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Marion Maréchal, eurodéputée et présidente du mouvement Identité-Libertés était l’invitée de BFM Politique ce dimanche 18 octobre.

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00:00L'édition spéciale se poursuit bien sûr sur BFM TV après ces manifestations d'hier et ces scènes de chaos
00:07dans toute la France au lendemain de cette journée de mobilisation.
00:111800 interpellations, 500 policiers blessés, ce sont les derniers chiffres communiqués par le ministre de l'Intérieur et une édition
00:17spéciale de BFM Politique, notre invité Marion Maréchal.
00:20Bonjour, députée européenne, présidente d'identité et liberté. Merci d'être à nos côtés avec Hugo Capelli de BFM TV
00:28et Pierre Lepelletier.
00:29Bonjour.
00:30De la tribune dimanche. On a vu ces scènes absolument sidérantes dans un certain nombre de communes. On va revoir
00:36ces images. Regardez, on parlait évidemment de Limoges, ces mairies qui ont parfois été ciblées directement à Limoges.
00:43Regardez où on voit le défroid qui s'est effondré. Il y a eu un certain nombre d'autres communes
00:48également qui ont été touchées. Bien sûr, on l'a dit Limoges, on l'a dit Marseille et on l
00:53'a dit aussi Paris, Paris, Marseille.
00:55Regardez d'abord ces images d'une porte de la mairie qui a été évidemment ciblée avec notamment une Marianne
01:03qui a été jetée à terre.
01:07Et vous allez le voir effectivement sur ces images des personnes qui pénètrent à l'intérieur de l'hôtel de
01:15ville de Marseille. Touché aussi bien sûr la ville de Paris. On retrouve tout de suite Igor Seyri.
01:19Vous êtes sur le terrain, Igor. Qu'est-ce que vous constatez ce matin, quelques heures après ces affrontements sans
01:23précédent ?
01:27Depuis ce matin, je sillonne le quartier République et notamment la rue Beaurepère qui a été victime de nombreux pillages
01:35de magasins.
01:36Je me trouve précisément dans un magasin de vente d'accessoires de boxe qui a été pillé aux alentours de
01:4223 heures.
01:42Je vais vous juste montrer les images qui sont sidérantes. Là, il s'agit de la partie textile, donc des
01:47vêtements de sport, des vêtements de boxe aussi.
01:51Il ne reste quasiment plus rien, juste quelques cintres complètement vides.
01:54On va rentrer à l'intérieur de la boutique juste pour vous montrer que les gens qui sont rentrés à
02:00l'intérieur étaient déterminés.
02:02Il y a la partie gants de boxe. Il s'agit de tous les gants de boxe de luxe qui
02:06ont été volés par ces individus, ces casseurs qui ont méthodiquement récupéré tous ces accessoires, tous ces objets d'une
02:15grande valeur.
02:16Je suis avec Yannick qui est le gérant de cet établissement. Yannick, tout s'est passé très vite à 23
02:21heures.
02:22Une fois que la manifestation était largement terminée, vous n'étiez pas à l'intérieur.
02:26Ce sont des voisins qui vous ont indiqué que le magasin était en train d'être pillé. Qu'est-ce
02:30qui s'est passé à 23 heures ?
02:31À 23 heures, j'ai un voisin qui m'envoie un message et qui me dit qu'ils sont en
02:36train de dépouiller la boutique.
02:38Je suis forcément étonné. Je lui dis qu'il est tard. À 21 heures, 22 heures, on n'avait aucun
02:42souci.
02:43Dès 23 heures, on reçoit ce message. Immédiatement après, j'appelle la police. Je tombe sur l'appendeur de la
02:50police.
02:51Elle met du temps. Une fois que j'arrive à les avoir au téléphone, je leur dis qu'on est
02:53le magasin.
02:53C'est le trouble européen à Paris, le magasin boxing shop. Il y a des gars qui sont dedans.
02:56S'il vous plaît, faites quelque chose. Allez-y. Est-ce qu'on peut y aller ? Est-ce qu
02:58'on peut se déplacer ?
02:59Ils nous ont dit « Je passe ce message à la compagnie, mais il y a quasiment zéro chance qu
03:06'on puisse accéder sur le site et s'occuper des malfaiteurs. »
03:12On s'est retrouvés complètement désarmés. On ne savait pas quoi faire. J'ai appelé tous mes collègues. On a
03:16essayé de voir si on pouvait venir.
