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[#InterviewExclusive] Marc Ona Essangui, 5e Vice-président du Sénat

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00:00...
00:08Nouveau numéro d'interview exclusive, mesdames et messieurs, bonsoir.
00:12Ce soir, nous sommes du côté du siège provisoire du Sénat
00:17avec le vénérable Marc Ona Essendi,
00:21cinquième vice-président du Sénat et sénateur du département du OLE
00:26et par ailleurs acteur engagé de la société civile.
00:28Vénérable, bonsoir et merci de nous recevoir dans vos bureaux.
00:31Bonsoir.
00:33Alors nous allons ensemble décrypter l'actualité du moment en 30 minutes.
00:37Honorable, j'aimerais rapidement vous entendre sur le rémaniment gouvernemental.
00:43Donc, vous avez le mot d'Ingema III, nommé dix mois seulement après le précédent rémaniment.
00:48Au-delà des profils qui ont été retenus, les gabonnés avec qui nous échangeons
00:52reconnaissent certes que le chef de l'État engage des réformes ambitieuses
00:56en matière d'infrastructures, mais qu'il y a très peu d'attention
00:59qui est mise sur le capital humain.
01:01Alors, les mots qui nous reviennent régulièrement,
01:03c'est l'accès aux services publics de base,
01:05donc l'électricité, mais aussi l'éducation, la santé,
01:08la formation professionnelle et l'emploi.
01:11Est-ce que vous comprenez ces préoccupations des gabonnés
01:14et est-ce sur ces défis que le nouveau gouvernement
01:16devra désormais se pencher en priorité ?
01:19Je vous remercie pour m'avoir tendu le micro.
01:24Par rapport au remaniement gouvernemental,
01:28je crois que c'est à la discrétion du chef de l'État, du président de la République,
01:32qu'en même temps, chef du gouvernement, c'est à sa discrétion.
01:36Vous parlez de huit mois après le dernier remaniement.
01:40Je pense que les individualités qui sont retenues
01:44obéissent à un certain constat que lui seul est capable de faire
01:48parce qu'il est à la fois, comme je l'ai dit,
01:51président de la République et chef du gouvernement.
01:55Il n'y a pas d'intermédiaire, il n'y a même plus de, comment dire,
01:59de pare-feu, il n'y a plus de premier ministre.
02:02Il y a tout simplement un vice-président du gouvernement
02:05qui ne fait que coordonner l'action gouvernementale
02:07avec le président de la République.
02:10Alors, pour ceux qui disent que l'accent n'est pas mis
02:13sur les aspects sociaux, je pense qu'ils sont...
02:16Je comprends, il y a une certaine impatience.
02:19Je crois que depuis la transition,
02:23le chef de l'État n'a pas attendu d'être élu
02:25pour commencer à entreprendre des réformes
02:27au niveau même du secteur du côté humain.
02:33Et vous allez vous rendre compte que la première action
02:35qu'il avait menée, c'est l'attribution des postes budgétaires
02:40pour que les Gabonais accèdent à l'emploi.
02:42C'est le déblocage de tout ce qui était...
02:48Tout ce qui avait été vici au niveau de la fonction publique
02:50pour le recrutement des Gabonais.
02:53Ça a été une première action.
02:54La deuxième action, quand personne ne peut dire
02:57qu'aucune action n'a été menée à l'endroit des Gabonais
03:00pour le social, regardez tout ce qui est fait.
03:02Au niveau même des centres hospitaliers,
03:05tous les aménagements, toutes les réformes,
03:07on essaie, pas on essaie, on s'engage à améliorer
03:11les conditions de vie des Gabonais.
03:16Je suis à l'intérieur, je sais exactement ce qui se passe.
03:19Quand je compare les efforts qui sont faits au niveau social,
03:23je me dis ne pas reconnaître que les efforts sont faits.
03:27C'est quand même faire preuve de mauvaise foi.
03:31Rien que le secteur routier,
03:34je pense qu'à Libreville,
03:38circuler devient de plus en plus difficile.
03:40Pourquoi ?
03:41Ce n'est pas parce qu'il n'y a pas d'action
03:44pour ouvrir des voies,
03:45mais tout simplement parce que nous avons
03:47de plus en plus de Gabonais
03:48qui s'offrent le véhicule.
03:51Et les efforts sont accomplis
03:54au niveau
03:56du secteur routier,
03:58au niveau universitaire et scolaire.
04:00L'eau et l'électricité
04:02qui est quand même le pilier 1
04:03des engagements du chef de l'État.
04:05L'eau et l'électricité
04:06qui est le pilier 1
04:07de l'engagement du chef de l'État.
04:08Et là aussi,
04:09il faudrait que les Gabonais sachent
04:11qu'il y a des efforts qui sont accomplis.
04:13Les dysfonctionnements
04:14que nous constatons aujourd'hui
04:15sont tout simplement liés
04:16au changement,
04:18au remplacement de tout le matériel
04:20au niveau de la SCG.
04:21La SCG n'a jamais investi
04:23pour renouveler les équipements.
04:25C'est ce que nous sommes en train de faire.
04:27Le barrage hydroélectrique
04:29de Thibéle est en train d'être réaménagé.
04:31On a signé avec Suez
04:33pour le rétablissement de l'eau.
04:36Et il y a Kapo-Ochit
04:38qui essaie de renforcer.
04:40Donc, vous avez les efforts
04:42qui sont accomplis
04:43pour renouveler les équipements
04:45au niveau de l'eau et de l'électricité.
04:48Et nous avons aussi
04:49la demande qui est très forte.
04:50c'est-à-dire entre le remplacement,
04:52le renouvellement des équipements
04:54et l'offre de services aux Gabonais.
04:59C'est évident que...
05:00Ça prend du temps.
05:00Ça prend du temps.
05:01Vénérateur, alors j'aimerais vous écouter
05:03rapidement sur cette question
05:04qui fait l'actualité.
05:06Un audit a été réalisé
05:07dans le secteur minier.
05:09Alors, plusieurs permis miniers
05:10ont été retirés à des opérateurs
05:12pour des manquements graves.
05:14Est-ce finalement le gouvernement
05:15qui veut reprendre la main
05:16dans ce secteur également ?
05:18Le gouvernement ne veut pas
05:20reprendre la main.
05:21Le gouvernement prend la main.
05:24Les travaux qui sont effectués
05:25au niveau du ministère des Mines
05:26concernent d'abord
05:27le toilettage du code minier
05:30et l'audit des permis.
05:32Je crois que c'est cet audit
05:33qui a donné la possibilité,
05:36l'occasion au nouveau ministre,
05:38au jeune ministre social
05:39Nguémen-Gemma,
05:40très courageux,
05:41qui vient de poser un acte
05:42qu'aucun ministre n'a posé.
05:44C'est-à-dire le retour au domaine
05:45de plus d'une soixantaine de permis.
