00:00Parlons d'Emmanuel Macron hier, qui est arrivé avec sa cravate noire et sa chemise noire,
00:05son costume noir et sa cravate noire et sa chemise blanche pour...
00:09Attendez peut-être quelque chose, moi j'attendais quelque chose.
00:12Il y avait un tweet en début d'après-midi que j'ai trouvé formidable de Eugénie Bastier,
00:18avec humour, et je me disais, non, il ne va pas faire ça, il ne va pas faire ça quand
00:24même,
00:24il va annoncer quelque chose.
00:26Donc Eugénie Bastier avait écrit, c'était plein d'esprit d'ailleurs, ce qu'avait écrit Eugénie,
00:32je vais vous retrouver ça, voilà.
00:34Elle écrit tout ça à 19h, à 19h.
00:38Sur ce républicain, retour à l'abaisement, la République ne reculera pas,
00:42entendre la colère sans jamais excuser la violence,
00:44un appel solennel à la responsabilité des parents,
00:46redonner des perspectives à notre jeunesse, ne rien céder sur l'ordre,
00:48ne rien abandonner de la promesse républicaine,
00:50retrouver le sens du commun, la faute des réseaux sociaux,
00:52c'est pourquoi j'ai demandé au Premier ministre dès demain une grande concertation.
00:55Elle écrit ça entre guillemets,
00:56mais c'est l'intelligence.
00:58La présidente salue le truc.
01:00Donc écoutons Emmanuel Macron, ce qu'il a dit ou ne pas dit hier.
01:03C'était inspiré.
01:05Entendre la colère
01:07et agir sur ses causes
01:09et faire respecter fermement
01:11l'ordre républicain.
01:13Bon, alors, ça c'est très rapide,
01:14mais moi ce qui est intéressant...
01:16Il n'a pas dit plus.
01:17Qu'est-ce qu'il dit en 2018, Emmanuel Macron ?
01:20C'est donc désormais le calme
01:23et l'ordre républicain qui doivent régner.
01:25Nous y mettrons tous les moyens.
01:28L'ordre républicain
01:30sera assuré
01:32sans complaisance.
01:33Qu'est-ce qu'il dit en 2023 ?
01:36La première leçon,
01:37c'est que l'ordre doit prévaloir.
01:38Il n'y a pas de liberté sans ordre,
01:40c'est l'ordre républicain.
01:41La leçon que j'en tire,
01:42c'est un,
01:42l'ordre,
01:43l'ordre,
01:43l'ordre.
01:442023.
01:45Qu'est-ce qu'il dit encore en 2023,
01:46la même année ?
01:50On sera intraitable
01:52avec ceux qui ont été attrapés.
01:53On ne veut plus voir ça.
01:54Fini.
01:55On en a ras-le-bol.
01:56Terminé.
01:58Et donc, face au retour
02:00à l'augmentation de la violence,
02:01nous serons intraitables.
02:02Nous serons intraitables
02:04face au racisme,
02:05à l'antisémitisme
02:06et aux discriminations.
02:08Et il y en a encore un hier.
02:10Intraitable,
02:11on va être intraitable.
02:13Je veux être ici très clair.
02:15À l'égard des casseurs
02:16et de tous ceux
02:17qui se livrent à des violences,
02:19nous serons intraitables.
02:21Ben non,
02:22monsieur le Président.
02:23Vous n'êtes pas intraitable,
02:24vous êtes faible.
02:25C'est tout.
02:26Parce qu'avec Emmanuel Macron,
02:28depuis dix ans,
02:29le verbe pour lui
02:31vaut action.
02:32C'est ce qu'on a dit,
02:34parole performative,
02:35j'ai horreur de ce terme-là.
02:36Mais il pense vraiment,
02:38très certainement,
02:38avoir réussi sa séquence.
02:40C'est ça qui me...
02:41Non, mais je pense
02:42qu'il s'en fout, moi.
02:43De l'avoir réussi ou pas,
02:44je pense qu'il s'en fout.
02:45Je pense qu'il s'est dit,
02:46il faut que je parle
02:46parce que sinon,
02:47on va m'accuser
02:47de ne pas être concerné
02:48par ce qui se passe.
02:49Mais il n'avait rien à nous dire.
02:50Il a parlé pour ne rien dire.
02:51C'est Raymond Deveau.
02:51Oui, mais c'est un mantra
02:52de la parole publique.
02:53Si tu parles à un tel moment
02:54sans rien annoncer,
02:56c'est une faute.
02:57Non, mais il est démonétisé.
02:59Donc, alors la question se pose...
03:01Mais c'est long, six mois.
03:02Est-ce qu'il doit partir ou pas ?
03:04Est-ce qu'il doit partir ?
03:05Est-ce que c'est mieux
03:06pour la France
03:06s'il y a une élection présidentielle ?
03:08Honnêtement, je pense
03:08que la question se pose.
03:09Est-ce qu'on peut tenir
03:09six mois quand même ?
03:10C'est une vraie question.
03:11Parce qu'il y a le point de vue
03:12des émeutes, bien sûr,
03:13qui peuvent se reproduire.
03:14On parle déjà
03:15dans les jours prochains.
03:16Bien sûr.
03:16Et la question de la dette aussi.
03:17Je veux dire, en fait,
03:18le pays va dans le mur
03:19mais en klaxonnant.
03:21Donc la question, c'est
03:21est-ce qu'en effet,
03:22on n'aurait pas plutôt intérêt
03:23à avancer l'élection présidentielle ?
03:24Ce qu'on peut dire, en tout cas,
03:33analytiquement, bien sûr,
03:34mais on le voit
03:34dans le climat de tous les jours.
03:36Si le climat d'émeute,
03:37quoi, pas le climat,
03:38si la réalité d'émeute
03:39s'installe...