- il y a 15 minutes
Éric Ciotti, maire de Nice et président de l'UDR, était en direct sur BFMTV.
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00:00Première question, que vous inspirent ces images ?
00:02Il y a eu des mobilisations et des rassemblements dans différentes villes de France,
00:06mais il y a ce qui se passe en ce moment dans la capitale.
00:10Ce que cela m'inspire, c'est un sentiment de colère.
00:15On voit ces images, elles sont insupportables.
00:18Ce ne sont pas des lycéens, des étudiants qui manifestent.
00:22Ce sont des casseurs qui expriment une violence urbaine,
00:26des violences urbaines, qui sont là pour en découdre avec les forces de l'ordre
00:31et qui sont très clairement à la genèse de ce mouvement.
00:36Ce mouvement, on peut l'entendre, il y a des explications,
00:40on les reçoit ou on ne les reçoit pas,
00:42sur l'inquiétude d'une génération qui doute de son avenir
00:47parce qu'elle ne voit pas vraiment son avenir.
00:49Donc, il peut y avoir des questions légitimes des lycéens.
00:53Mais ce mouvement, il a été allumé par la France insoumise,
00:58il est entretenu par la France insoumise
01:00et aujourd'hui, les casseurs viennent de cette ultra-gauche radicale
01:05qui n'est pas là pour soutenir les lycéens,
01:08mais qui est là pour se servir comme quelque part un peu de chair à canon
01:12de ces lycéens pour faire leur révolution et pour préparer ce chaos.
01:18Ils ont installé le chaos politique à l'Assemblée nationale,
01:22ils veulent installer le chaos dans la rue.
01:24Là, c'est une analyse politique où vous vous basez, Eric Ciotti,
01:28sur des preuves extrêmement concrètes et tangibles.
01:30On voit bien au départ ce mouvement,
01:32tous les services de renseignement l'avaient détecté d'ailleurs,
01:35c'était les mêmes tracts à Nice ou à Saint-Denis,
01:39c'était les mêmes slogans sur les réseaux sociaux
01:43et on voit bien qui sont ceux qui ont allumé ces allumettes.
01:47L'essence, elle est sans doute macroniste de cette colère,
01:51mais l'allumette, elle est éléfiste.
01:53Essence, macroniste et allumette, éléfiste.
01:55C'est-à-dire que vous mettez dans le même baril de poudre,
01:58si je puis dire, le gouvernement et la France incendiaire.
02:01Aujourd'hui, on est au bout d'un système éducatif qui s'effondre,
02:04les classements PISA,
02:06on voit bien qu'il y a une interrogation sur ces générations.
02:09Je partage ce que disait Dominique Rizet,
02:11je l'écoutais sur Parcoursup.
02:13Moi, j'ai porté une proposition de loi il y a un an pour supprimer Parcoursup.
02:18Parce que Parcoursup, ça soumet l'avenir d'enfants de génération à des algorithmes.
02:22Donc il y a des revendications légitimes.
02:24Je suis pour la sélection.
02:26Mais un enfant qui veut suivre une filière,
02:28il ne doit pas se retrouver,
02:31du fait du calcul improbable d'un algorithme, dans une autre.
02:35Et ça, quelqu'un qui veut être médecin, qui veut être avocat,
02:39il doit pouvoir poursuivre ses études.
02:41Et les écoles qui doivent les admettre,
02:44doivent installer des systèmes de sélection.
02:46Mais on ne peut pas jouer le destin d'une jeunesse au hasard.
02:50On entend, mais le gouvernement ne va pas aller vers ni la brogation,
02:52peut-être à la marge, en tous les cas, touchée à Parcoursup.
02:55Je comprends cette inquiétude là-dessus.
02:57Les cortèges fournis dans différentes villes pour l'acte 4 du mouvement lycéen,
03:01rejoints par des facultés, Eric Ciotti,
03:03et beaucoup de monde, on l'a vu tout à l'heure, place de la Bastille à Paris,
03:06avec parfois des chants anti-police et anti-RN scandés.
03:10Le slogan, la jeunesse emmerde le Front National.
03:15Je vous propose de l'écouter.
03:37Tout le monde a le droit d'avoir des opinions politiques,
03:40mais de quoi c'est le symbole, selon vous ?
03:41C'est le symbole de ce que je soutenais il y a quelques instants.
03:45C'est une manipulation politique.
03:48Derrière, nous connaissons les organisateurs.
03:51Ces slogans, ils sont là pour participer au chaos,
03:55comme à la fin de la manifestation.
03:58Eh bien, il y a les habituels casseurs,
04:00ceux qui pillent et ceux qui commettent des dégâts.
04:03Quand on brûle un véhicule de pompier,
04:07quand on essaie d'assassiner des policiers,
04:10quand on blesse des représentants des forces de l'ordre,
04:14ce n'est pas une manifestation classique.
04:16C'est les revendications, les expressions de l'ultra-gauche
04:20qui est dangereuse et qui, aujourd'hui, menace la République, je le redis.
04:25Vous condamnez avec une toute si forte virulence et authenticité
04:30quand il y a des blessures sur les lycéens aussi,
04:33par des enquêtes IGPN qui sont ouvertes.
04:35Je ne mets pas sur le même plan ceux qui sèment la violence
04:40et ceux qui défendent l'ordre.
04:42On a là, heureusement, et c'est pour ça que notre démocratie...
04:46Un blessé est un blessé, au final.
04:47Pour que notre démocratie tienne encore,
04:49on a des forces de l'ordre qui ont été...
