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  • il y a 10 minutes
Après une nouvelle nuit de couvre-feux localisés dans plusieurs villes pour empêcher les violences des 17 et du 18 octobre de se reproduire, le gouvernement cherche toujours une issue à la crise et se veut déterminé d'abord à rétablir l'ordre.

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Transcription
00:00Et comme beaucoup de Français, à mon avis, je vous le dis, j'ai pleuré.
00:03J'ai pleuré en regardant brûler l'hôtel de ville de Limoges,
00:06qui est un hôtel de ville absolument magnifique,
00:08parce que j'ai souvent été à Limoges, c'est l'une des plus belles gares de France,
00:11peut-être la plus belle, elle est incroyable,
00:13et puis l'hôtel de ville est aussi dingue.
00:15Et j'ai pleuré parce que c'est vrai, on a fait du mal au pays.
00:19Alors après, je trouve qu'il faut être prudent, vous voyez,
00:22je ne suis pas du tout d'accord avec vous, je crois qu'il y a diallo,
00:25parce que je vais la défendre une fois n'est pas coutume,
00:27elle critique, il faut laisser le droit à la critique.
00:30Elle a le droit à la critique, elle critique sévèrement,
00:32je ne suis pas d'accord avec elle, mais elle a le droit de le faire.
00:34Et si elle dit ça, je veux dire, je pense que ce n'est pas une façon,
00:37elle ne soutient pas les pillards, elle critique.
00:39Elle n'a pas dit ça, la question c'est que dans ce moment...
00:42Après, ce qui est vrai, c'est qu'il y a le problème du pillage,
00:47de la perte de l'autorité, et là je suis désolé, Prisca Ténault,
00:50je me retourne à nouveau vers le Président de la République,
00:52parce que s'il y a une crise de l'autorité,
00:54ben oui, c'est le Président de la République,
00:55depuis toujours, en tout cas sous la Vème République,
00:58peut-être pas sous la Troisième ou la Quatrième,
00:59mais c'est le Président de la République qui incarne l'autorité.
01:02Et ce Président-là, on ne peut pas dire du tout qu'il incarne l'autorité.
01:06Il s'est baladé avec un t-shirt, violence policière, etc.
01:09Regardez d'ailleurs comment la police est traitée,
01:11c'est-à-dire la police, la police, on l'a envoyée au massacre.
01:15Vous voyez ce que je veux dire ?
01:16C'est quand même un problème.
01:17Au massacre ?
01:17Non, au massacre, enfin, vous avez eu 1000 blessés,
01:201000 blessés, il y en a 4 fois moins en face.
01:23Non, mais je pense que là-dessus, il y a un problème.
01:26Vous êtes d'accord que...
01:27Dans ce régime, depuis 10 ans, il y a un problème avec l'autorité.
01:31L'autorité, être président, vous savez ce que disait De Gaulle,
01:34parce qu'on citait De Gaulle tout à l'heure,
01:36et c'est tellement juste.
01:37Gouverner, c'est être dur,
01:39et gouverner, c'est dire non, non, non.
01:41Voilà.
01:42Ça, c'est des choses qui répétaient régulièrement,
01:43et je crois que gouverner, c'est ça aussi.
01:45Parfois contre le peuple qu'on aime,
01:47contre la France qu'on aime,
01:48contre les Français, bien entendu,
01:50pour leur bien,
01:51parce qu'on pense que c'est vers ça qu'on doit aller.
01:53Sous-titrage Société Radio-Canada
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