- il y a 1 semaine
Deux jours après les violences qui ont émaillé la journée de manifestations du 17 octobre contre la "vie chère", la classe politique continue de réagir tandis que l'exécutif veut, lui, reprendre la main. Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a présenté sa démission à Emmanuel Macron, qui l'a refusée.
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00:00Un instant.
00:00Tout d'abord, priorité au direct, on suit le ministre du Travail qui est rue du Faubourg-Saint-Denis
00:05pour voir les commerçants qui ont été touchés.
00:08Oui, beaucoup de violence.
00:10Beaucoup de violence, oui.
00:15C'était compliqué, oui.
00:18Merci beaucoup.
00:19Ça fait la peine.
00:21Ça fait, oui, oui.
00:22Vous voyez, c'est pourquoi on se lève tous les matins,
00:25le truc saccagé, détruit.
00:27Et alors, ça fait quatre ans que je suis ici.
00:30C'est la première fois qu'on voit ce genre de truc.
00:33Il y a eu plusieurs manifestations de truc, mais bon, c'est toujours...
00:36Oui, mais là, hier, enfin, samedi, le déferlement de violence et de truc,
00:42c'était juste hallucinant.
00:44C'est incompréhensible, d'ailleurs.
00:45Donc, je ne comprends pas pourquoi on s'en prend au commerce à nous.
00:50Voilà, je ne sais pas.
00:52Nous aussi, on fait partie du peuple.
00:54Voilà, donc là, c'est...
00:58Non, non, les légumes, on n'y a pas touché.
01:00Ils n'ont pas touché.
01:02Ils ont pris des bouteilles, de l'alcool, oui, voilà.
01:05C'est ça.
01:07Oui, oui, donc, on peut voir l'état des dégâts.
01:14Vous venez d'entendre ce premier échange, en fait, Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail,
01:19qui est en ce moment dans le 10e arrondissement de Paris, rue du Faubourg-Saint-Denis.
01:23Alexis Cuvillier, il a télévoit des commerçants, parce qu'il y a des centaines et des centaines de commerces,
01:28à l'instar de celui-là, qui ont été complètement dévastés et pillés ces dernières 48 heures.
01:32Oui, on entrevoit, là, ici, le ministre du Travail dans une supérette qui semble avoir été dévastée,
01:39pillée en grande partie.
01:41Le ministre du Travail et des Solidarités est en compagnie de Serge Papin,
01:45le ministre des PME et du Commerce.
01:49Ils sont tous les deux en déplacement dans ce secteur du 10e arrondissement.
01:53Alexis, excusez-moi, on va écouter cet échange.
01:57Oui, c'est ma deuxième maison.
01:58Vous êtes attaché à votre magasin.
01:59Bien sûr.
02:00C'est normal.
02:00Puis le samedi, c'est une grosse journée.
02:02Il y avait des clients aussi, non ?
02:03Non, non, on était fermé.
02:04Ah oui, vous avez fermé au cas où ?
02:05Oui, on avait déjà fermé.
02:07On était fermé, oui.
02:08C'est ce que m'a dit votre gérant.
02:10OK.
02:11Bon, je suis désolé.
02:12Oui, merci.
02:13On va essayer d'aider comme on peut les commerçants.
02:15On va essayer de vous aider.
02:16Merci beaucoup.
02:17Mais je voulais...
02:17C'est triste, hein ?
02:18C'est triste.
02:19Oui, c'est triste.
02:22Bon, ça va, il faut...
02:24Si vous êtes un peu, voilà, il ne faut pas hésiter à parler aussi, à vider votre émotion.
02:29Parce que quand même, c'est une épreuve.
02:31Oui, c'est vrai.
02:32Oui, je vous mets à votre place.
02:33Merci.
02:34Vous avez pu vous réfugier chez les commerçants en face, je crois ?
02:36Exactement, j'étais en face, oui.
02:37J'étais dans le café d'en face, tout à fait.
02:40J'étais vers nos amis.
02:42Oui, les voisins.