04:52Il y a eu plusieurs centaines de policiers blessés.
04:55D'ailleurs, les Français ne se trompent pas.
04:57On a eu aujourd'hui deux enquêtes d'opinion.
04:59Une qui est dans les colonnes du Figaro,
05:02une, je crois, chez vous,
05:04qui démontre que les deux tiers des Français soutiennent la police.
05:09Il y a même un quart des Français qui disent
05:11qu'on ne soutient pas suffisamment la police.
05:14Moi, je considère que ceux qui cassent,
05:18ceux qui manifestent de façon violente,
05:21eh bien, il faut qu'en face,
05:23il y ait l'expression de l'autorité républicaine.
05:26Le droit de manifester est un droit constitutionnel.
05:29J'y suis viscéralement attaché.
05:31Un lycéen, un étudiant, peut manifester, c'est son droit.
05:35Mais ce qu'il ne peut pas, c'est piller, c'est casser,
05:39c'est utiliser des gaz pour brûler un enseignant,
05:45c'est asperger des ans.
05:46Vous pensez que ce sont les lycéens qui cassent,
05:48qui pillent, qui brûlent,
05:49ou ce sont des groupes qui s'agrègent ?
05:51Ce sont vraisemblablement des groupes qui s'agrègent,
05:55mais les forces de l'ordre,
05:57elles sont là pour empêcher ces violences.
06:00Et moi, je leur dis ce soir mon total soutien.
06:03Dans l'étude que vous citiez, vous avez raison,
06:05il y a une étude élable pour BFMTV,
06:06une étude Odoxa pour Le Figaro.
06:08Dans celle que vous citiez, les Français, vous avez raison,
06:10ils épargnent plutôt les forces de l'ordre,
06:12et plutôt très clairement.
06:13En revanche, ils tiennent pour responsables du mouvement
06:15et de ces violences.
06:16Un, le gouvernement.
06:17Deux, les lycéens.
06:18Trois, la France insoumise.
06:19La France insoumise, vous en venez d'en parler.
06:20Vous avez demandé cette semaine la révocation
06:23de votre homologue, Bali Bagayoko,
06:25maire de Saint-Denis.
06:26Quelques jours avant vous,
06:27ou en même temps que vous,
06:28Bruno Retailleau a demandé, lui,
06:30a posé en tout cas la question
06:31de l'interdiction de la France insoumise.
06:34Est-ce que vous croyez qu'à l'issue de cette crise,
06:37l'exécutif, ceux qui sont en capacité de le faire,
06:39vont prendre le chemin de ces deux demandes
06:41que vous formulez, Bruno Retailleau et vous ?
06:43Est-ce que vous partagez la demande de Bruno Retailleau ?
06:44Je ne crois pas que l'exécutif va prendre ce chemin
06:47parce que l'exécutif est lâche.
06:49Et l'exécutif est quand même ceux qui ont armé le bras
06:53de ceux qui soutiennent la violence aujourd'hui.
06:55Rappelons-nous quand même qu'en 2024,
06:57M. Attal, Premier ministre de M. Macron,
07:01appeler à voter insoumis.
07:03Rappelez-vous les désistements réciproques.
07:06Si on a ces députés insoumis à l'Assemblée nationale,
07:09c'est grâce à qui ?
07:10C'est grâce au désistement des candidats de M. Macron.
07:14Donc il faut toujours avoir cette mémoire à l'esprit.
07:18La révocation d'un maire est possible par la loi.
07:22Parce qu'un maire est un représentant de l'État.
07:25Il est élu, mais c'est aussi un représentant de l'État.
07:29Et un officier de police judiciaire, vous avez raison.
07:31Et quand on a un maire qui appelle à la violence,
07:34qui légitime la violence,
07:36qui manifeste devant des cortèges violents
07:39avec une écharpe tricolore,
07:40il y a un problème.
07:42Et donc cette révocation, elle est possible.
07:45Interdire un mouvement politique
07:46qui a 70 parlementaires à l'Assemblée nationale,
07:50ça, ce n'est pas possible.
07:51Mais Éric, c'est quand même, pardonnez-moi,
07:53même la révocation de votre part,
07:54elle est étonnante.
07:55Est-ce que ce n'est pas le combat politique
07:57qui doit primer,
07:58plutôt que tenter de révoquer un maire
08:00qui malgré tout a été porté dans une mairie
08:03par des électeurs ?
08:04Oui, il a été élu,
08:04comme les députés de la France.
08:06C'est pour ça que je mets une nuance.
08:09Un maire, il y a des dispositions législatives
08:12qui permettent, en Conseil des ministres,
08:15sur des dossiers préparés par des préfets,
08:19de révoquer des maires.
08:20C'est des cas très rares,
08:22mais ça se produit une ou deux fois par an
08:24quand un maire trahit sa fonction, sa charge.
08:27On peut le faire.
08:29Interdire un parti politique,
08:30c'est en Union soviétique que ça se passe.
08:33Moi, je combats la France insoumise
08:35par les urnes.
08:36Donc, M. Rotaillot est un orateur de l'Union soviétique.
08:38Je dis à Bruno Rotaillot,
08:40et ce n'est pas lui qui est en cause,
08:43au demeurant, ce n'est pas lui qui est en cause,
08:45mais quand même,
08:46qu'on regarde les accords électoraux
08:48qu'il y a eu en 2024
08:50et que ce qui s'est passé en 2024
08:53nous serve de leçon pour la suite
08:55par qui s'est désisté dans certaines circonscriptions
08:59des désistements réciproques
09:02entre le nouveau Front populaire,
09:05le modem Renaissance Horizon
09:07et même, honte,
09:10j'ai été président de LR
09:12et je l'étais à l'époque,
09:13avec certains candidats LR
09:15où il y a eu des désistements réciproques.
