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[#LeCanapéRouge] Lucien Oliveira : transformer les successions en levier économique

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00:02Musique
00:16Bonsoir à tous et à toutes, bienvenue sur le Canapé Rouge de Gabon Media Time.
00:20Aujourd'hui nous recevons Lucien Oliveira, expert en ingénierie patrimoniale, auteur, entrepreneur et acteur politique.
00:28Auteur de « Reussir la transition patrimoniale en Afrique », il défend une position ambitieuse.
00:36Mobiliser les capitaux dormants issus des successions pour contribuer au financement du développement national
00:43et du plan national de croissance et de développement 2026-2030.
00:48Succession, patrimoine, souveraineté financière, financement du développement autour de la diaspora
00:56et engagement politique. Pendant 45 minutes, nous allons déclicter sa méthode et ses propositions.
01:02Lucien Oliveira, bonsoir et bienvenue sur le Canapé Rouge.
01:05Bonsoir, merci pour cette invitation. Je salue tous les téléspectateurs de Gabon Media Time.
01:13Comme il est de coutume sur le Canapé Rouge de Gabon Media Time, la première question que je vais vous
01:19poser,
01:20M. Oliveira, est celle de savoir comment vous portez-vous actuellement.
01:27Je me porte comme un homme habité par le devoir et l'urgence de l'action.
01:33Lorsque l'on rentre chez soi, après plusieurs années, avec des solutions concrètes qui concernent des problèmes
01:40que rencontrent la majorité de nos compatriotes, qu'on a des solutions qui peuvent aider l'État
01:46à financer son projet de société, notamment en libérant des fonds souverains
01:52et surtout en garantissant la paix sociale, on ne peut que se porter avec détermination.
01:58Très bien. Et pour permettre à nos téléspectateurs de mieux vous connaître,
02:06vous avez travaillé pendant près d'une décennie dans la banque, l'assurance et la gestion du patrimoine,
02:13notamment au sein du crédit agricole, du crédit mutuel et de Generali en France.
02:20Qui est Lucien Oliveira et comment êtes-vous arrivé à faire de l'ingénierie patrimoniale votre domaine d'expertise ?
02:29Je suis un fils du Gabon, fils du professeur Moïse Oliveira, et mon parcours académique et bancaire
02:38m'a amené justement à travailler pour le quotidien des êtres humains.
02:45Ce qui m'a amené à aller dans l'ingénierie patrimoniale, c'est parce que pendant 18 ans,
02:51en tant que Benjamin d'une fratrie, où on a le poids de la responsabilité par rapport à un illustre
02:56père,
02:56j'ai vécu dans ma chaire la déchirure des conflits successos.
03:02Cela m'a amené à m'armer de courage et de force pour pouvoir faire des études
03:09qui m'ont rapproché du domaine bancaire et de l'ingénierie patrimoniale,
03:13afin de pouvoir devenir ce patient d'hier, aujourd'hui médecin, pour soigner ce mal national.
03:22Donc c'est le vécu personnel au final qui vous pousse vers l'ingénierie patrimoniale
03:28ou simplement une curiosité académique qui vous a poussé à consolider vos acquis dans ce domaine ?
03:37Ce sont les deux. Pourquoi ?
03:40Récemment, j'étais aux États-Unis, où je me suis imprégné des réalités de grands acteurs
03:47qui ont lutté pour les droits civiques, comme Martin Luther King,
03:51et j'ai aussi eu l'occasion, durant ce séjour, de faire le tour de plantation d'esclavage.
03:56Pourquoi je fais ce parallèle ?
03:57C'est parce que je me suis rendu compte, au-delà de mon expérience personnelle,
04:00que nous avons un réel enjeu sociétal, en ce sens que l'esclavagisme consistait
04:07à empêcher à un parent de faire profiter à son enfant le fruit de la sueur de son travail.
04:16Et aujourd'hui, au-delà de mon histoire personnelle, nous sommes face à un enjeu sociétal majeur,
04:22parce que l'Afrique de demain sera le continent le plus important,
04:26et nous ne pouvons pas être dans le mythe de Sisyphe qui consiste à ce que le père roule la
04:34pierre au sommet de la montagne
04:35et à son décès, c'est la division, c'est la guerre entre les enfants.
04:39Donc la cellule familiale est déchirée et l'enfant est obligé de recommencer,
04:44à reporter cette même pierre au sommet de la montagne.
04:48Ce qui est un non-sens macroéconomique, parce qu'il ne peut y avoir de croissance sans transmission.
04:56Et c'est ça tout l'enjeu de mon engagement dans cette cause,
05:00et qui m'a amené à me former dans l'ingénierie patrimoniale.
05:04Très bien, alors, vous avez construit une partie importante de votre parcours professionnel à l'international,
05:11avant de faire le choix du retour au Gabon.
05:14Pourquoi revenir aujourd'hui au pays,
05:17et qu'est-ce qui vous a convaincu que votre expertise pouvait répondre à des problématiques concrètes de l'économie
05:25gabonaise ?
05:26Ce qui m'a amené à revenir au pays, c'est deux choses.
05:31La première des choses, c'est comme je l'ai indiqué précédemment, l'Afrique est le continent de demain.
05:36En 2050, un être humain sur quatre sera africain.
05:42La deuxième des choses, c'est que le Gabon vit un changement historique impulsé par le coup de libération du
05:51pays.
05:52Et lorsque je suis rentré au Gabon, après 18 ans internationaux,
05:56j'ai rencontré ce qu'on appelle le chaos, le déshonneur dans la maison de mon père.
06:04Ce qui m'a obligé à réagir et à m'armer de courage pour pouvoir faire porter haut ce débat
06:13qui, pendant trop longtemps, a été étouffé.
06:17C'est un retour professionnel, entrepreneurial ou déjà politique ?
06:25La politique, on ne la fait pas parce qu'on le veut ou parce qu'on veut occuper un siège.
06:30On la fait parce que la cité l'exige.
06:33Lorsque je suis arrivé, j'ai vu en bas de chez moi des commerçantes
06:39qui, chaque jour, étaient empêchées de travailler.
06:41On les chassa juste le titre du trottoir en leur indiquant qu'elles n'avaient pas leur place
06:47et qu'il fallait qu'elles se régularisent pour pouvoir travailler.
06:51Mais derrière cela, on n'a pas remarqué une chose.
06:54C'est que c'est le poumon social de ce pays.
06:56Et je ne pouvais pas, en tant que fils de ce pays, fils du professeur Maurice Oliveira,
07:00regarder à côté.
07:01Ce qui m'a amené à prendre mes responsabilités.
07:05Aujourd'hui, une place qui, il y a à peine un an,
07:10était considérée comme une maison hantée, en plein centre-ville,
07:13à côté du Mirage,
07:14aujourd'hui est un vecteur de pôle économique
07:17où plus de 15 commerçantes travaillent, nourrissent leurs enfants, dans la dignité.
07:23L'ingénierie patrimoniale est encore perçue au Gabon
07:28comme un service réservé aux personnes fortunées.
07:32Concrètement, qu'est-ce que l'ingénierie patrimoniale,
07:35et pourquoi estimez-vous qu'elle devrait aussi concerner la famille gabonaise ordinaire
07:40qui possède simplement une maison, un terrain, une épargne et quelques biens ?
07:46L'ingénierie patrimoniale, c'est l'art d'organiser,
07:52de structurer,
07:55pour transmettre le fruit du travail d'une vie.
08:00Pourquoi aujourd'hui c'est nécessaire, à l'échelle nationale,
08:04et que ce n'est pas réservé qu'aux fortunés ou aux élites ?
