banque Populaire et on n'a pas envie de lâcher
36:48un mètre.
36:48Et au final, on fait une manœuvre trop compliquée par rapport au temps à la bouée qu'on a.
36:56On était parti tête baissée et je pense qu'on aurait dû prendre un peu plus de gras, de marge
37:01un peu sur nos manœuvres.
37:05On met une voile en partie dans l'eau au moment de l'affaler.
37:09Et on est obligé de ralentir le bateau pour bien tout sécuriser.
37:12Et donc, tout est un peu fait en catastrophe et on perd pas mal de temps sur cette manœuvre.
37:22À ce moment-là de la course, on sait qu'on n'a pas le droit de perdre de temps
37:25à cause de cette zone de calme à venir.
37:28Donc les cinq minutes qu'on a perdu au passage de cette marque, ça peut être en notre défaveur pour
37:32la suite du parcours.
37:36Ce petit décalage de temps, il a coûté très cher après.
37:39Il y a eu deux salles de ambiance.
37:42Il y a les deux premiers, SVR et Banque Populaire, qui ont des conditions qui leur permettent d'aller vite
37:47et dans la bonne direction.
37:48Et il y a les deux derniers, ils vont moins vite et pas dans la bonne direction.
37:52Enfin, la double peine.
38:07Pendant toute la nuit, on est plus proche de ce débat.
38:09On a perdu un peu le contact avec Banque Populaire et SVR.
38:12En tout cas, on est toujours à cœur d'essayer de trouver nos bonnes options pour essayer de les rattraper.
38:19C'est bien qu'ils nous attendent un peu, là.
38:22Pour l'instant, ils ont du vent.
38:25Le vent commence à mollir, comme prévu.
38:28Mais on a toujours un peu de vent pour avancer pendant toute la nuit.
38:30Et là, on change de voile, on met une grosse voile devant, un grand, grand génois.
38:35On appelle ça un J1.
38:38Elle est sur le poste, putain ?
38:39Putain, ouais.
38:42Attends, je vais voir devant.
38:48C'est la gaine qui a pété.
38:51Cette gaine de notre J1 casse, on a entendu une grosse détonation.
38:55On n'a pas la bonne voile en ce moment.
38:57On est handicapant.
38:58On fonctionne en mode dégradé, on n'a plus la voile optimale.
39:02J'ai gardé cette voile pendant toute la fin de la course.
39:05Alors que le vent va encore plus se mollir et on ne pourra plus changer de voile.
39:08Et donc, on sait qu'on va être défavorisés pendant toute la suite.
39:12On a un petit coup de pouce du vent, là, que ça forcisse un peu, qu'on soit un peu
39:15mieux à l'aise avec cette voile.
39:19Mais au final, pendant toute la nuit, on se bat, on lutte, le jour se lève et on est toujours
39:24au contact de Sodebo.
39:31Et la problématique, c'est que les deux premiers, ils ont réussi à rester dans cette zone de vent.
39:36Et nous, avec Sodebo, on se fait croquer complètement par la molle au petit matin, par le calme plat.
39:42Et donc là, on arrive dans des conditions de vent faibles, nulles, presque.
39:46Donc là, le jeu est fait. On sait très bien qu'on ne pourra pas terminer la course proche des
39:51deux premiers.
39:52C'est comme s'ils nous avaient mis un caramel, Bank Pop et SVR. Et voilà, ça fait chier.
39:58C'est vraiment essentiel de se rendre compte qu'on ne peut pas gagner si on n'est pas à
40:03chaque instant au top des décisions, de la performance, des choix, de l'attention, etc.
40:08Et ce n'est pas la course vers la mesure.
40:12Il ne faut pas perdre un mille, pas un mètre, parce que les quelques mètres et mille que tu perds,
40:17avec un peu de malchance météorologiquement parlant, je parle, ça peut se transformer en des kilomètres d'écart.
40:27Quand on me dit qu'on n'a pas pris la bonne option et qu'on n'a pas eu
40:30de chance, parce que pour le coup, on n'a pas eu le système météo, on a raté la bonne
40:37séquence et on s'est retrouvés scotchés.
40:39Et non, je ne veux pas entendre ça. C'est parce qu'à un moment donné, on n'a pas
40:43pris la bonne option d'une façon ou d'une autre.
40:56Il y en a deux qui sont arrivés huit heures avant nous sur une course de 24 heures.
41:00C'est quand même terrible, parce qu'au final, on ne finit pas notre course, on n'est pas au
41:03rendez-vous.
41:05Samuel me dit que je n'investis pas dans un projet comme ça pour ça. On ne peut pas se
41:09satisfaire de ça.
41:11J'ai un échange avec Anthony et je lui dis clairement que je ne suis pas satisfait.
41:17On sait qu'on a fait quelques petites erreurs et le résultat est plutôt une claque à l'arrivée.
41:35Je vais passer 24 heures sur un des plus gros bateaux de course du monde.
41:39C'est un challenge de traverser l'Atlantique pour ce genre de machine.
41:44Pille-toi !
41:45Ça monte !
41:47Il ne faut pas qu'il fasse la course en fonction des autres.
41:49On est là pour faire un résultat, pas pour se glorifier d'être au milieu du plateau.