- il y a 19 minutes
Deux jours après les violences qui ont émaillé la journée de manifestations du 17 octobre contre la "vie chère", la classe politique continue de réagir tandis que l'exécutif veut, lui, reprendre la main. Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a présenté sa démission à Emmanuel Macron, qui l'a refusée. Bruno Retailleau, candidat Les Républicains à la présidentielle, était l'invité de BFMTV
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00:00Bonsoir Bruno Rotaillot.
00:01Bonsoir Sonia Mabrouk.
00:02Merci d'être avec nous ce soir, candidat à l'élection présidentielle,
00:07ancien ministre de l'Intérieur, président des Républicains.
00:10Votre toute première réaction, c'est couvre-feu partiel, localisé.
00:13Nous savons, et vous le demandez depuis longtemps, l'état d'urgence.
00:16Je vous poserai la question sur le fait qu'il n'ait pas été décrété encore.
00:20Mais c'est couvre-feu partiel, monsieur le candidat.
00:23Est-ce qu'ils sont de nature à répondre, un temps soit pas, à la gravité de la situation ?
00:27Non, c'est trop faible, c'est trop faible.
00:29Le problème, quand la situation commence à échapper à l'autorité publique,
00:34c'est que si on ne tape pas fort tout de suite, on est en retard.
00:38Et quand on est en retard, on devra sans doute taper encore plus fort pour rattraper le retard.
00:43Donc j'ai proposé depuis hier l'état d'urgence.
00:46Pourquoi ? Parce que j'ai vu que dès hier après-midi, les troubles, les pillages continuaient.
00:52Nous savons qu'il y aura un acte 2 samedi prochain.
00:55Et nous savons qu'il y a aussi, le samedi 5, à l'initiative des syndicats,
00:59c'est leur droit le plus strict, une nouvelle manifestation.
01:03Donc on sait que l'état d'urgence ne peut pas servir ponctuellement.
01:07Mais en réalité, quand vous avez une situation dangereuse qui vous échappe,
01:11ils donnent des outils au préfet et au gouvernement,
01:14mais surtout au préfet, de reprendre les choses en main.
01:17En matière de perquisition administrative, en matière d'assignation pour des individus
01:21qui peuvent représenter une menace à l'ordre public,
01:23en matière de restriction de la circulation, etc.
01:26D'ores et déjà, vous dites que ces premières mesures de couvre-feu ne sont pas.
01:30On va voir sur le terrain, on voit bien déjà à Place de la République que ça se passe.
01:34Il y a quelques personnes et on va voir que c'est des difficultés pour le force de l'ordre.
01:38Ce n'est pas à l'auteur.
01:39Mais pourquoi alors Bruno Retailleau ?
01:40Pourquoi cette gradation ? Pourquoi attendre ?
01:42Le Premier ministre a dit aujourd'hui que ça pouvait être envisagé.
01:45Et pourquoi, alors qu'on a connu quand même une journée de chaos, attendre ?
01:49Vous avez dans votre question, je pense, l'explication de ce qui s'est passé ces dernières heures.
01:54Je pense qu'en France, notamment avec le président de la République,
01:57il n'assume pas l'ordre public.
02:00Je vais être très précis.
02:01Quand vous avez un président de la République qui indique,
02:06Orbi et Tourbi, qu'il faut faire preuve d'empathie.
02:09C'était avec le mouvement des lycéens, mais on savait parfaitement
02:11qu'il y avait déjà des casseurs, des délinquants.
02:15Je suis désolé, un jeune qui est un délinquant,
02:17pour moi, ce n'est pas un lycéen, ce n'est pas un jeune,
02:19c'est d'abord un délinquant.
02:21Mais quand vous envoyez ce message à la police, à la gendarmerie,
02:25vous les désarmez.
02:27Et idem sur la décision du ministre de l'Intérieur
02:30de suspendre l'usage des grenades assourdissantes.
02:34Et quelques jours après, de la rétablir.
02:36Vous ne pouvez pas piloter l'ordre public par l'émotion.
02:41Une main coupée, c'est vrai, c'est grave.
02:43Et ensuite, la panique vous fait que vous revenez sur la décision.
02:47Donc d'un côté, vous interdisez, vous suspendez,
02:50et ensuite, tout de suite, vous rétablissez.
02:52On ne peut pas demander la fermeté et la retenue en même temps
02:54à nos forces de l'ordre ?
02:55C'est impossible.
02:55Vous ne l'avez jamais demandé ainsi, en tant que ministre de l'Intérieur ?
02:58Je ne l'ai jamais fait.
02:59Et je vais vous dire une chose.
03:01J'entends, est-ce que les consignes de maintien de l'ordre,
03:03là, on était d'ailleurs au-delà du maintien de l'ordre.
03:06Là, c'était plutôt de l'émeute urbaine.
03:08Et on a un schéma que j'avais d'ailleurs préparé
03:10quand j'étais ministre de l'Intérieur.
03:11On est beaucoup plus sur l'hypothèse,
03:14non pas l'hypothèse, la certitude d'ailleurs,
03:16d'une question d'émeute urbaine,
03:18plutôt que d'un simple maintien de l'ordre
03:20où on essaie de faire en sorte
03:21qu'une manifestation se passe bien.
03:23Ce que je veux dire, c'est que quand vous êtes ministre de l'Intérieur,
03:26président de la République,
03:27ce n'est pas seulement une directive ponctuellement
03:29à 48 heures ou à 24 heures avant une manifestation
03:32qui est importante.