08:11C'est parce que qui que nous soyons,
08:13lorsque nous travaillons,
08:15nous le faisons pour acquérir une maison,
08:18pour constituer de l'épargne pour l'avenir de nos enfants,
08:21une plantation ou autre.
08:23L'ingénierie patrimoniale permet justement
08:26que ce fruit à son décès
08:29ne soit pas source de chaos,
08:30mais plutôt un vecteur de développement économique.
08:35Parce qu'un bien qui est en conflit,
08:38ce qu'il faut savoir,
08:39c'est que c'est un bien qui ne produit aucun impôt,
08:43aucune taxe pour l'État,
08:46et aucune possibilité également
08:49de développement économique sur le terrain.
08:54Donc l'ingénierie patrimoniale aujourd'hui
08:56répond à un besoin existentiel
08:58qu'on nous est tard aujourd'hui,
09:01à savoir, premièrement,
09:04limiter nos capacités à nous endetter
09:06à l'international,
09:07parce que lorsqu'on prend des crédits,
09:09on s'endette nous et nos enfants également.
09:12La deuxième des choses,
09:13c'est garantir la paix sociale.
09:17Car vous serez surpris,
09:18si vous allez au tribunal,
09:19de vous rendre compte
09:20que plus de 50% des contentieux aujourd'hui au Gabon
09:23proviennent de litiges successos euros.
09:26Ce qui nous amène à une fatalité,
09:29laquelle ?
09:30On a une diaspora aujourd'hui
09:32qui peut impacter le pays.
09:35Et il n'y a pas plus tard qu'il y a un an,
09:37j'étais encore de diaspora.
09:38Lorsque nous voulons investir au pays,
09:40nous pensons à l'immobilier
09:41pour pouvoir avoir notre maison
09:43en arrivant chez nous.
09:45Ça veut dire que si la succession
09:46est le premier vecteur de conflit,
09:49en fait, nous empêchons
09:51et nous sabotons naturellement
09:52l'apport que la diaspora peut avoir
09:55au niveau du Gabon.
09:56Parce que personne ne peut investir
09:57dans un secteur aussi informel.
10:00Et je précise également
10:02qu'aujourd'hui,
10:03mon expérience de banquier
10:04m'a amené à me rendre compte
10:07que les gens vendent à la banque
10:09pour plusieurs des choses.
10:11Au Gabon,
10:12les gens ne vendent à la banque
10:12que pour une seule chose,
10:14percevoir un salaire.
10:15Ce qui fait qu'on est dans une mentalité
10:17de jouissance immédiate
10:18parce qu'on n'a pas la capacité
10:21à aller à la banque
10:22pour récupérer le plus gros montant
10:24de notre vie,
10:25qui est souvent
10:26la succession de patrimoine.
10:28C'est dans cet état d'esprit
10:30que l'on peut facilement
10:32accompagner les gens
10:33pour qu'ils puissent épargner,
10:35sortir du circuit informel
10:38et pouvoir prélever
10:40les émoluments de l'État
10:42afin de faire circuler la monnaie
10:44et permettre aux foyers modestes
10:48de pouvoir avoir
10:49des crédits compétitifs
10:51qui leur permettent
10:53d'asseoir leur stabilité
10:54et au-delà de ça,
10:56leur transmission.
10:57Très bien,
10:58vous vous présentez également
11:00comme un acteur politique
11:02de terrain.
11:04Or, la frontière
11:05entre expertise technique,
11:08entrepreneuriat
11:08et engagement public
11:09peut parfois être difficile
11:12à saisir.
11:13À quel moment,
11:14Lucien Oliveira,
11:15le technicien de la finance
11:17et du patrimoine,
11:17a-t-il décidé
11:18de devenir également
11:20un acteur politique
11:21et quelle vision
11:22du Gabon portez-vous
11:23aujourd'hui ?
11:24Alors,
11:26pour la politique,
11:27j'ai envie de dire
11:27en rigolant
11:28que j'ai toujours été
11:29politique.
11:30En ce sens que,
11:32de 2014 à 2016,
11:34j'ai géré mes compatriotes
11:36en étant président
11:37de l'Association
11:37des Gabonais d'Angers.
11:39La politique,
11:40c'est quoi ?
11:41La politique,
11:41c'est participer
11:42à l'organisation
11:43de vivre ensemble
11:43dans la vie de la cité.
11:45Et,
11:46aujourd'hui,
11:47nous ne pouvons pas
11:48ne pas y être acteurs.
11:50Pourquoi ?
11:51Parce que lorsque
11:52le chef
11:54allume le feu,
11:55il est notre devoir
11:56d'eau de souffler
11:57sur les braises
11:58afin que ce feu
11:59ne s'éteigne jamais.
12:00Et c'est ce qui m'a amené
12:01à faire de la politique
12:02en arrivant au Gabon.
12:03Parce que je suis arrivé,
12:05j'ai vu une situation
12:06délétère
12:07où des maires
12:08étaient empêchés
12:10de travailler
12:10et c'est l'action
12:11sur le terrain
12:12qui m'a rendu politique.
12:15C'est pour ça
12:16que j'ai travaillé
12:16notamment
12:17aux côtés des autorités
12:18avec le Forum national
12:19pour l'épargne
12:20et le développement
12:21afin de pouvoir
12:22proposer des solutions
12:24dont certaines sont
12:25également
12:25dans mon ouvrage
12:28afin de pouvoir
12:30permettre à l'État
12:32de capter
12:33les capitaux dormants
12:34qui sont dans
12:35les lèmes successorales
12:36et qui se chiffrent
12:36à plusieurs milliards
12:38de francs CFA.
12:39Donc aujourd'hui,
12:41Lucien Oliveira
12:42est un acteur politique
12:44pas par envie
12:45mais parce que
12:46la cité l'exige.
12:48Et c'est
12:49une initiative citoyenne
12:50et une action citoyenne
12:52qui est palpable
12:52aujourd'hui au Gabon
12:53lorsque l'on passe
12:55au niveau des trois quartiers
12:56le dernier accès
12:57au littoral avant...
12:58On va aborder
13:00cet aspect
13:01dans notre deuxième partie.
13:03Donc on aborde
13:04maintenant
13:04notre deuxième
13:05quart d'heure
13:06où on parle
13:09d'un problème familial
13:10qui est devenu
13:10au final
13:11un enjeu économique.
13:13Votre ouvrage
13:14réussir la transmission
13:15patrimoniale en Afrique
13:16part d'un constat.
13:18Dans de nombreuses familles,
13:19le décès d'un parent
13:21ouvre souvent
13:21une période
13:22de tensions,
13:23de conflits
13:23et parfois
13:24de spoliation
13:25malheureusement
13:26pourquoi
13:27les successions
13:28deviennent-elles
13:29encore
13:29si fréquemment
13:31une source
13:33de déchirement
13:33dans nos familles ?
13:35Est-ce d'abord
13:36un problème
13:36culturel,
13:37juridique
13:38ou
13:39d'anticipation ?
13:41Les trois.
13:44C'est un problème
13:44culturel
13:45parce que
13:46il y a une confusion
13:48déconcertante
13:49entre le droit
13:50coutumier
13:51et le droit juridique.
13:53Mais je le précise...
13:54C'est un droit positif.
13:55Exactement.
13:56Et je le précise,
13:58seul le droit
13:59protège
14:00la veuve
14:00de l'orphelin
14:01et aucune
14:02coutume
14:02ne peut favoriser
14:04l'expropriation
14:05des biens
14:06des ayants droits
14:07du Dauphin
14:07encore moins
14:09favoriser
14:10le fait
14:11que la veuve
14:11et les orphelins
14:12se retrouvent
14:13à la rue.
14:14Ça c'est pour
14:14le problème
14:15culturel.
