00:00Voilà, ce Point Presse est l'occasion pour moi de faire un point sur le dispositif qui va être mis
00:06en oeuvre, mis en place pour la journée de mobilisation de demain,
00:11dite donc du 24 octobre, avec à mes côtés M. le préfet de police, M. le directeur général de la
00:17gendarmerie nationale,
00:18Mme la directrice générale adjointe de la police nationale et M. le directeur général de la sécurité civile et de
00:24la gestion des crises.
00:26Vous dire d'abord qu'on s'attend demain, évidemment, puisqu'il y a de nombreux appels à mobilisation, notamment
00:33sur les réseaux sociaux ou par un certain nombre d'organisations.
00:37Donc il y a des appels à mobilisation sur la voie publique et donc on s'attend évidemment à une
00:43journée où il y aura évidemment un dispositif de maintien de l'ordre extrêmement important
00:49que je vais vous détailler et je répondrai ensuite évidemment à vos questions.
00:54Ce que je voulais dire en premier lieu, c'est que, eu égard aux incidents nombreux qui ont eu lieu
01:02le 17 octobre dernier,
01:05et notamment dans un certain nombre de centres-villes, des pillages notamment de commerce, des attaques de bâtiments publics,
01:11donc eu égard à ces nombreux incidents et ces troubles à leur public importants.
01:16Chaque préfet, chaque préfet, et c'est ce qui a été d'ailleurs rappelé par le président de la République
01:20hier,
01:21chaque préfet examine de très près la situation des manifestations déclarées ou pas,
01:28et procède un examen minutieux à l'issue duquel les préfets sont amenés à prendre un certain nombre de mesures
01:35de police administrative
01:36et notamment des arrêtés d'interdiction de manifestation partout où, selon leur appréciation locale,
01:42ils considèrent que réorganiser une manifestation ou permettre que se tienne tout simplement une manifestation
01:49dans un endroit où il y a eu des troubles à leur public très important samedi dernier,
01:53notamment des pillages de commerce,
01:57ou tout simplement permettre que se tienne une manifestation dans un endroit où il y a de nombreux commerces,
02:02eu égard à ce à quoi on a assisté la semaine dernière pour de nombreux préfets,
02:06et à juste titre, ça n'est évidemment pas possible.
02:08On considère qu'il y a un risque trop important de trop à leur public,
02:12d'où un certain nombre de mesures de police administrative qui ont été prises par chaque préfet,
02:16eu égard aux appréciations locales,
02:19mais je voulais vous décrypter un petit peu ces mesures et pourquoi elles sont prises.
02:25Donc on a un certain nombre de manifestations qui sont donc interdites
02:29et ne sont autorisées, en général par les préfets,
02:33que celles, après encore une fois discussion avec l'organisateur,
02:36après appréciation locale,
02:37qui sont déposées par des structures, des organisations,
02:39qui sont capables d'avoir, de monter un service d'ordre digne de ce nom,
02:43avec un organisateur, des personnes pour encadrer le cortège sur la voie publique,
02:47avec les manifestants,
02:48et à condition évidemment qu'elles ne se tiennent pas dans des endroits
02:51où il peut y avoir des pillages, des troubles à leur public et autres.
02:56C'est-à-dire plutôt à la périphérie des centres-villes et très clairement à la périphérie des centres-villes.
03:00Voilà ce que je voulais vous dire d'entrée de jeu sur les manifestations.
03:03Pour demain, sur la mobilisation, les nombreux appels à se mobiliser sur la voie publique,
03:07dont beaucoup circulent sur les réseaux sociaux.
03:10Nous constatons qu'au-delà des appels d'un certain nombre de structures syndicales,
03:15de syndicats d'étudiants, de lycéens, de différentes formations politiques,
03:19au-delà de ça, nous constatons qu'il y a de nombreux appels de la mouvance d'ultra-gauche et
03:23de l'extrême-gauche radicales,
03:25de nombreux appels sur les réseaux sociaux à commettre des exactions,
03:28et puis qu'il y a à nouveau de nombreux appels à commettre des pillages,
03:32et qui sont évidemment des messages passés par les casseurs.
03:35Ce que je veux dire d'emblée de jeu, d'emblée de jeu,
03:37avec l'ensemble des responsables de la sécurité qui m'entourent,
03:39et après avoir eu plusieurs réunions autour du président de la République et du Premier ministre,
03:43avec l'ensemble des ministres concernés, dont le garde des Sceaux,
03:44c'est qu'on sera intraitables avec les casseurs, avec les pilleurs,
03:48et avec tous ceux qui iront commettre des exactions,
03:51y compris donc pour les mouvances politiques de l'ultra-gauche et de l'extrême-gauche radicale.
03:56On sera absolument intraitables.
03:57Les consignes que j'ai passées, qui vont être relayées par les responsables qui sont autour de moi,
04:01sont de faire preuve de la plus grande fermeté.
04:03Ce qui s'est passé le 17 octobre est totalement inacceptable,
04:08et donc nous serons totalement à la manœuvre.
04:11Il est midi 46 sur Europe 1, vous avez pu entendre les premiers mots de Laurent Nunez,
04:16le ministre de l'Intérieur, qui d'abord s'est exprimé sur cette fusillade dans les Yvelines,
04:22et qui parle d'une fusillade extrêmement grave.
04:24Il se rendra sur place dans les prochaines minutes,
04:26alors que, si l'on comprend bien le premier flic de France,
04:29le parquet terroriste se saisit de ce drame.
04:33Il a présenté un premier bilan,
04:35un décédé, une personne décédée et quatre blessés graves,
04:40mais c'est un premier bilan qu'il faut prendre avec beaucoup de précaution.
04:44Et puis, il a commencé à présenter le dispositif de sécurité et de maintien de l'ordre
04:51tout au long du week-end,
04:52avec cette crainte d'émeute et de violences insurrectionnelles.
04:57De nombreux appels de l'ultra-gauche, a dit le ministre de l'Intérieur,
05:01et un dispositif de sécurité exceptionnel,
05:06avec cette formule qui avait été employée le week-end dernier par Emmanuel Macron,
05:09on sera intraitable.
05:10C'est jamais bon signe, ni quand on parle d'un promettre d'être intraitable.
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