02:43Les voisins, voilà, comme vous dites.
02:45OK.
02:45Il y a eu d'autres collègues qui étaient avec vous ?
02:47Oui.
02:47D'accord.
02:48On était quatre.
02:49Déjà, vous n'étiez pas tous ceux.
02:50Non, on n'était pas tous seuls.
02:51Non, on n'était pas tous seuls, non.
02:53Le ministre qui donc poursuit sa visite, ou plutôt son état des lieux dans ce qu'il ne reste pas
03:05de ce magasin qui a été complètement dévasté.
03:08Thierry Véran, vous êtes président de la Fédération des commerçants et artisans parisiens.
03:11Voilà ce qui s'est passé dans de très nombreux commerces parisiens.
03:14Tout à fait.
03:15En fait, justement, ce que disait le monsieur, c'est qu'il y a le côté psychologique aussi.
03:20Donc, en fait, il y a des numéros verts qui ont été mis en place à la CCI sur deux
03:25grands syndicats représentant le monde du commerce et de l'économie.
03:29Le MEDEF et les entrepreneurs anciennement CPME, c'est des numéros qui sont visibles sur leur site.
03:38Ces numéros, ils sont importants parce qu'en fait, on va pouvoir aider les commerçants dans tous les domaines, assurance,
03:43psychologie, psychologique et tout ce qui peut les aider pour avancer là-dessus.
03:49Et je sais qu'à 17h, il y a une visio qui est faite avec le maire de Paris, Emmanuel
03:54Grégoire, le préfet et les grandes fédérations de représentantes du commerce parisiens pour discuter, voir un peu comment on avance
04:03et on règle les problèmes.
04:05Et je pense qu'en fait, de là va sortir justement peut-être la zone des couvre-feux.
04:12Alexis Cuvillier, on va commenter, mais on va d'abord écouter ce nouvel échange du ministre.
04:18Malheureusement, ils n'ont rien pu faire.
04:22J'ai échangé d'ailleurs avec eux, là-bas, ils ont des ordres de trucs, essayé de contenir les trucs,
04:32la foule, tout, voilà.
04:34Vous avez pu évaluer un peu vos pertes ?
04:36Oui, à peu près, oui, je suis à peu près à plus de 5 000 euros de dégâts, 5 000
04:41euros.
04:42Oui, matériel, marchandises, trucs, oui, voilà.
04:47Oui, les réunages, les courbes, les fonds de caisse, les trucs, voilà.
04:51C'est énorme, c'est énorme, c'est énorme.
04:54Bon, heureusement, j'ai fait une déclaration à l'assurance, une des plaintes en ligne.
05:02Donc là, le commissaire, le 10e, va me recontacter, c'est-à-dire pour faire une déposition là-bas.
05:08Oui, c'est vrai pour chasser, c'est vrai, ces images.
05:11Oui, oui, bon, après, c'est vrai, les voisins nous ont fourni pas mal d'images, des gens à visage
05:17découvert.
05:18Oui, bon, voilà, on espère vraiment, parce que c'est juste que ce soit fait les autres.
05:23Parce que là, je comprends pas qu'on s'en prenne à des zones de citoyens, on est là, on
05:29travaille comme tout le monde, on s'il y a comme quelqu'un.
05:30C'est le service de quartier et de la population.
05:32Oui, oui.
05:33C'est un peu près du service de proximité et de les habitants.
05:35C'est le tout le quartier, les clients, non, non, non, non, c'est un...
05:40C'est le billage gratuit.
05:43C'est désolant.
05:49Ils disent encore que c'est pas fini, je vous dis, on a du mal à dormir, parce qu'on
05:54va se payer, qu'ils vont pas recasser pour rentrer.
05:58C'est vrai que c'est...
05:59C'est une angesse pour vous.
06:00Voilà, c'est besoin, c'est plein.
06:03Voilà.
06:06Malheureusement, on n'a pas grand-chose pour espérer que ce soit fini quand on n'a pas...