03:33Pour que les policiers, les forts de l'ordre,
03:35qui risquent gros,
03:36parce qu'on a eu des centaines et même plus de mille blessés,
03:39c'est énorme,
03:40ils ont été frappés avec des marteaux, etc.
03:42Mais eux, vous écoutent tout au long de l'année, voyez ?
03:46Et si en permanence, lorsque vous vous exprimez,
03:49si votre parole est flottante,
03:51si vous n'avez pas le courage de l'autorité,
03:53le courage de l'ordre public,
03:55l'ordre public, Sonia Mabrouk, pardon,
03:57c'est un rapport de force.
03:59– À quel prix, M. Rotaillot ?
04:00Ici même, là, il y a quelques instants,
04:01avec Thibaut de Montbréal,
04:02on a évoqué le fameux syndrome,
04:05et ce fut un drame, évidemment,
04:06Malik Ousikine.
04:07Soyons clairs, c'est-à-dire un drame,
04:09et tout dérape vraiment,
04:11même si beaucoup de Français sentent que ça a dérapé samedi.
04:14Est-ce que vous, au pouvoir,
04:16vous prenez ce risque s'il y a une telle situation ?
04:19– J'ai été ministre de l'Intérieur,
04:22j'ai connu des situations difficiles,
04:24bloquant tout,
04:26j'avais donné une consigne très stricte,
04:29j'avais donné une consigne
04:30d'agilité, de mobilité,
04:32d'aller au contact.
04:33Et ils savaient que,
04:34comme ministre de l'Intérieur,
04:36je prenais mes responsabilités,
04:38et que je n'irais pas chercher la responsabilité
04:41des forces de l'ordre,
04:42des policiers ou des gendarmes,
04:43mais que ce serait ma responsabilité politique.
04:45Ils le savaient.
04:47Ils savaient quel ministre de l'Intérieur j'étais.
04:49Voilà.
04:49Et de ce côté-là,
04:51croyez-moi, ça a été efficace.
04:52Non seulement on n'avait pas 60 000,
04:54mais à l'époque,
04:5589 000 policiers, gendarmes, mobilisés.
04:58Je n'avais pas caché les blindés de la gendarmerie.
05:00Je les avais montrés.
05:02Je voulais qu'ils soient visibles.
05:04Visibles pour dire à la voyoucratie,
05:07à ces casseurs,
05:09on vous attend de pied ferme.
05:10Voilà.
05:12Ben oui, c'est le rapport de force.
05:14Aujourd'hui, on est malheureux...
05:16Pourquoi l'État ne l'assume pas ?
05:16Où est-ce que ça a failli ?
05:17Parce qu'il y a une trouille.
05:18Parce qu'il y a une trouille.
05:20Donc au plus haut sommet de l'État.
05:21Il y a une trouille au plus haut sommet de l'État.
05:24Donc est-ce qu'on préfère,
05:25et je pose la question,
05:26je l'ai posée tout à l'heure,
05:27au risque de...
05:27Mais c'est important de savoir.
05:28C'est-à-dire,
05:28est-ce qu'aujourd'hui,
05:29l'État préfère,
05:30dans une situation extrêmement tendue
05:32à laquelle personne ne veut qu'on arrive,
05:35un policier à terre
05:36qu'un casseur à terre ?
05:38Aujourd'hui, concrètement,
05:39c'est le cas, souvent.
05:41Regardez la balance
05:42entre le nombre de policiers,
05:45de gendarmes blessés,
05:48et de l'autre côté,
05:49les pilleurs, etc.
05:51Très peu, en réalité.
05:52Quand on a vu les images,
05:54tous les Français le savent maintenant.
05:56Ils ont vu les boules de pétanque
05:57qui volaient à la tête des policiers.
05:59Ils ont vu les pavés.
06:01Ils ont vu les barres de fer.
06:02Donc, pardon,
06:03quand j'entends,
06:04pas seulement les filles, d'ailleurs,
06:06des gens de gauche,
06:07y compris de gauche,
06:07des écologistes,
06:09dire, ah oui,
06:10mais quand même,
06:10cette violence, etc.
06:11Répression, oui.
06:12Madame Rousseau,
06:13j'appelle au calme la police.
06:15Mais de quoi se moque-t-on ?
06:17On devrait la mettre en première ligne.
06:19Elle verrait ce qui se passe
06:21en première ligne.
06:22Ce sont des barbares.
06:24Ce sont des barbares,
06:25bien sûr.
06:26Ils sont totalement décivilisés.
06:28Et pour eux,
06:30une vie ne compte pas, voyez.
06:31Je voyais,
06:32vous avez vu cette image
06:34d'un de ces casseurs,
06:35de ces pilleurs,
06:36un commerçant tentait de protéger
06:39lui-même sa boutique
06:41parce que sans doute
06:41qu'il lui avait investi
06:42toute sa vie,
06:44toutes ses économies.
06:44Et il se retourne
06:46et le type lui donne
06:48un énorme coup de pied
06:49dans la colonne vertébrale.
06:51Mais ces gens-là,
06:53il faut la force.
06:54C'est le rapport de force.
06:55Le rapport de force,
06:56dites-vous.
06:57On va parler aussi
06:57de la réponse pénale
06:59puisque les premières sanctions
07:00sont en train de tomber.
07:01Mais il y a une question
07:03majeure, Bruno Rotaillot.
07:04On a vu des mairies attaquées.
07:07On a vu les symboles
07:08du cœur battant
07:10de la démocratie à terre.
