00:00Simplement, ils ne sont pas éduqués, ils n'ont pas d'école.
00:03Parce qu'il y a une porosité, c'est vrai.
00:05J'ai vu quand même des gens qui appartenaient au cortège et qui pillaient, qui se joignaient au pillard.
00:09Ce n'est pas vrai qu'il y a des très méchants pillards et des jeunes gens vraiment innocents.
00:13Ce n'est pas vrai.
00:14Ils ont incorporé cette violence et ils s'en servent en disant, il faut casser pour se faire entendre.
00:20Et vous verrez qu'il n'y a pas que de la racaille, là, vous verrez.
00:23Philippe de Villiers a très bien résumé.
00:24C'est la meute, puis les meutes, puis le barbaricum.
00:28Nous y sommes.
00:30Mais ça, il me semble, on ne va pas régler tous les problèmes, mais ça, il me semble que ça,
00:35ça peut être réglé.
00:36C'est-à-dire que, pourquoi pas l'état d'urgence, pourquoi pas davantage, pourquoi pas l'armée sur le
00:40terrain, pourquoi pas des policiers.
00:42Et puis après, des instructions très claires.
00:45Donc ça, il me semble qu'il peut y avoir des réponses policières immédiates, avant la réponse pénale.
00:49Je ne sais pas ce que vous en pensez, d'ailleurs, M. Van Emelrik.
00:54L'état d'urgence, c'est sûr que oui.
00:56En dehors de ça, la sanction derrière tout ça.
00:59Parce que, je ne sais pas si vous avez écouté, vous étiez sûrement sur l'antenne, mais dans une chaîne
01:03concurrente, on a écouté la procureure de Paris.
01:05Quand on l'écoute, on a l'impression que c'est la cinquième dimension.
01:08Elle nous parle de sanctions, il n'y en a pas eu.
01:10Elle nous parle de garde à vue, et en plus, elle joue sur les mots.
01:12C'est de la sémantique.
01:13Et les gens qui ne connaissent pas une garde à vue, ça ne veut pas dire aller en prison, loin
01:16de là même, parce que vous passez en garde à vue.
01:17Mais quelques heures après, vous êtes ressorti.
01:19Quand on voit le nombre de détentions provisoires, ou de mises en détention, on est à 26, 28, alors qu
01:24'on a des dizaines de milliers d'interpellations.
01:26Et quand on regarde après l'issue des différents procès qui vont être générés derrière, il y aura quasiment une
01:32impunité omniprésente.
01:34Et c'est ça le problème.
01:35Vous avez parfaitement raison, et on le sait puisqu'on suit, nous, les comparutions immédiates.
01:42Mais là aussi, il faut être très clair, on est avec André Valigny régulièrement.
01:47C'est une idéologie, moi je le respecte, André Valigny.
01:50Il ne veut pas la loi anti-casseurs.
01:52Il ne la veut pas, au nom de l'individualisation des pertes.