09:17– Vous les rendez responsables ?
09:18– Vous les rendez responsables ?
09:20– Mais réciproques, mais s'il y a ce chaos
09:22à l'Assemblée nationale,
09:23c'est parce qu'il y a eu cet accord électoral
09:26en 2024.
09:27On est loin de ce qui se passe dans la rue,
09:29mais quand même, il faut avoir un peu de mémoire.
09:31– Vous permettez qu'on écoute juste
09:32Bali Bagayoko ?
09:34– On peut l'écouter.
09:34– Et vous réagissez juste après,
09:36parce qu'il a pris la parole,
09:37et vous allez réagir à ce qu'il dit.
09:39– Qu'est-ce que ces jeunes ont fait de mal ?
09:42Revendiquent qu'à leur droit réel ?
09:44Dans un des États qui se carriérisent
09:46d'être à cinquième, sixième puissance économique
09:47et qui est en incapacité de comprendre
09:49ce message assez simple
09:51de celles et ceux qui sont les enfants de France,
09:53mais malheureusement, ils ont une particularité,
09:55c'est qu'ils sont issus d'origines différentes
09:58et ils représentent la diversité de la France.
10:00Et malheureusement, dans les actes qui ont été posés,
10:02le président de la République et ainsi que son gouvernement
10:06disent directement qu'ils n'ont absolument rien
10:09d'être français.
10:10– Rien d'être français, c'est-à-dire donc
10:12qu'il y a une discrimination à l'égard en particulier
10:15de la jeunesse, eh bien, issue de la diversité
10:19et de l'immigration.
10:20– Cette jeunesse représente la diversité de la France.
10:22Moi, je vois une jeunesse de France
10:25qui doit être justement unie par ce qui fait
10:30la force de la République, la République,
10:31elle n'est pas là pour établir des distinctions
10:36sur une base d'une pseudo-diversité.
10:39Elle est là pour donner aux citoyens français
10:42l'amour d'une nation, l'amour d'un drapeau.
10:46J'ai voulu le faire dans les écoles de Nice.
10:47– Avec quel résultat ?
10:50– Qui s'y est opposé ?
10:51Le ministre de l'Éducation nationale.
10:53– Effectivement.
10:53– Quand on en est là, c'est le symbole des mots
10:56qui gangrènent notre nation.
10:58Et le gouvernement actuel a une immense responsabilité
11:02dans ce qui se passe parce qu'il a laissé s'effondrer
11:05le système éducatif.
11:07Pourtant, on est dans un pays qui consacre
11:09le plus de moyens en Europe pour l'éducation.
11:12200 milliards d'euros pour l'éducation.
11:14100 milliards quasiment de l'État, 50 milliards des collectivités.
11:19Le reste, c'est des financements privés,
11:21les financements des parents.
11:23Mais ça veut dire qu'il y a un engagement extrêmement important
11:26pour notre éducation.
11:29Et pourtant, on a un système éducatif qui s'effondre.
11:32Et ce qui est d'ailleurs la pire menace pour notre nation.
11:36Parce que quand on n'a plus de scientifiques,
11:38quand le niveau en maths s'effondre,
11:40quand on rentre au collège qu'un tiers des élèves
11:44ne sait pas lire, ça veut dire qu'on n'est plus un grand pays.
11:47Les grands pays aujourd'hui, la Corée,
11:49les pays qui regardent la vie...
11:51Bien, mais alors vous nous direz par quel coup de baguette magique
11:54on inverse tout un système qu'il faut le reconnaître là depuis des années.
11:57En tout cas, déjà, il faut changer ce qui sont les artisans de ce déclin.
12:01Ça, c'est les Français qui en décident.
12:03C'est une réponse électorale.
12:04Elle va approcher. Je souhaite qu'elle approche.
12:07Les mots. D'ailleurs, vous nous direz,
12:08est-ce que ce qui est en train de se passer, ça m'inspire une question,
12:10ce n'est pas un galop d'essai
12:12de ce qui pourrait advenir si Marine Le Pen venait au pouvoir ?
12:16Marine Le Pen ou peut-être un autre.
12:18On voit bien qu'aujourd'hui,
12:20l'ultra-gauche est dans une radicalisation.
12:23Je crois au contraire que l'élection de Marine Le Pen
12:27réinstallera de l'ordre.
12:29Parce qu'il faut de l'ordre.
12:30Il faut de l'autorité.
12:32Il faut de l'écoute.
12:33Avec de la désobéissance civile.
12:35Il faut des résultats.
12:37Mais on ne peut pas
12:38laisser prospérer le désordre
12:41sur fond de la désobéissance.
12:42Si Marine Le Pen est élue,
12:43vous pourriez être ministre de l'Intérieur.
12:45Comment vous régleriez ce problème-là ?
12:47Des manifestations qui tournent mal.
12:49Je ne parle pas des lycéens.
12:51Les casseurs après les manifestations.
12:53Quelles consignes donneriez-vous,
12:55ministre de l'Intérieur, à vos policiers ?
12:57Vous leur diriez proportionnalité
12:59dans la réaction ?
13:00Il faut que la force reste à la loi.
13:06Ceux qui violent la loi doivent être interpellés,
13:10déférés, lourdement condamnés.