07:12Est-ce que vous imaginez
07:13aujourd'hui,
07:14vous qui avez été au cœur
07:15de cette machine,
07:16qu'on ait pu laisser faire ?
07:19Non, mais qu'on ait pu laisser faire,
07:21on n'a pas laissé faire.
07:22Pardon, autant je peux émettre
07:24un certain nombre de critiques
07:26sur tel propos,
07:27sur telle attitude,
07:28mais personne n'a voulu laisser faire
07:31les dégâts.
07:32Donc ça a failli
07:33ou à quel niveau ?
07:33Quand le ministre de la Justice
07:34dit les renseignements,
07:35vous imaginez que nos renseignements
07:37n'ont pas suffisamment averti
07:38sur une telle situation ?
07:39Prenons les renseignements.
07:41Tant que vous n'autoriserez pas
07:42les renseignements
07:43à aller chercher
07:45ces voyous,
07:47notamment sur les messageries cryptées,
07:50personne aujourd'hui
07:51ne s'étonne
07:52qu'on puisse faire
07:52des écoutes téléphoniques,
07:54y compris sur le téléphone satellitaire.
07:56Mais je me souviens,
07:57pour le narcotrafic,
07:58pardon,
07:58sur des narcotrafiquants,
08:00j'avais tenté, moi,
08:01de faire passer une disposition
08:03à l'Assemblée nationale
08:04qui avait été rejetée,
08:05y compris par le Rassemblement national,
08:07d'ailleurs.
08:08Mais tant qu'on ne fournira pas
08:09les moyens
08:10d'aller chercher l'information
08:12où est la formation,
08:13on aura un vrai problème.
08:15Mais vous entendez
08:15ce qui est dit
08:16par une partie de la classe politique,
08:17c'est liberticide,
08:18M. Rotaillot,
08:19on ne serait plus en démocratie,
08:20ça ne serait plus la France.
08:22Ben voilà,
08:23vous touchez là
08:24le problème majeur.
08:26On est dans une société
08:27du chacun pour soi,
08:28des droits individuels
08:29poussés à l'extrême.
08:31Et il s'est produit
08:32progressivement,
08:33d'année en année,
08:33un glissement.
08:35Un glissement
08:36auquel les Français
08:37n'ont pas consenti,
08:38d'ailleurs.
08:38Ils n'ont jamais voté
08:40pour ce glissement.
08:40Quel glissement ?
08:41Le glissement,
08:41c'est qu'on veut protéger
08:43beaucoup plus
08:43les droits individuels,
08:45y compris délinquants,
08:46plutôt que des droits
08:48collectifs
08:48de la société
08:49pour se protéger.
08:50On en est là.
08:51C'est la raison
08:52pour laquelle,
08:53dans les propositions
08:54que je fais,
08:55je veux une loi
08:55anti-casseur
08:56qui permette
08:57de condamner
08:58solidairement,
08:59collectivement,
09:00pénalement aussi,
09:01et aux civils,
09:02des individus
09:03qui se trouvent
09:03dans un attroutement.
09:04Collectivement,
09:05qui va contre
09:06le principe
09:07de l'individualisation
09:08des peines,
09:08vous dites aujourd'hui
09:09qu'il faut dépasser ce cas.
09:10Mais bien sûr,
09:11ça existait en France,
09:12d'ailleurs.
09:13Ça existait
09:13dans notre état de droit
09:14puisque ça existait
09:16avant que la gauche
09:17ne prenne le pouvoir
09:18en 81.
09:19Et aujourd'hui,
09:20pardon,
09:21on en est là.
09:21Donc je préfère quand même
09:22les gens qui se trouvent
09:24dans un attroutement
09:25et qui ne peuvent pas
09:26apporter la preuve
09:27qu'ils s'en sont
09:28désolidarisés,
09:29ça veut bien dire
09:30qu'ils étaient solidaires.
09:31Vous savez très bien
09:31qu'il y a des avocats
09:32spécialisés
09:33et très spécialisés
09:34et qui font très bien
09:35leur travail
09:35et qui protègent aujourd'hui
09:37parfois certains
09:38des individus
09:40qui se retrouvent
09:41dans des groupes
09:41et qui ensuite
09:43sortent et ressortent
09:44tout simplement
09:45parce qu'on n'arrivera
09:45jamais à prouver
09:47avec évidemment
09:48le visage masqué
09:49que c'était bien eux
09:50et qu'ils ont participé.
09:51Je suis le seul
09:52à mettre une proposition
09:53de rupture sur la table
09:55par la révision
09:56de la Constitution
09:57en annexant,
09:58vous savez qu'il y a
09:58une charte de l'environnement
09:59dans la Constitution.
10:01Eh bien moi je propose
10:02d'annexer une charte
10:03de l'ordre républicain
10:04où il y aura par exemple
10:06ce genre de mesures,
10:09il y aura par exemple
10:10une mesure
10:11pour des peines minimales.
10:12Regardez le jeune bulgare,
10:1415 ans.
10:15Il tabasse à Belfort
10:17avec des coups de pieds
10:19sur la tête
10:20d'un policier
10:21qui est à terre
10:22et il va faire
10:23quelques jours
10:24de détention provisoire
10:25et il va ressortir libre.
10:27Libre parce que mineur.
10:29Moi je propose
10:30que la majorité pénale
10:32soit abaissée à 15 ans
10:33parce que pardon,
10:34à 15 ans,
10:34on peut comprendre,
10:35on doit comprendre
10:36que lorsqu'on cherche
10:37à tuer quelqu'un,
10:39lorsqu'on va piller
10:41ou pire,
10:42on doit le comprendre.