03:18Au moment de l'appel téléphonique à la police, le policier m'a dit « Ne venez surtout pas. C
03:24'est ultra dangereux. Ils sont des centaines. Votre sécurité, on ne peut pas vous l'assurer. »
03:30Donc on s'est retrouvés complètement désarmés. Et finalement, on n'a pu venir constater l'état des lieux que
03:36vers 2h du matin parce qu'il y avait encore moins de monde à ce moment-là.
03:42Mais voilà, on a pu vraiment venir à ce moment-là et constater l'état des lieux et ranger ce
03:48qu'on a pu toute la nuit et constater qu'il ne restait plus grand-chose.
03:52– Merci beaucoup Yannick. Ce qu'on ne dit pas, c'est que beaucoup de riverains, beaucoup d'habitants ont
03:56filmé le pillage de cette boutique.
03:59Il y avait une camionnette qui était prête dans la rue juste en face avec les pilleurs qui ont fait
04:04des allers-retours entre la boutique et la camionnette
04:06qu'ils ont remplies avant de partir tranquillement sans avoir été arrêtés par les forces de l'ordre.
04:12– Merci beaucoup Igor Saïry avec Romain Naud dans le 10e arrondissement de Paris.
04:14Quand vous voyez ces images de pillage dans cette boutique parisienne, Marion Maréchal, qu'est-ce que ça vous inspire
04:19?
04:19– Je pense comme une immense majorité de Français, je suis sous le choc, même si je ne suis pas
04:23surprise,
04:23parce que les symptômes qui ont conduit manifestement à cette situation, je les connais, je les dénonce depuis longtemps,
04:28mais je pense qu'il faut d'abord poser les mots. Ce que nous avons vu hier, dans la continuité
04:31d'ailleurs de ce que nous voyons depuis trois semaines,
04:33c'est en fait le summum d'une insurrection racaillot-gauchiste.
04:38– Une insurrection racaillot-gauchiste ?
04:40– Oui, une insurrection racaillot-gauchiste, c'est-à-dire qu'on n'a pas seulement une convergence des luttes,
04:43on a une convergence des N, N contre la France, N contre l'autorité, contre l'uniforme, contre les Juifs,
04:48qui s'expriment de différentes manières, et on a une forme d'hybridation, finalement,
04:52entre d'un côté l'extrême-gauche révolutionnaire et violente, avec des groupes bien connus de type black bloc,
04:58avec d'ailleurs des élus même insoumis, avec des profs syndiqués, avec des étudiants à vie,
05:03et là dont nos impôts financent la petite litanie marxiste.
05:06Et puis on a de l'autre, voilà, je pose les mots avec gravité, ce qui s'apparenterait à des
05:11formes d'émeutéthnique,
05:13c'est-à-dire qu'en fait, ce qui a été sous-estimé hier, c'est l'entrée dans la
05:16violence et la montée des banlieues
05:19à forte population d'origine immigrée, qui est l'un des symptômes…
05:22– Et qu'est-ce qui vous permet de dire ça ?
05:23– Ah bah tout, en fait tout, toutes les images…
05:25– Dans les images que vous voyiez hier, est-ce que vous avez des éléments, des chiffres, des informations ?
05:29– Il suffit d'avoir des yeux pour voir, il suffit d'avoir des oreilles pour entendre,
05:33c'est-à-dire que quand on regarde les images et qu'on voit du Wesh, du Wallah à toutes
05:37les sauces,
05:38quand on voit des drapeaux étrangers brandis à toutes les sauces,
05:41de type drapeau algérien, drapeau marocain, dénique la France en veux-tu, en voilà,
05:47quand on voit même à l'occasion des émeutes et des blocages lycéens,
05:49des maillots portés avec l'apologie de Mera, de Ben Laden, de Hitler…
05:53– C'est ce que vous avez vu ça hier ?
05:54– Ah bah c'est les mêmes, excusez-moi, c'est les mêmes du passé déjà.
05:56– Mais est-ce que vous l'avez vu hier ?
