00:00Tout d'abord, priorité au direct, on suit le ministre du Travail qui est rue du Faubourg-Saint-Denis pour
00:05voir les commerçants qui ont été touchés.
00:08Beaucoup de violence, beaucoup de violence, oui.
00:13C'était compliqué, oui, oui.
00:17Merci beaucoup, voilà.
00:21Vous voyez, c'est pourquoi on se lève tous les matins, le truc saccagé, détruit.
00:27Et alors, ça fait quatre ans que je suis ici.
00:30C'est la première fois qu'on voit ce genre de truc.
00:33Il y a eu plusieurs manifestations de truc, mais bon, c'est toujours...
00:36Oui, mais là, hier, enfin samedi, le défermement de violence et le truc, c'était juste hallucinant.
00:43C'est incompréhensible, d'ailleurs.
00:45Je ne comprends pas pourquoi on s'en prend au commerce, à nous, voilà, je ne sais pas.
00:52Nous aussi, on fait partie du peuple.
00:54Voilà, donc là, c'est...
00:58Non, non, les légumes, on n'y a pas touché, ils n'ont pas touché.
01:02Ils ont pris des bouteilles, de l'alcool, voilà, ils ont pris...
01:07Oui, oui, donc on peut voir l'état des...
01:14Vous venez d'entendre ce premier échange, en fait.
01:17Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail, qui est en ce moment dans le dixième arrondissement de Paris, rue du Faubourg,
01:22Saint-Denis.
01:22Alexis Cuvillier, il a été allé voir des commerçants, parce qu'il y a des centaines et des centaines de
01:28commerces,
01:28à l'instar de celui-là, qui ont été complètement dévastés et pillés ces dernières 48 heures.
01:32Oui, on entrevoit, là, ici, le ministre du Travail dans une supérette qui semble avoir été dévastée, pillée en grande
01:40partie.
01:41Le ministre du Travail et des Solidarités est en compagnie de Serge Papin, le ministre des PME et du Commerce.
01:49Ils sont tous les deux en déplacement dans ce secteur du dixième arrondissement.
01:53Alexis, excusez-moi, on va écouter cet échange.
01:56Oui, c'est la deuxième maison.
01:58Oui, vous êtes attaché à votre magasin.
01:59Bien sûr.
02:00C'est normal, puis le samedi, c'est une grosse journée. Il y avait des clients aussi, dedans ?
02:03Non, non, on était fermé.
02:04Ah oui, vous avez fermé au cas où.
02:05Oui, on avait déjà fermé.
02:06On était fermé, ouais.
02:08Est-ce que m'a dit votre gérant ?
02:10Ok.
02:11Bon, je suis désolé.
02:12Oui, bien sûr.
02:13On va essayer d'aider comme on peut les commerçants.
02:14On va essayer de vous aider, ouais.
02:16Merci beaucoup.
02:17Mais je voulais, ouais.
02:17C'est triste, hein.
02:18C'est triste.
02:19Ouais, c'est triste.
02:21Bon, ça va, il faut...
02:24Si vous êtes un peu, voilà, il ne faut pas hésiter à parler aussi, à vider votre émotion.
02:29Parce que quand même, c'est une épreuve.
02:31Oui, c'est vrai.
02:31Ouais, je vous mets à votre place.
02:33Merci.
02:34Vous avez pu vous réfugier chez les commerçants en face, je crois ?
02:36Exactement, j'étais en face, oui. J'étais dans le café d'en face, tout à fait.
02:40J'étais vers nos amis.
02:42Ouais, les voisins.
02:43Les voisins, voilà, comme vous dites.
02:45Ok. Il y avait d'autres collègues qui étaient avec vous ?
02:47Oui.
02:47D'accord.
02:48On était quatre.
02:48Ouais, déjà, vous n'étiez pas tout seul.
02:49Non, on n'était pas tout seul.
02:51Non, on n'était pas tout seul, non.
02:59Ministre qui donc poursuit sa visite, ou plutôt son état des lieux dans ce qu'il ne reste pas de
03:05ce magasin qui a été complètement dévasté.
