00:00Vous avez dans votre question, je pense, l'explication de ce qui s'est passé ces dernières heures.
00:04Je pense qu'en France, notamment avec le président de la République, il n'assume pas l'ordre public.
00:10Je vais être très précis.
00:12Quand vous avez un président de la République qui indique, orbi et tourbi, qu'il faut faire preuve d'empathie,
00:19c'était avec le mouvement des lycéens, mais on savait parfaitement qu'il y avait déjà des casseurs, des délinquants.
00:25Je suis désolé, un jeune qui est un délinquant, pour moi ce n'est pas un lycéen, ce n'est
00:29pas un jeune,
00:29c'est d'abord un délinquant.
00:31Mais quand vous envoyez ce message à la police, à la gendarmerie, vous les désarmez.
00:37Et idem sur la décision du ministre de l'Intérieur de suspendre l'usage des grenades assourdissantes
00:44et quelques jours après de la rétablir.
00:47Vous ne pouvez pas piloter l'ordre public par l'émotion, une main coupée, c'est vrai, c'est grave,
00:53et ensuite la panique vous fait que vous revenez sur la décision.
00:58Donc d'un côté, vous interdisez, vous suspendez, et ensuite, tout de suite, vous rétablissez.