06:13Vous avez eu quelques jours pour repartir, vous n'avez même pas...
06:16Là, on va voir à peu près deux semaines, deux après semaines, oui, pour pouvoir repartir.
06:24Vous voyez donc cet échange entre le ministre du Travail et un commerçant,
06:28dont le commerce a été pillé.
06:31Il évoquait les images de vidéosurveillance, Maxime Branchester notamment.
06:34Il y a eu une task force, en fait, qui a été mise en place par la préfecture de police
06:38de Paris
06:39pour examiner toutes ces vidéos, recenser toutes ces vidéos aussi.
06:42Bien sûr, parce qu'on l'a dit, il y a 2331 gardes à vue, mais il n'y avait
06:46pas 2331 casseurs,
06:50ou en tout cas pilleurs dans les différents magasins.
06:52Et donc, il y a une réelle volonté politique de la police et de la gendarmerie de pouvoir retrouver ces
06:59casseurs.
07:00Alors, il faut être transparent, c'est un travail fastidieux et long.
07:03Il y a beaucoup de personnes, parfois aux visages masqués, parfois non.
07:07Régulièrement habillés en noir, ça permet d'éviter de les différencier.
07:11Il y a beaucoup d'images, parfois ils se filment eux-mêmes, parfois ce sont les magasins.
07:15Et donc, ces images, pour les exploiter, c'est un travail...
07:17Maxime, on va retourner écouter cet échange.
07:19On va regarder tout se passer bien.
07:21Et vers 16h, les manifestations sont passées.
07:26Et c'est là que les casseurs sont arrivés.
07:30Il y avait des policiers, monsieur, autour de vous, autour de votre commerce ?
07:33Non, malheureusement, ils étaient plutôt du côté de l'Arche.
07:36Et les manifestants, ils sont venus du côté de la Gare du Nord.
07:41Oui, par la Gare du Nord.
07:41Oui, par la Gare du Nord, voilà.
07:43Vous avez l'impression d'avoir été assez protégés par la police ?
07:47Protégés ? Bon, franchement, c'est...
07:51La police, on a eu du mal, parce qu'on n'a pas assez des appels,
07:54quand on a vu que ça avait commencé à dégénérer.
07:57Déjà, dès qu'ils ont commencé à taper sur les vitrines,
07:59on a appelé la police.
08:01Ils étaient débordés.
08:02On dit, on vous envoie une équipe.
08:04Une équipe est venue vers...
08:09Oui, oui, ça a été rapide.
08:10Ils sont venus.
08:11Donc, les gens, ils se sont un peu...
08:13Les casseurs se sont un peu éparpillés.
08:16Donc, la police est partie.
08:17Ils sont revenus.
08:18Oui, c'est ça.
08:18C'est normal.
08:19Vous avez l'impression que le couvre-feu est nécessaire pour vous ?
08:22Ah, oui, oui, oui.
08:23Vu qu'ils ont recommencé hier.
08:26Ils ont commencé là.
08:27Là, ce n'était pas des manifestants hier.
08:28C'était des casseurs.
08:30Donc, pour moi, oui, il est nécessaire le couvre-feu.
08:35Voilà.
08:35Parce que, bon...
08:37Apparemment, ils veulent terminer ça dès qu'ils ont commencé.
08:40Voilà.
08:41Donc, c'est vrai que je vous dis, on n'est pas du tout rassuré.
08:44Là, on essaie le maximum de se protéger de trucs.
08:48Voilà.
08:48Mais, bon, on n'a vraiment pas de solution.
08:51On ne sait pas comment s'y prendre.
08:53Voilà.
08:55M. le ministre, qu'est-ce que vous inspire à ce témoignage sur tous les espaces de ce commerçant, sans
09:02la douleur, l'émotion ?
09:03Je partage sa douleur et son émotion.
09:05Je le mets à sa place.
09:05Il a monté une affaire.
09:07Il a fait un service de proximité au service des habitants du quartier.
09:10Et c'est insupportable pour lui d'avoir tout ça saccagé par des pillards.