13:13Il y a un travail d'anticipation.
13:15Ce ne serait pas vous, c'est la justice qui déciderait
13:17s'ils sont condamnés lourdement.
13:18Vous, ce serait la doctrine.
13:20Il y a une politique pénale qui doit venir du garde des Sceaux.
13:25Il y a des directives de politique pénale
13:27qui doivent être données pour que la sanction...
13:30Moi, je crois en l'exemplarité de la sanction.
13:33Et je fais la différence entre les casseurs
13:36et les manifestants qui manifestent de façon sincère
13:41et de façon modérée, je veux dire,
13:44sans faire usage de la violence.
13:46Donc, face à la violence,
13:48il faut que la loi de la République soit plus forte.
13:51Et là, il faut que cet usage de la force soit fait
13:55pour aller taper au cœur de ces réseaux d'ultra-gauche
13:59et ces réseaux de violence.
14:00Le ministre de l'Intérieur, Laurent Lunès,
14:02parle de proportionnalité.
14:04Mais le président Emmanuel Macron a fait savoir
14:06qu'il y avait une forme de manque d'empathie.
14:08Est-ce que vous estimez, de votre point de vue,
14:10que le président s'est désolidarisé des forces de l'ordre ?
14:13Ce mot, il est le symbole, je dirais,
14:18de la catastrophe macroniste depuis dix ans.
14:22C'est-à-dire ?
14:23C'est-à-dire l'impuissance, c'est-à-dire la lâcheté,
14:26c'est-à-dire l'absence de courage.
14:29On ne tient pas ce discours
14:31alors qu'on a des centaines de policiers blessés.
14:35On doit être, quand on est chef de l'État,
14:37le garant de l'autorité républicaine.
14:39On ne peut pas s'attaquer aux policiers.
14:41Quand il y a des lycéens blessés,
14:43on essaye, non, de peser le pour ou le contre ?
14:45Mais je crois que ce double discours,
14:48on a vu là où ça nous a conduit.
14:50Ça nous a conduit au plan économique
14:53à être le cancre de l'Europe en matière de résultats.
14:56Ça nous a conduit en matière d'immigration
14:58à être la passoire migratoire de l'Europe,
15:01là où on accueille le plus d'étrangers sur notre territoire.
15:05Ça nous a conduit à l'explosion de la violence.
15:08Le nombre de coups et blessures a doublé.
15:11dans notre pays depuis l'élection de M. Macron en 2017.
15:16Donc, ce bilan, on l'a devant nous.
15:17Et chaque fois qu'il y a une crise,
15:20la réponse, elle est toujours la même.
15:20Dominique Rizé a dit
15:21si Marine Le Pen arrive au pouvoir,
15:24sans doute serez-vous évidemment dans ce gouvernement
15:26et peut-être ministre de l'Intérieur.
15:28Est-ce que vous ne reconnaissez pas
15:29qu'il peut y avoir une forme de hantise
15:31de tout gouvernement,
15:32de tout gouvernement,
15:32quand il y a un mouvement de lycéens
15:35avec une partie de la jeunesse dans la rue,
15:36de se dire qu'il peut y avoir un drame définitif ?
15:39C'est le fameux syndrome Malik Ousekine.
15:41Est-ce que tout gouvernement a une hantise de cela ?
15:44Je suppose que vous n'êtes pas exempté de cette peur-là.
15:47Mais on ne peut pas démissionner en permanence face à la violence.
15:51Bien sûr que toute personne qui est blessée
15:55est une personne de trop.
15:57Mais dans ceux qui commettent la violence,
16:00il y a ceux qui cherchent la violence.
16:03Et donc ils trouvent ce qu'ils ont semé.
16:05Ils récoltent ce qu'ils ont semé.
16:07Et les policiers, aujourd'hui, sont les premières victimes.
16:10Et n'oublions pas qu'ils sont les garants de la démocratie.
16:14Parce que si nous laissions les amis...
16:16S'ils l'oublient.
16:17Qu'ils l'oublient souvent dans les commentaires.
16:19Mais si nous laissions les amis de M. Mélenchon
16:22arriver au pouvoir par la violence, par le chaos,
16:26serions-nous encore en démocratie ?
16:28Vous pensez que M. Mélenchon, c'est l'insurrection et pas l'élection ?
16:32M. Mélenchon, s'il est élu, c'est la dictature immédiate.
16:35C'est la répression.
16:37C'est un gouvernement autoritaire.
16:40Mais on voit bien quels sont les amis internationaux de M. Mélenchon.
16:44Quelles sont les références ?
16:46Moi, certains manifestants sont venus samedi dernier devant la mairie de Nice
16:51manifester sur un autre sujet contre Jordan Bardella
16:55auquel je veux redire mon soutien.
16:57Et ils avaient le drapeau de l'Union soviétique.
16:59Mais c'est leur modèle.
17:01C'est leur modèle.
17:02M. Mélenchon ne cache pas ses références révolutionnaires.
17:06Bien sûr.
17:07Reprise de la Bastille aujourd'hui.
17:09Vous y voyez une référence révolutionnaire ?
17:10Ce sont des révolutionnaires.
17:12Mais ce sont, demain, je le dis, si M. Mélenchon,
17:15auquel on devrait envoyer les factures d'ailleurs,
17:18des dommages causés, des lycées brûlés, des camions de pompiers brûlés,
17:22si M. Mélenchon est au pouvoir, on bascule intégralement, immédiatement,
17:27dans une dictature.