05:57– Oui bien sûr, quand on voit aujourd'hui, d'ailleurs dans ces images,
06:01et je suis désolée, je sais que ça heurte de dire la réalité,
06:05mais je crois qu'aujourd'hui plus personne ne peut le contester,
06:07et donc oui je vous le dis, dans cette insurrection,
06:09il y a la part d'un symptôme d'une immigration inassimilée,
06:12d'une politique migratoire folle, qui aboutit à ce qu'aujourd'hui,
06:16eh bien les parts de la population française se sentent totalement déliées
06:20d'un quelconque civisme, d'un quelconque respect de la loi,
06:23et qui voient dans chaque faille de l'autorité, parce qu'on va y revenir,
06:26sur le fait que le gouvernement a perdu le contrôle,
06:27qui va dans chaque faille de l'autorité de l'État, la possibilité d'exprimer une pulsion nihiliste et violente,
06:35qui évidemment est l'intérêt de pouvoir aller voler des Nike et des produits de luxe,
06:38mais en plus d'exprimer sa détestation de ce que nous sommes.
06:40– Quelle réponse, demandez-vous, quelle réponse immédiate devrait avoir l'État
06:44pour que ce genre de choses ne se reproduise plus dès les prochaines manifestations ?
06:48– Alors déjà, je le redis, en l'État, le gouvernement a perdu le contrôle.
06:53Ça, il faut quand même l'admettre, je veux dire, le témoignage de ce commerçant,
06:56juste avant, dès la démonstration, nous avons énormément d'endroits
06:59où il y a des commerçants qui se sont retrouvés seuls,
07:02qui ont appelé la police et qui n'ont pas pu voir d'intervention pour les protéger.
07:05– On entendra des témoignages peut-être.
07:06– Absolument, on a vu d'ailleurs des images extrêmement choquantes de commerçants
07:09qui ont tenté de se défendre en sang, avec un courage incroyable.
07:12Et pourquoi je vous dis ça, c'est extrêmement grave,
07:14parce que l'étape suivante, ce sera l'autodéfense.
07:18C'est ce qui s'est passé en Nouvelle-Calédonie, en 2024.
07:20Ça veut dire que quand l'État a perdu le contrôle
07:22et n'a plus été en capacité de protéger les citoyens,
07:24vous verrez demain des citoyens qui se défendront eux-mêmes,
07:27et je vais vous dire, ce sera bien légitime.
07:29Donc ça, c'est très important de le dire, et nous sommes victimes à travers cela.
07:31– Ça veut dire que vous n'attendez plus rien de l'État
07:33et que vous pensez, vous appelez les commerçants à s'armer ?
07:37– Non, je ne dis pas ça, je dis que l'État n'a pas fait le nécessaire.
07:40Parmi les choses qu'il eût été nécessaire de faire,
07:42me semble-t-il, au regard de toutes les informations que nous avions,
07:45notamment des services de renseignement,
07:47ou même des différents appels aux émeutes, au rassemblement
07:49et à la violence venus de toutes parts,
07:52eh bien il aurait fallu décréter en amont l'État d'urgence.
07:54– Vous pensez qu'il fallait décréter l'État d'urgence ?
07:56– Bien sûr, bien sûr.
07:57Il aurait fallu anticiper la possibilité de mettre en place un couvre-feu
08:00pour éviter que les pillages puissent se prolonger de fait,
08:03ou en tout cas les limiter la nuit, et encore davantage le lendemain.
08:06Ça n'a pas été fait, et c'est évidemment un tort,
08:08d'autant plus un tort que quand on rétorque cela,
08:11Laurent Nunez, j'ai vu dans une interview,
08:12il est quasiment outré qu'on puisse évoquer cette possibilité.
08:15Mais excusez-moi, on répond précisément au cadre
08:17de la nécessité d'un État d'urgence,
08:19puisque c'est un grave risque de troubles à l'ordre public.
08:22– Pierre, qu'est-ce que vous répondez aux Français
08:23qui sont venus manifester paisiblement, on va dire ?
08:26– 550 000 Français qui sont venus manifester contre la Vichère,
08:29qui eux n'ont rien cassé ?
08:30– Ce n'est pas les chiffres de la police.
08:31– C'est les chiffres des autorités, 550 000.
08:33– Non, c'est un peu moins que ça, me semble-t-il.
08:35– C'est le chiffre du ministère de l'Intérieur,
08:36c'est 550 000 manifestants que vous entendez l'heure.