05:49Alors, je pense que nous devrions
05:51tous saluer cette action
05:52qui est non seulement
05:53une action courageuse,
05:54mais qui permettrait
05:55à l'État gabonais
05:57de savoir exactement
05:58ce qui se fait surtout
05:59dans le domaine de l'or.
06:01Qui exploite de l'or chez nous ?
06:02Quelles sont les réserves d'or
06:05dont dispose le Gabon ?
06:06Est-ce que le Gabon
06:07peut nous dire aujourd'hui
06:08qu'il y a des réserves d'or
06:10au niveau de la Banque centrale,
06:11même au niveau national ?
06:13Je crois que c'est ça
06:15l'objectif à atteindre.
06:16Il faudrait avoir
06:16des opérateurs verreux
06:18pour atteindre ces objectifs.
06:20Un, il faut revoir
06:21le code minier.
06:22Deux, il faut enseigner
06:23le cadastre minier
06:24pour qu'on sache exactement
06:26ce qui se fait.
06:27Et trois,
06:28je pense qu'il faut supprimer
06:30la petite mine
06:30pour maintenir
06:31la grande mine
06:33qui fasse intervenir
06:35ceux,
06:37rien que ceux,
06:38les opérateurs
06:38qui ont des moyens
06:39pour intervenir
06:40dans le cadastre minier.
06:41Mais sur cette question,
06:43est-ce que le Gabon
06:44a les moyens
06:45de sécuriser
06:46ses frontières,
06:47notamment puisqu'on sait
06:48qu'il y a
06:49une exploitation illégale,
06:50notamment de l'or
06:53au niveau des frontaliers.
06:55Est-ce que le Gabon
06:56a les moyens
06:56de sécuriser ses frontières ?
06:58Alors,
06:59l'action que vient
07:00de mener
07:01le ministre des Mines
07:02vise d'abord
07:04à identifier
07:04tous les opérateurs
07:06qui interviennent
07:06dans le secteur.
07:07Une fois qu'on a identifié
07:09les opérateurs
07:09qui interviennent,
07:10il faut absolument
07:12qu'on intervienne
07:14sur la sécurisation.
07:15Et là,
07:16la première action,
07:18c'est d'identifier.
07:19Deuxième action,
07:20c'est aller sur le terrain,
07:21examiner ce qui est
07:22en train de se faire.
07:22La troisième action,
07:24c'est l'action régalienne,
07:25la force publique
07:26qui devrait mettre
07:27de l'ordre.
07:28Dans tout ça,
07:29vous avez plusieurs chaînes
07:29qui interviennent,
07:30plusieurs éléments
07:31qui interviennent,
07:32l'action gouvernementale,
07:33l'action sécuritaire
07:34et surtout
07:35la sécurisation
07:36de nos frontières.
07:38OK.
07:38Par connaissances-en-nous,
07:39parlons un peu
07:40de la session budgétaire
07:41qui s'est ouverte
07:42à la rentrée
07:45de septembre.
07:47Lors de la clôture
07:48de la précédente session
07:49parlementaire,
07:50le président du Sénat
07:51et son homologue
07:52de l'Assemblée nationale
07:53ont tenu
07:54des propos sévères
07:55à l'égard du gouvernement.
07:56Ils ont notamment dénoncé
07:57le non-respect
07:58des procédures législatives,
07:59l'usage abusif
08:00des ordonnances
08:01ainsi que la transmission
08:02tardive
08:04des projets de voix.
08:05Et lorsque ces textes
08:06sont transmis,
08:08ils sont parfois
08:09incomplément
08:09de visa,
08:10notamment
08:11du Conseil d'État,
08:12etc.
08:13Est-ce que depuis
08:14le début de cette session,
08:15il y a quand même
08:15eu des améliorations ?
08:18Ce qu'il faut d'abord
08:19remarquer
08:20par rapport
08:21aux ordonnances,
08:22aucune ordonnance
08:23n'a été prise
08:24pendant l'intercession.
08:25Oui.
08:26Ça veut tout simplement
08:27dire que
08:28le chef de l'État
08:29et le chef du gouvernement
08:31a accompli le message
08:32envoyé par les parlementaires.
08:34C'est la première chose.
08:35La deuxième chose,
08:36c'est effectivement
08:38au niveau
08:39du ministère
08:41de la réforme
08:42des institutions.
08:45Je ne voudrais pas
08:46attribuer le changement
08:48opéré à la tête
08:49de cette administration
08:50parce que
08:50C'est encore précoce.
08:51C'est encore précoce.
08:53Le ministre Ndombián
08:54qui est sorti
08:54fait partie
08:56des personnalités,
08:58des intellectuels
08:59gabonais
09:00qui maîtrisent
09:01leur art.
09:02Je pense qu'il faudrait
09:04plutôt
09:06regarder
09:06ce changement
09:07au niveau
09:08du ministère
09:08de la réforme
09:09comme étant
09:10une façon
09:12non seulement
09:13de sécuriser
09:14et aussi
09:15d'entreprendre
09:16une certaine
09:18réforme
09:18par rapport
09:20au circuit
09:21parlementaire.
09:22Vous avez le gouvernement
09:23qui envoie des textes.
09:24Les textes arrivent
09:25au niveau
09:25du ministère
09:26de la réforme.
09:26Le ministère
09:27de la réforme
09:28essaie de distribuer
09:30les textes
09:30au niveau
09:30des deux chambres
09:31du parlement
09:31et entre les deux,
09:33vous savez,
09:33l'administration
09:34parfois
09:35qui accuse
09:37une certaine lenteur.
09:38Le secrétaire général
09:39du gouvernement,
09:41les deux chambres
09:42du parlement,
09:43entre les deux,
09:44je pense qu'il faudrait
09:45regarder en termes
09:47de timing
09:47comment ce parcours
09:49s'opère
09:50pour que les lenteurs
09:51que nous avons
09:54constatées
09:54soient pour nous
10:00un vieux souvenir.
10:02Au niveau
10:03de l'Assemblée nationale,
10:03la décision
10:04qui avait été prise
10:05lors du discours
10:06de clôture
10:06de la session précédente,
10:08c'était de ne plus
10:09enregistrer
10:10des textes
10:11qui viendraient
10:12en dehors
10:12des textes
10:12qui seraient
10:13mal formulés,
10:15etc.
10:15Est-ce qu'au niveau
10:16du Sénat,
10:17vous avez également
10:17des dispositions
10:18pour contraindre
10:19le gouvernement
10:19aussi à travailler
10:20en respectant
10:21la loi ?
10:22Alors, nous recevons
10:24en dehors
10:25les textes.
10:25Les textes peuvent
10:26d'abord
10:26par l'Assemblée nationale,
10:27qui les examinent
10:28et nous recevons
10:29la petite loi.
