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  • il y a 8 heures
Deux jours après les violences qui ont émaillé la journée de manifestations du 17 octobre contre la "vie chère", la classe politique continue de réagir tandis que l'exécutif veut, lui, reprendre la main. Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a présenté sa démission à Emmanuel Macron, qui l'a refusée.

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Transcription
00:00Comment vous réagissez à cette notion, cette option, qui sera mise en pratique sans doute dès aujourd'hui, de couvre
00:05-feu partiel dans certaines villes ?
00:08On imagine Paris et par exemple le quartier de la République.
00:11Super, le couvre-feu, ils ont cassé à quel moment ? À partir de 21h, samedi ?
00:15Non mais franchement, là je suis consterné en fait de l'absence de réponse alors qu'il y a des
00:23outils, je viens de vous en délivrer quelques-uns des outils qu'il faut activer.
00:27Il manque 2500 enquêteurs, ça fait des années qu'on dit, il faut savoir que samedi, notamment les commissariats étaient
00:35tellement saturés qu'on a quasiment laissé partir des gens
00:38parce qu'on ne pouvait pas les traiter en matière judiciaire. Enfin je ne sais pas, encore une fois à
00:43côté de la plaque, le gouvernement, je ne peux pas dire ça autrement.
00:46Et vous auriez voulu cet état d'urgence parce que les policiers sont épuisés aujourd'hui, ils ne peuvent plus
00:50continuer à maintenir l'ordre ?
00:51Et oui, parce que j'entends ici et là l'histoire des effectifs. Les services de renseignement, on leur a
00:56donné comme priorité l'islam radical, le narcotrafic.
00:59Et là maintenant, on va leur dire, les mouvements sociaux, il faut les traiter. Ensuite, on parle notamment, c'est
01:07assez consternant,
01:09du sous-dimensionnement du dispositif, notamment de maintien de l'ordre et des services d'ordre.
01:14Parce qu'attention, il y a tout le monde qui parle sans connaître les choses. Là, ce n'était pas
01:18du maintien de l'ordre, c'était du rétablissement de l'ordre public et des violences urbaines.
01:21Mais il faut bien se rappeler que les collègues se sont épuisés parce qu'il y a eu 4 semaines
01:26de mobilisation.
01:27Avant, il y avait eu le pape. Et ainsi de suite, en fait, on a eu de la mobilisation extrême
01:32de l'ensemble des effectifs.
01:34C'est pour ça que nous, on tape aussi sur l'unité de coordination des forces mobiles.
01:38Parce qu'il faudra qu'on nous explique quand même pourquoi 73% des compagnies républicaines de sécurité étaient mobilisés
01:42samedi.
01:43Et pourquoi il y en avait seulement la moitié qui étaient mobilisés du côté de la gendarmerie.
01:46Là, il y a quand même des questions à se poser sur cette coordination très très mal faite sur l
01:50'ensemble du territoire national.

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