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  • il y a 12 heures
Bruno Retailleau, ancien ministre de l’Intérieur, président des Républicains et candidat à la présidentielle de 2027, était l’invité de BFMTV de ce mercredi 25 février. Il a notamment été interrogé sur la dissolution de groupuscules violents. 

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Transcription
00:00Pas du tout, pas du tout. Il faut être absolument intransigeant.
00:02Vous savez, avec les règles de droit que nous avons, dissoudre un mouvement,
00:07que ce soit un groupement de faits ou une association, c'est difficile.
00:12Ça répond à des critères et il faut vraiment prouver, documenter un dossier
00:17pour qu'il soit solide vis-à-vis de la justice, pour notamment prouver des faits de violence
00:21et un certain nombre d'autres critères qui autorisent la dissolution.
00:24C'est la raison pour laquelle j'avais pris cette décision que je ne regrette pas
00:28de dissoudre la jeune garde.
00:30Mais qui n'a, dans les faits, pas permis de s'attaquer à ce groupuscule ?
00:34Vous n'imaginez pas qu'en France, on tolère des organisations ultra-violentes.
00:40Ça n'est pas possible. Mais ça ne suffit pas à la dissolution.
00:43Il faut qu'en permanence, nos services et le service du ministère de l'Intérieur
00:48qui est chargé du suivi de ces individus, de ces organisations,
00:51c'est la Direction nationale du renseignement territorial,
00:54qui font très bien leur travail.
00:55Mais c'est difficile parce que ce sont des individus qui vont s'écarter,
00:59qui vont se regrouper.
01:01Mais est-ce que ce n'est pas plus difficile encore, justement,
01:04quand ils sont dissous, plutôt que quand ils ont pignon sur rue,
01:07de voir ce qui se passe, d'infiltrer éventuellement ?
01:09Rien lâcher. Je vais vous dire, le maintien de l'ordre public, de l'ordre républicain,
01:14ça se joue aussi sur des symboles.
01:17Symboliquement, dissoudre une association, c'est un acte d'autorité qui est important.
01:20Mais ça ne suffit pas, vous avez raison.
01:22C'est la raison pour laquelle j'avais moi-même fait un article 40 en début de semaine.
01:26J'avais saisi un signalement, mon porte-plainte à la justice,
01:31Laure Bécchio, le procureur de la République,
01:33pour que, quand je me suis aperçu que ces individus étaient à Lyon,
01:36qu'ils s'étaient reconstitués,
01:37alors ils tombaient sous le coup, justement, de la loi.
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