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  • il y a 5 heures
Deux jours après les violences qui ont émaillé la journée de manifestations du 17 octobre contre la "vie chère", la classe politique continue de réagir tandis que l'exécutif veut, lui, reprendre la main. Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a présenté sa démission à Emmanuel Macron, qui l'a refusée.

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Transcription
00:00Je partage sa douleur et son émotion, je le mets à sa place, il a monté une affaire, une affaire
00:04d'un service de proximité au service des habitants du quartier
00:07et c'est insupportable pour lui d'avoir tout ça saccagé par des pillards, c'est plus la manifestation démocratique,
00:14vous savez moi je suis ministre du travail
00:16donc je trouve ça tout à fait normal que les salariés manifestent, ça fait partie de la démocratie sociale, ça
00:21se passe d'ailleurs bien, après il y a deux problèmes
00:23vous avez parfois aussi ce qu'on appelle des groupes d'ultra-gauche qui rentrent dans les manifestations mais c
00:28'est même pas ça, là c'est des pillards qui sont arrivés dans le milieu de l'après-midi
00:31et qui se sont attaqués à des commerçants, on sait même pas trop pourquoi, c'est pillé pour piller puis
00:38c'est cassé pour casser
00:40et même, quelle que soit la motivation, rien n'explique qu'on s'attaque à un magasin qui était fermé,
00:46où il n'y avait pas de problème
00:47non je suis choqué, j'ai mal à la France là, vous voyez là, en ce moment, depuis ces scènes
00:52là, c'est pas le pays que je reconnais, c'est pas mon pays, c'est pas celui d'un
00:55pays de solidarité
00:57vous voyez la devise de la République, tout ça, tout ça est largement piétiné, voilà, donc moi je comprends tout
01:02à fait un peu le désarroi de monsieur qui gère son magasin du communiste
01:06je pense aussi à ses salariés, forcément, qui ont forcément été choqués, vous vous rendez compte, ce qu'ils ont
01:10vécu c'est pas évident du tout
01:11ils posent des bonnes questions, mais dans les bonnes questions qui se posent, c'est comment on arrête ça, il
01:15faut arrêter ça, le couvre-feu
01:16le principe du couvre-feu a été énoncé ce matin par le ministre, je pense qu'effectivement, c'est une
01:21solution, il faut qu'elle soit ciblée, il faut qu'elle soit cadrée
01:24il faut qu'elle soit territorialisée, mais je pense qu'il faut en passer par là, il faut être capable
01:29de renforcer aussi bien sûr les forces de l'ordre
01:31pour que la force reste à la loi, comme on dit, en tout cas, il faut vraiment pas accepter que
01:36des pillards viennent semer le désordre, semer la casse
01:40c'est pas possible, c'est pas la France dans laquelle on veut vivre
01:43Monsieur le ministre, quand vous avez vu les images tout le week-end, vous avez eu le sentiment, vous aussi,
01:46que les forces de l'ordre ont été totalement dépassées par les événements ?
01:49Non, moi je suis pas un ministre de l'Intérieur, moi je veux dire
01:51Vos sentiments ? Moi d'abord, les forces de l'ordre, je leur tire le chapeau, mon sentiment il est
01:55là, c'est des gens courageux
01:56vous savez, le premier service public qu'on doit à nos concitoyens, on le voit aujourd'hui, c'est de
01:59les protéger
01:59c'est des gens admirables, ils comptent pas leurs heures, ils sont face à des situations difficiles
02:04justement, ils doivent faire le tri entre, j'allais dire, les manifestants corrects
02:08on leur a dit, dans lesquels il faut faire attention
02:10et on est là plutôt pour les protéger
02:11puis il y a d'autres catégories de personnes qui profitent
02:14de ces manifestations sociales
02:16pour rentrer dans ces événements
02:18semer le chaos, certains se sont attaqués
02:20à des lieux publics
02:22c'est pas normal non plus, s'attaquer à des lieux de la République
02:24ou d'autres, s'attaquer à des magasins qui ont rien demandé
02:26là on est bien loin d'une revendication sociale
02:28on est même bien loin d'une revendication politique
02:29on se demande où on est, moi ces policiers
02:32je les admire, ces gendarmes je les admire
02:33on est bien contents qu'ils soient là, et je pense que
02:36toute la population française, on devrait les soutenir
02:37et quand j'entends certains qui doutent
02:40qui mettent des jugements faciles
02:42honte à eux j'allais dire
02:43parce que franchement, il faut soutenir
02:46tous les policiers, tous les gendarmes qui se battent
02:48pour la sécurité de nos concitoyens
02:49Monsieur, tous les commerces que j'ai rencontrés depuis samedi
02:51dans le 10ème et 11ème arrondissement
02:53n'ont pas eu le sentiment d'avoir été soutenus
02:56de ne pas avoir été protégés par les forces de l'ordre
02:59ils se comptent par dizaines
03:00oui bien sûr
03:03il est arrivé aussi un événement compliqué
03:05c'est à dire qu'il y avait beaucoup de monde dans les manifs
03:07ça c'est normal
03:08donc les forces de l'ordre étaient là aussi
03:10avec les organisateurs d'ailleurs
03:12pour qu'elles se passent bien
03:14elles se sont bien passées
03:16et après voilà, vous avez eu un afflux
03:18très important de personnes qui étaient là
03:20pour en découdre
03:21d'abord s'attaquer aux forces de l'ordre
03:22et c'est là où on voit qu'il y a un peu de fascination
03:24pendant qu'on s'attaque aux forces de l'ordre
03:26les forces de l'ordre doivent répondre
03:28mais pendant ce temps-là, elles ne sont pas partout
03:29dans toutes les rues de Paris
03:30il y en a des commerçants à Paris
03:31comment vous voulez pas mettre une escade
03:33c'est pas un policier tout seul
03:35il sera en difficulté
03:36vous pouvez pas mettre une escadre de gendarmerie
03:39ou de policier devant chaque commerçant de Paris
03:42voilà, donc le problème
03:43il faut remonter
03:44il faut identifier les auteurs
03:46il faut les déférer devant la justice
03:48ça a commencé à être fait
03:49il y a des gardes à vue
03:50il y a plusieurs
03:51je crois qu'il y a plus de 2000 gardes à vue
03:53il y a des gens qui sont déférés
03:54devant la justice
03:56certaines personnes ont déjà été mises en prison
03:58à titre inventif
03:59quand les faits sont très graves
04:00et qui sont caractérisés
04:02voilà, et là, oui, c'est des majeurs
04:03on a vu d'ailleurs une autre sociologie
04:05au début du mouvement lycéen
04:07c'était des lycéens
04:08donc c'était des mineurs
04:09bon, là c'est plus des mineurs
04:10on a affaire à des majeurs
04:11qui savent tout à fait ce qu'ils font
04:12qui sont responsables au plan juridique
04:14et j'espère qu'ils seront identifiés
04:16on l'aura grâce aux images
04:17d'ailleurs les commerçants
04:18vont nous passer les images
04:19et on pourra profiter pour les identifier
04:21les déférer devant la justice
04:22et j'espère que la justice
04:24sera prononcée des sanctions
04:26exemplaires et fortes
04:27pour dire pas de violence dans ce pays
04:28merci
04:29merci

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