08:38– Non mais en fait, le problème, c'est que moi, je refuse de rentrer,
08:42c'est comme pour d'ailleurs les blocages et les émeutes lycéennes,
08:45qu'on m'impose de donner du crédit à ce que je ne considère pas
08:49comme un mouvement qui pourrait s'apparenter hier à un mouvement lycéen
08:52ou aujourd'hui à un pseudo-mouvement Gilets jaunes,
08:54je ne crois pas à cela.
08:55Je pense que ce sont des manifestations qui sont totalement pilotées
08:59par l'extrême-gauche française.
09:01Je ne crois pas d'ailleurs que la violence,
09:02contrairement à ce qu'essaye de faire dire Jean-Luc Mélenchon
09:05quand il n'accuse pas littéralement la police d'être responsable des violences,
09:07parce que c'est quand même ça la tonalité aujourd'hui
09:09des chefs de l'extrême-gauche française,
09:12je considère que la violence n'est pas un dommage collatéral,
09:15ça n'est pas un débordement, contrairement à ce qui a été dit,
09:17c'est, comment dire, un des leviers de la lutte.
09:20– Mais Marion Maréchal…
09:21– Non mais pardon, je vais au coup, parce que c'est très important,
09:23c'est doctrinal.
09:24C'est doctrinal.
09:25Quand Jean-Luc Mélenchon lui-même dit en meeting…
09:26– On va y dire.
09:27– Il faut tout conflictualiser.
09:28Quand Bali Bagayoko dit que la violence peut être légitime,
09:32quand on a au sein même de cette organisation LFIS,
09:34des gens comme Raphaël Arnaud,
09:36qui sont des chefs d'une milice violente,
09:38qui a tué l'année dernière, en l'occurrence, Quentin,
09:42quand on a De Logu, député LFI,
09:45qui lui-même a été condamné pour avoir frappé, excusez-moi du peu,
09:48un proviseur et une CPE devant un lycée à Marseille.
09:51– Mais il y a quand même, excusez-moi, mais il y a des Français
09:53qui sont allés manifester, vous pouvez dire le contraire,
09:56pacifiquement hier, contre la vie chère.
09:58Ceux-là, qu'est-ce que vous leur dites ?
09:59Qu'est-ce que vous leur dites ?
10:01550 000 personnes, c'est pas rien.
10:02– D'accord, mais moi, les slogans, excusez-moi,
10:05majoritaires que j'ai entendus,
10:06parce qu'il va falloir m'expliquer le rapport quand même
10:08entre le fait de lutter contre Parcoursup
10:10et d'aller brûler ou attaquer des commissariats et des mairies…
10:13– La police dit que c'était pas les mêmes.
10:14– Excusez-moi, pardon, tout ça, vous voyez…
10:16– Mais qu'est-ce que vous dites à ces Français
10:17qui sont allés manifester pacifiquement ?
10:19– Mais les slogans qu'on a entendus hier,
10:20bien plus d'ailleurs que des slogans contre la bûchère,
10:22c'est des slogans comme « Acab »,
10:24c'est-à-dire « tous les flics sont des bâtards »,
10:25c'est des slogans comme « Antifa, Antifa »,
10:27c'est des slogans qu'on n'entend plus quand on a chanté…
10:29– Mario Maréchal, vous ne l'avez pas les voir,
10:30mais il y a des cortèges qui se sont bien déroulés.
10:32– Non mais d'accord, mais encore heureux
10:33que les 550 000 n'aient pas mis le pays à feu et à sœur,
10:36parce que si vous voulez… – Cela, vous leur dites quoi ?
10:37– En l'occurrence, on serait en guerre similée.
10:38– Vous les assimilez pas aux autres ?
10:39– Non, si, je les assimile aux autres.
10:41Je les assimile aux autres, vous savez pourquoi ?
10:42Parce qu'ils ont défilé derrière Jean-Luc Mélenchon
10:44et que Jean-Luc Mélenchon, il n'a jamais condamné ces violences.
10:47– Jean-Luc Mélenchon, alors plus que vous en parlez…
10:49– Si, Jean-Luc Mélenchon, il a précisé que ceux qui partageaient notre combat,
10:54dit-il, n'ont rien à faire dans le pillage et dans le saccage.
