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  • il y a 2 jours
Tous les jours, actualité, débats et bonne humeur rythment L'Heure des pros. Ce lundi, Pascal Praud revient sur ces scènes de chaos dans Paris avec des commerces pillés, des biens publics dégradés et des forces de l'ordre caillassées.

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Transcription
00:00Simplement, ils ne sont pas éduqués, ils n'ont pas d'école.
00:03Parce qu'il y a une porosité, c'est vrai.
00:05J'ai vu quand même des gens qui appartenaient au cortège et qui pillaient, qui se joignaient au pillard.
00:09Ce n'est pas vrai qu'il y a des très méchants pillards et des jeunes gens vraiment innocents.
00:13Ce n'est pas vrai.
00:14Ils ont incorporé cette violence et ils s'en servent en disant, il faut casser pour se faire entendre.
00:20Et vous verrez qu'il n'y a pas que de la racaille, là, vous verrez.
00:23Philippe de Villiers a très bien résumé.
00:24C'est la meute, puis les meutes, puis le barbaricum.
00:28Nous y sommes.
00:30Mais ça, il me semble, on ne va pas régler tous les problèmes, mais ça, il me semble que ça,
00:35ça peut être réglé.
00:36C'est-à-dire que, pourquoi pas l'état d'urgence, pourquoi pas davantage, pourquoi pas l'armée sur le
00:40terrain, pourquoi pas des policiers.
00:42Et puis après, des instructions très claires.
00:45Donc ça, il me semble qu'il peut y avoir des réponses policières immédiates, avant la réponse pénale.
00:49Je ne sais pas ce que vous en pensez, d'ailleurs, M. Van Emelrik.
00:54L'état d'urgence, c'est sûr que oui.
00:56En dehors de ça, la sanction derrière tout ça.
00:59Parce que, je ne sais pas si vous avez écouté, vous étiez sûrement sur l'antenne, mais dans une chaîne
01:03concurrente, on a écouté la procureure de Paris.
01:05Quand on l'écoute, on a l'impression que c'est la cinquième dimension.
01:08Elle nous parle de sanctions, il n'y en a pas eu.
01:10Elle nous parle de garde à vue, et en plus, elle joue sur les mots.
01:12C'est de la sémantique.
01:13Et les gens qui ne connaissent pas une garde à vue, ça ne veut pas dire aller en prison, loin
01:16de là même, parce que vous passez en garde à vue.
01:17Mais quelques heures après, vous êtes ressorti.
01:19Quand on voit le nombre de détentions provisoires, ou de mises en détention, on est à 26, 28, alors qu
01:24'on a des dizaines de milliers d'interpellations.
01:26Et quand on regarde après l'issue des différents procès qui vont être générés derrière, il y aura quasiment une
01:32impunité omniprésente.
01:34Et c'est ça le problème.
01:35Vous avez parfaitement raison, et on le sait puisqu'on suit, nous, les comparutions immédiates.
01:42Mais là aussi, il faut être très clair, on est avec André Valigny régulièrement.
01:47C'est une idéologie, moi je le respecte, André Valigny.
01:50Il ne veut pas la loi anti-casseurs.
01:52Il ne la veut pas, au nom de l'individualisation des pertes.

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