14:16Pour le problème
14:17juridique,
14:18malheureusement,
14:20l'habitude
14:20étant têtue,
14:22ça fait plusieurs décennies
14:23qu'au Gabon
14:26les acteurs
14:26qui régulent
14:27la succession
14:28dans les notaires
14:30sont habitués
14:30à ne pas aller
14:32au bout
14:32des démarches
14:33parce qu'ils ont
14:33des ayants droits
14:34qui ne connaissent
14:35pas leur droit.
14:36Cela se traduit
14:37sur le terrain
14:37par une passivité
14:39déconcertante
14:39et un manque
14:40alors de voir
14:41de conseil.
14:42Pour vous donner
14:43un exemple concret
14:44et ce n'est pas
14:45la diffamation
14:46c'est du réel,
14:47aujourd'hui
14:47ce que je vis
14:49dans ma chair
14:49est un cas
14:49école nationale
14:50combien d'illustres
14:52hommes
14:52le Gabon
14:53a connus
14:54qui aujourd'hui
14:55après leur mort
14:56laissent des biens
14:58à des enfants
14:58qui sont animés
14:59par l'émotion,
15:00la rancœur
15:01alors qu'ils sont
15:04tributaires
15:04d'un capital
15:06économique
15:06qui devrait
15:07profiter
15:07à la nation.
15:09Donc on voit bien
15:09qu'au-delà
15:10du problème
15:10culturel
15:11il y a également
15:12un problème
15:12juridique.
15:14La troisième
15:15préoccupation
15:16par rapport
15:17à cela
15:17est du fait
15:19que les autorités
15:21étant un pays
15:22pétrolier
15:22n'ont pas
15:23pendant longtemps
15:24mis l'accent
15:25sur ce fléau
15:27national.
15:29Ce qui
15:30ne peut plus
15:31se tenir
15:31aujourd'hui
15:32parce que
15:33combien de familles
15:34nous allons voir
15:35nous déchirer
15:35sa face publique
15:36pour qu'on ait
15:37enfin conscience
15:38que ne pas
15:39régler la succession
15:40c'est se condamner
15:41soi-même
15:42à ne pas être
15:43honoré dans la mort.
15:44Est-ce que ce n'est pas
15:45en fait
15:46des problèmes
15:47internes
15:48aux familles
15:48bien qu'une
15:50réforme des
15:51successions
15:51conduit quand même
15:52à l'intervention
15:54du procureur
15:56pour essayer
15:57de protéger
15:58au maximum
15:58les successibles ?
16:00Est-ce que ce n'est pas
16:00une question familiale ?
16:02Non, c'est là
16:02on se trompe.
16:03Dès lors qu'un
16:04problème concerne
16:05près de 80%
16:06des compatriotes
16:07ce n'est plus
16:07un problème familial
16:08c'est un problème
16:10sociétal.
16:11Dès lors que
16:1270% des successions
16:13en Afrique
16:13se soldent
16:14par des conflits
16:14contre 10 à 15%
16:16dans les pays développés
16:17on n'est plus
16:18face à un problème
16:19national
16:20ou familial
16:21on est face
16:22à un problème
16:23générationnel
16:23pan-africain.
16:25Aujourd'hui
16:26ce qu'on doit
16:26comprendre
16:26c'est que
16:27je vais vous prendre
16:28un exemple basique
16:30si moi
16:30Lucien les verra
16:32en récupérant
16:33la maison
16:33de mon père
16:33je peux créer
16:3415 emplois
16:37imaginant
16:37pas les selles
16:38nationales
16:38combien d'emplois
16:39peuvent être créés
16:41si les ayant
16:42droit récupère
16:43leurs biens
16:44je vais aller plus loin
16:46en arrivant au Gabon
16:47j'ai fait une conférence
16:48de presse
16:48à l'impasse
16:49professeur
16:49Maurice Oliveira
16:50où j'ai eu l'honneur
16:51de recevoir
16:52Anifor Bacheletli
16:53à cet effet
16:54nous nous sommes entretenus
16:55avec des jeunes
16:56qu'on a trouvés
16:57dans la rue
16:58et vous serez surpris
16:59de constater que
17:0070% des gens
17:01dans la rue
17:01le sont
17:02pas parce qu'ils n'ont
17:03pas de maison
17:04mais parce qu'ils ont
17:05été brimés
17:06spoliés
17:07spoliés
17:08ce qui veut dire
17:09que
17:10dans la succession
17:11nous avons une charge
17:13spirituelle
17:14avant d'avoir
17:15une charge
17:16matérielle
17:16et le pays
17:17ne peut pas se développer
17:19si on dépossède
17:20les gens
17:20de leur avenir
17:22un enfant
17:23qui n'arrive pas
17:23de son père
17:24est un enfant
17:25qui a un avenir
17:26biaisé
17:27admettons
17:29l'enfant
17:30son père
17:30est décédé
17:31les choses
17:32se passent
17:32dans les normes
17:33il peut avoir
17:34un capital
17:34pour faire ses études
17:35et devenir un homme important
17:37et vous savez comme moi
17:38que selon les écoles
17:39que l'on fréquente
17:40la grille salariale
17:41n'est pas la même
17:43donc on peut se retrouver
17:44avoir un enfant
17:45d'un haut commun de l'état
17:47qui devient un manoeuvre
17:48parce qu'il n'a pas
17:49la force de se battre
17:50il n'a pas les moyens
17:51il est de manière
17:52de ne pas être né
17:53le premier
17:53dans sa famille
17:55donc voilà un jeune
17:57qui aurait pu
17:58apporter à son pays
17:59qui aurait pu être
18:00autonome
18:01et indépendant
18:01économiquement
18:02qui se retrouve
18:04à
18:04être dans la rue
18:05en déshérence
18:06et qui dit déshérence
18:08dit fléau social
18:09dans les situations
18:11que vous avez étudiées
18:13comment s'opèrent
18:14concrètement
18:15les mécanismes
18:16de spoliation
18:17après un décès
18:18et pourquoi
18:19les dispositifs
18:20juridiques existants
18:21ne suffisent-ils
18:23pas à toujours
18:23protéger
18:24les ayants droit
18:25vous avez dit
18:26avoir rencontré
18:27des orphelins
18:29qui se retrouvent
18:30à la rue
18:30donc spoliés
18:33qu'est-ce qui est
18:34à l'origine
18:34en fait
18:35de cette situation
18:36la première des choses
18:37c'est le droit
18:38coutumier
18:38qui est entretenu
18:40de manière confuse
18:41par le conseil
18:42de famille
18:43qui en principe
18:44n'existe plus
18:46si mais il a toujours
18:47sa portée
18:47dans toutes les sociétés
18:48un conseil de famille
18:49le problème
18:50c'est que pendant longtemps
18:51il ne sait pas
18:51quand on a un
18:52sans rôle de médiateur
18:52mais il a pris part
18:54active
18:56à la succession
18:57ce qui fatalement
18:58n'étant pas encadré
18:59a permis des abus
19:00et on a des situations
19:02où des gens
19:03du conseil de famille
19:04sont au droit
19:04à s'approprier
19:05les biens
19:05des dauphins
19:05parce qu'ils détiennent
19:06les titres
19:07le premier problème
19:08c'est que lorsque
19:10il y a un décès
19:11on se réfère
19:12à sa famille
19:14la famille
19:14qui a des ondes
19:15des tantes
19:15et des aînés
19:16selon la position
19:17que l'on a
19:18on va nous expliquer
19:19dans l'informel
19:19que tel est l'éva
19:21et dans tel bien
19:21pour entretenir la mémoire
19:23ce qui crée
19:24des situations
19:24d'abus de fait
19:25parce que
19:26une fois que ces gens
19:27rentrent dans les maisons
19:28qu'est-ce qu'ils font
19:29ils en font
19:30leur propriété exclusive
19:31privant les autres
19:32ayant droit
19:32de leur bien
19:35ce qui fait
19:36que de leur part
19:38le temps qu'ils se rendent
19:39compte de ça
19:40il s'écoulait des années
19:41c'est le temps
19:42que l'enfant
19:42qui a 15 ans
19:43puisse avoir 20 ans
19:44puisse grandir
19:45lorsqu'ils reviennent
19:46maintenant
19:47pour mettre
19:48l'église de centre
19:49du village
19:49qu'est-ce qui se passe
19:52les aînés
19:53sont dans une forme
19:54d'abus autoritaire
19:56ce qui fait que
19:57sans pouvoir financier
19:58sans détermination
20:00c'est le parcours
20:01du combattant
20:02donc qu'est-ce qui se passe
20:03on renonce
20:04parce que même si on a raison
20:05il faut payer un avocat
20:07mais où se situe
20:08selon vous
20:09la principale faiblesse
20:10dans la loi
20:11dans son application
20:13ou simplement
20:13dans la méconnaissance
20:15de ces mécanismes
20:17juridiques
20:17par les ayants droit
20:19par les...
