00:01Le pouvoir est défaillant dans son intégralité et on est là devant l'une des plus grandes faillites sécuritaires qui
00:08est connue la France.
00:09D'abord la France a été humiliée par ces images du week-end et je veux tout d'abord avoir
00:14une pensée ce matin pour les Français,
00:17pour la majorité des Français honnêtes qui travaillent, pour les commerçants, pour les artisans.
00:23J'ai vu des scènes honnêtement qui arrachent le cœur de commerçants qui ont perdu toute une vie de travail.
00:30En voyant leur commerce détruit, leurs vitrines brisées, l'intérieur de leur boutique pillée.
00:36Et au fond, leur douleur est celle de tous les Français ce matin.
00:40Et je veux naturellement avoir un mot, j'étais à leur côté hier dans un commissariat du centre de Paris,
00:46près de la place de la République,
00:47avoir un mot pour les fonctionnaires de police, pour les forces de l'ordre, pour les gendarmes, pour tous les
00:52serviteurs de l'État,
00:53pour les services de la République française, qui sont mis à rude épreuve et qui sont livrés à des scènes
01:00d'une rare violence
01:01et qui appellent à des mesures très fortes.
01:04Et LFI, effectivement, a une responsabilité immense puisque, selon Jordan Bardella, LFI pousse à la guerre civile.
01:11Depuis plusieurs semaines, depuis plusieurs mois, moi je regarde avec beaucoup d'inquiétude la dérive de Jean-Luc Mélenchon de
01:17son parti politique.
01:19On pourrait citer les propos du maire de Saint-Denis qui considérait il y a quelques jours que la violence
01:23était légitime.
01:24Ce mouvement aujourd'hui est un mouvement qui pousse à la guerre civile, qui pousse à l'insurrection.
01:28Et Jean-Luc Mélenchon a une responsabilité très lourde dans ces violences.
01:30Donc vous demandez la dissolution de la France insoumise ?
01:32Et je crois qu'il est très difficile de dissoudre un mouvement politique.
01:35Moi je préfère le combattre politiquement, je préfère le combattre idéologiquement sur le terrain des idées.
01:40Mais ce mouvement aujourd'hui, et encore une fois les déclarations de ces leaders le prouvent,
01:46incite à l'insurrection et contribue à un climat de très grande violence dans notre pays.
01:53Olivier D'Artigol, vous qui êtes un homme de gauche, je ne vous demanderai pas à qui, si vous votez,
01:58dans un deuxième tour, Le Pen-Bardella, Le Pen pardon, Mélenchon, je ne sais pas.
02:07Mais peut-être faites-vous aujourd'hui une différence entre la France insoumise et le Rassemblement national ?
02:12En tout cas, moi je suis d'une gauche qui n'a jamais flirté avec l'antisémitisme, jamais.
02:18J'ai été éduqué, j'ai connu Jean-Luc Mélenchon, j'ai été son co-directeur de campagne en 2012,
02:24où il n'y avait pas une once d'antisémitisme à cette époque-là.
02:28Trois ans après, il rend hommage à Charbes.
02:31Ceux qu'ils sont devenus aujourd'hui ne me feront plus jamais voter pour lui.
02:34Ce n'était pas ma question.
02:35Mais c'est ma réponse.
02:36Oui, mais elle est intéressante parce que la gauche a aussi une responsabilité.
02:39Mais je peux ne pas vouloir voter Jean-Luc Mélenchon, ce que je ne ferai plus, je pourrais m'en
02:47expliquer encore plus longuement,
02:48je m'en explique d'ailleurs dans un ouvrage que j'ai publié récemment, sans vouloir voter pour Marine Le
02:54Pen.
02:54C'est mon choix.
02:55Il y a encore beaucoup de personnes qui ne souhaitent pas voter pour Marine Le Pen.
02:59Olivier, vous avez parfaitement raison.
03:00Simplement, moi ce que je demande dans ces moments particuliers,
03:05si on considère que...
03:08Est-ce que c'est un fasciste de gauche, Jean-Luc Mélenchon ?
