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  • il y a 2 jours
Sébastien Lecornu a répondu aux députés ce mardi lors des questions au gouvernement. Il a expliqué vouloir traiter rapidement la loi sur les casseurs. «Le texte casseur-payeur est une priorité pour l'ordre du jour de l'Assemblée nationale», a déclaré le Premier ministre.

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Transcription
00:00Il arrive tard, c'est vrai, ça fait pratiquement 20 ans qu'on en parle,
00:04chaque gouvernement pourrait y revenir.
00:06Non, la responsabilité civile existe déjà dans la loi, pas celle que nous proposons.
00:10Et donc le Sénat s'empara de ce texte, et cela nous permettra justement d'avoir des outils nouveaux
00:16qui fera en sorte de basculer non seulement de la réponse pénale à la réponse civile,
00:22et de faire en sorte que le contribuable ne soit pas à chaque fois sollicité
00:27pour justement rembourser, réparer ce qui a été cassé.
00:32Donc comme une actualité chasse l'autre, je tiens donc pour acquis que le texte casseur-payeur
00:37est une priorité pour l'ordre du jour de l'Assemblée nationale
00:40dans les décisions que nous aurons à prendre dans les temps qui viendront.
00:43Deuxième des choses, il est faux de dire qu'il y avait une large sous-mobilisation des forces de l
00:49'ordre.
00:49Je l'ai dit tout à l'heure, il y a un arbitrage qui a été pris, mais il faut
00:52l'assumer ou non,
00:54mais il ne faut pas non plus avoir un double discours avec notamment les syndicats de police.
00:57Il est vrai que le ministre de l'Intérieur a rappelé les congés du week-end,
01:01n'a pas rappelé les congés de la Toussaint pour un certain nombre de policiers et de gendarmes
01:06qui avaient été largement surmobilisés pendant près de trois semaines dans l'Hexagone, en Outre-mer.
01:13J'aimerais qu'on soit désormais plus précis.
01:15Reprochez-nous de ne pas les avoir rappelés de vacances.
01:18Ça serait plus clair.
01:19Mais puisqu'il va falloir quand même aller jusqu'au bout de cette commission d'enquête,
01:23il va falloir aussi quand même qu'on se dise un certain nombre de vérités.
01:25Troisième des choses, et je ne dis pas que vous ne l'avez pas dit,
01:28mais j'en profite pour aller plus loin que les réponses précédentes
01:31que j'ai pu donner à vos collègues présidents de groupe, ça va sans dire.
01:33On ne peut pas faire comme si le diagnostic sur l'état de la menace,
01:39la radicalité de la menace, est un trouble classique à l'ordre public.
01:45Le seul fait que le parquet national antiterroriste se pose en situation d'observateur,
01:50vous avez parlé de la mairie de Limoges,
01:52le seul fait que la SDAT, le service de police compétent en matière terroriste,
01:58se soit saisi,
01:59le seul fait que le premier individu interpellé soit fiché S,
02:04je m'arrête là, ça sera même au procureur de Limoges
02:07et au procureur national antiterroriste de communiquer.
02:10Et j'ai l'impression qu'une partie de la classe politique, là,
02:13fait comme s'il ne se passait pas quelque chose de nouveau dans l'état de la menace.
02:18Si c'était qu'un problème de stock de grenades lacrymogènes,
02:22malheureusement, ça serait simple à régler.
02:24Et d'ailleurs, c'est plus compliqué que ça, et on aura l'occasion d'y revenir.
02:26Je n'ai pas dit ça, mais j'en profite à travers vous,
02:28je parle aux Françaises et aux Français,
02:30à la représentation nationale, président Neiglène.
02:32Mais je vous invite, avec votre groupe
02:34et avec l'ensemble de la représentation nationale ici,
02:37à s'emparer avec beaucoup de lucidité
02:41de cette menace que portent l'ultra-gauche et l'extrême-gauche radicale,
02:46qui est désormais dans un agenda de mobilisation
02:50et de déstabilisation de nos institutions.
02:53Pourquoi la préfecture et la mairie à Limoges ont été ciblées ?
02:58Je crois que le symbole est clair.
03:00Ce n'est pas pour améliorer les fins de mois.
03:02Ce n'est pas pour réformer Parcoursup.
03:04Donc on est loin de toutes les revendications que le terrain politique
03:07ou la démocratie sociale peut nous suggérer par ailleurs.
03:10Donc je pense que maintenant, il faut qu'on fasse preuve de clarté.
03:13Clarté, y compris dans l'état de la menace.
03:16Il est arrivé jadis que des groupuscules d'extrême-droite
03:19fassent des attentats, passent à l'acte.
03:22Régulièrement, nos services sont mobilisés pour ce faire.
03:24On voit bien qu'on a une mutation dans les violences
03:27et dans un agenda de violences que portent l'ultra-gauche,
03:31dans lequel je sens qu'il y a parfois un déni coupable
03:34ou une forme de naïveté qui s'installe dans ce phénomène
03:39qui malheureusement va durer.

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