20:20la principale faiblesse
20:21que l'on a au niveau
20:22du Gabon
20:22c'est qu'on est dépourvu
20:24de l'architecte
20:26qui permet
20:27de construire la maison
20:28une succession
20:29touche
20:30quatre pôles
20:31régalien de l'état
20:32nous avons
20:33d'un côté
20:34la chambre des notaires
20:36qui ont
20:37des fonds
20:38en déshérence
20:39depuis plusieurs années
20:40nous avons
20:41l'appareil judiciaire
20:43qui est censé
20:44purger les litiges
20:45nous avons
20:46la direction générale
20:47des impôts
20:48qui est censée
20:49prendre les émoluments
20:50et régler l'assiette fiscale
20:51au niveau
20:52de l'état
20:53et nous avons également
20:54la CDC
20:55qui peut
20:56recrouver
20:57tous les actifs
20:58en déshérence
20:59exactement
20:59sauf que
21:01ces quatre pôles
21:02de l'état
21:03ne peuvent pas fonctionner
21:05non
21:05c'est pire que ça
21:07c'est que chacun
21:08c'est comme si on est
21:09dans un terrain de basket
21:10où chacun joue pour soi
21:12il faut un capitaine
21:13il faut quelqu'un
21:15qui puisse
21:16auditer
21:17de manière nationale
21:18avec des référents
21:20dans chaque administration
21:21ça peut être les impôts
21:22parce qu'ils ont
21:22un intérêt à recouvrir
21:24la part
21:24non justement
21:25parce que les impôts
21:26sont dans leur domaine
21:28il faut quelqu'un
21:29qui chapote tout ça
21:30l'écosystème est là
21:31mais comme il n'y a pas
21:33d'acteur
21:33qui peut réguler
21:34l'écosystème
21:36qui a le pouvoir
21:37d'instruire
21:37de demander
21:38des audits
21:39à champs et notaires
21:40pour savoir
21:40combien de milliards
21:41d'hommes
21:42et même si c'est oral
21:43quelqu'un qui est capable
21:44de demander
21:45au niveau
21:46des impôts
21:47de nous retracer
21:48sur trois ans
21:49sur cinq ans
21:50tous les biens
21:50qui n'ont pas été titrisés
21:51quelqu'un qui soit capable
21:53de pouvoir
21:56demander
21:57à la CDC
21:58de recouvrir
21:59tous les fonds
22:00qui sont des érances
22:01et surtout
22:02qui peut aller
22:03au ministère de la justice
22:05ou au tribunal
22:06pour auditer
22:08et purger
22:09les litiges
22:10pourquoi le litige
22:11reste
22:12c'est parce qu'il n'y a pas
22:13de protocole d'accord
22:14forcé
22:14et on ne se rend pas compte
22:16c'est du voile
22:17au monde organisé
22:18ça veut dire
22:18qu'on a un écosystème
22:20où il n'y a pas
22:21de commissaire
22:22il n'y a pas de shérif
22:22donc chacun
22:24marche pour soi-même
22:26et celui qui est pénalisé
22:27c'est qui ?
22:28c'est le Gabonais
22:29mais surtout
22:30l'État
22:32c'est d'abord
22:33l'ayant droit
22:33mais aussi l'État
22:35exactement
22:36parce que si
22:36le Gabonais est pénalisé
22:37l'État est pénalisé
22:39l'État prend de l'argent
22:40dans les recettes fiscales
22:42directes
22:42et indirectes
22:43quelqu'un qui a de la liquidité
22:44qu'est-ce qu'il fait ?
22:45il dépense
22:45en dépensant
22:46il y a la TVA
22:48pour réguler une succession
22:49on doit faire appel
22:50à des experts
22:51qui l'ensemble
22:51les payent
22:52ont aussi un barème
22:54de TVA
22:54qui rendent aussi
22:55un État
22:56en fait
22:57on se rend compte
22:58que par la succession
22:59il y a une chaîne
22:59d'acteurs
23:00qui
23:01touchent leurs émoluments
23:03le réinjectent
23:04et forcément
23:05la communauté
23:07se retrouve grandie
23:08alors
23:09dans de nombreuses familles
23:11africaines
23:11parler de succession
23:12de testaments
23:14ou de
23:14partage
23:16du patrimoine
23:17d'un défunt
23:18reste
23:19culturellement
23:20difficile
23:22à entendre
23:23que risque
23:25concrètement
23:25une famille
23:26lorsque
23:26rien n'a été
23:28organisé
23:29avant le décès
23:30du détenteur
23:31du patrimoine
23:33ce que la famille
23:34risque
23:35c'est déjà
23:36la perte
23:38des valeurs
23:39morales
23:40qui ont conduit
23:41le patriarche
23:42à mettre en place
23:43son patrimoine
23:45aujourd'hui
23:46je peux vous rassurer
23:48l'homme africain
23:49ne veut pas parler
23:49de la mort
23:50mais pourtant
23:51chaque jour
23:51si vous ouvrez
23:52l'union
23:52vous verrez
23:53qu'il y a des décès
23:53ça veut dire
23:54que le fait
23:55de parler
23:55de la mort
23:56n'amène pas
23:57à la mort
23:57c'est un phénomène
23:59naturel
24:00qui nous arrivera
24:01à chacun d'entre nous
24:02donc on ne peut pas
24:06échapper au débat
24:07il faut
24:08avoir le courage
24:09de son vivant
24:11de faire
24:12trois choses
24:13la première des choses
24:15il faut avoir
24:16le courage
24:17de faire
24:18un inventaire
24:20contradictoire
24:20de son passif
24:22et de son actif
24:23c'est cet inventaire
24:26qui permet
24:27de prendre
24:27les mesures juridiques
24:29d'accompagnement
24:30notamment
24:31via la donation
24:32de partage
24:33via les statuts
24:34d'entreprise
24:35société civile
24:36immobilière
24:36ce qui permet
24:38aux éventaires
24:38de ne pas
24:38subituer une session
24:39de fait
24:39mais d'être
24:40dans l'anticipation
24:41et la dernière des choses
24:42naturellement
24:43c'est de préparer
24:45l'après
24:46par la protection
24:48juridique
24:49de la veuve
24:51et des orphelins
24:54c'est ça
24:54le réel enjeu
24:55dans lequel
24:56nous sommes aujourd'hui
24:57mais il y a une
24:58réalité
24:59en fait
24:59qui dit succession
25:01dit
25:02mise en concurrence
25:03de plusieurs logiques
25:04le droit positif
25:06les usages familiaux
25:08vous l'avez évoqué
25:09tout à l'heure
25:10les coutumes
25:11et parfois
25:12les rapports
25:13de force interne
25:14entre fils
25:16d'un même père
25:17ou d'une même mère
25:19comment moderniser
25:20les successions
25:21au Gabon
25:21sans nier
25:22les réalités
25:23culturelles