17:27Il faut envoyer la facture aussi au gouvernement et à une partie de la droite, dans ce cas-là.
17:31Écoutez, ceux qui cassent aujourd'hui, ce sont les amis de M. Mélenchon.
17:36Qu'est-ce que vous pensez de la réponse, pardon ?
17:38Non, j'avais demandé si votre adversaire, c'est Jean-Luc Mélenchon, si on vous écoute.
17:41Ce n'est pas le vote central aujourd'hui.
17:42Celui avec qui, vis-à-vis de qui vous vous projetez dans un affrontement en 2027,
17:45c'est clairement Jean-Luc Mélenchon.
17:46L'adversaire de la démocratie, l'adversaire de la République,
17:52la menace contre la démocratie et la République, c'est M. Mélenchon.
17:56Mais là où je suis stupéfait,
17:58on l'a encore vécu aujourd'hui à l'Assemblée nationale,
18:00c'est que les Insoumis ont voté toute la journée contre les propositions de loi
18:06portées par le Rassemblement national.
18:08Donc une qui visait à assurer l'accès à l'eau dans les Outre-mer.
18:13Qui a voté avec les amis de M. Mélenchon ?
18:16Eh bien, M. Attal, son groupe, ils n'ont vraiment rien compris.
18:21Ils sont toujours dans cette alliance.
18:22Et vous verrez, l'année prochaine, ils seront à nouveau alliés.
18:26Qu'est-ce que vous pensez de la réponse judiciaire dans les manifestations ?
18:296 000 interpellés, 4 500 gardes à vue,
18:32puis même de la réponse judiciaire d'une façon plus générale en France ?
18:35Moi, j'attends une réponse très ferme sur ce type d'événement.
18:40Elle n'est pas ferme pour l'instant ?
18:42Il y a eu beaucoup d'interpellations, nous le devons aux policiers.
18:46Il y a eu, alors c'est aussi, et je ne mets pas en cause forcément,
18:51le pouvoir judiciaire.
18:52Il y a des textes extrêmement laxistes sur la délinquance des mineurs.
18:56Donc là, il y a des mineurs.
18:58On a des rappels à la loi, on a des convocations.
19:01Il y a eu quelques comparutions immédiates.
19:04Combien de personnes sont incarcérées aujourd'hui ?
19:07La réalité, c'est quelques dizaines.
19:09M. Souty dit toutes les choses plus directement.
19:11Il y a eu un communiqué du syndicat de la magistrature
19:14qui a condamné les violences policières.
19:16Qu'en pensez-vous ?
19:17Et vous au pouvoir ?
19:18Est-ce que c'est de la liberté syndicale ?
19:20Et un syndicat a le droit de le dire ou pas ?
19:22Vous m'avez posé une question sur l'existence de partis politiques
19:25représentés à l'Assemblée nationale.
19:26Je ne pense pas qu'on puisse les interdire.
19:28En revanche, je crois qu'on doit interdire
19:31la syndicalisation dans la magistrature.
19:34J'avais porté une proposition de loi constitutionnelle.
19:37Je crois que c'était en ce sens.
19:38Je crois que c'était en 2012.
19:41Quand on est juge,
19:42qu'on doit être au-dessus de toutes les influences,
19:45on ne peut pas prendre des décisions
19:48qui peuvent être privatives de liberté
19:50alors qu'on est guidé par des considérations idéologiques.
19:53Je pense qu'on aurait une confiance nécessaire, indispensable dans notre justice,
19:59et c'est le cas de la plupart des magistrats,
20:02s'il n'y avait pas ce soupçon de partialité
20:04qui pèse aujourd'hui sur l'indépendance de la magistrature.
20:08La magistrature, c'est insupportable.
20:09Vous visez le syndicat de la magistrature ?
20:11Le syndicat de la magistrature qui participe à des meetings politiques,
20:14qui prend position dans des élections,
20:16ce n'est pas le gage de ce qu'on attend d'une justice indépendante,
20:21sereine et au-dessus des influences politiques.
20:24Nous avons vu des images depuis tout à l'heure
20:26de ce qui s'est passé de la dispersion tendue
20:29place de la Bastille et place de la Nation en Paris.
20:31Je vous propose de regarder des images.
20:32Il y a eu d'abord, il faut le dire,
20:34des cortèges un petit peu partout en France,
20:35dans différentes villes, qui se sont bien passées.
20:38Il y a eu des moments de tension également
20:40et davantage, comme ce qui s'est passé à Lyon,
20:42avec des mortiers directement lancés dans un établissement.
20:47Regardez et écoutez, si je puis dire,
20:49la charge, la puissance de la détonation.
21:06Autre image, cette fois dans la banlieue bordelais,
21:08c'est un établissement qui a été en partie
21:10ou quasiment entièrement saccagé.
21:12Malheureusement, c'est une vingtaine d'individus
21:15qui ont tout cassé et en partie brûlé l'établissement.
21:19Et puis là, c'est un poste de police, un commissariat, également dans la région bordelaise.
21:27Même méthode, si je puis dire, toujours les mêmes, vêtus de noir, cagoulés, masqués, etc.
21:33Est-ce qu'il y a une forme de fatalité ou d'impuissance ?
21:37Non, je ne crois pas. Et la réponse, elle doit être extrêmement ferme.
21:41Et on s'opposera à ça. Vous savez, un incendie, c'est un acte criminel
21:47qui est passible de la cour d'assises.