10:30Tout le travail
10:31en amont
10:32est déjà réalisé
10:32par l'Assemblée nationale
10:33et nous recevons
10:36le travail
10:37bien fait
10:38et nous,
10:39nous sommes au niveau
10:40du Sénat.
10:40Il arrive
10:41que le texte
10:43qui arrive
10:43au niveau
10:43du Sénat
10:44puisse être
10:46retoqué
10:46par,
10:47au niveau
10:48du Sénat,
10:48puisse être retoqué
10:49l'Assemblée nationale
10:50et c'est ce qui fait
10:52en sorte
10:53que nous
10:54puissions organiser
10:55ce qu'on appelle
10:59les commissions
11:00mixtes paritaires
11:01entre les deux chambres
11:03pour harmoniser
11:04et pour que nous
11:04puissions
11:04tomber d'accord
11:05sur un texte
11:06avec une écriture
11:08harmonisée.
11:09Dans ce parcours,
11:11nous sommes
11:12les derniers
11:13à recevoir
11:14les textes
11:15et je crois
11:16que le gros
11:16du travail
11:16doit être
11:17d'abord élaboré
11:18au niveau
11:18de l'Assemblée nationale
11:19pour que nous
11:20puissions
11:20à la fin
11:22tomber d'accord
11:23sur
11:25le texte
11:26sénat
11:26en termes
11:27de qualité.
11:27Alors,
11:28un mot sur
11:28le projet
11:29de la définance
11:292027
11:30qui provoit
11:31un budget
11:32de plus de 6200
11:33milliards
11:34il ne semble.
11:36Un tel budget
11:36est-il réalisable ?
11:37On se souvient
11:38qu'en 2026
11:39dans la loi
11:40des finances
11:40initiales,
11:40le gouvernement
11:41avait présenté
11:41un budget
11:43prévisionnel
11:43inédit
11:44pour le Gabon
11:45et finalement
11:46la loi
11:47des finances
11:47certificatives
11:48a entraîné
11:50des coupes
11:51importantes
11:52dans plusieurs
11:53missions
11:55budgétaires.
11:56Nous sommes
11:57nous pas là
11:57en train
11:57de reproduire
11:58les mêmes erreurs ?
12:00Je ne peux pas
12:00commenter
12:01sur cette
12:01actualité
12:02parce qu'à
12:03l'heure actuelle
12:03nous n'avons
12:04même pas encore
12:05reçu
12:05la loi
12:06des finances.
12:07Nous avons
12:08reçu
12:09les copies
12:09de la loi
12:10des règlements
12:10tant que
12:11l'Assemblée
12:12nationale
12:12n'a pas
12:12examiné
12:13tout le reste
12:14nous
12:15au niveau
12:15du Sénat
12:15nous ne sommes
12:16pas encore
12:16en mesure
12:19de nous prononcer
12:21sur
12:22la loi
12:22des finances.
12:24Le gouvernement
12:25a présenté
12:25quelques chiffres
12:27lors du
12:28dernier Conseil
12:29des ministres
12:29de 200 milliards.
12:31Les chiffres
12:32ne veulent absolument
12:32rien dire
12:33si on n'a pas
12:33examiné
12:34en profondeur
12:35le texte.
12:35Le travail
12:36comme je l'ai dit
12:37vous avez
12:38des chambres
12:38du Parlement
12:39la première
12:39chambre
12:40c'est l'Assemblée
12:40nationale
12:41la seconde
12:42chambre
12:42c'est le Sénat.
12:43Une fois que
12:43l'Assemblée
12:44nationale
12:44nous aura envoyé
12:47le travail fait
12:49il nous appartient
12:50à notre tour
12:51d'examiner
12:52aussi
12:52en profondeur.
12:53Pour le moment
12:54je ne peux
12:55en prononcer
12:55puisque je n'ai
12:56même pas encore
12:56reçu
12:57les copies
12:58de la loi
12:59des finances.
12:59Alors un mot
13:00encore
13:02Marc-Onal
13:03Sangui
13:03vous qui
13:04avez été
13:05un acteur
13:06engagé
13:06de la société
13:07civile
13:07qui travaillait
13:08en faveur
13:09de la transparence
13:11vous êtes
13:12désormais
13:13aux affaires
13:14vous avez
13:14désormais
13:15un pouvoir
13:15décisionnel
13:16en même titre
13:16que vos collègues
13:19parlementaires
13:19pardon mais
13:21la question
13:22qui s'est souvent
13:22posée
13:23dans le débat
13:23public
13:24c'est celui
13:25de l'opacité
13:25dans la publication
13:27des rapports
13:27pourquoi les rapports
13:28budgétaires
13:29ne sont
13:30jamais publiés
13:31alors que
13:32vous parlementaires
13:34vous avez
13:34connaissance
13:34de ces documents
13:35vous travaillez
13:36en permanence
13:37avec le gouvernement
13:38mais pourquoi
13:39à la fin
13:39de vos travaux
13:40ces rapports
13:41ne sont jamais
13:41publiés
13:42alors qu'ils sont
13:42censés
13:43du domaine
13:43public
13:45vous parlez
13:46de quel type
13:47de rapports
13:47vous savez
13:48il y a des rapports
13:49qui sont exclusivement
13:50réservés
13:51aux chambres
13:52je parle notamment
13:53de loi d'exécution
13:54trimestrielle
13:55d'exécution budgétaire
13:57alors
13:58nous sommes
13:59au niveau
14:00des deux chambres
14:01régie par
14:02le texte
14:03qu'on appelle
14:03le règlement intérieur
14:04si le règlement intérieur
14:06du Sénat
14:07ne permet pas
14:08la diffusion
14:09au grand public
14:11d'un texte
14:12la loi faible
14:14dit clairement
14:15ces documents
14:16doivent être publiés
14:17tous les trimestres
14:18est-ce que
14:19les gabonais
14:20n'ont-ils pas le droit
14:21de connaître
14:22comment a été géré
14:23l'argent
14:23lorsqu'ils ont
14:25en rentrant
14:25en début d'année
14:26on a connaissance
14:27de la loi des finances
14:28mais on n'a jamais
14:30le bilan
14:31de comment a été
14:32utilisé cet argent
14:33alors que
14:33les droits
14:34que ça soit
14:35nous sous le droit
14:35nous avons la loi
14:37de règlement
14:38nous avons la loi
14:39qui est publiée
14:40nous avons par exemple
14:42au niveau
14:42de la peau des comptes
14:44les rapports
14:44qui sont publiés
14:45et qui sont envoyés
14:46au chef de l'état
14:47c'est peut-être
14:48les gabonais
14:49qui ne sont pas
14:49en mesure
14:49d'aller chercher
14:50je crois qu'au niveau
14:51du site
14:52du ministère des finances
14:53de l'économie
14:55je peux vous garantir
14:56qu'on a du mal
14:57à les trouver
14:57sur le site
14:58du ministère
14:58de l'économie
14:59de l'économie
14:59alors les sessions
15:04budgétaires
15:04la clôture
15:05de toutes sessions
15:06est publique
15:09et je pense
15:10que vos médias
15:11à chaque fois
15:13diffusent
15:14les différentes
15:15plémires
15:15dans les chambres
15:16et c'est en ce moment
15:18que les rapports
15:18sont publiés
15:19je ne pense pas
15:19que ce soit
15:20un document
15:22confidentiel
15:22secret
15:23il suffit tout simplement
15:24d'interroger
15:25le parlement
15:27aux questions
15:27et puis vous avez
15:28le rapport
15:28ce sont les rapports
15:29qui sont destinés
15:30au grand public
15:31ce sont peut-être
15:32les gabonais
15:32qui n'arrivent pas
15:33à aller les chercher
15:34il y a des rapports
15:35qui sont publiés
15:36au niveau du journal
15:37officiel
15:39c'est comme des lois