03:08Thierry Véran, vous êtes président de la Fédération des commerçants et artisans parisiens.
03:11Voilà ce qui s'est passé dans de très nombreux commerces parisiens.
03:14Tout à fait. En fait, justement, ce que disait le monsieur, c'est qu'il y a le côté psychologique
03:20aussi.
03:20Donc, en fait, il y a des numéros verts qui ont été mis en place à la CCI sur deux
03:25grands syndicats représentant le monde du commerce et de l'économie.
03:29Le MEDEF et les entrepreneurs anciennement CPME, c'est des numéros qui sont visibles sur leur site.
03:37Ces numéros, ils sont importants parce qu'en fait, on va pouvoir aider les commerçants dans tous les domaines, assurance,
03:43psychologie, psychologique et tout ce qui peut les aider pour avancer là-dessus.
03:49Et je sais qu'à 17h, il y a une visio qui est faite avec le maire de Paris, Emmanuel
03:54Grégoire, le préfet et les grandes fédérations de représentantes du commerce parisiens pour discuter, voir un peu comment on avance
04:03et on règle les problèmes.
04:05Et je pense qu'en fait, de là va sortir justement peut-être la zone des couvre-feu.
04:11Alexis Cuvillier, on va commenter, mais on va d'abord écouter ce nouvel échange du ministre.
04:16Donc malheureusement, ils n'ont rien pu faire.
04:20Voilà.
04:22J'ai échangé d'ailleurs avec eux, là-bas, ils ont des ordres de trucs, essayé de contenir des trucs,
04:32la foule, tout, voilà.
04:34Vous avez pu évaluer un peu vos pertes ?
04:36Oui, oui, à peu près, oui, je suis à peu près à plus de 5 000 euros de dégâts, 5
04:41000 euros.
04:425 000 ?
04:42Oui.
04:44Matériels, marchandises, trucs, oui, voilà.
04:47Oui, les réunages, les coerfs, les frontières, les trucs, voilà.
04:51Oui, c'est énorme, c'est énorme, c'est énorme.
04:54Bon, heureusement, j'ai fait une déclaration à l'assurance, un débat de plainte en ligne.
05:02Donc là, le commissaire, le 10e, va me recontacter, c'est-à-dire pour faire une déposition là-bas.
05:09Oui, c'est vrai, pour chasser, c'est vrai, cette image.
05:11Oui, oui, bon, après, c'est vrai, les voisins nous ont fourni pas mal d'images, d'ailleurs, des gens
05:16à visages découverts.
05:18Ah oui, ben, je le disais.
05:19Oui, bon, voilà, on espère vraiment parce que...
05:21On va les retrouver.
05:21Oui, oui.
05:22Que je disais, ça, fait.
05:23C'est faux.
05:25Je comprends pas qu'on s'en prenne à des zones de citoyens.
05:28On est là, on travaille complètement dans le monde.
05:30On est là, on a le service de votre quartier et de la population.
05:32Oui, oui.
05:32Tu es en train de faire le service de proximité.
05:34Voilà.
05:35On a tout le cartier, les clients.
05:37Non, non, non, non, c'est vrai.
05:38C'est le délétéré dans le quartier.
05:39Oui, oui, oui.
05:40Non, c'est du pillage gratuit.
05:43C'est désolant.
05:45C'est vrai.
05:46Désolant, c'est vraiment désolant.
05:50Bon, ils disent encore que c'est pas fini.
05:52Je vous dis, on a du mal à dormir parce que bon, on a toujours à se payer.
05:56Ils ne vont pas recasser pour rentrer.
05:58C'est vrai que c'est...
05:59C'est bien, c'est pour vous.
06:00C'est bien, c'est bien.
06:03Voilà.
06:06Malheureusement, on n'a pas grand chose d'espérer que ce soit fini quand on n'a pas...
06:13Il vous faut quelques jours pour repartir, vous n'avez même pas...
06:16Là, vous voyez à peu près deux semaines, deux à trois semaines, oui.
06:20Vous voyez donc cet échange entre le ministre du Travail et un commerçant dont le commerce a été pillé.
06:31Il évoquait...
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