21:51On met, vous disiez tout à l'heure, il y a toujours un risque qu'un manifestant soit blessé, bien
21:56sûr.
21:57Et il faut le prendre en compte. Mais là, on met en péril des vies humaines.
22:02J'ai vu des incendies où il y avait des élèves et des enseignants dans des établissements.
22:08Pour l'instant, on a évité des drames.
22:11Mais les drames, ils ne sont pas provoqués ou ils ne sont pas de la responsabilité des forces de l
22:16'ordre.
22:16Les drames que l'on a évité, et sans doute par chance,
22:19parce qu'on est passé à côté de catastrophes terrifiantes,
22:23ils sont de la part de ces criminels.
22:26Et ces criminels, ils doivent être poursuivis, déférés, jugés et condamnés.
22:31Vous regrettez l'individualisation des peines, là où les responsabilités individuelles sont difficiles à établir,
22:36ou en tout cas avec certitude, est-ce que vous regrettez cette logique de l'individualisation des peines ?
22:40Il y a ce principe, c'est un principe fondamental du droit,
22:44mais il y a eu des textes, notamment sur les attroupements,
22:48qui permettaient de condamner sur des groupes.
22:54On avait porté des textes dans ce sens, sous la présidence de Nicolas Sarkozy d'ailleurs.
22:58Et regardez toujours ces images en direct, si vous nous rejoignez à l'instant,
23:02je rappelle que cela fait des heures que les forces de l'ordre tentent, place de la nation,
23:06de faire évacuer la place, de désengorger la place.
23:09Il y a eu différentes sommations, et ce sont vraiment, de ce que nous disent nos envoyés spéciaux,
23:14nos journalistes, des groupuscules, véritablement des groupes très dispersés,
23:17mais très organisés, très mobiles, Dominique Rizet, qui restent sur la place.
23:21Qu'on connaît bien, on les voit partout.
23:22Là, ils sont ici sur les manifestations lycéennes,
23:26c'est eux qui étaient sur les manifestations contre la réforme des retraites,
23:29c'est eux qui étaient dans les manifestations contre les gilets jaunes,
23:31ce sont les zadistes qui ont aspergé les gendarmes,
23:34qui ont caillassé les gendarmes dans les ZAD et toutes les manifestations qu'on a vues,
23:40ce sont des gens qui circulent, qui tournent, qui se réunissent,
23:42qui s'envoient des messages et qui disent, tiens, à tel endroit, on peut se retrouver.
23:46Ce sont des casseurs qui n'ont rien à voir avec les lycéens, effectivement,
23:49et qui sont, pour la plupart d'entre eux, connus des services de police,
23:54du renseignement territorial, qui surveillent l'extrême gauche, qui surveillent l'extrême droite,
23:57mais là, c'est de l'extrême gauche qu'on parle bien.
24:00Moi, je voulais vous demander quelque chose sur ces gens qui,
24:04au syndicat de la magistrature, on nous dit,
24:06la présidente du syndicat de la magistrature, c'est son argument,
24:08elle dit, ce sont des enfants, parce que ceux qui sont interpellés,
24:12il y a des casseurs, mais il y a beaucoup de lycéens aussi,
24:13ce sont des enfants, qu'est-ce que vous en pensez de ça ?
24:17Les mineurs, pas de comparution directe, est-ce que vous le feriez, vous ?
24:20Est-ce que vous le feriez, comparer des mineurs en comparution directe ?
24:24L'excuse de minorité, bien, pas bien, qu'est-ce qu'on fait ?
24:27Est-ce qu'à 16 ans, on est encore un enfant, même si on est mineur ?
24:32Quand on incendie un lycée, quand on a 17 ans et 11 mois, on est un criminel.
24:39Donc, non à cette excuse de minorité, en tout cas jusqu'à 16 ans.
24:44De 16 à 18 ans.
24:45De 16 à 18 ans.
24:47Et il faut arrêter aussi cette excuse de minorité permanente.
24:53Elle n'est pas acceptable.
24:54On doit juger les faits en fonction de leur gravité.
24:59Mais vous savez, on a donné des exemples de laxisme, de recul.
25:03Un des premiers, c'était tout au début du premier quinquennat d'Emmanuel Macron,
25:06ça a été le recul porté par Édouard Philippe, d'ailleurs, sur Notre-Dame-des-Landes,
25:10qui était occupé par des zadistes.
25:13Et il a fallu des escadrons de gendarmerie mobile
25:16qui sont restés sur site pendant des mois et des années
25:20pour tenter de maintenir l'ordre républicain.
25:23Puis, on a dit, finalement, vous avez raison.
25:26Ce signal, il a été délétère.
25:28C'est le premier signal qui a été donné à l'ultra-gauche, aux casseurs,
25:33en disant, la violence, l'ultra-violence, peut nous permettre d'obtenir gain de cause.
25:39Eh bien, lorsqu'on continue et on récidive, je dirais,
25:42à envoyer ces messages de laxisme,
25:45on en recueille, malheureusement, les fruits pervers,
25:49les fruits empoisonnés.
25:50C'est ce qui se passe aujourd'hui.
25:52Il y a quelques jours, là, nos journalistes Place de la Nation
25:56nous disent vraiment qu'il y a un rajeunissement.
25:58Ce sont vraiment des très, très jeunes qui sont à la manœuvre, semble-t-il.
26:02Il y a quelques jours, sur BFM TV, Dominique de Villepin,
26:05Éric Ciotti, par exemple, a appelé, en quelque sorte,
26:09à lever le pied au niveau des forces de l'ordre.