09:16Ce n'est plus la manifestation démocratique.
09:18Vous savez, moi, je suis ministre du Travail.
09:19Donc, je trouve ça tout à fait normal que les salariés manifestent.
09:22Ça fait partie de la démocratie sociale.
09:24Ça se passe d'ailleurs bien.
09:25Après, il y a deux problèmes.
09:26Vous avez parfois aussi ce qu'on appelle des groupes d'ultra-gauche qui rentrent dans les manifestations.
09:30Mais ce n'est même pas ça.
09:32Là, c'est des pillards qui sont arrivés dans le milieu de l'après-midi.
09:35Et voilà.
09:36Et qui se sont attaqués à des commerçants.
09:39On ne sait même pas trop pourquoi.
09:40Là, c'est pillé pour piller.
09:41Puis c'est cassé pour casser.
09:43Et même, quelle que soit la motivation, rien n'explique qu'on s'attaque à un magasin qui était fermé.
09:49Et où il n'y avait pas de problème.
09:50Non, je suis choqué.
09:52J'ai mal à la France.
09:52Vous voyez, là, en ce moment, depuis ces scènes-là, ce n'est pas le pays que je reconnais.
09:57Ce n'est pas mon pays.
09:57Ce n'est pas celui d'un pays de solidarité.
10:00Vous voyez, la devise de la République, tout ça, tout ça est largement piétiné.
10:04Voilà.
10:04Donc, moi, je comprends tout à fait un peu le désarroi de monsieur qui gère son magasin du communier.
10:09Je pense aussi à ses salariés.
10:11Forcément, qui ont forcément été choqués.
10:12Vous vous rendez compte ?
10:13Ce qu'ils ont vécu, ce n'est pas évident du tout.
10:15Ils posent des bonnes questions.
10:16Mais dans les bonnes questions qui se posent, c'est comment on arrête ça ?
10:18Il faut arrêter ça.
10:19Le couvre-feu, le principe du couvre-feu a été énoncé ce matin par le ministre.
10:23Je pense qu'effectivement, c'est une solution.
10:25Il faut qu'elle soit ciblée.
10:26Il faut qu'elle soit cadrée.
10:27Il faut qu'elle soit territorialisée.
10:29Mais je pense qu'il faut en passer par là.
10:31Il faut être capable de renforcer aussi, bien sûr, les forces de l'ordre.
10:35Pour que la force reste à la loi, comme on dit.
10:36En tout cas, il ne faut vraiment pas accepter que des pillards viennent semer le désordre, semer la casse.
10:44Ce n'est pas possible.
10:44Ce n'est pas la France dans laquelle on veut vivre.
10:47Monsieur le ministre, quand vous avez vu les images tout le week-end, vous avez eu le sentiment, vous aussi,
10:50que les forces de l'ordre ont été totalement dépassées par les événements ?
10:52Non, moi, je ne suis pas un ministre de l'Intérieur.
10:55Vos sentiments ?
10:56Moi, d'abord, les forces de l'ordre, je leur tire le chapeau.
10:57Mon sentiment, il est là.
10:58C'est des gens encouragés.
10:59Vous savez, le premier service public qu'on doit à nos concitoyens, on le voit aujourd'hui, c'est de
11:02les protéger.
11:03C'est des gens admirables.
11:05Ils ne comptent pas leurs heures.
11:06Ils sont face à des situations difficiles.
11:08Justement, ils doivent faire le tri entre, j'allais dire, les manifestants corrects, on leur a dit, dans lesquels il
11:12faut faire attention.
11:13Et on est là plutôt pour les protéger.
11:15Puis il y a d'autres catégories de personnes qui profitent de ces manifestations sociales pour rentrer dans ces événements,
11:22semer le chaos.
11:22Certains se sont attaqués à des lieux publics.
11:25Ce n'est pas normal non plus s'attaquer à des lieux de la République ou d'autres, s'attaquer
11:28à des magasins qui n'ont rien demandé.
