00:01Bonjour, merci de me recevoir.
00:04Écoutez, aujourd'hui, il y a toujours un sentiment d'abandon à Bordeaux chez les commerçants,
00:10un sentiment de traumatisme et des questions qui se posent de savoir si on ouvre ou on n'ouvre pas
00:15samedi.
00:16On a sollicité les pouvoirs publics, la mairie, la préfète, les organismes
00:23pour demander l'interdiction de la manifestation dans le centre-ville.
00:26Ça a l'air de prendre une bonne tournure.
00:28On a demandé des renforts de police aussi.
00:30On a vu qu'aujourd'hui, à Bordeaux, beaucoup de renforts de police arrivaient
00:32et se positionnaient aux abords de nos commerces pour nous protéger.
00:36Donc, on a l'impression que les choses bougent quand même.
00:39L'interdiction de manifestation dans le centre de Bordeaux a été demandée par le maire de la ville.
00:45Ça, c'est un élément qui vous rassure malgré tout pour samedi prochain ?
00:50Oui, tout à fait, à condition que l'itinéraire soit un itinéraire
00:53qui contourne réellement le centre-ville de Bordeaux
00:57et la proximité des commerces.
00:59Puisqu'on sait très bien que toute manifestation
01:03potentiellement engage des débordements.
01:05Et donc, il faut être sûr de l'itinéraire qui convient.
01:09Alors, les commerçants et les artisans ont été invités
01:11à protéger leur devanture par la mairie de Bordeaux.
01:14Sans délai, je cite, ni déclaration préalable auprès de l'architecte des bâtiments de France.
01:18Ça, c'est quelque chose que vous allez pouvoir mettre en œuvre pour samedi ?
01:21Alors, il y a beaucoup de commerçants mis en œuvre.
01:24Alors, on a effectivement une problématique d'artisans qui ne sont pas forcément disponibles.
01:28Donc, il faut qu'on ait effectivement trouvé des ressources d'ici là pour que tout le monde puisse se
01:31protéger.
01:32Mais ce n'est pas l'idée qu'on veut non plus.
01:33Nous, on veut travailler sans se barricader.
01:35Donc, oui, ceux qui ont été indémagés, par définition, doivent se protéger puisqu'ils n'ont plus de vitrines.
01:41Mais nous qui avons des vitrines, on n'a pas forcément envie de les masquer
01:44parce qu'on a un risque de débordement, de pillage.
01:48Ce n'est pas ce qu'on veut, en fait.
01:49Nous, on veut travailler sans se barricader.
01:50C'est pour ça qu'on a fait ce mouvement de brassard noir
01:52qui se répond un peu partout à Bordeaux et en France,
01:56qui, en fait, est le symbole de dire qu'on veut travailler sans se barricader.
02:01– Malgré toutes ces annonces de la mairie de Bordeaux, vous vous sentez abandonné
02:05ou en tout cas extrêmement exposé, fragilisé ?
02:10– Alors, pour le coup, pour être honnête, on se sent un peu moins abandonné
02:15depuis ce qui s'est passé ce week-end.
02:19Et heureusement, ça a fait un électrochoc, j'ai l'impression, auprès d'un certain nombre d'élus.
02:27Donc, ils font ce qu'ils font quand même.
02:28Ils font ce qu'il faut.
02:29On sent qu'il y a quand même des choses qui bougent, mais ce n'est jamais assez.
02:33En tout cas, nous, on n'a pas du tout envie de revivre ça.
02:35Ça a été le jour de trop et on ne peut pas revivre ça une deuxième fois.
02:38Donc, j'espère que les moyens seront mis pour éviter tout débordement.
02:43Mais il y a quand même, malgré tout, un sentiment chez les commerçants
02:46d'avoir quand même l'intention et la volonté de se défendre soi-même.
02:50Donc, on a effectivement, dans l'association dont je fais partie,
02:53qui s'appelle Bordeaux Moncommer,
02:54ce qui représente un certain nombre de commerçants de Bordeaux,
02:57des commerçants qui se sont équipés en prévision de samedi.
03:01Merci.
03:01Merci.
03:01Merci.
03:01Merci.
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