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  • il y a 2 jours
Deux jours après les violences qui ont émaillé la journée de manifestations du 17 octobre contre la "vie chère", la classe politique continue de réagir tandis que l'exécutif veut, lui, reprendre la main. Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a présenté sa démission à Emmanuel Macron, qui l'a refusée. Gabriel Attal, candidat Renaissance à la présidentielle était l'invité de BFMTV

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Transcription
00:00Bonsoir Gabriel Attal. Bonsoir Sonia Mabrouk. Merci d'être là. Vous êtes candidat à l'élection présidentielle, ancien Premier ministre,
00:06ministre de l'éducation, président du groupe Renaissance à l'Assemblée Nationale.
00:10Les premières mesures sont en train de tomber et d'entrer dans l'aspect effectif. Nous avons des couvre-feu
00:17très localisés, partiels dans plusieurs métropoles, agglomérations, Lille, Lyon, Nice, Paris, pour certains quartiers.
00:25Et on entendait Sanislas Godon, syndicaliste policier, qui nous disait « Mais nous, ce n'est pas possible. On ne
00:31va pas pouvoir faire demander les cartes d'identité pour faire partir les uns et les autres des différents quartiers.
00:38»
00:38Est-ce que c'est la hauteur de la gravité de la situation ?
00:40Écoutez, moi, je pense qu'il faut faire confiance aux maires et aux préfets qui connaissent la réalité des différents
00:45territoires, ce qui est applicable ou pas.
00:47Maintenant, je vais vous dire le fond de ma pensée sur la manière de ramener l'ordre à court terme.
00:52J'en suis absolument convaincu, et je le dis depuis le début de ces épisodes, c'est qu'il faut
00:57des exemples.
00:58Vous avez des jeunes qui vont piller des magasins parce qu'ils voient des vidéos sur les réseaux sociaux de
01:03camarades à eux qui sont allés piller des magasins
01:05et qui, manifestement, en toute impunité, font ce qu'on appelle des « unboxings » sur les réseaux sociaux à
01:10visage découvert en montrant ce qu'ils ont été volés.
01:12Il faut qu'en face de ça, il y ait des images de jeunes qu'on traque, qu'on va
01:17chercher chez eux par le col, parce qu'on les a identifiés.
01:19Mais bien sûr, et on a des moyens de les identifier, puisqu'il y a des annonces qui sont mises
01:23sur des plateformes de vente en ligne.
01:25Il y a des vidéos qui sont postées sur les réseaux sociaux à visage découvert.
01:29Il y a de la géolocalisation qui est possible à travers des matériels informatiques.
01:32Donc, rétablir l'ordre par l'exemple.
01:34Mais bien sûr qu'il faut des exemples.
01:35Tant que vous donnerez le sentiment à des jeunes que vous pouvez aller piller...
01:39Qui donne ce sentiment, monsieur Attal ?
01:41La situation et les images depuis samedi.
01:43Qu'est-ce qu'on a vu depuis samedi ?
01:45On a vu ces images-là, des jeunes qui rentrent chez eux en toute impunité, qui rigolent, qui montrent.
01:49Regardez, j'ai eu ça, ce sac, cette paire de baskets, etc.
01:52Vous avez d'autres jeunes qui voient ça et qui se disent « mais en fait, c'est assez facile
01:55».
01:56Comment vous avez réagi ? Vous vous êtes senti humilié, comme nous tous ?
02:00Mais c'est un traumatisme de voir ces images de commerçants qui sont rendus à devoir défendre eux-mêmes leurs
02:09commerces
02:09avec les moyens du bord, en prenant des risques pour leur vie.
02:12Des commerces qu'ils ont bâtis à la sueur de leur front, en y mettant toutes leurs économies,
02:17toute leur énergie, en bossant 80 heures par semaine pendant des années,
02:20et voir tout ça partir en fumée, en l'espace d'une nuit, en appelant à l'aide et en
02:24se retrouvant tout seul à devoir se défendre soi-même.
02:26C'est un traumatisme pour tous les Français, évidemment.
02:29Et c'est pour ça qu'évidemment qu'il y a des enjeux de long terme.
02:33J'ai proposé un pacte pour la jeunesse.
02:34Évidemment qu'il faut un débouché au mouvement social des ministères.
02:37Mais la priorité absolue, la première et la seule aujourd'hui, c'est de rétablir l'ordre.
02:41Ça doit être un préalable absolu.
02:43Il y a une question vertigineuse, mais elle est essentielle.
02:45Quand l'État régalien, Gabriel Attal, ne peut plus assurer la protection des citoyens,
02:49leur intégrité physique et leur bien, quelle est la suite ?
02:53Vous avez parlé de commerçants qui s'organisent, s'organiser pour se défendre.
02:58Vous le redoutez, vous le craignez ?
02:59Mais ça ne peut pas être acceptable de laisser des personnes être contraintes de se défendre elles-mêmes.