25:24tout en garantissant
25:25effectivement
25:25les droits
25:27par exemple
25:27du conjoint
25:28survivant
25:29et
25:30les autres
25:31ayant droit
25:31notamment
25:32les enfants
25:32et peut-être
25:33les parents
25:34du défunt
25:36c'est très simple
25:37alors
25:38vous êtes patron
25:39d'entreprise
25:39je pense que
25:40si tout le monde
25:41travaillait ensemble
25:42ce qui permet
25:42une cohésion
25:43c'est les règles
25:44la culture
25:45d'entreprise
25:45c'est la même chose
25:46que vous faites
25:48et c'est par rapport
25:49aux règles
25:50que ça crée
25:51une cohésion
25:51et une volonté
25:52d'avancer
25:53le problème
25:54qui se pose
25:54c'est que comme
25:55il n'y a pas
25:55de cadre
25:57réglementaire
25:58qu'est-ce qui se passe
25:59la faté de la nature
26:01humaine
26:01reprend le dessus
26:02ce sont les émotions
26:04les rancœurs
26:05du passé
26:06les incompréhensions
26:07qui nous amènent
26:08dans une situation
26:08de fait
26:09c'est pour ça
26:10que j'ai parlé
26:10de trois choses
26:11impératives à faire
26:12en commençant par
26:13l'inventaire
26:14et les mesures juridiques
26:16lorsque il y a un cadre
26:17de nos ayants droit
26:18ils n'ont pas le choix
26:19que de s'entendre
26:20j'ai été récemment
26:21à Orlando
26:23avec mes enfants
26:24on a visité
26:26on a fait tous les parcs
26:27à Walt Disney
26:28et tout ce qui va avec
26:30ce qui tient
26:31ces économies
26:32c'est l'organisation
26:33des prédécesseurs
26:34Walt Disney
26:35n'a pas laissé
26:36le choix à sa descendance
26:37que de organiser
26:38son patrimoine
26:39ça veut dire
26:40que lorsqu'il décède
26:42les acteurs
26:43ces enfants
26:44n'ont pas le choix
26:45que de rentrer
26:46dans le cadeau
26:47juridique
26:47qu'il a prévu
26:47pour eux
26:48c'est pour ça
26:49que l'entreprise
26:49prospère
26:50et je parle
26:51de Walt Disney
26:52je parle
26:53d'autres entreprises
26:55le problème
26:56que l'on a
26:58est l'absence
26:59de volonté
27:01à réguler
27:02ce système
27:03ce qui fait
27:04qu'on est dans
27:04des situations
27:04des zones
27:05de non-droit
27:06de facto
27:07où la loi
27:08le plus fort
27:09s'impose
27:10on va dire
27:11que le pétrole
27:11qui coule à flot
27:12ne permet pas
27:13à l'état
27:14de s'intéresser
27:15aux autres niches
27:16fiscales
27:19je ne dirai pas ça
27:23après avoir posé
27:24le problème
27:25justement
27:25vous
27:27sortez un livre
27:29comme outil pratique
27:30donc
27:31vous présentez
27:32votre ouvrage
27:32comme un guide
27:33destiné
27:34à rendre
27:35ces questions
27:35accessibles
27:36à qui s'adresse
27:37précisément
27:38réussir
27:39la transformation
27:40la transmission
27:42patrimoniale
27:42j'y arrive
27:43en Afrique
27:43et quelle erreur
27:46principale
27:47souhaitez-vous
27:48empêcher
27:49les familles
27:50de commettre
27:52alors ce guide
27:52s'adresse
27:54à toutes
27:55les classes
27:56sociales
27:57dès lors
27:58qu'on a
27:58des enfants
27:59dès lors
28:00qu'on a
28:00un minimum
28:01de biens
28:02ça devient
28:02prérequis
28:03de s'armer
28:04de la connaissance
28:05qui permettent
28:06déjà de ne pas
28:07perdre
28:07ce que l'on a acquis
28:09ça veut dire
28:09que cet ouvrage
28:11répand
28:12votre besoin
28:12à vous
28:13en tant que
28:13patron d'entreprise
28:14comme il répond
28:15sur le besoin
28:15de la maman
28:16qui fait la plantation
28:17et qui a des enfants
28:19maintenant
28:19pour ne pas
28:21arriver
28:22à certaines
28:23formes
28:24de dérives
28:25je n'ai pas eu
28:27le choix
28:27que de m'adapter
28:27au terrain
28:28pourquoi
28:29lorsque j'arrive
28:30au Gabon
28:31je viens
28:32avec la volonté
28:32de mettre en place
28:33mon cabinet
28:34sur place
28:34qui dit cabinet
28:36dit lourdeur
28:37administrative
28:37juridique
28:38avec des finances
28:40notamment pour
28:41la comptabilité
28:42tout ce qui va avec
28:44cela alourdit
28:45le problème
28:45parce que
28:47le Gabon
28:47n'a pas besoin
28:48dans un cabinet
28:48hyper puissant
28:50en jeu patrimonial
28:51le Gabon
28:52a besoin
28:53que
28:54collectivement
28:55nous prenons conscience
28:56que nous ne pouvons
28:58pas continuer
28:59sans honorer
29:00nos prédécesseurs
29:01vous avez listé
29:02précédemment
29:03un certain nombre
29:04de pesanteurs
29:05un certain nombre
29:06d'acteurs
29:07dont
29:08on va dire
29:09un shérif
29:11manque à l'appel
29:12qui serait
29:13ce shérif
29:14selon vous
29:15sans prétention
29:16aucune
29:17quelqu'un
29:17qui comprend
29:18les douleurs
29:19de ce
29:21fléau
29:22une direction
29:22générale
29:23rattachée
29:23à un ministère
29:24peut-être
29:25des affaires
29:26de l'économie
29:28pas forcément
29:28pourquoi
29:29parce qu'une direction
29:30générale
29:31rattachée
29:31à un ministère
29:32va subir
29:33les besanteurs
29:34administratifs
29:36des ministères
29:37ça veut dire
29:38qu'un résultat
29:39que le président
29:39ou le chef de l'état
29:40peut avoir
29:40en un an
29:41il va l'avoir
29:42en cinq ans
29:43ce qu'il faudrait
29:44c'est
29:46quelqu'un
29:47qui puisse avoir
29:49la capacité
29:51de soumettre
29:52en arbitrage
29:54à la plus haute autorité
29:55l'égalité du terrain
29:57afin que le chef
29:58puisse trancher
29:59très bien
30:01si
30:01vous deviez résumer
30:03votre livre
30:04en une seule recommandation
30:06quelle serait-elle ?
30:09sécuriser
30:10son travail
30:13pour éviter
30:13que ses enfants
30:14aient à eux aussi
30:17subir le mythe
30:18décisif
30:18exactement
30:19et c'est même
30:20un ridicule
30:21parce que
30:21tous les combats
30:22par lesquels
30:23vous passez
30:24et je prends
30:24aussi le vôtre
30:25en petite parenthèse
30:26pourquoi vous écrivez
30:27un livre également ?