10:43En tout cas,
10:43on a l'esprit
10:45suffisamment formé
10:46et on est suffisamment mature
10:47pour pouvoir le comprendre
10:48donc on est responsable.
10:51Bruno Rotaio,
10:52je vais vous interroger
10:52sur la réponse pénale.
10:53On commence à voir
10:54des informations
10:55par le ministère de la Justice
10:56mais je vous entends
10:57depuis tout à l'heure
10:58fermeté,
10:59sanctions,
11:00parfois peut-être même
11:01force, répression,
11:02je ne sais pas
11:03si vous utilisez le mot.
11:04C'est la France légitime.
11:05Aujourd'hui,
11:05le problème de l'État régalien,
11:07c'est que l'État régalien
11:08a peur,
11:09a peur d'assumer
11:10la force légitime.
11:10Est-ce que vous, au pouvoir,
11:10c'est la France apaisée ?
11:11Marine Le Pen met en avant
11:13pour qu'elle a l'Assemblée nationale
11:14l'affiche d'une France apaisée.
11:16Est-ce qu'avec vous,
11:17avec la force,
11:18la répression,
11:19l'autorité,
11:19l'ordre,
11:20c'est la France apaisée
11:21malgré tout ?
11:21Mais bien sûr,
11:22parce que je vais vous dire,
11:24l'ordre républicain,
11:25c'est ce qui permet la liberté.
11:26Quand il n'y a pas d'ordre,
11:28le désordre,
11:29c'est l'asservissement.
11:30Vous ne pouvez pas
11:31circuler librement.
11:32Il ne peut pas y avoir
11:33d'égalité non plus,
11:35parce que ce sera
11:35la loi de la jungle.
11:36On l'a vu,
11:37les rues de Paris
11:38étaient livrées
11:39au plus fort.
11:39Et il n'y a pas non plus
11:40de fraternité.
11:41La fraternité,
11:42justement,
11:43c'est l'apaisement,
11:44c'est la concorde civile.
11:45Donc,
11:46la devise républicaine,
11:47liberté,
11:48égalité et fraternité
11:49n'est possible
11:50qu'à travers
11:51l'ordre républicain.
11:52Et la réponse pénale,
11:54le gouvernement espère
11:55une réponse à la hauteur.
11:56Le ministre de la Justice,
11:57ça vous fait sourire ?
11:58Oui, oui, ça me fait sourire.
11:59Vous n'y croyez absolument pas ?
12:00Non, non, voyez,
12:01avant le 17,
12:02il y a eu 10 000 interpellations.
12:0410 000.
12:058 000 gardes à vue,
12:06ça veut dire que
12:06pour garder à vue,
12:07il faut déjà commencer
12:08à constituer un dossier.
12:102 700 poursuites.
12:11Et sur les 2 700 poursuites,
12:14il n'y a eu que 26 individus
12:17qui ont fait
12:17de la prison
12:18de la détention provisoire.
12:20Donc, on va nous endormir
12:21encore en disant,
12:22voilà, on a poursuivi.
12:23Gérald Darmanin dit à l'instant,
12:25avec des peines de prison ferme
12:27qui sont effectives et annoncées.
12:29On fera le compte.
12:30Moi, je demande,
12:31je demande à ce que le Parlement,
12:32je demande à ce que le Garder des Sceaux
12:34renseigne les Français
12:37très précisément,
12:38avec une comptabilité
12:39très, très précise,
12:40pas seulement vague
12:41sur les poursuites.
12:43Vous pouvez avoir des poursuites.
12:44Voici ce qu'a annoncé M. Darmanin.
12:46Il y a eu jusqu'à 50 prisons
12:48prononcées en mandat de dépôt.
12:51Oui, je pensais que vous alliez
12:54déclencher une interview.
12:56Qu'est-ce que ça veut dire ?
12:58Je vous ai donné des chiffres.
12:59J'ai donné un cas.
13:01Ce bulgare, 15 ans,
13:02qui tabasse un policier,
13:04il n'y a rien.
13:04Donc, c'est de l'affichage,
13:05c'est de la communication,
13:06c'est une manière de se protéger aujourd'hui ?
13:08Pour la première fois
13:09depuis des années et des années,
13:10un syndicat de police,
13:11Alliance,
13:12a déposé une plainte
13:13contre l'État.
13:14Vous la soutenez, cette plainte ?
13:16Écoutez, je soutiens les policiers,
13:18je soutiens les forts de l'ordre
13:19et je les connais bien,
13:21je les connais bien,
13:21je les ai pratiqués
13:23et croyez-moi,
13:24souvent, je redisais
13:25qu'au milieu du pire,
13:27ils étaient pour moi le meilleur.
13:29Mais M. Pé,
13:29c'est inédit quand même
13:30une plainte contre l'État.
13:31Oui, mais c'est que...
13:32Et sans doute que des commerçants
13:33pourraient même porter plainte.
13:35Si on ne protège pas...
13:36Oui, absolument.
13:37Pour défaut de protection ?
13:39Absolument, c'est vrai.
13:40Mais si on ne protège pas
13:41ceux qui nous protègent,
13:42s'ils ont été poussés à cela,
13:45ça veut dire qu'ils étaient démunis.
13:47Quand vous n'assumez pas
13:48le courage de l'ordre public,
13:50vous désarmez.
13:51Je pense que le propos,
13:52les propos du président de la République
13:53ont désarmé nos forces de l'ordre.
13:56Il est le premier ingénieur du chaos
13:57à vous entendre ?