03:07Je veux dire, la mission première et la mission régalienne de l'État en République,
03:11c'est d'assurer la sécurité des personnes.
03:13Est-ce que l'État a failli sur cette mission ?
03:15Bien sûr, dans ces événements.
03:17Évidemment, on ne peut pas dire le contraire.
03:18Le gouvernement lui-même l'a dit.
03:22La réalité, c'est aussi, et ça c'est un débat de plus long terme,
03:25que probablement depuis des décennies, à force de vouloir s'occuper de tout,
03:28l'État finit par en perdre la priorité de ses missions régaliennes.
03:31Mais la mission première, on est d'accord, c'est la protection des citoyens.
03:34Déjà à l'époque, je crois que c'est François Mitterrand qui disait,
03:36à force de se considérer omnipotent, l'État en devient impotent.
03:40C'est ça, et ça c'est un débat de plus long terme,
03:42sur la réorganisation des pouvoirs publics.
03:44J'en parle souvent avec des personnes comme Jean-Louis Borloo,
03:46mais là à court terme, Sonia Mabrouk, la priorité pour les Français,
03:49c'est de rétablir l'ordre.
03:50Les Français, ils demandent une seule chose, pas une nuit de plus,
03:53comme celle qu'on a vécu, c'est de nuit.
03:53Et avec ces couvre-feux localisés partiels, est-ce qu'on peut dire pas une nuit de plus ?
03:57Moi, je vous dis un instant, un, il faut des exemples.
04:00Deux, moi j'avais plaidé davantage pour l'état d'urgence,
04:03parce qu'il permet de prendre des mesures administratives.
04:05Pourquoi, selon vous, il n'est pas décrété, M. Attal ?
04:07Vous savez, moi je ne suis plus le gouvernement depuis deux ans,
04:10c'est le gouvernement qui décide.
04:11Oui, mais est-ce que vous pensez que la main de l'État tremble ?
04:14Troisième chose, c'est une mobilisation exceptionnelle des forces de l'ordre
04:19sur les lieux où ces émeutes se déroulent.
04:21Non, mais je le dis ici, il y a un sujet de nombre.
04:23On l'a vu samedi, on le voit encore,
04:25on l'a encore vu ces dernières heures et on l'a vu hier soir.
04:27Je le dis ici, j'ai été Premier ministre, vous vous en souvenez,
04:30au moment des Jeux olympiques et paralympiques.
04:32J'ai organisé avec mon gouvernement à l'époque une mobilisation exceptionnelle
04:36des forces de l'ordre.
04:37Il n'y avait plus de congés, il n'y avait plus de repos,
04:39c'était tout le monde sur le pont pour assurer la réussite de ces Jeux olympiques.
04:42Donc c'est possible quand on en a la volonté politique
04:44et quand on le décide de mettre tout le monde sur le pont.
04:46On peut même aller plus loin, je l'ai proposé également,
04:50pour des missions, pour certains policiers qui relèvent aujourd'hui
04:53de la garde statique, de bâtiments ou de monuments
04:55qui ne sont pas exposés au risque des émeutes.
04:58Évidemment, il faut que ces policiers-là puissent aller s'occuper des émeutes,
05:01lutter contre la casse et contre les pillages
05:04et qu'ils puissent être remplacés par des réservistes,
05:06voire par des forces armées, par des militaires.
05:09Ce qu'on veut comprendre, mais vraiment tous, en tant que citoyens,
05:11ce n'est même plus une question de journaliste,
05:13c'est pourquoi, si c'est possible, ça n'a pas été fait ?
05:15Pourquoi ?
05:16Il y a une commission d'enquête qui a été annoncée.
05:17Monsieur Attal, vous devez avoir des responsabilités qui vont être établies.
05:21Moi, je n'ai pas eu de contact avec le gouvernement
05:23ou le Premier ministre depuis le début de ces événements.
05:25Personne ne peut imaginer qu'on puisse laisser une telle situation.
05:28Non, mais c'est totalement, je le dis, choquant, impensable pour les Français.
05:31Je n'ai pas la réponse à vous apporter, je ne suis pas au gouvernement,
05:33je n'ai pas eu de contact avec le gouvernement à ce stade.
05:36Il y aura une commission d'enquête.
05:37Mais l'important, encore une fois,
05:38évidemment que le temps des responsabilités viendra,
05:40qu'il faudra les établir,
05:41ne serait-ce que pour éviter que ça se reproduise à l'avenir.
05:46Aujourd'hui, c'est le rétablissement de l'ordre.
05:47Et donc, moi, je le dis, mobilisation générale des forces de l'ordre.
05:50Ce n'est pas très grave, vous savez, si dans les prochains jours,
05:52des gens qui roulent à 90 au lieu de 80 km heure ne sont pas verbalisés
05:56parce qu'on a envoyé les policiers, plutôt que de contrôler ça,
05:58gérer les émeutes, protéger les Français qui sont confrontés aujourd'hui.
