00:00Là-dessus, au moins, on peut faire ça.
00:02Là-dessus, je suis d'accord.
00:03Ben oui, mais vous êtes d'accord.
00:05Jean-Luc Mélenchon reprend à son compte
00:08les slogans anti-police à câble.
00:09Il l'a dit hier, qu'il pouvait le dire, ça dépendait des jours.
00:11Bon, il ne lui arrivera rien, donc à partir de là, l'exemple est donné.
00:14Après, j'ai une question à poser.
00:18Je n'aime pas que vous ayez une cible dans le dos,
00:20vous et vos équipes.
00:21Je peux ne pas partager un certain nombre de choses
00:24que vous écrivez, mais je le lis, parce que ça participe
00:26au débat. Mais est-ce que
00:28vous n'avez pas le sentiment que la une
00:30met aussi une cible derrière ce juge ?
00:32C'est-à-dire, est-ce qu'il ne faut pas arrêter avec les
00:34cibles dans le dos ? Alors, je vais vous dire, c'est un juge
00:36qui a choisi d'être médiatisé. Il est allé
00:38sur Al Jazeera, le média financé
00:40par le Qatar. Il s'est rendu dans
00:42Radio Nova, la radio de Mathieu Pigasse,
00:43qui a un projet politique assumé. Il a eu des portraits
00:46dans le monde, dans l'Huma. C'est-à-dire
00:48qu'en fait, aujourd'hui, un juge en France,
00:50on a le droit de parler de lui si c'est en bien.
00:52En revanche, on n'a pas le droit d'avoir une approche critique
00:54quand il est candidat à la présidence de l'ENM.
00:56Et je vais vous donner un exemple. C'est ce qui s'est passé ?
00:58Nous, on l'a contacté depuis le mois de juillet
01:00pour avoir, évidemment, le respect du contradictoire.
01:02Près d'une dizaine de fois, il a donné
01:04un interview au LCP où il a dit
01:06qu'on le harcelait. C'est-à-dire que maintenant, on n'a plus
01:08le droit de faire notre propre travail. Et vous savez
01:10où on finit nos mails ? Dans le canard enchaîné.
01:12C'est-à-dire qu'on vous dit aujourd'hui qu'il y a
01:14des liens très concrets entre
01:16les juges, la justice et Mediapart,
01:17le canard enchaîné. On vous traite de complotiste
01:20quand vous affirmez ça. Là, il y a un cas extrêmement
01:22concret d'un juge qui a forwardé les mails
01:24au canard enchaîné. Et encore
01:26une fois, le danger aujourd'hui, c'est
01:28cette extrême gauche et cette ultra-gauche parce que les
01:30militants que vous avez là au micro et les séquences
01:32qu'on va voir par la suite dans 100% Frontières,
01:34ces gens-là sont bien plus radicaux
01:36que Jean-Luc Mélenchon. Pour eux, Jean-Luc
01:38Mélenchon, c'est une sorte de centriste.
01:39Je suis d'accord, mais vous avez raison,
01:41la révolution dévore ses enfants.
01:43Écoutons une deuxième séquence
01:46pour l'antenne d'Europe 1. Écoutons-la
01:47et voyons-la pour celle de CNews.
02:00Jean-Luc Mélenchon,
02:03Jean-Luc Mélenchon,
02:30Tous les rassemblements sont interdits à Marseille de midi à 20h.
02:35C'est donc le préfet sans doute qui a pris cette...
02:36Puisque hier, le président de la République a dit
02:39« Bon, les préfets qui se démerdent, j'ai autre chose à faire. »
02:42Ils protègent nos villes.
02:43Voilà, pardonnez-moi d'être un peu vulgaire comme ça,
02:45mais je traduis simplement en langage extrêmement trivial
02:51ce que voulait dire le président de la République.
02:52Que l'intendant se suive.
02:53Voilà, les préfets, ils se débrouillent, ils font ça.
02:56M'ennuyer avec vos affaires, j'ai autre chose à faire.
02:59Exactement.
02:59J'ai un concert qui arrive, arrêtez.
03:01Vous allez faire le plein au Koweït ?
03:02Non, non, je vous assure, c'est...
03:05Ce ne sont pas des manifestations, ce sont des pillages barbaresques.
03:08Donc je n'ai pas l'intérêt de vouloir interdire ces manifestations.
03:10Mais bien sûr.
03:12En tout cas, le président manifestement hier
03:14n'a pas pris la mesure de ce qui se passait en France.
03:18Il est 10h51, je crois que nous allons donner la parole
03:21sur l'antenne d'Europe 1.
03:23Je demande à vous...