13:58Je ne dirais pas jusque-là.
14:00J'essaie d'être nuancé.
14:03En tout cas, il a une responsabilité.
14:05Malheureusement, ce n'est pas
14:06l'allocution, la courte allocution
14:08d'hier soir qui a porté aux Français
14:11des preuves de rassérennement,
14:13d'apaisement.
14:14Laurent Nunez, le ministre de l'Intérieur,
14:16c'est une information BFM TV,
14:17en ce moment en déplacement à Marseille.
14:20Nous avons eu hier en direct
14:22le maire de Marseille,
14:23Benoît Payan.
14:24Il demande, M. Rotaillot, des comptes.
14:27Il veut savoir.
14:28Il veut savoir pourquoi il y avait
14:29si peu d'effectifs à Marseille.
14:31Il veut savoir pourquoi des casseurs,
14:34des pilleurs, des émettiers sont rentrés
14:35dans sa mairie.
14:36Et ces images, elles font mal au cœur.
14:38Tous les Français.
14:39D'ailleurs, tous les Français étaient,
14:40si je puis dire, marseillais
14:42quand ils ont vu ce bis de Marianne
14:43et quand ils ont vu ses mairies
14:44comme à Limoges.
14:45Vous avez raison, ce sont des symboles,
14:47les symboles de la France,
14:48les symboles de la République,
14:49une mairie, des mairies,
14:51une résidence préfectorale, Margan.
14:54Mais qu'est-ce qu'on répond
14:54au maire de Marseille ?
14:55Est-ce que vous avez compris ?
14:56Est-ce que vous comprenez
14:58son interrogation et derrière même ?
15:01Le sous-entendu qu'il dit.
15:03Je la comprends, cette interrogation.
15:06Je pense qu'à l'avenir, malheureusement,
15:09on devra, Dieu sait si je pense,
15:11qu'il faudra faire des économies.
15:12Mais là où il ne faut surtout pas en faire,
15:14sans doute dans la santé
15:15en matière de personnel de soins
15:18à l'hôpital,
15:18mais aussi pour les forces de l'ordre.
15:20Bien sûr que là, du coup,
15:22on les envoie vraiment au front.
15:25Simplement, j'observe quand même
15:26que tous ces gens de gauche
15:27que j'entends aujourd'hui,
15:29je les ai parfois aussi entendus.
15:31Il y a eu des Jean-Pierre Chevènement,
15:33il y a eu des Bernard Cazeneuve
15:34qui avaient ce courage, je le dis,
15:36et pourtant ils sont de gauche,
15:37d'assumer cet ordre républicain.
15:40Mais bien souvent, bien souvent,
15:42notre tradition dans notre pays,
15:43la gauche n'a pas souvent soutenu
15:45un certain nombre d'initiatives
15:46que nous voulions prendre, précisément.
15:48Moi, j'ai posé la question à M. Payan,
15:49il m'a dit, moi, jamais,
15:50j'ai toujours dit que je voulais
15:51des forces de l'ordre,
15:52mais il y a une discussion
15:53sur l'armement.
15:54Ensuite, mais ces images, monsieur...
15:56C'était l'armement,
15:57quand vous...
15:57Ces images,
15:58sur les polices municipales...
15:59Comment elles sont possibles ?
15:59Vous avez été ministre de l'Intérieur.
16:01Comment des symboles,
16:02des mairies,
16:03comment on peut rentrer dans une mairie
16:04comme on rentre dans un espace ouvert ?
16:06Ce qui est terrible aujourd'hui,
16:08ce qui a choqué les Français,
16:09c'est pour ça qu'ils sont en colère.
16:11Ils ont vu que l'État
16:14était défaillant,
16:14qu'il ne les protégeait pas.
16:16Et ils sont d'autant plus en colère
16:18qu'ils n'ont jamais payé autant d'impôts.
16:20Et ils se disent,
16:21mais le premier boulot de l'État,
16:22là où on attend l'État,
16:24c'est au moins qu'il nous protège.
16:26Et ce que je crains, moi,
16:28et c'est la raison pour laquelle
16:28j'ai demandé,
16:29par exemple, l'État d'urgence,
16:31pourquoi est-ce que
16:31je veux être très ferme ?
16:33Pourquoi est-ce que
16:33cette autorité,
16:35on doit l'imposer ?
16:36Parce que si on ne l'impose pas,
16:37demain, il y aura des milices.
16:38Demain, vous allez voir,
16:40vous aurez des commerçants,
16:41on les a vus à main nue,
16:42essayer de protéger leurs boutiques.
16:44Ils n'y sont pas parvenus.
16:46Qui vous dit que demain,
16:47si des individus rentraient
16:48dans des maisons,
16:49dans des logements,
16:49dans des immeubles,
16:50certains ne seraient pas tentés,
16:52devant la défaillance de l'État,
16:53de prendre des armes ?
16:54C'est ça que je crains.
16:55Il ne faut pas en arriver là.
16:57Surtout pas.
16:57Surtout pas.
16:58Et pour cela,
16:59justement,
17:00force doit rester à l'État
17:02et l'État doit l'employer.
17:04Qui sont les casseurs ?
17:05Qui sont les émeutiers ?
17:07Ces destructeurs
17:08et ces fauteurs de troubles.
17:10Ultra-gauche,
17:11c'est ce que vous dites ?
17:12Extrême-gauche.
17:13Je dis extrême-gauche.
17:14Vous dites par exemple
17:15le gouvernement
17:15qu'est-ce que vous estimez ?