06:01C'est ça l'unique priorité aujourd'hui.
06:03Mais quels ordres faut-il leur donner ?
06:04C'est bien de les envoyer en nombre.
06:06Mais la question, c'est, en quelques semaines,
06:08on est passé d'une consigne, semble-t-il, de fermeté
06:11à une consigne de retenue.
06:12Le président de la République aurait dit que les policiers manquaient d'empathie.
06:15Vous, au pouvoir, quelles consignes vous donnez ?
06:17Vous les mettez en nombre et vous leur dites quoi ?
06:19D'aller au contact ?
06:20Pas une seule vitrine brisée,
06:21quitte à ce qu'ils puissent malheureusement avoir le risque d'un drame ?
06:25La consigne, vous savez, il y a un schéma du maintien de l'ordre en France,
06:30historique, je dis bien,
06:32qui consiste à dire qu'il faut à la fois garantir les libertés publiques
06:35et l'ordre public.
06:37Historiquement, la doctrine, c'était de ne pas aller au contact,
06:40en tout cas d'aller peu au contact.
06:41Et d'ailleurs, le maintien de l'ordre, c'était beaucoup des forces statiques,
06:44tenues, éloignées des manifestants.
06:45Il y a eu des évolutions parce que, en fait, la réalité évolue.
06:49Et le fait est qu'on fait face aujourd'hui
06:51à des mouvements qui ont évolué, qui sont nouveaux.
06:54Et donc, qu'est-ce qu'il faut ?
06:55D'abord, il faut une très grande mobilité.
06:57Parce que qu'est-ce qu'on voit aujourd'hui ?
06:58On voit des petits groupes qui s'organisent,
06:59notamment via les réseaux sociaux.
07:00Il faudra peut-être qu'on y revienne.
07:01On va y revenir.
07:02Qui se déplacent très rapidement.
07:03Et donc, le schéma où vous avez les grands camions,
07:05les grandes voitures, c'est ça qu'il faut faire aujourd'hui.
07:07J'entends, mais la magistrate, juste à votre place,
07:09Béatrice Brugère, a parlé de groupes
07:10qui avaient des techniques paramilitaires.
07:12Bien sûr, mais c'est pour ça.
07:15On leur suspend les grenades, on leur remet les grenades,
07:17on leur dit fermeté, on leur dit retenu, vous.
07:20Mais il n'y a qu'une seule ligne, c'est la fermeté, Sonia Mabrouk.
07:23Et l'adaptation face à des menaces qui évoluent.
07:25C'est la seule ligne possible.
07:27Parce qu'on ne peut pas, encore une fois,
07:28se retrouver dans une situation
07:29où vous avez des Français qui craignent pour leur vie.
07:31On a aussi vu des images à Douai, je crois,
07:34de gens qui étaient menacés jusque dans leur hall d'immeuble
07:37parce qu'ils voulaient protéger leur voiture
07:38qui était en train d'être détruite
07:40et qui était menacée au marteau.
07:41Dans ces conditions-là, pardon,
07:43la seule ligne qui va, c'est la fermeté,
07:45la protection des personnes et des biens.
07:46Vous, vous n'aurez pas la main qui trempe
07:47parce qu'il y a un syndrome que tous les gouvernants connaissent.
07:50Je ne l'ai jamais eu, regardez dans mes fonctions.
07:51Oui, mais vous étiez très jeune à l'époque.
07:53C'est le syndrome Malik Ousekine, c'est-à-dire un drame.
07:56C'est-à-dire la fermeté entraîne tout simplement un drame.
07:59Et dans ce cas-là, pardonnez-moi l'expression,
08:01mais tout dérape.
08:02Il faut s'adapter à la menace que vous avez en face de vous.
08:05Quand vous avez des groupes qui ont des techniques,
08:07comme ça a été dit, quasiment paramilitaires,
08:09qui sont extraordinairement organisés et méthodiques,
08:13absolues en face. C'est clair, c'est net.
08:15Sur la manifestation du 5 novembre prochain,
08:17vous n'excliez pas, Gabriel Attal,
08:18l'idée qu'il faille bloquer en partie
08:20et de manière temporaire les réseaux sociaux.
08:22Depuis que vous l'avez dit ce matin,
08:24il y a eu des réactions en masse.
08:26Certains vous qualifient de, je cite,
08:28pétain 2.0. Quand je dis certains,
08:30c'est la France insoumise. Il faudrait préciser
08:32que le Conseil d'État avait retoqué cette interdiction.
08:35À l'époque, vous étiez au gouvernement.
08:36C'est moi qui l'avais décidé, bien sûr, mais je vais vous dire.
08:39Pourquoi est-ce que j'avais pris cette décision ?
08:41J'étais Premier ministre.