15:40c'est une loi
15:42c'est un rapport
15:43mais c'est du domaine
15:45public
15:45on espère
15:46qu'on pourra
15:47les trouver
15:47prochainement
15:48sur le site
15:48du ministère
15:49de l'économie
15:50mais un mot
15:51sur la question
15:51des réseaux sociaux
15:53la loi de ratification
15:54de l'ordonnance
15:55portant réglementation
15:57de l'usage
15:59des réseaux sociaux
16:00est désormais
16:00entrée en vigueur
16:01comprenez-vous
16:02que le gouvernement
16:03continue à paralyser
16:05un pan entier
16:06de l'activité
16:07des entreprises
16:08alors que cette loi
16:08est désormais en vigueur
16:09et est-ce que vous
16:10Marconet Sanguille
16:11vous appelez
16:12à la levée
16:12de ces restrictions
16:15alors
16:16au niveau du gouvernement
16:17je pense
16:19un travail a été fait
16:21j'ai pris part
16:22aux travaux
16:23en termes de rédaction
16:24de ces textes
16:26et nous avons
16:27effectivement
16:27formulé
16:28des articles
16:29conséquents
16:30qui puissent
16:31permettre à l'état
16:32gabonais
16:32aujourd'hui
16:33de disposer
16:33d'une loi
16:34en dehors
16:35des autres textes
16:35qui encadrent aussi
16:36l'usage des réseaux sociaux
16:37mais nous avons
16:38aujourd'hui
16:39une ordonnance
16:39qui fasse référence
16:41à tous les éléments
16:43qu'on a voulu
16:44intégrer dans ces textes
16:45je suis entièrement
16:47d'accord avec vous
16:48qu'après
16:51la publication
16:53de ces textes
16:53la promulgation
16:55en plus
16:56c'est une ordonnance
16:57qui est
16:59d'application
17:00immédiate
17:01et
17:03je me pose la question
17:04j'ai dit
17:04il faut interroger
17:05le gouvernement
17:05pourquoi aujourd'hui
17:07nous n'avons pas
17:08encore réussi
17:09à la levée
17:10de cette restriction
17:11un an après
17:12je
17:14suis entièrement
17:15d'accord avec vous
17:16il faudrait absolument
17:18après
17:19la publication
17:20de ces textes
17:20il faudrait que le gouvernement
17:21se retrouve
17:22avec tous les acteurs
17:23pour faire le bilan
17:24qu'est-ce
17:26qu'est-ce
17:27qu'est-ce qu'on a voulu avoir
17:28comme contenu
17:30dans ces textes
17:31est-ce que nous avons
17:32atteint les objectifs
17:33est-ce que
17:34nous pouvons
17:34aujourd'hui
17:35nous permettre
17:36de lever
17:37cette
17:37cette restriction
17:39je suis
17:40de ceux
17:41qui pensent
17:41qu'aujourd'hui
17:42nous ne devrions
17:43plus avoir
17:45cette restriction
17:46qui effectivement
17:47pose problème
17:47non seulement
17:48en termes de sécurité
17:49numérique
17:50parce que
17:50l'usage
17:51des VPN
17:52ne nous permet pas
17:53d'être en sécurité
17:54numérique
17:55il faudrait absolument
17:55qu'on lève
17:56cette restriction
17:57et de deux
17:58vous avez des opérateurs
17:59économiques
18:00qui n'arrivent plus
18:00à travailler
18:00dans les bonnes conditions
18:01et moi ailleurs
18:02parfois vous voulez
18:04regarder la télévision
18:05vous voulez
18:06activer
18:06Youtube
18:07ou les réseaux sociaux
18:08vous êtes
18:09confrontés
18:10à cette situation
18:11très sincèrement
18:12je pense que
18:13le gouvernement
18:14devrait penser
18:15à lever cette restriction
18:16d'abord faire le bilan
18:17nous avons une ordonnance
18:19qu'est-ce qui a été
18:21introduit à l'intérieur
18:23quels sont les objectifs
18:24qui étaient
18:26poursuivis
18:27est-ce que ces objectifs
18:28ont été atteints
18:28etc
18:29une fois qu'on fait le bilan
18:30on s'assoit
18:31et puis
18:32on lève cette restriction
18:35Marcona Essangui
18:35c'est une tienne vice-président
18:37du Sénat
18:37et sénateur du département
18:39du OLEU
18:40qui est notre invité
18:41dans l'interview exclusive
18:42en marque une courte pause
18:43et on revient juste après
19:00Voilà, ça c'est la première maison
19:03la dernière maison
19:04l'habitant
19:08est sorti d'ici
19:09parce que les éléphants
19:10vous voyez
19:11vous voyez bien
19:12ça c'est la cour des éléphants
19:26là j'ai le message
19:28là je peux appeler
19:29attends pour
19:30pour avoir le réseau
19:31il faut poser le téléphone
19:32on pose le téléphone
19:33tu déposes le téléphone comme ça
19:34ça veut dire que cette cabane
19:35vous l'avez installée volontairement
19:37c'est passé
19:37c'est là où on a capté le réseau
19:38oui
19:39ça c'est un signe de repère
19:40si quelqu'un veut appeler
19:41oui
19:41on lui dit
19:42bon c'est là où il faut appeler
19:43donc là où je suis là
19:44je peux déjà appeler
19:45voilà ça signale même
19:47ce canton
19:48ce canton qui produit
19:49et l'excessif
19:50qui alimente libre-vie
19:51nous sommes
19:52oui
19:52quel paradoxe
19:53non loin de Tchimbelé
19:56Tchimbelé
19:56Kingelé
19:57c'est à quelques kilomètres d'ici
20:07de retour sur ce plateau
20:08avec le cinquième vice-président
20:10du Sénat
20:11qui nous reçoit
20:12dans son bureau
20:13au siège provisoire
20:14de l'institution
20:16en marque
20:16Ona et Sangui
20:17on va poursuivre notre entrevue
20:19en parlant un peu
20:20de sécurité juridique
20:21des textes
20:22alors plusieurs personnalités politiques
20:25dont l'ancien premier ministre
20:26Raymond Donsima
20:27ont publiquement dénoncé
20:29la modification
20:30d'un texte de loi
20:31voté par le Parlement
20:32en dehors des procédures légales
20:34est-ce que
20:35si ces faits sont avérés
20:37vous les condamnez
20:38et qu'est-ce que cela dit
20:39de la sécurité juridique
20:41dans notre pays
20:42je les condamne
20:44je condamne ces faits
20:45de la manière la plus catégorie
20:47qui soit
20:48pour avoir été
20:50parmi ceux qui ont réfléchi
20:52sur la nouvelle constitution
20:53parce que
20:55nous avons mis en place
20:58un cadre
20:59qui est regroupé
21:00les deux chambres
21:02j'ai été
21:03j'ai vécu
21:03en direct
21:04ce type de manipulation
21:06des textes
21:06par rapport à la constitution
21:08une huit était
21:09l'intervention
21:10la vigilance
21:10de certains parlementaires
21:12je crois qu'on serait allé
21:15on se serait retrouvé
21:16avec un texte
21:17qui n'avait rien à voir
21:18avec celui
21:19que nous avons adapté
21:20en plénière
21:21et le chèque de l'État
21:22l'a d'ailleurs dénoncé
21:23lui-même
21:23lors du discours
21:25devant
21:26les deux chambres
21:27réunis en congrès
21:29est-ce que
21:30au niveau du Sénat
21:32vous songez peut-être
21:33à ouvrir une enquête
21:34parlementaire
21:35sur cette question
21:35pour que les faits
21:36soient établis ?