17:16Oui, oui, je sais,
17:17je connais la nuance
17:19de la sémantique.
17:21Pourquoi M. Lecornu
17:21utilise cette nuance ?
17:22Parce que ultra-gauche,
17:24c'est pour faire en sorte
17:25qu'on dédouane un petit peu
17:27l'extrême-gauche.
17:28Vous voyez ?
17:29Voilà.
17:30L'extrême-gauche,
17:30le Conseil d'État,
17:31il y a quelques mois,
17:32personne ne s'en souvient,
17:34a classé les insoumis.
17:36Voilà.
17:37Avec cette qualification
17:39d'extrême-gauche.
17:39Moi, je dis l'extrême-gauche.
17:40Donc vous pensez
17:41que le gouvernement
17:42veut épargner
17:43la France insoumise
17:44et M. Mélenchon ?
17:44Je ne vais pas jusque-là,
17:45mais il y a des précautions
17:46de vocabulaire.
17:47Moi, je n'en suis plus là.
17:48Extrême-gauche, dis-vous ?
17:49J'essaie d'appeler
17:50un chat un chat.
17:51D'ailleurs, entre nous,
17:52c'est quand on dit la vérité
17:54sur ce que l'on voit
17:55qu'on est crédible.
17:56Et l'ordre public,
17:57ça commence aussi
17:58par ne pas biaiser.
17:59Il y a tellement d'hommes
18:00et de femmes politiques
18:00qui trichent avec la réalité,
18:02qui essaient de la masquer,
18:03de l'euphémiser,
18:04de la minimiser.
18:06Quand il s'agit
18:07de parler de quoi ?
18:08Parce que certains
18:09ont évoqué
18:09et les informations
18:10sont confirmées
18:11de certains individus
18:14venant des quartiers,
18:15des banlieues.
18:16Est-ce que vous dites là
18:17faillite de décennies
18:18de la politique migratoire ?
18:19Bien sûr.
18:20Mais bien sûr.
18:22Droit et gauche comprise, alors.
18:23Le cœur des...
18:25Pardon.
18:26Pardon.
18:27J'ai été le premier,
18:28parfois,
18:28à pointer les insuffisances
18:30de la droite.
18:31Quand j'entends encore
18:33les cris d'orfraie
18:34sur la politique
18:35de Nicolas Sarkozy
18:36qui avait créé
18:37un ministère d'identité,
18:39de l'immigration,
18:40j'entends,
18:41je connais les déclarations
18:42qui avaient été faites.
18:43Il faut être très clair.
18:45Ce mouvement,
18:46ça a été la convergence,
18:47la rencontre,
18:48à la fois de ces mouvements
18:49d'extrême-gauche,
18:51très organisés,
18:52très organisés,
18:52qui veulent détruire
18:54la République,
18:55qui ont, en réalité,
18:57un agenda révolutionnaire,
18:58insurrectionnel.
19:00Et, d'un autre côté,
19:02la racaille,
19:03les barbares des quartiers.
19:05Voilà.
19:05Et ça n'est pas,
19:07je veux dire,
19:08comment dirais-je,
19:09un amalgame
19:09de dire que,
19:11malheureusement,
19:12la machine à intégrer,
19:14la machine à assimiler,
19:16elle est en panne.
19:16Et vous voyez,
19:17je connais beaucoup
19:18d'immigrés
19:19d'ailleurs,
19:20il y avait,
19:20il y avait un reportage,
19:21il y avait,
19:23qui tenait un magasin,
19:24un Français,
19:25sans doute issu
19:26de l'immigration,
19:27mais il était écoeuré.
19:28Mais il faut se battre
19:29pour cela.
19:30Mais on en est là,
19:31aujourd'hui,
19:33M.
19:34immigration qui n'était pas
19:35avec ses payeurs
19:35et ses casseurs.
19:36Mais heureusement,
19:38mais franchement,
19:39hier à votre place,
19:40Éric Zemmour n'a pas fait
19:42cette discussion.
19:43Non, mais je sais,
19:43mais c'est un idéologue.
19:44Moi, je ne suis pas un idéologue.
19:45J'essaie d'être juste,
19:47mais de dire les choses.
19:49Et dire les choses aujourd'hui,
19:50c'est que vous avez malheureusement
19:51une partie...
19:52J'étais dans une famille
19:53franco-algérienne
19:54il y a quelques jours
19:56et je voyais,
19:57j'entendais la grand-mère
19:58qui s'exprimait,
19:59mais il n'y a pas plus
19:59française qu'elle.
20:01Il n'y a pas plus française qu'elle.
20:02C'est savoureux
20:02que vous,
20:03vous étiez dans une famille
20:04franco-algérienne
20:04quand on sait
20:05tout ce que vous avez dit
20:06sur l'Algérie.
20:07Ce serait intéressant
20:08de savoir dans quelles conditions
20:09vous êtes allé.
20:10Vous verrez les conditions
20:11dans lesquelles j'ai...
20:12Vous ne pouvez pas nous en dire
20:12un peu plus que ce soir.
20:13Non, non, non.
20:14C'est un cadre,
20:14je suppose, politique.
20:17C'était un cadre politique
20:18et médiatique.
20:19Bon.
20:19Mais, chapeau,
20:20je lui tire mon chapeau.
20:21Voilà.
20:23Elle a part de mes idées.
20:24Vous avez dû remettre
20:25une décoration ?
20:26Elle trouve sans doute
20:27que je suis trop dur
20:28avec le régime algérien.
20:30Peu importe.