30:29il ne s'agirait pas
30:30de parler de moi
30:31je vous inquiète
30:32sur le canaté
30:32il nous reste
30:34un quart d'heure
30:35je préfère
30:36que ce temps
30:36vous soit
30:37consacré
30:38à votre présence
30:39ici
30:39donc je disais
30:41nous allons entamer
30:43donc rentrer
30:43dans le dernier quart d'heure
30:44sur lequel on va revenir
30:45sur des questions
30:46quand même importantes
30:46parce qu'elles touchent
30:47le PNCD
30:48donc capitaux dormants
30:50une nouvelle ressource
30:52de financement
30:53pour le PNCD
30:54vous soutenez cette thèse
30:55alors vous affirmez
30:57que d'importantes ressources
30:59restent immobilisées
31:01dans les successions
31:02non liquidées
31:03les comptes
31:05inactifs
31:06les sequestres
31:07ou encore
31:08certains avoirs
31:09non réclamés
31:10de quoi
31:11parle-t-on précisément
31:13enfin
31:14lorsque vous évoquez
31:16ces capitaux dormants
31:18et comment
31:18des milliards de francs
31:20peuvent-ils rester
31:21immobilisés
31:22pendant plusieurs années
31:23sans que
31:24le ministère de l'économie
31:26ne s'y intéresse
31:29c'est très simple
31:31un patrimoine
31:32qui est mal géré
31:34est un patrimoine
31:35qui se déprécie
31:37ça veut dire que
31:39admettons
31:40aujourd'hui
31:41il y a le décès
31:42il s'écoule 5 ans
31:44pour réguler
31:46le patrimoine
31:47en fait
31:48le bien
31:49se déprécie
31:49dans les 5 années
31:50ça veut dire
31:51que les ayants droit
31:52n'ont seulement
31:53pas la même valeur
31:54locative
31:55ou la même valeur
31:56au niveau de l'achat
31:57il peut aussi s'apprécier
31:58si la zone
32:00oui mais pour ces faux
32:01qu'on s'investisse
32:02qu'est-ce qui se passe
32:03concrètement
32:04il y a un des ayants droit
32:05qui s'accapare
32:06le droit
32:07de vivre d'un bien
32:08mais généralement
32:09il le fait
32:11pour capitaliser
32:13financièrement
32:13pas pour relever
32:14le bien
32:15pour que ça profite
32:16à tous
32:17c'est ça le souci
32:18et ça nous amène
32:19à des gestions opaques
32:20où les ayants droit
32:21n'ont pas conscience
32:22et connaissance
32:23de leur capacité
32:25réelle financièrement
32:26et comme je l'ai dit
32:28plus tôt
32:29je vais même
32:29prendre l'exemple
32:30pour que ce soit
32:30parlant pour tout le monde
32:31de l'économiste
32:33Hernando de Soto
32:34qui parle de richesse morte
32:35le principe est très simple
32:37lorsqu'un bien
32:39est en conflit
32:40c'est un bien
32:41qui ne produit
32:42pas de taxes
32:43pas d'impôts
32:45aucune hypothèque
32:46aucun crédit
32:48on a ce qu'on appelle
32:49un capital mort
32:50ça veut dire
32:51qu'un jeune homme
32:52qui peut être riche
32:54sur le papier
32:54parce qu'un bien
32:56on peut le vendre
32:57récupérer une valeur
32:59numéraire
33:00le réinvestir dans autre chose
33:01et chacun
33:02se développe socialement
33:03ou simplement
33:04acheter d'autres biens aussi
33:05exactement
33:06sauf que
33:07qu'est-ce qui se passe
33:08en laissant
33:09les successions
33:10en déshérence
33:11en laissant
33:12les conflits
33:13perdurer
33:14en fait
33:15on appauvrit
33:16le pays
33:18on appauvrit
33:19la famille
33:21et on appauvrit
33:22aussi
33:22notre capacité
33:24à être efficace
33:24au niveau de l'État
33:25pourquoi ?
33:27parce que quelqu'un
33:27qui dans l'intimité
33:28de sa famille
33:30gère mal
33:31les affaires du père
33:32est quelqu'un
33:33qui ne respecte pas
33:34la vision
33:35des sacrifices du père
33:37comment cette même personne
33:38peut être
33:41rigoureux
33:41dans sa gestion
33:42de l'actif
33:43de l'État
33:44on voit bien
33:45que c'est le serpent
33:45qui se mord
33:46la queue
33:47et c'est pour ça
33:48qu'aujourd'hui
33:49c'est une réitale
33:50fatalité
33:51aujourd'hui
33:52le feu des successions
33:53si vous vous renseignez
33:558 gabonais sur 10
33:57sont concernés
33:57par des problèmes
33:57de succession
33:58est-ce que vous disposez
33:59d'une estimation
34:00fiable
34:01je veux dire
34:02un montant
34:04pour les capitaux
34:05dormants
34:06oui
34:06alors
34:07je dispose
34:08d'un canevas
34:09que j'ai chiffré
34:10à plusieurs dizaines
34:11de milliards
34:11de francs CFA
34:13la volonté
34:14est de pouvoir
34:15capter
34:157000 milliards
34:16de francs CFA
34:17sauf que pour que je puisse
34:197000 milliards
34:20c'est deux fois
34:21le budget
34:22oui
34:22mais sauf que
34:23pour que je puisse
34:25avoir l'actif du chiffre
34:26il faudrait que je puisse
34:28avoir le pouvoir
34:28d'auditer réellement
34:30les organes
34:31de l'État
34:31pour avoir le chiffrage
34:33exact
34:34concrètement
34:35quelle est la méthode
34:36Lucien Oliveira
34:37pour identifier
34:37sécuriser
34:38puis mobiliser
34:39ces fonds
34:41la question
34:41il faut qu'on s'entende bien
34:42la question est
34:44Lucien Oliveira
34:44le chef d'entreprise
34:46l'ingénieur patrimonial
34:47ou le citoyen gabonais
34:49le citoyen gabonais
34:50qui a la méthode
34:50voilà c'est ça
34:51voilà
34:52pour l'État
34:54c'est très simple
34:56si l'État
34:57permet
34:57qu'on puisse
34:58auditer
34:59le secteur
35:00l'État
35:01aura les chiffres
35:01exacts
35:02du capital
35:03en déshérence
35:04pourquoi je vous parle
35:05de 7000 milliards
35:06c'est parce que
35:07dès lors qu'on libère
35:08le capital
35:09en déshérence
35:10il y a ce qu'on appelle
35:11une énergie créatrice
35:12et une circulation
35:13de la monnaie
35:14qui se fait
35:15de facto
35:16si on enlève
35:1710%
35:17des gens dans la rue
35:18et qu'on les réstabilise
35:20qu'est-ce qu'ils feront ?
35:21ils consommeront
35:22ils se développeront
35:23économiquement
35:23l'argent circulera
35:25et ce qui fait
35:26qu'au-delà
35:27de l'impôt
35:28de la taxe
35:29il y a aussi
35:30une valeur numéraire
35:30que le pays va prendre
35:31par la créativité
35:33en plus de ça
35:34je vais aller plus loin
35:36on ne parle que
35:37de la famille
35:37mais on oublie l'entreprise
35:39et pourquoi
35:40j'ai mis sur la question
35:40sur vous
35:40parce que vous êtes
35:41un chef d'entreprise
35:42mais je ne vais pas
35:42parler forcément
35:43de votre cas
35:44je vais le prendre
35:44à la grande échelle
35:45restons sur le dispositif
35:46qui ?