21:37alors je pense
21:38qu'il appartient
21:38effectivement
21:39aux deux chambres
21:40de se réunir
21:42et les deux responsables
21:44les deux présidents
21:45de chambre
21:45d'effectivement
21:47identifier les personnalités
21:48au sein
21:48de nos institutions
21:50de nos deux institutions
21:51et au sein même
21:52de l'administration
21:53gouvernementale
21:54le secteur général
21:55du gouvernement
21:56tous les ministères
21:57concernés
21:58la présidence
21:59et autres
22:00de faire le tour
22:01de tout cela
22:02qui est en charge
22:04de la manipulation
22:04des textes
22:05avant l'adoption
22:06avant la publication
22:07surtout avant la publication
22:08au journal officiel
22:09parce qu'il y a un travail
22:10à faire
22:11comme je vous l'ai dit
22:11pour la loi de finances
22:12une fois que l'Assemblée nationale
22:14est déjà examinée
22:15au niveau du Sénat
22:16nous prenons le texte
22:18nous l'examinons
22:19parfois il y a
22:20des modifications
22:21à faire
22:22et puis si les deux chambres
22:24n'ont eu pas
22:24à tomber d'accord
22:25sur une rédaction
22:28identique
22:29on convoque
22:30une commission
22:32mixte paritaire
22:32et pendant
22:34la commission
22:35mixte paritaire
22:35on tombe d'accord
22:36sur une écriture
22:38commune aux deux chambres
22:40et c'est ce texte là
22:42qui est envoyé
22:43au gouvernement
22:46pour publication
22:47et il arrive
22:49effectivement
22:50qu'entre
22:51le texte adopté
22:53et celui
22:53qui est publié
22:54au journal officiel
22:56il y a des modifications
22:57il y a des
22:58parties du texte
22:59qui mangent
23:00il y a des changements
23:01et c'est là
23:02où il faudrait
23:03interpeller
23:03ceux qui manipulent
23:05le texte
23:07en dernier ressort
23:08avant la publication
23:09au journal officiel
23:10ce sont les humains
23:11il y a des petits malins
23:12qui
23:13pour des raisons
23:14X ou Y
23:16essayent
23:17de
23:17de
23:17de
23:18de
23:18de
23:18de
23:18de
23:18de
23:18la vigilance
23:19des parlementaires
23:20et même
23:20des ministres
23:21concernés
23:21il va falloir
23:23qu'une enquête
23:24soit menée
23:24je suis entièrement
23:25d'accord avec
23:28j'ai suivi
23:29mon collègue
23:30Geoffroy Fouboulard
23:31j'ai suivi
23:31l'ancien premier ministre
23:32Novo Sima
23:33et même
23:34le président
23:34de la république
23:35et nous
23:35ici au Sénat
23:36nous avons dénoncé
23:37cette pratique
23:38pour
23:39même les petits rapports
23:41même les petits rapports
23:43il y a des petits malins
23:44qui
23:45s'interposent
23:46avant la publication
23:47finale
23:48pour échanger
23:49quelques mots
23:50je pense que ce sont
23:52les actes
23:53à combiner
23:54de manière
23:54la plus ferme
23:55qui soit
23:55Marc-en-Essendio
23:56on est malheureusement
23:57pris par le temps
23:57j'aimerais vous entendre
23:59sur la question
24:02de la commission
24:03justice
24:04vérité
24:05réconciliation
24:05vous en tant qu'acteur
24:07de la société civile
24:08à l'époque
24:08opposant à le bongo
24:09vous avez œuvré
24:10pour que les événements
24:11de 2016
24:12soient soldés
24:13désormais vous êtes aux affaires
24:15et avec vous
24:15plusieurs autres personnalités
24:17qui étaient à l'époque
24:18dans l'opposition
24:18comment expliquez-vous
24:20ce silence
24:21aujourd'hui
24:22alors que vous disposez
24:23désormais de tous les moyens
24:24nécessaires pour solder
24:25ce passif
24:26pourquoi
24:26vous ne parlez
24:28que des événements
24:28de 2016
24:32on a encore entendu
24:33récemment
24:34lors de la
24:36commémoration
24:37du 10ème anniversaire
24:40de ces événements
24:40les parents
24:41qui sont sortis
24:42qui sont montés
24:43au créneau
24:43pour
24:45vous savez
24:46le nombre
24:46de parents
24:47que nous avons
24:48perdu depuis
24:4990
24:50les événements
24:51de 94
24:51les événements
24:52de 2005
24:53les événements
24:54de 2009
24:54est-ce que le cas
24:55doit mettre
24:56toutes ces questions
24:57en revanche
24:57dans nos années 90
24:58sur la carte
24:59de maintenant
24:59c'est pour cela
25:00que
25:00ceux qui ne font
25:02que mettre
25:03l'accent
25:03sur les événements
25:04de 2016
25:04comme si
25:06les Gabonais
25:06n'avaient vécu
25:07ces
25:09ces situations
25:10alarmantes
25:11et dramatiques
25:12en 2016
25:15le président
25:16de la république
25:17chef de l'état
25:18a clairement
25:20dit
25:21que personne
25:22ne refuse
25:23la mise en place
25:23de cette commission
25:25vérité
25:25de réconciliation
25:26pour les événements
25:27de 2016
25:28il n'y a pas eu
25:28que 2016
25:29moi j'ai 60 ans
25:31aujourd'hui
25:31depuis 30 ans
25:33à chaque élection
25:34présidentielle
25:35il y avait des morts
25:36il y avait des massacres
