00:00Les mesures qui avaient été prises samedi dernier n'étaient pas proportionnées, n'étaient pas adaptées,
00:06n'étaient pas à la hauteur de la violence que l'on a connue et de l'ampleur des manifestations.
00:14Naturellement, par manque d'anticipation, mais aussi par des décisions contradictoires.
00:20Ce que nous avons payé, quelque part, c'est le en même temps macroniste.
00:25J'ai échangé avec beaucoup de policiers, avec beaucoup de préfets.
00:28Ils ont tous été déstabilisés par la prise de parole du président de la République,
00:33qui leur a en gros donné des consignes relayées par M. Nunes, qui en gros n'existent pas dans le
00:39dispositif,
00:39qui n'est que le porte-parole de M. Macron, pour dire, attention, il ne faut pas de vague.
00:48L'empathie face à des casseurs, c'est la consigne qu'avait donnée le président de la République.
00:54Donc il y a eu moins de force.
00:56Ça a joué, vous pensez ? Ça a désarmé moralement les forces de l'ordre ?
00:59Il y a eu moins de force, moins de moyens.
01:01Et puis, on a une gestion de l'ordre public qui était totalement incohérente, totalement incohérente.
01:07Il y avait, samedi dernier, il y avait, on dispose aujourd'hui de 170 forces mobiles,
01:15CRS ou escadrons de gendarmerie.
01:18Il y en a eu à peine 70 qui ont été mobilisés.
01:24Donc on était à moins de la moitié des effectifs possibles.
01:27Je prends un exemple à Nice, dans ma ville.
01:29On nous a enlevé une compagnie républicaine de sécurité, la CRS,
01:34un quart d'heure avant le début de la manifestation,
01:37pour la rapatrier en urgence à Marseille, désorganisation totale,
01:41alors qu'il y avait une CRS au repos à Saint-Laurent-du-Var,
01:46dans le département des Alpes-Maritimes.
01:47J'ai moi-même appelé pour dire, mais activez cette CRS.
01:51Alors, on en a fait venir une autre, mais ça veut dire que c'est de la désorganisation,
01:56c'est de l'amateurisme.
01:57Les policiers ont manqué de moyens, ont marqué de grenades,
02:01de désencerclements, ont marqué de lacrymogènes.
02:04Il fallait qu'ils aillent en urgence chercher des munitions qui faisaient défaut,
02:08parce que comme il y avait peu de policiers,
02:10ils ont utilisé pour sortir de nasses,
02:15qui les entouraient avec des casseurs ultra-violents.
02:19Donc, il y a un problème de compétence,
02:21il y a un problème de gestion du maintien de l'ordre
02:24que l'on doit aujourd'hui dénoncer.
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