26:11En somme, ça, c'est moi, c'est ma question,
26:14mais j'essaie de traduire ce qu'il a dit.
26:15Il vaut mieux des vitrines brisées, des poubelles incendiées
26:18qu'un drame définitif.
26:20Est-ce que vous l'entendez ou vous dites non ?
26:23Nous, c'est la fermeté jusqu'au bout, quoi qu'il arrive
26:25et quoi qu'il en coûte, même humainement.
26:28C'est quand même un discours qui est plus facile à tenir
26:30quand on est opposant que quand on est au pouvoir.
26:32Est-ce que vous le reconnaissez ?
26:33Je ne sais plus où est M. de Villepin.
26:36Je constate...
26:37Il était quand même dans votre famille, dans votre galaxie.
26:40Je constate qu'il y a très longtemps,
26:41il a une dérive qui s'assimile plutôt à un naufrage.
26:46Je le vois bras-dessus, bras-dessous avec M. Ruffin.
26:49Je le vois partager les mêmes combats que M. Mélenchon.
26:56Bon, non, l'ordre doit être maintenu.
27:00On ne peut pas négocier avec la loi, parce qu'autrement,
27:04c'est la violence qui gagne.
27:06Donc vous, les grenades assourdissantes restent.
27:08On laisse brûler des centaines de lycées.
27:11On laisse piller des magasins.
27:14Mais jusqu'où allons-nous ?
27:16Jusqu'où allons-nous ?
27:17Merci aux policiers d'être là.
27:19Merci aux gendarmes d'être là.
27:22Parce que s'ils ne sont pas là,
27:24eh bien ce sont les barbares qui prennent le pouvoir.
27:26C'est tout.
27:27Barbare, dites-vous.
27:28Oui, ceux qui n'ont aucune règle,
27:31si ce n'est la règle du plus fort et de la violence.
27:34Une société démocratique, c'est une société qui est régie par la loi.
27:38Et pour faire respecter la loi,
27:41eh bien il faut des sanctions contre ceux qui violent les lois.
27:44C'est assez simple, vous savez.
27:45Quoi qu'il en coûte.
27:45La vie en société.
27:46Vous le dites, quoi qu'il en coûte.
27:47Autrement, c'est la force qui domine, c'est la violence.
27:50Et on est dans une tyrannie.
27:52Vous avez par ailleurs dénoncé, Éric Suti,
27:54des messages à caractère islamiste.
27:56Avez-vous dit, via des cours,
27:58par visio.
27:59Des messages, on ne sait pas d'ailleurs,
28:00ils sont proférés par des élèves ou d'autres personnes
28:03qui seraient intervenues au cours de ces visios.
28:05Une enquête a été ouverte.
28:07Pouvez-vous nous dire ce que vous savez à ce stade de ces messages ?
28:10Oui, lorsque les lycées ont été fermés,
28:14qu'on a transféré les cours en visioconférence,
28:18sur les réseaux sociaux se sont propagés les codes de ces visios.
28:22Donc tout le monde pouvait y rentrer.
28:24Dans un lycée de Nice,
28:26il y a eu une réaction très solide du proviseur de ce lycée,
28:29du préfet des Alpes-Maritimes qui a immédiatement saisi la justice,
28:33qui a ouvert une enquête.
28:34Il y a eu des pseudo-terroristes,
28:36des noms qui empruntaient les noms de terroristes,
28:40dont celui du 14 juillet qui a commis l'attentat de Nice.
28:45Donc on a aussi, et c'était d'ailleurs dans les notes des services de renseignement,
28:51on voit bien qu'il y a des réseaux islamistes qui aussi s'insèrent dans ce mouvement.
28:56Qui s'insèrent dans ce mouvement pour quoi ?
28:58Pour récupérer, pour diffuser leur idéologie, pour déstabiliser la France ?
29:02Pour déstabiliser, pour déstabiliser.
29:03Qui seraient coûtées et guidées par d'autres pays étrangers ?
29:05On voit bien d'ailleurs l'utilisation des images par l'Iran.
29:09Voilà, donc tout ça, c'est un peu la même nébuleuse.
29:14Ce sont des jeunes qui reprennent les termes d'une chanson de rap
29:17comportant des termes susceptibles de caractériser l'infraction d'apologie publique,
29:21d'actes de terrorisme,
29:23et qui en plus se diffuse sur des réseaux sociaux.
29:26Donc une enquête a été ouverte.
29:28Ce rapport, j'ai porté plainte contre lui,
29:29parce qu'il m'avait insulté en début d'année,
29:31et j'ai saisi d'ailleurs le parquet de sa situation.
29:35Je sais qu'il va être jugé dans quelques jours,
29:39ce qui est d'ailleurs...
29:40Dans votre affaire, dans votre...
29:42De façon globale, parce qu'il avait...
29:44Vous avez entendu par la justice, votre pâte, vous ?
29:45J'ai saisi, à ce stade, non,
29:47mais je pense que la plainte a été reçue,
29:49puisque aujourd'hui, il va être cité devant le tribunal judiciaire.
29:54C'est le parquet d'Orléans qui avait été saisi par un député RN,
29:57en l'occurrence Mathieu Vallée,
29:59parce qu'un chant a été entonné,
30:00ou plutôt un titre d'un rappeur,
30:02Borough 700, je ne connais pas.
30:04C'est celui qui m'avait mis en cause,
30:06avec d'autres élus.
30:07Cittant explicitement Mohamed Merah,
30:08le Bataclan, Salah Abdeslam.