08:42Oui, j'étais Premier ministre et on a fait face
08:44à des émeutes extraordinairement graves
08:46en Nouvelle-Calédonie. Et on s'est rendu compte
08:48qu'une grande partie de ces émeutes
08:51étaient organisées via un réseau social.
08:52En l'occurrence TikTok.
08:54Parce qu'il y avait des appels à mobilisation,
08:56des appels à rassemblement via le réseau social
08:58et parce qu'il y avait des images qui entraînaient
09:00du mimétisme d'autres jeunes sur ce réseau social.
09:02Et donc, effectivement, j'ai pris la décision,
09:04j'ai demandé à mon gouvernement d'appliquer
09:06une interdiction, un blocage temporaire
09:08de ce réseau social sur le territoire
09:10de la Nouvelle-Calédonie. Je l'ai fait.
09:12Et donc, comme je l'ai fait, je sais que c'est possible
09:14de le faire. Qu'est-ce qu'on voit dans ce mouvement ?
09:16On voit que vous avez des jeunes qui se rassemblent
09:19à des endroits qui ne sont pas des manifestations
09:21déclarées, mais qui le font de manière spontanée
09:22en s'organisant via les réseaux sociaux.
09:24Qu'est-ce qu'on voit par ailleurs ?
09:25On voit qu'il y a du mimétisme.
09:27Vous avez des jeunes, ils voient des images.
09:28Regardez à Paris, ils sont en train de piller,
09:30ils sont en train de casser.
09:31On est à Marseille, on est à Lille, on va faire la même chose.
09:33Ça pourrait être retoqué par le Conseil d'État,
09:34mais au-delà de ça, vous croyez qu'on rétablit
09:37l'ordre public républicain en interdisant
09:39les réseaux sociaux dans un pays comme la France ?
09:40C'est une batterie de mesures, Sonia Mabrouk.
09:42Mais encore une fois, quand vous avez un réseau social
09:44qui est identifié comme étant un des vecteurs
09:46de l'organisation d'événements violents,
09:48je considère que parmi les mesures que vous devez
09:50pouvoir prendre, il figure celle-ci.
09:52Ce serait une première, d'ailleurs, dans une démocratie occidentale.
09:54Pourquoi est-ce que j'avais... Je l'ai fait quand j'étais
09:55Premier ministre, on est quand même en démocratie en France,
09:57Sonia Mabrouk. Pourquoi est-ce que j'ai été condamné par...
09:59Pourquoi la décision a été annulée par le Conseil d'État ?
10:02Elle l'a été, par ailleurs, un an après.
10:04Elle n'a pas été appliquée. Elle a été appliquée.
10:05Parce qu'il n'y avait pas eu de limitation dans la durée.
10:08On n'avait pas mis la date de fin pour cette interdiction.
10:11Il faut évidemment s'adapter.
10:12Si le gouvernement le décide,
10:15borner les choses dans le temps.
10:16Mais encore une fois, ce n'est pas ça qui va tout régler.
10:18Mais quand vous êtes face à ce type de situation,
10:20je considère que vous ne devez écarter
10:22aucune piste de possible.
10:23Donc voyons cette panoplie et cette gradation, Gabriel Attal.
10:25Vous dites mettre en nombre suffisant,
10:28en réalité, les forces de l'ordre.
10:30Vous dites donc potentiellement interdiction
10:32d'un réseau social, en tous les cas, identifié.
10:35Vous dites également au recours à l'armée,
10:37mais attention, pour sécuriser les bâtiments,
10:39pour ne plus voir ces images terribles
10:41de mairies attaquées.
10:42Ce que je dis, c'est que si vous voulez avoir
10:44des forces de l'ordre en nombre
10:46pour faire du maintien de l'ordre,
10:47vous devez en décharger de missions aujourd'hui
10:50qu'elles accomplissent.
10:50Vous avez des policiers, des gendarmes
10:52qui peuvent être à garder des bâtiments publics
10:54ou des monuments en statique devant ce bâtiment
10:56qui ne sont pas particulièrement menacés.
10:58Si vous voulez qu'ils puissent aller participer
11:00au maintien de l'ordre et lutter contre la casse
11:01et les pillages, il faut pouvoir les remplacer.
11:03Et à ce moment-là, on peut avoir recours
11:05à des forces armées dont je rappelle par ailleurs
11:06qu'elles patrouillent régulièrement
11:08dans le cadre du dispositif Sentinelle dans nos rues.
11:10Là encore, je pose action.
11:11Pourquoi est-ce qu'elles n'ont pas été convoquées ?
11:13Ça restera quand même.
11:14C'est abyssal, c'est vertigineux comme question
11:17vu ce qu'on a vécu.
11:17Je vais plus loin sur les propositions
11:18parce qu'on parle aussi de ce qu'on peut faire
11:21pour éviter que ça se reproduise à l'avenir.