03:10Oui ou non ?
03:11Lui ?
03:13Oui ou non ?
03:14C'est un fasciste de gauche ?
03:15Lui, non.
03:16Ah bon ?
03:17Oui, mais lui, je n'évoquerai pas.
03:20Attendez, je pense qu'il est sur une ligne de crête très dangereuse.
03:24Je pense que certains dans ces troupes ont fait une bascule dans ce que vous pouvez appeler une forme de
03:30fascisme.
03:31Le concernant lui, pour ce que je le connais et pour ce que j'entends de lui...
03:35J'ai entendu, j'ai entendu.
03:36Bon, est-ce qu'elle est fille est un mouvement fasciste de gauche ?
03:38Oui ou non, selon vous ?
03:40Une partie des troupes, oui.
03:42L'intégralité des dirigeants de laitiste, non.
03:43Si c'est un fascisme de gauche, il faut l'arrêter.
03:45Non, ce que je veux dire, là-dessus vous vous trompez.
03:48Bien sûr que des...
03:49Vous gardez une indulgence.
03:50Non, pourquoi Pascal ?
03:51C'est un fasciste de gauche.
03:52Je ne souhaite pas...
03:53Alors, je vais vous dire, je ne souhaite pas qu'on ferme des chaînes.
03:55Dans notre pays, je ne souhaite pas qu'on ferme des chaînes.
03:57Je ne souhaite pas qu'on interdise la France Insoumise.
04:00Pourquoi ?
04:0040% aujourd'hui...
04:01Mais je ne veux pas les interdire.
04:02Je vous demande si c'est un fasciste de gauche.
04:05Mais non, mais...
04:05C'est tout ce que je vous réponds.
04:06Mais j'ai répondu non.
04:07Moi, j'ai la réponse à cette question.
04:09Mais j'ai répondu non.
04:10Vous trouvez que...
04:10Donc, vous gardez une indulgence pour lui.
04:13Bien sûr que non.
04:13Pourquoi vous ne voulez pas faire...
04:14Écoutez...
04:14Alors, si c'est un fasciste de gauche, il faut les interdire.
04:16Oui.
04:23Taxieux, oui.
04:24Donc, ils sont en dehors du champ républicain.
04:27Donc, la question de leur interdiction se pose clairement.
04:29Voilà.
04:30Moi, je vous donne ma position.
04:31Je ne peux pas être plus clair.
04:32Mais comment vous faites dans notre pays, alors que c'est une organisation politique
04:35et qui peut se qualifier au second tour, alors que vous êtes tous, et vous avez bien
04:40raison, à défendre la liberté, alors que dans notre pays, déjà, on n'a pas...
04:43Alors, déjà que dans notre pays, on a eu un référendum en 2005, le résultat n'a pas été
04:48mis en application.
04:49C'est pas le sujet de la responsabilité de gauche.
04:51Non, mais donc, j'ai répondu.
04:52Je pense que leur interdiction serait une grave faute.
04:56Oui, mais c'est parce que...
04:57Je préfère que ça se passe dans la bataille politique parlementaire.
05:01Pardon, Olivier.
05:02La faute, c'est fasciste, mais on n'est pas d'accord.
05:03Je ne vous parle même pas de l'interdiction ou pas.
05:05Je vous demande de le qualifier.
05:06C'est tout ce qui m'intéresse.
05:08Voilà.
05:08Est-ce que vous avez des...
05:09Est-ce que M.
05:11Bompard ?
05:11Est-ce que Mme Panot ?
05:12Est-ce que M.
05:13Porte ?
05:14Est-ce que le maire de Roubaix, dont j'oublie le nom ?
05:17Est-ce que tous ces gens-là sont des fascistes de gauche ?
05:21Et je pose la question.
05:22Ou des factieux.
05:23Voilà, ou des factieux.
05:24C'est tout ce que je vous pose comme question.
05:25Éric Tegner.
05:26Éric Tegner.
05:27Alors, c'est intéressant, Éric Tegner, parce que Frontières, Justice...