25:37à Port-Gentil
25:38souvenez-vous
25:39à Port-Gentil
25:39en 1993
25:41alors pendant la campagne
25:42présidentielle
25:43le chef de l'état
25:44avait indiqué
25:45qu'il reviendra
25:46au président
25:47légitimement élu
25:48par les Gabonais
25:49de mettre en place
25:50cette commission
25:51est-ce qu'il doit
25:53mettre en place
25:53cette commission
25:54pourquoi vous souhaitez
25:55absolument
25:57que
25:59on galvaune
26:00c'est-à-dire
26:01on prend la légère
26:02on se précipite
26:03sur la mise en place
26:04d'une commission
26:04pour ne pas
26:06traiter que les événements
26:07de 2016
26:08le Gabon
26:09ce type d'événements
26:10je le répète
26:11nous ne les avons
26:12pas connus
26:12qu'en 2016
26:14si on doit
26:14mettre en place
26:15une commission
26:16vérité de réconciliation
26:17il faut remonter
26:18jusqu'en 90
26:19jusqu'à maintenant
26:20vous pensez
26:21qu'il y a des parents
26:22qui ont perdu
26:24les enfants
26:25il y a des parents
26:27qui sont en deuil
26:27il y a des familles
26:28qui sont en deuil
26:28depuis 90
26:30il faut les oublier
26:31pour ne se concentrer
26:32qu'en 2000
26:33c'est pour ça que
26:33le président de la république
26:34estime
26:35que si on veut
26:36vraiment ouvrir
26:37ces pages
26:38il faut les ouvrir
26:40pour tout le monde
26:41mais pas seulement
26:42pour 2016
26:43c'était un dossier
26:44très très lourd
26:47observez ce qui se passe
26:50au Rwanda
26:51au Rwanda
26:52c'était
26:53depuis 94
26:55et aujourd'hui
26:56on est encore
26:57en train de mettre
26:58en place
26:59on est dans les procès
27:00ça fait combien d'années ?
27:02le problème
27:03n'est pas la mise
27:03en place
27:04d'une commission
27:04de la réconciliation
27:05on peut la mettre
27:06en place
27:07mais pour quel fonctionnement
27:08pour quel résultat
27:09de manière précipitée
27:11il faut commencer
27:13maintenant
27:15commencer maintenant
27:15ou commencer
27:16hier
27:16ou commencer
27:18pourquoi
27:20pourquoi
27:21la même pression
27:22qui est en train
27:24d'être mise
27:24sur le nouveau gouvernement
27:25pourquoi on n'a pas
27:26mis cette pression
27:26sur ceux qui ont massacré
27:28les Gabonais en 2016
27:30ils ont massacré
27:31les Gabonais
27:31ça fait combien
27:32d'années ?
27:32ça fait 10 ans
27:34alors
27:35aujourd'hui
27:36il faut mettre
27:37en place
27:37une commission
27:38de la réconciliation
27:38nous l'avons demandé
27:40depuis 2016
27:40les Gabonais
27:41l'ont demandé
27:43oui
27:43mais on n'a jamais
27:44refusé
27:45la mise en place
27:45de cette commission
27:46il faut
27:47tout simplement
27:49s'entourer
27:50de toutes les garanties
27:51pour que non seulement
27:52on va mettre en place
27:53cette commission
27:54de la réconciliation
27:55mais que le travail
27:56ne sera pas galvaudé
27:58moi je ne suis pas
27:59pour 2016 seulement
28:00je suis pour qu'on élargisse
28:02cette commission
28:02à tous les événements
28:04que nous avons connus
28:05depuis l'avènement
28:06de la démocratie au Gabon
28:07alors
28:07Marc-Onel-Sangui
28:08une question
28:09sur l'affaire
28:09des biens mal acquis
28:10Ali Bengo
28:12s'est exprimé
28:12sur Gabon Media Time
28:14une première
28:14depuis son éviction
28:15du pouvoir
28:16l'ancien chef de l'État
28:18a pris la défense
28:19de la mémoire
28:20de son père
28:20il accuse
28:21la République gabonaise
28:22d'avoir formulé
28:23des observations
28:24permettant
28:25la mise en cause
28:26du président
28:27comment comprenez-vous
28:29cette sortie
28:30de l'ancien chef de l'État
28:31c'est le pétail
28:32qui se moque
28:33de la charité
28:34le pétail qui se moque
28:35de la charité
28:36c'est un dossier
28:37que je connais
28:37je ne veux pas revenir
28:38là-dessus
28:38je connais de bout en bout
28:40et
28:42est-ce que
28:43on n'a pas souvenance
28:44que
28:44l'ancien
28:45ministre français
28:47de la justice
28:47était l'avocat
28:49du Gabon
28:50dans ce dossier
28:52qui s'appelle
28:53Eric Dupont-Moriti
28:55était l'avocat
28:56du Gabon
28:57dans ce dossier
28:59du Jean-Demar Bongo
29:00nous avions
29:02d'autres avocats
29:02qui étaient impliqués
29:04par exemple
29:05Maître Weber
29:06je ne sais pas
29:07comment il s'appelle
29:09quand Henri Bongo
29:10a récupéré le pays
29:11qu'est-ce qu'il a fait ?
29:13il s'est constitué
29:13parti civil
29:14dans ce dossier
29:15quand vous constituez
29:16parti civil
29:17ça veut dire
29:17que vous vous mettez
29:18du côté des plaignants
29:20donc là vous dites quoi
29:21que l'état gabonais
29:22le régime actuel
29:23ne fait que continuer
29:24la procédure
29:25qui a été entamée
29:26sur Ali Bongo
29:26alors
29:27quelle est la position
29:28de l'état gabonais
29:29dans ce dossier ?