11:22Je considère qu'on a par ailleurs un retard en France
11:25par rapport à d'autres pays
11:26sur l'usage de la reconnaissance faciale
11:28et de l'intelligence artificielle
11:29à la fois pour identifier des mouvements
11:31qui sont en train d'apparaître
11:32et pour aller chercher des responsabilités.
11:34Il y a plein de pays qui le font,
11:36pas seulement des pays non démocratiques.
11:37Au Royaume-Uni, ils sont beaucoup plus avancés
11:39que nous sur ces sujets-là.
11:40Il y a évidemment un enjeu aussi
11:41de recours et d'usage aux nouvelles technologies,
11:44la reconnaissance faciale, les drones.
11:46Et ça, il faudra un changement législatif.
11:48Je l'appelle de mes voeux depuis un certain temps
11:49et je pense qu'on devra pouvoir le faire.
11:51Posons aussi les questions qui dérangent.
11:54Pour une partie de l'opposition,
11:55Gabriel Attal, ce sont des années de faillite
11:56en réalité que nous payons.
11:58Faillite sécuritaire, faillite sur l'autorité,
12:00faillite migratoire, dit également la droite et l'ERN.
12:04Donc, votre faillite aussi ?
12:05Moi, dans toutes les fonctions qui ont été les miennes,
12:08j'ai toujours montré que j'avais
12:09une ligne particulière sur ce sujet-là.
12:11Je suis rentré au gouvernement
12:12comme secrétaire d'État à la jeunesse.
12:14Ma priorité, ça a été de rétablir
12:16le service national pour les jeunes.
12:17Malheureusement, mesure qui a été abandonnée ensuite.
12:19Ensuite, en tant que ministre de l'Éducation nationale,
12:22ma priorité, parmi mes priorités,
12:24faire respecter les règles et rétablir l'autorité à l'école.
12:26A commencer par l'autorité de nos lois,
12:28de la laïcité, mettre fin aux pas de vagues.
12:31Arrivé à Matignon,
12:32quelques jours après ma nomination,
12:33ma déclaration de politique générale
12:35solennelle à l'Assemblée nationale,
12:37j'établis parmi les principales menaces
12:39pour la sécurité en France,
12:41la délinquance des mineurs
12:42et une violence adolescente.
12:44Ça a été dit il y a un instant.
12:45Je dis cette fameuse phrase
12:46qui a été beaucoup dite depuis.
12:49Tu casses, tu répares,
12:49tu salis, tu nettoies,
12:51tu défies l'autorité,
12:52on t'apprend à la respecter.
12:53Aujourd'hui, elle devient
12:53tu casses, on paye,
12:54tu casses, on subit,
12:55tu casses, la France est à genoux.
12:56Quatre mois après avoir dit cette phrase,
12:58qu'est-ce qui se passe ?
12:59Je suis à Viry-Châtillon,
13:00où il y avait eu un drame épouvantable
13:01avec des jeunes
13:02qui avaient tué un autre jeune.
13:03J'annonce des mesures extrêmement fermes,
13:05extrêmement claires
13:05contre la délinquance des mineurs.
13:07Création d'une comparution immédiate,
13:09fin de l'excuse de minorité automatique.
13:13Responsabilité permanente
13:13et automatique des parents.
13:15J'annonce un projet de loi
13:16qui doit être transmis au Parlement
13:18à l'été 2024.
13:19Qu'est-ce qui se passe entre-temps ?
13:20Bien.
13:21La dissolution.
13:22Donc, pas de responsabilité,
13:23c'est ce que vous dites ce soir.
13:24Encore une fois,
13:25j'ai été aux responsabilités,
13:26j'ai été ministre.
13:27Ce que je dis ici, Sonia Mabrouk,
13:28c'est que je ne découvre pas
13:29le problème de la délinquance des mineurs
13:31et d'une banalisation de la violence
13:32de plus en plus jeunes.
13:33C'est aussi pour ça
13:34que je me suis toujours battu
13:36pour l'interdiction des réseaux sociaux
13:37au moins de 15 ans
13:38participe à cette banalisation
13:39de la violence.
13:40Ça fait des mois maintenant
13:41qu'on attend le nouveau texte
13:42du gouvernement.
13:43Il faut très vite avancer
13:44sur ce sujet-là.
13:44On a perdu du temps
13:45depuis la dissolution.
13:47Regardez le texte qui arrive.
13:48Donc, pardonnez-moi.
13:49Parce qu'à un moment,
13:50M. Attal,
13:50il y a bien des responsabilités.
13:51On ne va pas attendre une commission.
13:53Il y a des responsabilités politiques.
13:54Le Premier ministre
13:54a annoncé récemment
13:56un texte de loi
13:57qui arrive fin octobre au Parlement,
13:59la loi casseur-payeur.