35:47le trésor public
35:48la CDC
35:49une banque
35:51pour une structure dédiée
35:52j'en viens pour qu'on puisse
35:53se comprendre
35:55une entreprise
35:56qui a été montée
35:57par quelqu'un
35:58et qui a 30 ans
35:59d'existence
35:59elle peut embaucher
36:0050 personnes
36:01ou plus
36:02si à continuité
36:03et transmission
36:04l'entreprise
36:05de facto bénéficie
36:06du capital de confiance
36:07du prédécesseur
36:09ce qui fait
36:10qu'on n'est plus
36:10à 50 personnes
36:11on est à 150 personnes
36:13lorsqu'on a 150 personnes
36:15qui travaillent
36:16et qui cotisent
36:17vous voyez bien
36:18qu'en libérant
36:20la succession
36:20au-delà
36:21de ce qu'on reçoit
36:22directement
36:23il y a
36:24une libération
36:25du circuit informel
36:27qui jusqu'à présent
36:29se tient
36:30pourquoi la maman
36:31au marché
36:31fait la tontine
36:33il ne va pas déposer
36:34l'argent à la banque
36:35parce qu'on ne lui a pas
36:36expliqué
36:37qu'en déposant
36:38une partie
36:38de son argent
36:38à la banque
36:39elle peut avoir
36:41un crédit
36:41qui permet
36:42de déposer son activité
36:44si elle en a conscience
36:44qu'est-ce qu'elle fera
36:46elle ira déposer
36:47son argent
36:47à la banque
36:47si elle a le crédit
36:49elle va plus facilement
36:50se dire son entreprise
36:51donc on voit bien
36:52qu'au-delà
36:54du fait que ça rapporte
36:55immédiatement
36:55à l'État
36:56et aux personnes
36:58il y a une source
37:00incalculable
37:00de milliards
37:01de France-EFA
37:01qui sortiront
37:02de cela fatalement
37:04et aujourd'hui
37:05je mets encore
37:06l'accent dessus
37:07pour que ça soit clair
37:08pour tous
37:09le problème
37:10c'est que
37:11comme les acteurs
37:12notamment les notaires
37:14qui sont officiers publics
37:16n'ont pas
37:17de contrôle
37:19qu'est-ce qui se passe
37:21il y a des abus
37:23d'acide
37:24de passivité
37:25c'est-à-dire
37:26je prends un exemple simple
37:29la loi est claire
37:30tout un diviseur
37:32peut mener
37:32les actions
37:33et les mesures
37:34nécessaires
37:34pour conserver
37:35un bien
37:37on a le droit
37:37à la pété filiale
37:38les notaires
37:39assistent
37:40à des guerres
37:40entre héritiers
37:42où
37:42ils ne font pas
37:44leur devoir
37:44de conseil
37:45parce que
37:46s'ils lisent le droit
37:47ils vont sensibiliser
37:48les acteurs
37:49sur les risques
37:49encourus
37:50notamment le recès
37:51chez SORAN
37:51on a suffisamment
37:52évoqué
37:53les problèmes
37:54je disais
37:55qui devrait piloter
37:57ce dispositif
37:58pour sortir
37:59justement
38:00de cette léthargie
38:01qui au final
38:03génère plus de coûts
38:05que de bénéfices
38:05à l'État
38:06j'ai répondu à votre question
38:07mais je ne pourrais pas
38:08avoir la prétention
38:08de dire qui
38:10je pense que c'est
38:11un arbitrage
38:11qui doit être soumis
38:12à la très haute
38:13autorité
38:14de l'État
38:14mais
38:15je me pose la question
38:17comme vous permettez
38:18combien d'ingénieurs
38:19patrimonial
38:20le Gabon compte
38:21combien d'experts
38:22ils comptent
38:24ce qui est sûr
38:24c'est que je suis rentré
38:25au Gabon
38:25pour pouvoir apporter
38:27des anniversaires
38:27au pays
38:27très bien
38:28surtout que vous
38:29l'évoquez aussi
38:30dans vos différentes sorties
38:33le lien
38:34entre les successions
38:36et le financement
38:37du PNCD
38:38le plan national
38:39de croissance
38:40et de développement
38:402026-2030
38:42repose sur six grands piliers
38:44eau, électricité
38:45transformation
38:45de la jeunesse
38:46le logement
38:47et les infrastructures
38:48le capital humain
38:49la diversification
38:50de l'économie
38:51et la reconstruction
38:51de l'État
38:52selon vous
38:53quelle part de financement
38:54de ce programme
38:55pourrait raisonnablement
38:57provenir de la mobilisation
38:58des capitaux dormants
38:59et vers quel pilier
39:02du PNCD
39:03ces ressources
39:04devraient-elles être
39:05dirigées en priorité
39:06on n'a plus beaucoup de temps
39:08mais c'est quand même
39:09une question importante
39:10tout à fait
39:10en termes de priorité
39:12je ne peux pas aller
39:13dans une autre direction
39:14que celle
39:14prônée par l'exécutif
39:15la priorité aujourd'hui
39:16c'est la dignité
39:17c'est l'eau
39:17l'électricité
39:18et les infrastructures
39:20également
39:21donc je suis dans
39:21cette même mouvance
39:23sachant qu'une fois
39:24que les capitaux dormants
39:25sont libérés
39:26c'est remis au sommet
39:27de l'État
39:27et il appartient
39:28aux décideurs
39:29de savoir comment
39:30orienter ces ressources
39:31moi mon rôle
39:32se contonne
39:33simplement
39:34à cibler un problème
39:38proposer une solution
39:39et de livrer une méthode
39:41qui permette
39:41de récupérer ces fonds
39:42une fois que c'est fait
39:43moi mon travail
39:45d'expert
39:45et de citoyen engagé
39:47est terminé
39:48maintenant
39:49le relais
39:50est pris
39:51au niveau
39:51des autorités
39:52qui sauront
39:53naturellement
39:54par rapport
39:54à leur calendrier
39:55aux urgences nationales
39:57reventer ces capitaux
39:58pour le vivre ensemble
40:01votre proposition
40:03peut susciter
40:04une inquiétude légitime
40:05puisque
40:06vous parlez d'audité
40:08donc
40:08mobiliser des fonds
40:10issus
40:10des successions
40:11non réglées
40:12ou des comptes inactifs
40:13pourraient être
40:14interprétés
40:15comme une
40:16captation de ressources
40:18appartenant toujours
40:19à des particuliers
40:20vu que
40:21les décisions
40:23définitives
40:24n'ont pas été rendues
40:25par les juridiciens
40:26comment éviter
40:27que ce mécanisme
40:28ne se transforme
40:28en atteinte
40:29aux droits
40:30de propriété
40:31quelles garanties
40:32juridiques
40:33doivent impérativement
40:35protéger
40:36les titulaires
40:37et les ayants droits
40:38là en fait
40:39la question
40:39permettez-moi
40:40est prise
40:41dans le mauvais sens
40:42pourquoi
40:44les biens appartiennent
40:45à qui ?