29:31l'état gabonais
29:31se présente
29:32comme étant une victime
29:33l'état gabonais
29:34se présente
29:34comme une victime
29:35et ça n'a pas commencé
29:36avec le régime actuel
29:38c'est Ali Bongo
29:39qui a introduit
29:41le dossier
29:43pour que l'état gabonais
29:44se constitue
29:45parti civil
29:46de un
29:47de Dieu
29:48il faut peut-être savoir
29:48exactement
29:49ce que cela signifie
29:51nous avons porté plainte
29:53nous étions
29:54au côté
29:54de transparence
29:55internationale
29:56pour que non seulement
29:57ceux qui ont volé
29:58puissent
30:00être condamnés
30:01mais aussi
30:02que ces biens
30:03soient saisis
30:04et renvoient
30:04l'état gabonais
30:05et c'est exactement
30:07la même démarche
30:07qu'Ali Bongo
30:08a effectuée
30:09mais ce qu'il oublie
30:10c'est que
30:10dans ce dossier
30:11il y a son père
30:12il y a ses frères et soeurs
30:14il y a ses cousins
30:15il y a ses tantes
30:16mais quand il se constitue
30:17parti civil
30:18c'est pour que l'état gabonais
30:20les condamne
30:21et
30:24le procureur de la république
30:26dans ce dossier
30:27quand il intervient
30:30il intervient
30:33pour protéger
30:35pour défendre
30:36les accusés
30:36les partis civils
30:40le réquisitoire
30:41du procureur
30:41de la république
30:42dans un dossier
30:43comme ça
30:43c'est
30:44de défendre
30:46les intérêts
30:47de ceux qui se sont
30:48constitués
30:49parti civil
30:49alors les écritures
30:51que les avocats gabonais
30:52ont essayé
30:53de reprendre
30:54sont
30:55les écritures
30:56le réquisitoire
30:58du procureur
30:58de la république
30:59qui s'est rangé
31:01du côté de l'état
31:01gabonais
31:02constitué parti civil
31:03qui s'est rangé
31:04du côté
31:04de la transparence
31:05internationale
31:06qui était parti civil
31:07et quand Bruce Cotter
31:09Oligui arrive au pouvoir
31:10il hérite
31:12de ce dossier
31:12il a eu
31:13des 16 écritures
31:14vous pensez que
31:15du jour au lendemain
31:16on va se dire
31:17écoutez
31:18ah non
31:18le dossier est déjà
31:19très bien avancé
31:20même si l'état gabonais
31:21s'engageait à retirer
31:22la plainte
31:23je crois que les choses
31:24ne se passent pas ainsi
31:26je crois que la sortie
31:27de l'Ibengo
31:28était une sortie
31:29juste pour essayer
31:29de manipuler
31:31le pignon gabonais
31:32mais qui a craché
31:34sur l'honneur
31:34de son père
31:35c'est lui
31:36et lui seul
31:36quand il décide
31:38par exemple
31:39de céder
31:41la résidence
31:42de son père
31:42d'Oyo
31:43à l'état gabonais
31:44sachant très bien
31:45que cette résidence
31:46est la propriété
31:47de son père
31:48c'est l'état
31:49de son père
31:50il cède à l'état gabonais
31:51ça veut dire
31:51qu'il veut effacer
31:52la mémoire de son père
31:54quand il accepte
31:56je le répète
31:57de céder
31:58l'hôtel patrouillé
32:004 rue de la Bôme
32:00à l'état gabonais
32:01ça veut tout simplement dire
32:03qu'il efface
32:04la mémoire de son père
32:05sachant que cet immeuble
32:06appartient à son frère
32:08son demi-frère
32:09Denis
32:09et sa soeur
32:11Kouini
32:11il le sait très bien
32:13alors
32:14je pense que
32:15ce dossier
32:16les gabonais
32:18ne vont pas se laisser
32:19manipuler
32:19par Ali Bongo
32:20ce dossier
32:21c'est Ali Bongo
32:22qui en est
32:23le responsable
32:25parce que
32:25le dossier
32:27est lancé en 2007
32:28son père est mort
32:29en 2009
32:32après
32:33jusqu'à
32:34en 2023
32:35qui est rire du dossier
32:36Ali Bongo
32:37avait la possibilité
32:38de faire en sorte
32:39que
32:40que nous sortions
32:41de cette affaire
32:42il avait la possibilité
32:43puisque moi
32:43j'ai été sollicité
32:44j'ai été sollicité
32:46pour orienter
32:47comment sortir
32:48de ce dossier
32:49j'ai montré
32:50toutes les voies
32:51Ali Bongo
32:52n'a jamais accepté
32:53qu'on sorte de ce dossier
32:54alors je rappelle
32:55que Ali Bongo
32:55n'est pas personnellement
32:56mis en cause dans le dossier
32:58raison pour laquelle
32:59il instrumentalise
33:01ce dossier
33:01parce que
33:01son nom ne figure
33:02n'est pas
33:03mais une fois
33:04qu'il est parti du pouvoir
33:05il voudrait trouver
33:06des boucs émissaires
33:07pour essayer d'accuser
33:09qui a nettoyé
33:10tous les
33:11tous les symboles
33:12de Mar Bongo
33:13à Libreville
33:14qui a bousillé
33:15la cité de démocratie
33:16pour parler comme l'autre
33:17alors moi
33:17on a un cendier
33:18on va pas ouvrir
33:18ce débat
33:19moi j'aimerais vous entendre
33:19sur la
33:21démocratique
33:22des bâtisseurs
33:22qui tient son
33:23congrès
33:24son premier congrès
33:25ordinaire
33:26le 5 décembre prochain
33:27c'est le premier congrès
33:28voilà
33:29il aurait dû avoir eu
33:30le 5 juillet
33:31vous allez peut-être
33:32nous dire pourquoi
33:33il n'a pas eu lieu
33:33mais aussi
33:34nous donner un peu
33:35le bilan de l'action
33:36de l'IDB
33:37un peu plus d'un an
33:38après le congrès
33:39constitutif
33:40et un an
33:41après avoir
33:42fait la mise
33:43lors des différentes élections
33:44quel bilan
33:45vous dites
33:46vous dites
33:47très bien
33:48que c'est un congrès
33:49un congrès
33:49ne se prépare pas
33:50comme ça
33:50nous avons
33:52la majorité
33:53au niveau
33:54des deux chambres
33:55même au niveau
33:56des conseils
33:57départementaux
33:57nous avons
33:58la majorité
33:59et pour organiser
34:00ce congrès
34:00il faut se préparer
34:02c'est pas dans la précipitation
34:03c'est le congrès
34:04de la racine
34:05nous avons installé
34:08les extens du parti
34:09surtout d'étendre
34:10les territoires
34:10maintenant il faut enraciner
34:11c'est un nouveau parti
34:12ça fait un an
34:12d'existence
34:14en maintenant
34:15d'existence
34:16on n'est pas capable
34:17d'avoir
34:18d'avoir une structure
34:20bien ancrée
34:21et c'est pour ça
34:22que nous allons
34:22organiser le congrès
34:24de l'enseignement
34:25qui permettrait
34:26effectivement
34:26aux Gabonais
34:28non seulement
34:29d'adhérer massivement
34:30mais aussi
34:32de recadrer