14:00Enfin, moi,
14:01ça fait plus de deux ans
14:02en tant que Premier ministre
14:03que je m'étais exprimé
14:03sur ce sujet-là.
14:04Vous vous rendez compte
14:04du temps perdu
14:05depuis la dissolution
14:06sur ces questions ?
14:07Regardez cette affiche, M. Attal,
14:07celle du Rassemblement national
14:09qui pointe des responsabilités
14:11selon ce parti.
14:14Je vais vous dire,
14:14c'est le grand classique
14:15du Rassemblement national
14:16qui cherche en...
14:16Vous savez,
14:17le Rassemblement national,
14:18il se nourrit,
14:18il prospère sur les problèmes.
14:20Là, s'il se nourrit
14:21sur les problèmes,
14:22il est déjà au pouvoir.
14:23Bien sûr.
14:23Mais je veux dire,
14:24ils passent leur temps à ça.
14:25Vous savez,
14:26à chaque fois qu'on a pris
14:27des mesures,
14:27des lois
14:28pour chercher
14:28à donner plus de moyens
14:29à nos forces de police,
14:30à nos forces de gendarmerie,
14:32on a voulu prendre
14:33des mesures
14:33pour durcir notre arsenal.
14:35En général,
14:35ils n'ont pas été au rendez-vous.
14:36Mais alors,
14:38la droite et le RN
14:39pointent des émeutiers
14:40venus des banlieues.
14:42Aujourd'hui,
14:43les différents services
14:44de police,
14:44justice,
14:46et surtout dans notre chaîne,
14:47évoquent une conjonction,
14:49effectivement,
14:50à la fois de l'ultra-gauche,
14:53comme l'a dit le gouvernement,
14:54et effectivement
14:55de pilleurs,
14:55de casseurs d'opportunités
14:57venus des quartiers.
14:58Est-ce qu'il y a
14:58une faillite
14:59de la politique migratoire ?
15:00Mais d'abord,
15:01ça correspond au témoignage
15:02de beaucoup de commerçants.
15:03Moi, j'en ai eu beaucoup,
15:04j'ai échangé avec eux.
15:05Ce qu'ils disent,
15:05c'est dans un premier temps,
15:06samedi,
15:07on a vu plutôt des militants
15:09qui avaient des revendications politiques
15:10et qui venaient casser
15:11nos boutiques,
15:12et ensuite,
15:13on a vu des jeunes
15:14qui n'étaient pas des militants
15:16qui arrivaient pour nous piller.
15:17Et donc,
15:17il y a effectivement
15:18cette rencontre
15:19entre des militants
15:20d'ultra-gauche
15:21et puis des jeunes
15:22issus notamment des quartiers.
15:24Et donc,
15:24évidemment,
15:24que quelque part,
15:25on se dit
15:26que c'est probablement
15:2730 ans
15:28de lâcheté
15:30et de laxisme aussi.
15:32Donc,
15:32vous en prenez votre part,
15:33monsieur Attac.
15:34C'est difficile aujourd'hui.
15:35Sonia Mabrouk,
15:36en 2005,
15:36qui était au pouvoir,
15:38je veux dire,
15:38il y a eu combien de majorités
15:39et de couleurs politiques
15:40différentes depuis ?
15:41Donc,
15:41droite et gauche
15:41se sont tenus la main
15:42pour arriver à un tel fiasco ?
15:43Moi,
15:43ce que je suis en train
15:44de vous dire ici,
15:45c'est que dans toutes les fonctions
15:45qui ont été les miennes,
15:46à chaque fois qu'il m'en a été
15:47donné la possibilité,
15:48que ce soit encore une fois
15:49en cherchant à rétablir
15:50le service national
15:51à la jeunesse,
15:52encore une fois
15:52en rétablissant l'autorité
15:54à l'école
15:54avec des mesures très claires,
15:55notamment sur la laïcité,
15:56en cherchant à agir
15:57sur la délinquance
15:58des mineurs à Matignon,
15:59malheureusement interrompue
16:00par la dissolution
16:00qui ne m'a pas permis
16:01de faire voter la loi
16:02que j'avais annoncée.
16:03J'ai toujours cherché
16:04à briser des tabous
16:05sur ce sujet-là,
16:06y compris dans ce qu'on appelle
16:07le macronisme,
16:08parce que j'ai toujours considéré
16:09que la défense des valeurs
16:10de la République,
16:11que les questions de sécurité,
16:13de justice et d'autorité
16:14étaient au moins aussi importantes
16:16que le reste,
16:16voire plus importantes que le reste.
16:17Est-ce qu'il y a un ingénieur
16:19du chaos
16:19dont la responsabilité
16:20est déjà établie,
16:21comme disent certains ?
16:22Bruno Rotaillot,
16:23qui nous rejoindra tout à l'heure,
16:25pointe directement
16:25Jean-Luc Mélenchon.
16:27Et vous ?