40:45à l'état
40:47nous ne sommes là
40:48que de passage
40:49il y a des pays
40:50où on achète
40:51leur propriété
40:51par exemple
40:52mais ça appartient
40:53à la royauté
40:54au Gabon
40:55les terrains
40:56que l'on achète
40:57sont des terrains
40:58de l'état
40:59même si on les acquit
41:00en tant que
41:00il y a toujours
41:00un droit de cession
41:01ça veut dire
41:03que la question
41:03n'est pas celle-là
41:05on a identifié
41:06le problème
41:07lorsqu'on a identifié
41:08le problème
41:09on le monte
41:10pour pouvoir
41:11apporter une solution
41:12c'est comme une plaie
41:13si on la cache
41:14elle ne guérit pas
41:15il faut à un moment donné
41:16l'exposer
41:17en l'exposant
41:19on peut discuter
41:20ensemble
41:20de comment
41:23réparer le préjudice
41:24de comment soigner
41:24la plaie
41:25moi
41:26je ne peux pas être
41:27omnipotent
41:28omniprésent
41:29je suis un expert
41:31qui a fait un travail
41:32de recherche
41:33terrain
41:34sur un an
41:35qui a donné ma vie
41:36à chiffrer
41:38à nommer
41:39les difficultés
41:40par lesquelles
41:40je suis passé
41:40pour vous livrer
41:42une méthode
41:42maintenant
41:43on doit de la même
41:44pas faire le travail
41:45tout seul
41:45ça veut dire que
41:46une fois que moi
41:47je donne le canevas
41:48que je donne les orientations
41:49on ne peut pas prendre ça
41:51comme si on vient
41:51prendre l'argent
41:52dans la poche des gens
41:54non au contraire
41:55on vient libérer les gens
41:57de leurs contraintes
41:58financières
41:59pourquoi
42:00et c'est important
42:01qu'on le comprenne
42:01si vous me permettez
42:02aujourd'hui
42:03l'argent n'est pas
42:04pour les gens
42:05pourquoi
42:06parce que l'argent
42:07appartient à la division
42:09la division
42:10c'est le régime juridique
42:11de facto
42:11contenant succession
42:12ça veut dire
42:13le bien appartient
42:14à tout le monde
42:14mais personne
42:16ne peut en jouir
42:17à sa convenance
42:18sans l'accord des autres
42:19ce qui amène
42:20à la situation
42:20de blocage
42:21ça c'est le premier point
42:23le deuxième point
42:24c'est qu'en indivision
42:25nous sommes des usufruitiers
42:27ça veut dire
42:28qu'on a la possibilité
42:29de bénéficier
42:30et de jouir
42:30des fruits du bien
42:32mais sans pour autant
42:33sortir du cadre
42:35collectif
42:35ce qui fait que
42:36l'argent émané de là
42:37peut toujours être taxé
42:39par les autres
42:40qui peuvent se plaindre
42:41de ne pas avoir reçu
42:42leur émolument
42:43et la loi permet
42:44de récupérer
42:44jusqu'à 5 ans
42:45des indemnités
42:46d'occupation
42:47ou des captations
42:48de loyers
42:49de manière rétroactive
42:50ça veut dire quoi
42:52la seule manière
42:53pour les gens
42:54de pouvoir s'enrichir
42:56légalement
42:57et de transmettre
42:58c'est de régler
42:59ce problème
43:01parce que
43:01et je finirai par là
43:02sur la question
43:04lorsque je suis assis
43:05dans la maison
43:06de mon père
43:06c'est pas ma maison
43:07c'est à mon père
43:09si je ne règle pas
43:10la situation
43:11qu'est-ce qui se passe
43:12la maison
43:12où j'ai vécu
43:13toute la vie
43:13à mon décès
43:15peut repartir
43:16dans la famille
43:17c'est à dire
43:17que mes enfants
43:19auront l'illusion
43:19toute la vie
43:20d'avoir un bien
43:21qui ne sera
43:22jamais à moi
43:23que je ne pourrai
43:24jamais transmettre
43:25et c'est ça
43:26tout le non-sens
43:27du fait de regarder
43:28ailleurs
43:29Monsieur Oliveira
43:31imaginons que
43:32demain
43:32les autorités
43:33vous confient
43:34la mission
43:34de reformer
43:36l'ensemble
43:36du système
43:36successoral
43:37de mobiliser
43:38les capitaux
43:39dormants
43:40au profit
43:40du développement
43:41national
43:41quelles seraient
43:42vos trois
43:43premières décisions
43:45et dans
43:46combien de temps
43:46estimez-vous
43:47que les premiers
43:48résultats
43:49pourraient être
43:50visibles
43:51et quantifiable
43:52au bout de 90 jours
43:54maximum
43:54pourquoi
43:55la première décision
43:58c'est d'abord
43:58de demander
43:59un audit
44:00un audit
44:02dans les orales
44:02que j'ai citées
44:03précédemment
44:03au niveau
44:04du notariat
44:05de la banque
44:06de la justice
44:07ainsi de suite
44:07et la direction
44:08des impôts
44:09une fois qu'on a fait
44:10l'audit
44:10on n'est plus
44:11dans le théorique
44:12on est dans le concret
44:13on sait exactement
44:14combien d'argent
44:15on peut prendre
44:17une fois que c'est fait
44:18on est obligé
44:19de créer une nouvelle direction
44:20qui peut être
44:20longue à mettre en place
44:22il suffit juste
44:23de mettre en place
44:23un système
44:24de référent
44:27par organisme
44:28qui peut être
44:29encouragé à travailler
44:30par une prime
44:31de participation
44:32d'intéressement
44:33selon le résultat
44:36escompté
44:37ça veut dire
44:38en français facile
44:38plus on ramène
44:40des fonds
44:40dans la caisse de l'état
44:41plus on a
44:42un encouragement
44:43et pour moi
44:44c'est des choses
44:46simples à mettre en place
44:46qui au bout
44:48de 90 jours
44:48permettent déjà
44:49au trésor public
44:50de voir
44:51un retour sur investissement
44:54maintenant
44:54par la suite
44:55une fois que le circuit
44:57est huilé
44:58on peut dire
44:59qu'on attend
44:5910 jours
44:5910%
45:00du montant
45:0120%
45:01mais une fois
45:02qu'on l'a fait
45:03c'est plus facile
45:05de pouvoir
45:06aller au bout
45:06de la démarche
45:07année après année
45:09pourquoi ?
45:10parce qu'une fois
45:11que c'est fait
45:11on régule
45:13les 45 décès
45:14en moyenne jour
45:15qu'on a
45:15avec les 10%
45:16qui ressemblent
45:17des chefs
45:17de famille
45:18et autres
45:18qui ont du patrimoine
45:19mais on n'oublie
45:20surtout pas
45:21les successions
45:22qui depuis 20 ans
45:24depuis 30 ans
45:24sont bloquées
45:26et qui avec le temps
45:29ont augmenté
45:29en émolument
45:32redevable
45:32à l'état
45:34ça veut dire
45:34qu'il appartiendra
45:36il appartiendra
45:37maintenant
45:38à l'arbitrage
45:39suprême
45:40de donner
45:41des orientations
45:43par rapport
45:44aux objectifs
45:44à court
45:45moyen
45:46long terme
45:46mais nous ne pouvons
45:47pas avoir
45:47la prétention
45:48de penser
45:49à la place
45:50de l'exécutif
45:51nous on offre
45:52le canevas
45:52et on montre
45:54les compétences
45:54que l'on peut avoir
45:55à disposition
45:56pour servir la nation
45:58où le besoin
45:59se fait sentir
46:00merci Lucien Oliveira
46:01vous êtes expert
46:02en ingénierie
46:03parisienne
46:04auteur
46:04entrepreneur
46:05et acteur politique
46:07de terrain
46:08nous avons parlé
46:09de transmission
46:09de patrimoine
46:10de succession
46:11de protection
46:12des familles
46:13des capitaux dormants
46:14mais également
46:15de votre proposition
46:16visant à faire
46:17de ces ressources
46:19inexploitées
46:20un levier de financement
46:21du plan national
46:22de croissance
46:23et de développement
46:23en 2026-2030
46:24merci d'avoir accepté
46:26de répondre
46:26aux questions
46:27de Gabon Mediataim
46:28c'était le canapé rouge
46:3045 minutes
46:31pour aller
46:32au-delà
46:33des déclarations
46:3445 minutes
46:34pour comprendre
46:35ceux qui font
46:36l'actualité
46:37Gabon Mediataim
46:38à l'heure de l'info
46:40continuez de nous suivre
46:41sur toutes nos plateformes
46:42et bonne soirée
46:45merci Aaron
46:46bonne soirée à vous
46:47merci à vous
46:51merci à vous
46:51merci à vous
46:52merci à vous

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