11:29Là, on est bien loin d'une revendication sociale.
11:31On est même bien loin d'une revendication politique.
11:33On se demande où on est.
11:34Moi, ces policiers, je les admire.
11:36Ces gendarmes, je les admire.
11:37On est bien contents qu'ils soient là.
11:38Et je pense que toute la population française, on devrait les soutenir.
11:41Voilà.
11:41Et quand j'entends certains qui doutent, qui mettent des jugements faciles, honte à eux, j'allais dire.
11:47Honte à eux.
11:47Parce que franchement, il faut soutenir tous les policiers et tous les gendarmes qui se battent pour la sécurité de
11:52nos concitoyens.
11:52Monsieur, tous les commerces que j'ai rencontrés depuis samedi dans le 10e et 11e arrondissement
11:57n'ont pas eu le sentiment d'avoir été soutenus, de ne pas avoir été protégés par les forces de
12:01l'ordre.
12:03Ils se comptent par dizaines.
12:04Oui, bien sûr.
12:05Mais là-dessus, il est arrivé aussi un événement compliqué.
12:09C'est-à-dire qu'il y avait beaucoup de monde dans les manifs.
12:11Ça, c'est normal.
12:12Donc, les forces de l'ordre étaient là aussi avec les organisateurs, d'ailleurs, de ces manifestations.
12:16Pour qu'elles se passent bien.
12:18Elles se sont bien passées.
12:19Et après, vous avez eu un afflux très important de personnes qui étaient là pour en découdre.
12:24D'abord, s'attaquer aux forces de l'ordre.
12:26Et c'est là qu'on voit qu'il y a un peu de fascination.
12:28Pendant qu'on s'attaque aux forces de l'ordre, les forces de l'ordre doivent répondre.
12:31Mais pendant ce temps-là, elles ne sont pas partout dans toutes les rues de Paris.
12:34Il y en a des commerçants à Paris.
12:35Comment vous ne voulez pas mettre une escadre de...
12:37Si vous pouvez mettre un policier tout seul, ils seront en difficulté.
12:40Vous ne pouvez pas mettre une escadre de gendarmerie ou de policier devant chaque commerçant de Paris.
12:46Voilà.
12:46Donc, le problème, il faut remonter.
12:48Il faut identifier les auteurs.
12:49Il faut les déférer devant la justice.
12:52Ça a commencé à être fait.
12:53Il y a des gardes à vue.
12:53Il y a plusieurs, je crois qu'il y a plus de 2000 gardes à vue.
12:56Il y a des gens qui sont déférés devant la justice.
12:59Certaines personnes ont déjà été mises en prison à titre éventif.
13:02Quand les faits sont très graves et qui sont caractérisés.
13:05Voilà.
13:05Et là, oui, c'est des majeurs.
13:07On a vu d'ailleurs une autre sociologie.
13:09Au début, le mouvement lycéen, c'était des lycéens.
13:11Donc, c'était des mineurs.
13:12Bon.
13:13Là, ce n'est plus des mineurs.
13:14On a affaire à des majeurs qui savent tout à fait ce qu'ils font,
13:16qui sont responsables au plan juridique.
13:18Et j'espère qu'ils seront identifiés.
13:19On l'aura grâce aux images.
13:20D'ailleurs, les commerçants vont nous passer les images.
13:23Et on pourra profiter pour les identifier, les déférer devant la justice.
13:26Et j'espère que la justice sera prononcée des sanctions exemplaires et fortes
13:30pour dire pas de violence dans ce pays.
13:32Monsieur le ministre, comment vous allez aider ces 3000 commerçants à travers la France
13:36qui ont perdu aujourd'hui leur outil de travail,
13:38qui se retrouvent avec des salariés dans l'incapacité de pouvoir travailler ?
13:42Quelles sont les réponses concrètes du gouvernement ?
13:44Moi, en tant que ministre du Travail, que j'ai décidé de faire, bien sûr,
13:47j'ai arrêté le week-end, on l'a annoncé ce matin,
13:50on a un outil qui s'appelle l'activité partielle, le chômage partiel.