34:33un certain nombre
34:33de choses
34:34qui ne vont pas
34:37alors Marc-Honor Isangui
34:38la presse
34:40formule régulièrement
34:41des critiques
34:42vis-à-vis
34:42de l'union démocratique
34:44des bâtisseurs
34:45il se dit
34:45que les cadres du parti
34:48les élus du parti
34:49ne soutiennent pas assez
34:50ne défendent pas assez
34:51l'action du chef de l'état
34:52on a par exemple vu
34:53pendant la crise
34:54de l'éducation nationale
34:55SOS éducation
34:56où il y avait
34:57un mutisme total
34:58et les premières sorties
35:00de l'équipe dirigeante
35:02du parti
35:02n'est intervenue
35:03qu'au moment
35:04où les premières propositions
35:06en vue d'une sortie de crise
35:07étaient formulées
35:09et pourquoi ce silence
35:11pourquoi cette lourdeur
35:13pour défendre l'action
35:14du président fondateur
35:15de l'union démocratique
35:16des bâtisseurs
35:17c'est peut-être
35:17une très mauvaise interprétation
35:19on voit très peu
35:20dans des débats contradictoires
35:22alors que l'opposition
35:22est présente partout
35:23ce n'est pas vrai
35:24ce n'est pas vrai
35:25vous savez c'est un problème
35:27de méthode
35:27c'est un problème de méthode
35:30nous avons un an
35:31il faut s'enraciner
35:32et ce n'est pas
35:33dans la précipation
35:34et je le dis encore une fois
35:35que
35:40l'opposition
35:42moi je suis
35:43un ancien de l'opposition
35:44l'opposition
35:45a plus de matière
35:47pour
35:49intervenir
35:50sur les sujets
35:52qui sont
35:52sur la table
35:54il y a beaucoup
35:55plus de délits
35:55mais est-ce que ça
35:56n'a pas desservi
35:57au chef de l'état
35:57pendant la crise
35:58de SOS éducation
35:59où lui-même
36:00il était obligé
36:01de monter au front
36:02et tout
36:03saisir son vice-président
36:05du gouvernement
36:05vous savez
36:06le président de la république
36:07il est président
36:08de la république
36:09chef du gouvernement
36:10oui
36:10vous parlez de
36:12le vice-président
36:13du gouvernement
36:14qui n'est qu'un coordonnateur
36:16la nouvelle constitution
36:18présente le président
36:19de la république
36:20comme chef de l'état
36:21et chef du gouvernement
36:22il s'attendait peut-être
36:23à ce que ces lieutenants
36:24dans le cadre
36:25dans le cadre
36:26partisan
36:27puissent monter au créneau
36:28pour aussi
36:29nuancer
36:30on avait une opposition
36:31qui a littéralement
36:33occupé l'espace public
36:34et les défenseurs
36:36du chef de l'état
36:36étaient quasi absents
36:37non
36:38c'est pas vrai
36:38ils n'étaient pas absents
36:40ils n'avaient peut-être
36:41pas la possibilité
36:42de s'exprimer
36:43exactement comme
36:44pourquoi ?
36:44c'est un problème de méthode
36:46c'était un problème de méthode
36:47vous n'allez pas
36:48me demander d'agir
36:50exactement comme
36:51l'autre en face
36:51parce que par mimétisme
36:52je devrais le faire
36:53non
36:54vous savez
36:54la politique
36:56n'est pas aussi
37:01elle n'est pas aussi
37:02facile
37:03c'est-à-dire
37:03quand on est à l'intérieur
37:04on pense
37:06qu'on devrait peut-être
37:07cliquer
37:08du doigt pour
37:09non
37:11la politique
37:12c'est autre chose
37:12il faut absolument
37:14nourrir son
37:15son action
37:16il faut
37:17et nous sommes
37:19dans un parti
37:20où
37:20il y a une certaine discipline
37:21le président de la république
37:23est le président du parti
37:26il est le président du parti
37:27le secrétaire général
37:28et la cheville ouvrière du parti
37:30certaines décisions
37:31peuvent être prises
37:33en concertation
37:34avec le chef de l'état
37:36qui est président du parti
37:38et des initiatives
37:40pour que
37:40certaines initiatives
37:41soient prises
37:42il faut absolument
37:43se concerter
37:44et nous ne sommes pas
37:45un parti
37:47comment je vous dirais
37:51qui fonctionne
37:52dans le
37:53pas dans la clandestinité
37:56mais
37:58qui ne dispose pas
37:59de lignes de conduite
38:00de lignes directives
38:01nous sommes un parti
38:03bien organisé
38:04c'est pour cela
38:04que nous allons
38:05organiser
38:06le congrès
38:07du 5 décembre
38:08un congrès
38:09d'enseignement
38:10je ne suis pas très politique
38:11je ne suis pas très politique
38:12on ne m'a pas habitué à cela
38:14mais je m'adapte
38:16facilement
38:16à ce qui se fait
38:17alors maintenant
38:18faites face à cette caméra
38:20je vous pose une question
38:21vous répondez par oui
38:22oui ou non
38:23le parti démocratique gabonais
38:25est un allié
38:26à l'union démocratique
38:27des bâtisseurs
38:27oui ou non
38:29je ne peux pas répondre
38:30ça dépend
38:31il y a combien
38:31le parti démocratique gabonais
38:34vous parlez de quel parti
38:35démocratique gabonais
38:35tendance Angélie
38:36de Mabla Zouende
38:37pourquoi c'est cette tendance
38:39que vous
38:39que vous visez
38:41parce qu'ils sont
38:41ils semblent être
38:42plus consignants
38:43plus proches
38:44ce sont les alliés
38:45alors
38:45c'est tendance
38:46l'allié
38:47le parti démocratique gabonais
38:49se retrouve avec
38:50deux têtes
38:50donc quand on parle du parti démocratique gabonais
38:52il faut préciser
38:53moi j'ai l'impression
38:55enfin pas l'impression
38:56moi je pense que
38:56le parti démocratique gabonais
38:58aujourd'hui
38:59est en train de se restructurer
39:00et aussi
39:00prépare un congrès
39:02oui
39:02un congrès de
39:04nous nous sommes
39:05dans un congrès
39:06d'enracinement
39:07d'enracinement
39:08et eux ils sont dans
39:08quel
39:09c'est quel
39:10c'est le
39:10des réfondations
39:11je ne sais pas
39:13merci à vous
39:14Marc Oma
39:15Essangui
39:15c'est un vice-président
39:17du Sénat
39:18de nous avoir reçu
39:19dans votre bureau
39:20c'est au siège provisoire
39:21de l'institution
39:22vous êtes également
39:23sénateur
39:24du département
39:25du ELE
39:26et acteur engagé
39:27de la société civile
39:28merci
39:28merci à vous
39:30chers internautes
39:31pour votre fidélité
39:32à la prochaine
39:33pour un autre numéro
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