30:09La scène a été filmée et diffusée,
30:11vous confirmez, sur les réseaux sociaux.
30:13Et vous, vous aviez signalé à l'époque la diffusion de ce titre,
30:16et on a appris là, effectivement,
30:17que trois mineurs ont été placés en garde à vue
30:21pour apologie de terrorisme.
30:23Deux de 16 ans et un de 14 ans.
30:25Donc c'est quand même des très très jeunes,
30:27placés en garde à vue par les gendarmes,
30:29de Beaujancy, ça se passe dans le 45,
30:32et donc, pour deux adolescents âgés de 16 ans,
30:36et le prononcer d'une mesure éducative judiciaire.
30:40Voilà.
30:41Les autres sont en cours de présentation
30:43devant le juge des enfants.
30:44– Mais vous pouvez attester, au-delà de ça,
30:48de cette infiltration islamiste, Éric Ciotti,
30:52parce que certains affirment avoir vu des messages,
30:55d'autres affirment qu'un simple drapeau palestinien
30:58suffit à tirer des conclusions.
30:59– Il suffit d'écouter certains slogans aussi,
31:02qu'on a entendus dans les manifestations.
31:03Il suffit de regarder, vous le soulignez,
31:07certains drapeaux.
31:08Donc les services spécialisés…
31:10– Alors là, la cause palestinienne peut être partagée
31:13par une partie de la jeunesse.
31:14– …ont pu identifier ceux qui sont les artificiers
31:18habituels de la déstabilisation de la nation.
31:20Donc tout mouvement, tout prétexte est utilisé,
31:25ce qui appelle de notre part à la plus grande vigilance
31:30et à la plus grande intransigeance.
31:31– On va conclure, parce que va arriver la facture
31:34et elle est sacrément salée.
31:35Il y a la loi Casseur-Payeur qui va arriver fin octobre au Sénat,
31:38là où désormais vous avez un groupe,
31:39avec votre partenaire l'ERN.
31:41Que dit la loi aux familles de payer,
31:45quitte à prendre sur les allocations familiales,
31:47les APL ?
31:48Et je crois qu'il y a une limite de paiement à 10 000 euros.
31:52– Donc nous, ce texte…
31:54– Vous avez déposé une…
31:54– Ce texte, nous le voterons, je le dis.
31:57Il va dans la bonne direction.
32:00Va-t-il suffisamment loin ?
32:01Je ne le crois pas.
32:03Nous avons…
32:04J'ai déposé pour ma part à l'Assemblée nationale
32:06un texte qui ne pose pas de limite à la réparation,
32:11qui permet…
32:12– C'est-à-dire, ça peut aller à des millions d'euros ?
32:13– Là, pourquoi 10 000 euros ?
32:15Si un lycée brûle, pourquoi…
32:16– Alors dans ce cas-là, une facture d'un million d'euros ?
32:18– Qui appelle la responsabilité.
32:19Oui, mais il faut savoir ce qu'on veut.
32:21Moi, j'appelle aujourd'hui au calme.
32:23Mais le calme, il tient aussi dans les mains des parents.
32:26– Non, voilà, quand un gamin de 14 ans est dans la rue,
32:30c'est qu'il y a un problème d'autorité parentale.
32:33Il y a un problème d'autorité parentale.
32:35Donc quand il y a une responsabilité,
32:37vous savez, on ne rétablira pas la cohésion sociale,
32:42la cohésion nationale, si on n'appelle pas la responsabilité.
32:46Je ne crois pas à la société d'irresponsabilité permanente.
32:49Le macronisme, c'est la société d'irresponsabilité.
32:53Eh bien, il faut reposer des règles.
32:55– Le Premier ministre vous a semblé irresponsable hier,
32:57en appelant à la fois au calme et quand même à une forme de retour à l'ordre ?
33:00– On est toujours dans les slogans.
33:03Voilà, le Premier ministre, c'est l'artisan de cette cohabitation molle,
33:10sans colonne vertébrale, où on parle, où on ne connaît pas les ministres.
33:15Là, on découvre le ministre de l'Éducation nationale.
33:18Il y a eu, je crois, sept ministres de l'Éducation nationale
33:21au cours des cinq dernières années,
33:24où c'est l'inverse sur…
33:26En tout cas, voilà, quelle autorité ?
33:28On se rappelle, il y a eu des débats dans notre pays,
33:33il y a eu des différences,
33:34mais il y avait des ministres qui avaient de l'autorité,
33:36parce qu'ils pouvaient agir.
33:38Aujourd'hui, ce gouvernement, c'est le gouvernement de l'impuissance.
33:41Donc il faut qu'il parte.
33:43Il faut qu'il parte.
33:43– Attendez, il faut qu'il parte maintenant ?
33:45– Il faut qu'il parte le 2 mai prochain.
33:48– Eh bien ça, on va poser la question à Maude Bréjean
33:50sur l'impuissance Macroniste, porte-parole du gouvernement.
33:53Elle sera dans quelques instants notre invitée,
33:55avec également quelqu'un que vous connaissez bien,
33:57l'ancien conseiller Henri Guéno,
33:59qui lui dénonce une impuissance, mais généralisée.
34:01Il se demande qui est encore écouté dans notre pays.
34:05Merci.
34:05– Il n'y a pas tort.
34:06– Merci. Vous partagez cela ?
34:07– C'est un peu ce que je veux dire.
34:09– Eh bien écoutez, on va l'interroger.
34:10Merci Éric Ciotti.