16:27Vous avez une formation politique,
16:29la France insoumise,
16:30qui, par ses déclarations
16:31depuis plusieurs mois maintenant,
16:34a légitimé une forme de violence.
16:36Quand vous avez
16:37la présidente du groupe
16:38à l'Assemblée nationale
16:39qui dit et qui poste
16:40sur les réseaux sociaux,
16:41je cite,
16:41« Je n'appelle pas au calme ».
16:43Quand vous avez un maire
16:44de la France insoumise
16:45qui dit que la violence
16:47peut être légitime
16:47comment vous voulez...
16:48Même s'il faut l'éviter, oui.
16:49Comment vous voulez...
16:50D'accord ?
16:51La violence peut être légitime,
16:52il faut l'éviter.
16:52On les combat politiquement ?
16:53Et après, on ne peut pas être surpris
16:53qu'une semaine plus tard,
16:54il y ait une mairie qui brûle.
16:55Quand vous avez un maire
16:55de la République
16:56qui dit ça avec une écharpe,
16:57vous imaginez le message
16:58qui est envoyé un certain nombre de gens.
16:58D'accord, donc la violence
16:59des mots précède...
17:00Maintenant, je le dis ici,
17:01c'est...
17:02Quand j'entends certains
17:03qui se défautent exclusivement
17:05et qui disent exclusivement
17:06que c'est la responsabilité
17:07de la France insoumise,
17:07quand j'en entends d'autres
17:08qui disent que c'est exclusivement
17:09la responsabilité du gouvernement.
17:11Pardon, il y a une première responsabilité
17:13et il ne faut pas les dédouaner,
17:15c'est des jeunes et des casseurs
17:16qui vont piller deux Sonia Mabrouk.
17:18Il y a beaucoup de tabous.
17:19Non mais très bien.
17:20On a refusé de faire tomber
17:21depuis des années,
17:21notamment sur la question
17:22de l'autorité de la société.
17:23Vous me dites qu'il y a ingénieur du chaos.
17:24Qu'est-ce que vous faites ?
17:25Vous le constatez ?
17:26C'est tout ?
17:26On passe à autre chose ?
17:27On combat politiquement, bien sûr.
17:29On dénonce.
17:30Quand Bruno Retailleau dit
17:31interdiction de la France insoumise...
17:32Vous avez vu toutes les réactions.
17:33Personne ne croit que c'est possible
17:34de faire ça.
17:34C'est un parti politique.
17:36Encore une fois, il faut le combattre.
17:37Et je ne veux pas leur donner
17:38une forme de gloire
17:39de pouvoir dire
17:40on est des grandes victimes,
17:42ce n'est plus une démocratie,
17:43on est interdits, etc.
17:44Moi, je suis convaincu
17:45qu'on peut les battre dans les urnes.
17:46Je suis convaincu
17:46que le scénario du pire
17:48que certains essayent de nous vendre
17:49comme inéluctable
17:50entre la France insoumise
17:51et le Rassemblement national
17:52au deuxième tour
17:53de cette élection présidentielle...
17:54Monsieur Attal,
17:55qui récolte les fruits
17:56d'une telle situation ce soir ?
17:57Ce n'est pas vous ?
17:58Ça, je vous confirme.
17:59Bien sûr que c'est
18:00le Rassemblement national
18:00qui récolte les fruits
18:01de cette situation.
18:02Et bien sûr qu'il y a
18:02une forme de tenaille
18:03qu'on veut nous imposer
18:04entre LFI et le Rassemblement national
18:06qui se font la courte échelle
18:07sur tous ces sujets-là
18:08qui sont pour chacun
18:09le carburant de l'autre.
18:10Pour le Rassemblement national,
18:11c'est le péril
18:12de la France insoumise
18:13et pour la France insoumise,
18:14c'est le péril fasciste
18:16du Rassemblement national.
18:16Les commerçants
18:17qui vous écoutent,
18:18plus largement les Français,
18:19ils veulent savoir,
18:19vous au pouvoir,
18:20si vous étiez là
18:21dans ce décor
18:22à l'Élysée d'Air.
18:22Ce soir, vous décrétez
18:23l'état d'urgence ?
18:25Je vous ai dit
18:26que c'est ce que j'aurais fait.
18:27Je l'ai appelé,
18:28ça fait un moment maintenant
18:28que j'ai appelé
18:29à cet état d'urgence.
18:30Maintenant,
18:31ça n'est pas le choix
18:32qui a été fait par le gouvernement.
18:33Le gouvernement a fait
18:34un autre choix.
18:35Donc c'est un choix dangereux ?
18:36Ce n'est pas ce que je dis.
18:37Le gouvernement a fait
18:38un autre choix.
18:39Mais comment vous qualifiez
18:39ce choix ?
18:41Dans une telle situation ?
18:42Je vous ai dit
18:43que moi j'aurais fait
18:43un autre choix.
