00:01Je ne sais pas très bien comment qualifier dans sa tête.
00:04Ce que je constate, c'est qu'en tout cas, cette déclaration spontanée est révélatrice.
00:10Parce que si le président de la République pense que le tournant, c'est hier,
00:13je comprends mieux pourquoi les choses se dégradent à cette vitesse.
00:19Il est à la tête d'un pays qui est inquiétant, plus qu'inquiétant,
00:23où en effet, il dit à la fin, et il a raison,
00:27il ne faut pas que nous réfléchissions collectivement avec l'idée d'un camp contre un autre,
00:32des uns contre les autres.
00:33Le problème, c'est qu'il oublie lui-même une partie des gens qui sont frappés
00:36parce que rejetés par une autre partie de la population en France.
00:41Donc c'est très malheureux.
00:43Et il aurait pu remarquer par ailleurs, le président de la République,
00:45qu'en effet, depuis hier, il n'y a pas de mets dans les déclarations,
00:49il n'y a pas d'accusation de récupération, vous voyez ?
00:52100% de la classe politique condamne de la même manière le recours à la violence et au meurtre,
00:57en l'occurrence, pour quelque raison que ce soit.
00:59Donc vous voyez, on pouvait avoir une unité,
01:01le président arrive et nous dit
01:03« J'ai oublié beaucoup de familles qui sont déjà meurtries dans leur chair ».
01:07C'est triste en fait.