00:00Avec le néolibéralisme, le précariat, on a une jeunesse qui aujourd'hui effectivement recourt à l'action directe.
00:06Sachant qu'on parle quand même...
00:07Donc il faut arrêter à être dans une perspective de criminalisation systématique de ces jeunes.
00:12Il faut une réponse politique par rapport à cet état de fait.
00:15Ça c'est le premier point de vue que je voulais vous donner.
00:17Le deuxième point de vue, je réponds cette fois-ci au représentant syndical, M. Axel Ronde,
00:23et qui a un raisonnement mais qui est complètement inversé.
00:27Quand il dit que les policiers sont relaxés par l'IGPN parce que ça prouve qu'ils n'ont rien
00:34fait,
00:36je suis totalement sidéré par cette argumentation.
00:39Parce que si effectivement on revient à Montesquieu, la séparation des pouvoirs,
00:45on observe que l'exécutif doit être séparé du judiciaire.
00:49Et ce n'est pas le cas avec l'IGPN qui est un tribunal d'exception.
00:52Ce ne sont pas les tribunaux de droit commun où les juges d'instruction normalement doivent avoir toute l'attitude
00:57pour juger les gens.
00:59Eh bien là non.
01:00Les policiers ressortent d'un tribunal d'exception.
01:02C'est la famille policière.
01:03Alors ils ont beau dire oui, c'est les boeufs-carottes, on ne les aime pas, etc.
01:07Ou c'est quand même des poursuites.
01:09Non.
01:09Même quand il y a des situations de fortes blessures ou des situations létales,
01:15eh bien la plupart du temps, les policiers sortent avec du sursis.
01:18Et ce n'est pas la preuve qu'ils n'ont rien fait.
01:20C'est la preuve qu'on a un problème aussi de séparation des pouvoirs
01:23et de protection des policiers qui jouissent en partie d'une certaine impunité.
01:27Vous pensez bien que les jeunes de l'ensemble de la France, mais c'est aussi regardé dans le monde,
01:32ont trouvé scandaleux que le policier qui a tiré en pleine face sur Naël
01:36se retrouve avec 1,5 millions dans le Pays-Basque, tranquillement, s'acheter une maison.
01:41C'est pas tolérable.
01:43Patrick Brunteau, Axel Ronde, sur l'IGPN, je précise que les critiques dont fait écho Patrick Brunteau,
01:49pour faire court, ce serait que l'IGPN manquerait d'indépendance vis-à-vis des enquêtes dont elle est...
01:55Mais rapidement, parce que je voudrais qu'on revienne sur la suite qui nous attend.
01:57Non mais c'est un gros mensonge.
01:59Ce monsieur est vraiment, manque clairement et a un problème avec la police.
02:04Donc c'est un monsieur qui est politisé derrière cela, puisque l'IGPN rencontre directement,
02:09ce sont des enquêteurs de la police judiciaire, rencontre directement au procureur de la République,
02:14rencontre, vous confondez, les enquêtes administratives et les enquêtes judiciaires.
02:18Donc ça, c'est un scandale de parler comme ça, et c'est à cause de propos comme cela
02:23que vous avez désarmé la police nationale, et on se retrouve avec des pillages,
02:27avec des gens qui nous disent clairement, on va s'armer.
02:30C'est ça que vous voulez ?
02:30Vous voulez des ministres, à un moment donné, vous laissez la police faire leur travail,
02:35à un moment donné, il faut arrêter de politiser, c'est un bien commun à la police,
02:39on travaille dans la République.
02:40On va rester courtois, si vous voulez bien, Axel Ronde, dans les propos, Vincent Jarousseau.
02:48Non mais, je pense qu'à un moment donné, il faut aussi regarder les choses en face.
02:53On a assez peu de condamnations judiciaires.
02:55Tout simplement, parce qu'on ne voit pas qu'on n'est pas coupable,
02:58et on ne va pas chercher des coupables dans la police.
03:01Monsieur, monsieur Ronde, on va arrêter.
03:03Messieurs, messieurs, Axel Ronde, s'il vous plaît.
03:07Soit on est des sous-citoyens, soit on est des citoyens à part entière.
03:10Monsieur Ronde, monsieur Ronde, si vous parlez plus fort que tout le monde,
03:12on ne s'entend pas, ça ne sert à rien.
03:14On va laisser, on va laisser, arrêtez de parler en même temps,
03:17sinon on ne parle pas en même temps et plus fort que l'autre pour se faire entendre,
03:20chacun a la parole sur ce plateau.
03:22Vincent Jarousseau.
03:22J'ai pris le temps de vous écouter, calmement, moi je suis plutôt quelqu'un de calme.
03:26Mais là je suis pas calme, parce que quand je vois mon pays,
03:28j'ai pas du tout envie de calme, excusez-moi, il y a 1500 policiers qui ont été blessés.
03:32Monsieur Ronde, monsieur Ronde, monsieur Ronde, laissez Vincent Jarousseau parler s'il vous plaît.
03:36Non, non, monsieur Ronde, si vous continuez, ok, allez-y.
03:39Merci, au revoir.
03:42Vincent Jarousseau, allez-y, puisque monsieur Ronde ne souhaite pas discuter sur ce plateau.
03:45Non, mais moi je voulais discuter sur un temps courtois,
03:47je faisais juste le constat qu'il y a très peu de condamnations de fonction de police,
03:52c'est vrai qu'il y a un problème de stratégie de maintien de l'ordre aujourd'hui dans ce
03:56pays.