20:30Mais croyez-moi,
20:31elle aime la France.
20:32Le problème,
20:33c'est que vous avez
20:34des générations
20:35qui ne sont pas
20:35les premières générations
20:36d'immigration.
20:37Donc, ça n'a rien à voir
20:38avec la couleur de peau.
20:39Ça n'a rien à voir
20:39avec la religion.
20:41C'est simplement
20:41que vous avez
20:42ce qu'on appelle
20:43une désaffiliation.
20:44C'est-à-dire qu'il y a
20:46une coupure.
20:47On n'aime pas la France.
20:49On veut brûler
20:50le drapeau français.
20:50On va prendre
20:51un drapeau étranger,
20:52etc.
20:53Vous vous souvenez ?
20:54C'était Thierry Henry
20:55qui était le capitaine
20:57de l'équipe de France
20:58au moment de l'équipe
21:00du match France-Algérie
21:01où la Marseillaise
21:02avait été sifflée.
21:03Souvenez-vous,
21:04vous étiez très jeune
21:05à l'époque.
21:06Le verre était déjà
21:07dans le fruit
21:08à cette époque-là.
21:08Il avait dit
21:09ce soir,
21:10c'était en France,
21:12en Ile-de-France,
21:13dans le stade.
21:13Il avait dit
21:14ce soir,
21:14on a joué à l'extérieur.
21:16Vous voyez ?
21:17Mais alors,
21:17vous dites...
21:18Donc, ce sont des décennies
21:19de lâchetés, oui.
21:20Des décennies de lâchetés
21:21et auxquelles vous dites
21:22moi, je n'ai pas participé.
21:24Au contraire,
21:24dites-vous.
21:25Mais alors là,
21:26s'il fallait rétablir l'ordre,
21:28on va conclure Bruno Rotaille.
21:29On a compris
21:30état d'urgence,
21:31plus largement
21:32certaines politiques,
21:33donc autorité,
21:34politique migratoire
21:36et...
21:37Pardonnez-moi ?
21:37Pour bien faire comprendre,
21:38l'état d'urgence
21:39est l'immédiat.
21:39Ensuite,
21:40pour pérenniser,
21:41il faut une loi anti-casseur
21:43qui soit beaucoup plus robuste.
21:44Mais l'écosystème politique,
21:46expliquez-nous
21:46cette décision
21:47d'interdiction,
21:48cette volonté,
21:49cette proposition
21:50d'interdiction
21:51de la France insoumise.
21:53Personne ne la comprend.
21:54Non, personne ne la comprend,
21:56c'est dommage.
21:57Vous avez un parti
21:59qui propage
22:00l'antisémitisme,
22:02M. Mélenchon
22:02a fait
22:03des jeux de mots
22:04douteux
22:05sur des noms
22:05à consonance juive,
22:06comme M. Le Pen
22:07avait fait en 89.
22:08Vous avez,
22:10M. Raphaël Arnaud,
22:11député
22:11France insoumise,
22:12qui a fondé
22:13la Jeune Garde,
22:13Jeune Garde que j'ai dissous,
22:15voilà,
22:16et Jeune Garde
22:17qui est impliqué
22:17notamment dans le meurtre
22:19de Quentin,
22:19de Rank, etc.
22:20– Mais là, on parle d'un parti politique,
22:21avec des millions,
22:21quoi,
22:22quand vous le souhaitiez,
22:24de militants,
22:25de sympathisants,
22:25et dont un leader
22:26pourrait être,
22:27pourrait être au second tour
22:28d'élection présidentielle.
22:30Vous vous rendez compte ?
22:30– Mais ils sont en train,
22:31ils sont en train d'encourager
22:32la violence,
22:33ils sont en train de brumiser
22:34la violence partout,
22:35partout,
22:36ils sont en train de vouloir,
22:37là, c'est la répétition générale
22:38de ce qui se passera
22:39au troisième tour
22:40de l'élection présidentielle.
22:42– Ah, c'est un galop d'essai
22:43si Marine Le Pen pas ?
22:44– Bien sûr,
22:45c'est un galop d'essai,
22:46il y a cela aussi,
22:46le mouvement avec les étudiants,
22:48mais vous avez un parti politique
22:50qui revendique la brutalisation,
22:53la conflictualisation
22:54et même la violence.
22:56Quand j'ai dissous la jeune garde,
22:57je me souviens les propos
22:58de M. Mélenchon.
23:00Allez-y, bravo, continuez,
23:02continuez les jeunes,
23:03voilà, c'est lui.
23:04– Mais M. Thao,
23:05dissoudre la jeune garde
23:06est une chose,
23:07la France insoumise.
23:09– Non mais je dis aux médias,
23:11je dis à la classe politique,
23:14réveillez-vous,
23:15regardez ce qu'ils sont
23:16en train de faire.
23:17Bien sûr, M. Mélenchon,
23:18M. Mélenchon,
23:20mais le microcosme,
23:21jamais on ne tire…
23:22Écoutez,
23:23si un autre parti,
23:25de l'autre côté
23:25de l'échiquier politique,
23:26faisait 1% de déclarations
23:28ou des actes
23:30de ce que les insoumis font aujourd'hui,
23:32et ce serait dans les rues,
23:33mais des millions à juste titre.
23:35– Vous dites quoi,
23:35qu'il y a une complaisance politique,
23:36médiatique d'un écosystème
23:38pour la France insoumise ?
23:39– Il y a un privilège rouge.