13:53Les Français connaissent ça.
13:55On l'a fait pour la Gironde, quand on a eu des incendies, on a la même logique.
13:58Finalement, la catastrophe naturelle qui a frappé les entreprises dans le Gironde,
14:02là, c'est une espèce de catastrophe qui n'est pas naturelle, celle-là.
14:04Elle est humaine, malheureusement, qui a frappé les commerçants,
14:07comme on le voit aujourd'hui.
14:09Bon, ce qu'on peut faire, nous, c'est en fait déclencher l'activité partielle.
14:12L'activité partielle, elle consiste à aider un chef d'entreprise à payer 60% du salaire
14:17pour la personne qui ne travaille pas, parce qu'elle ne peut pas travailler,
14:19si l'entreprise est cassée, il faut reconstituer des stocks, il faut faire des travaux.
14:22Donc, le salarié reçoit 60% alors qu'il ne travaille pas.
14:26Le droit commun, normalement, laisse un reste à charge pour l'entreprise de 24%,
14:30on le prendra en charge.
14:31Ça ne coûtera rien au chef d'entreprise.
14:33Le chef d'entreprise, il a des frais, il a des coûts de travaux à engager.
14:38Et voilà, l'aspect prise en charge des 60% de salaire destiné aux salariés,
14:44ça sera pris en charge par l'État.
14:45Voilà, on l'a décidé.
14:46Deuxièmement, nous aussi, au ministère du Travail,
14:49alors ça aussi, les chefs d'entreprise le connaissent,
14:50c'est les cotisations, les cotisations URSAF, les cotisations patronales.
14:55On a aussi décidé de décaler jusqu'à 12 mois le paiement des cotisations
14:59pour laisser les chefs d'entreprise avoir de la trésorerie,
15:01parce qu'il va falloir qu'ils engagent de l'argent.
15:03Les chefs d'entreprise, il a des travaux à faire, il a des stocks à reconstituer.
15:07Donc on va l'aider aussi sur la trésorerie, ça c'est le ministère du Travail.
15:10Je sais que côté ministère de l'Économie, et notamment mon collègue Serge Papin,
15:14qui est peut-être arrivé ou qui n'a pas tardé à arriver,
15:16il va aussi, je crois, il a ce matin pris la décision d'avoir un fonds de soutien,
15:20un fonds de soutien pour tous ces commerçants, pour les aider à repartir.
15:24Et on sait aussi qu'il y a un organisme spécialisé sur les commerçants indépendants,
15:29là je parle des salariés, les commerçants indépendants aussi,
15:31un organisme spécialisé qui va être mobilisé pour les aider.
15:33Voilà, donc toutes les aides économiques seront faites, mais je le redis,
15:36il faut bien sûr aider les commerçants et les salariés.
15:38Mais c'est l'amour, il faut arrêter cette violence dans ce pays, c'est pas possible.
15:42C'est un pays où on doit bien vivre ensemble, on doit pas accepter,
15:44on doit se révolter devant cette violence, elle est inadmissible.
15:47Voilà, donc là-dessus je pense que la première des réactions,
15:49c'est une réaction de solidarité de toutes les Françaises et les Français
15:51qui doivent dire stop à la violence, il faut arrêter ça.
15:54Voilà, c'est pas la France qu'on est.
15:55Mais deuxièmement, je le redis, soutien à nos policiers, soutien à nos gendarmes,
15:59qui est au risque, au péril de leur intériorité physique.
16:01Il faut aussi parler des centaines de policiers blessés,
16:04et parfois gravement blessés.
16:05Voilà, voilà des gens qui nous protègent,
16:07voilà des gens qui s'exposent pour nous,
16:11ayons un grand respect pour eux,
16:12et je pense aussi qu'il faut retrouver ce sens de la solidarité
16:14avec nos forces de sécurité intérieure.
16:16Coucou
16:16...
16:16C'est parti.