18:43C'est le choix
18:44qu'a fait le gouvernement.
18:45La seule chose
18:46que je peux espérer,
18:47Sonia Mabrouk,
18:47c'est que dans les mesures
18:48qui ont été annoncées,
18:51notamment le couvre-feu,
18:53la seule chose
18:53que je peux espérer,
18:54c'est que ça va contribuer
18:55à ramener l'ordre.
18:56Maintenant,
18:56ce que je dis,
18:57c'est qu'il y a besoin
18:57de beaucoup d'autres choses
18:58et que ça ne va pas
18:59assez loin pour rétablir l'ordre.
19:01Et que donc,
19:01ce qu'il faut,
19:01c'est les mesures
19:03que je vous ai évoquées
19:03avec la mobilisation générale
19:04de l'ensemble
19:05de nos forces de l'ordre,
19:06des exemples dans les sanctions.
19:08Il faut des images
19:09de jeunes qu'on va traquer
19:10et qu'on va chercher
19:14des mots vont faire
19:15beaucoup réagir.
19:16Des images de jeunes
19:16qu'on va traquer chez eux.
19:17De jeunes,
19:18c'est-à-dire qui sont soupçonnés
19:20de pilleurs,
19:21de casseurs,
19:22d'émetiers.
19:23Mais bien sûr,
19:23mais pardon,
19:24aujourd'hui,
19:25les images que l'on voit,
19:27les images qui circulent,
19:28et ça a un impact évidemment
19:29sur une partie de la jeunesse,
19:30c'est des jeunes
19:30qui rentrent chez eux
19:31peinards, tranquilles
19:33avec ce qu'ils ont volé
19:33dans des magasins
19:34et ce qu'ils ont pillé
19:35et qui font des unboxings
19:36en montrant ce qu'ils ont pillé,
19:38sourire aux lèvres,
19:39en donnant le sentiment
19:40d'une impunité totale.
19:41C'est la France qui est humiliée ?
19:42Moi, je crois que la sanction,
19:43elle a aussi une vertu éducative.
19:45Évidemment qu'il faut investir
19:46dans nos services publics,
19:47dans l'accompagnement des jeunes,
19:48dans l'école,
19:49c'est tout l'enjeu
19:49du mouvement.
19:50Et c'est tout l'enjeu
19:51du mouvement des lycéens.
19:52Et évidemment que
19:53je ne confonds pas
19:54les casseurs,
19:55les pilleurs
19:55avec le mouvement
19:57des lycéens
19:58qui s'est exprimé
19:58et des jeunes
19:59qui n'ont pas cherché
20:00à casser
20:00mais qui expriment
20:01des revendications.
20:02Et il faudra y répondre.
20:03Et j'ai fait un certain nombre
20:04de propositions
20:04sur ce sujet-là.
20:05Donc évidemment
20:06qu'il y a cet enjeu
20:07d'investissement,
20:08de service public.
20:09Mais il y a aussi
20:09un enjeu de répression.
20:10Et la répression,
20:11ce n'est pas un gros mot.
20:12Et la sanction,
20:13ce n'est pas un gros mot.
20:13Et je ne l'oppose pas
20:14à l'éducation
20:15puisque je pense
20:15qu'elle a une vertu éducative.
20:16Si on ne fixe pas
20:17un cadre et des règles,
20:18ce que j'ai voulu faire
20:19quand j'étais ministre
20:19de l'Éducation nationale,
20:21ce que j'ai cherché à faire
20:22comme Premier ministre,
20:23malheureusement,
20:23en n'ayant pas le temps
20:24d'aller jusqu'au bout
20:24de mes projets
20:25à cause de la dissolution.
20:26C'est exactement ça.
20:27Si les Français
20:27m'en donnent la possibilité,
20:28c'est ce que je ferai
20:29demain pour le pays.
20:30Merci, Gabriel Attal.
20:31Il reste six mois.
20:32Ça va être long
20:33dans une telle situation.
20:34La priorité,
20:35c'est qu'on maintienne l'ordre
20:37jusqu'à l'élection présidentielle.
20:38Qu'on le rétablisse.
20:39Qu'on le rétablisse
20:39puis qu'on le maintienne.
20:40Qu'on puisse avoir un budget
20:41pour éviter la crise financière
20:43parce que c'est aujourd'hui
20:44aussi une menace
20:44très lourde
20:45qui pèse sur le pays.
20:46Évidemment que la situation
20:47aujourd'hui
20:48contribue à accroître
20:49cette menace.
20:50Et enfin,
20:51qu'on puisse avoir
20:52un vrai débat démocratique
20:53dans le cadre
20:54de cette élection présidentielle
20:55pour que les Français
20:56puissent faire leur choix
20:57en conscience.
20:58Merci, Gabriel Attal.
20:59Merci d'avoir choisi BFM
21:00pour réagir ce soir.

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