23:40Quand vous êtes à gauche
23:41ou à l'extrême gauche,
23:42vous êtes excusé d'avance,
23:44voilà,
23:44vous êtes excusé
23:45dans le milieu politique,
23:46vous êtes excusé,
23:47vous bénéficiez
23:48de circonstances atténuantes.
23:50C'est ce que je dis.
23:52Et remarquez bien
23:53que j'avais indiqué
23:54les montants sens
23:55que je mettais
23:55cette question sur la table.
23:57Je connaissais parfaitement
23:58les difficultés,
23:59mais il faut réveiller
24:00le pays là-dessus.
24:01Croyez-moi,
24:02les Français,
24:02ils savent ce que c'est.
24:04Bien sûr,
24:04M. Mélenchon,
24:05c'est un peu un docteur Jekyll.
24:07Vous avez une face
24:08un peu patelin,
24:10un peu sympathique,
24:12souriant à souhait.
24:13Et puis de l'autre côté,
24:14vous avez ces déclarations.
24:16Vous avez un parti...
24:17Mais regardez même M. Ruffin
24:19qui l'a approché de très près.
24:21François Ruffin.
24:21Il a fait un livre.
24:23Il a indiqué que dans son livre,
24:25il y avait un comportement
24:26qui éthnait, par exemple,
24:28qui géographiquement
24:29avait une approche
24:31qui était ethnique.
24:33J'entends, M. Rotaillot,
24:35mais le combat politique
24:37restera quand même...
24:38C'est la primauté
24:39dans une démocratie.
24:40D'ailleurs,
24:40en parlant de démocratie,
24:42est-ce qu'il y a un risque
24:43sur l'élection ?
24:43Il y a eu ces propos
24:44du Premier ministre
24:45Sébastien Lecornu
24:47qui parlent d'une sécurisation
24:49des candidats
24:50et des meetings.
24:51de quoi parle-t-il
24:52de menaces particulières
24:53sur vous tous ?
24:54Je vais lui renvoyer la politesse.
24:56On a été convoqués
24:57il y a quelques semaines,
24:58c'est mon directeur de campagne
24:59qui est allé,
25:00pour savoir quelles étaient
25:01les dates de l'élection présidentielle,
25:03notamment pour le second tour.
25:04Et la très grande majorité
25:08disait surtout pas
25:09le 2 mai,
25:10on va pas faire le 1er mai,
25:11on va prendre le risque
25:12de manifestations
25:13et de troubles
25:14à l'ordre public
25:15et le lendemain
25:16aller aux urnes.
25:17Comme par hasard,
25:19le gouvernement,
25:20le président de la République,
25:21ont choisi
25:21d'organiser
25:23le 2 mai,
25:24c'est-à-dire
25:24après le 1er mai,
25:26le second tour
25:27de l'élection présidentielle.
25:28Mais si on voulait
25:31bordéliser
25:31le second tour,
25:33mais on s'y prendrait
25:34pas différemment.
25:34Avec ce qu'on a vécu,
25:38ça peut remettre
25:38en cause les dates ?
25:40Je l'ai remis en cause
25:41et j'aimerais
25:42que le président de la République
25:43et le Premier ministre
25:44à 6 mois de...
25:46Mais bien sûr,
25:47et alors ?
25:48Et alors ?
25:48Sonia Mabrouk ?
25:49Non, non,
25:49je pose la question.
25:50Est-ce que tous les Français,
25:51les Françaises
25:52qui ont vu
25:53ce triste spectacle
25:54honteux
25:55d'une France humiliée,
25:57d'une France pillée,
25:58saccagée,
25:59voient bien
26:00le risque qu'il y a
26:01à faire
26:02une organisation
26:03du second tour
26:04alors qu'on va être
26:05sur une élection présidentielle
26:06qui va déterminer
26:07du destin de la France ?
26:09Vraiment.
26:10Pour moi,
26:10c'est une élection
26:11de la dernière chance.
26:12Je pense qu'on peut encore,
26:14c'est pour ça que je me présente.
26:14Donc la date choisie
26:15est une date de bordélisation ?
26:17C'est une date
26:18qui est une mauvaise date
26:19pour l'expression
26:20de la démocratie.
26:21Il serait encore temps
26:22de la changer.
26:22L'expression de la démocratie
26:23mérite du calme,
26:25mérite de la sérénité.
26:26Vous pensez bien
26:27que si la veille,
26:29vous avez,
26:29et jusqu'à tôt le matin,
26:31vous avez des exactions,
26:33ce que l'on a connu,
26:33vous vous rendez compte ?
26:35Mais c'est totalement contraire
26:37à l'idée
26:38qu'on se fait
26:39dans les démocraties
26:40des organisations
26:41des votations,
26:42notamment des scrutins.
26:44Franchement,
26:45vous imaginez
26:45des mairies
26:47qui sont des bureaux de vote
26:48par ailleurs ?
26:50Pourquoi ?
26:50Je pose la question ce soir.
26:52Je suis encore stupéfait.
26:53Pourquoi a-t-on choisi
26:55sciemment
26:55alors que la majorité
26:57des partis politiques
26:58à cette réunion
26:59avaient déconseillé
27:00cette date-là ?
27:01Pourquoi ?
27:01C'est curieusement
27:02cette date-là
27:03qui a été choisie.
27:04En un mot,
27:05et pour conclure,
27:06Bruno Roteau,
27:06si vous deviez qualifier
27:07la fin de règne
27:08d'Emmanuel Macron,
27:10que diriez-vous ?
27:12C'est triste.
27:13C'est triste.
27:15qu'est-ce qu'il y a ?