10:57– Bien sûr, et vous ne lisez pas l'intégralité,
10:59et il dit en fait juste après qu'en réalité c'est de la faute des forces de l'ordre
11:02et que soi-disant partout les forces de l'ordre n'étaient pas,
11:04ça s'est très bien passé, mais bien sûr qu'il dit ça.
11:06Il dit ça comme l'ensemble de ses responsables politiques,
11:08il dit ça d'ailleurs également comme Sandrine Rousseau,
11:10de manière très explicite.
11:12On a des élus aujourd'hui, et c'était vrai avant cette manifestation,
11:15qui ont participé à des blocages de lycées,
11:17mais est-ce qu'on se rend compte des élus de la République
11:18qui violent la loi ?
11:20– Il y a une nouvelle manifestation le 5 novembre,
11:22comment l'État doit appréhender ce nouveau rendez-vous ?
11:24– De manière beaucoup plus grave que ce qui a manifestement été fait jusqu'ici,
11:30c'est-à-dire qu'on a aujourd'hui des moyens dans notre code pénal
11:33qui sont considérables.
11:34Notamment pour aller poursuivre condamnés et empêcher les meneurs,
11:37parce que des appels à la violence, il y en a eu énormément.
11:40On a par exemple un délit de provocation à la rébellion,
11:44on a un délit de provocation directe à un attroupement armé,
11:48tout ça ce sont des articles du code pénal qui sont peu utilisés.
11:51Il faut évidemment, là en l'occurrence ça aurait dû être dans la continuité
11:54des émeutes lycéennes, mais prendre des sanctions contre tout fonctionnaire
11:57à l'époque qui avait pu bloquer des lycées
12:00et donc mettre à mal le bon fonctionnement d'un service public,
12:03c'était quand même la moindre chose.
12:04Il faut remettre sur la table la loi anti-casseurs
12:06qui je le rappelle avait été censurée par le Conseil constitutionnel
12:09dans laquelle était prévue une interdiction de manifester
12:12pour des profils particulièrement dangereux,
12:15sur le modèle de ce qu'on a par exemple pour les interdictions de stade
12:17pour des supporters dangereux.
12:19Et au-delà de ça, moi en tout cas c'est ma position,
12:22il faut élargir la possibilité de retrait et de déchéance de nationalité
12:26pour des binationaux qui s'en prennent à des forces de l'ordre.
12:28Marion Maréchal, ce qu'on a vu hier, c'est aussi symboliquement des mairies
12:32qui ont été attaquées.
12:34Limoges, la mairie brûlée, Marseille, on l'a vu, la mairie forcée.
12:39Qu'est-ce que ça dit de la République ?
12:43Je pense que ça dit qu'on a une fois de plus perdu le contrôle.
12:47Et je vais vous le dire, au-delà de ça, je crois que ça interroge aussi,
12:50puisque je vois que la France Insoumise et les élus d'extrême-gauche
12:53interrogent et demandent la démission de Laurent Dunez
12:55parce qu'ils considèrent que notre doctrine du maintien de l'ordre
12:58n'est pas adéquate.
13:00Je rappelle d'ailleurs qu'Emmanuel Macron disait il y a encore quelques jours
13:03en lâchant notre police qu'elle avait manqué d'empathie
13:05lors des émeutes lycéennes.
13:08Moi j'interroge aussi en effet la doctrine du maintien de l'ordre français
13:11quand on voit ces images de policiers qui sont pris à partie
13:14et qui sont obligés de prendre la fuite,
13:15parce que là encore ça n'a pas été isolé,
13:16quand je vois des images de policiers qui sont lynchés au sol
13:20avec manifestement des émettiers et des casseurs
13:22qui n'ont pas peur de la réponse de l'État
13:23et qui n'ont pas peur de la police.
13:26Et je crois que nous payons là ce qu'on a longtemps appelé
13:28le syndrome Malek-Oussekine,
13:30qui est évidemment une affaire triste et terrible
13:34qui a eu lieu il y a 40 ans de cela
13:36et qui 40 ans après continue de produire des effets
13:38parce que chez les gouvernants français,
13:40on préfère avoir un flic baissé,
13:43comme avec un bras cassé,
13:44comme on a entendu sur vos antennes d'ailleurs,
13:46que d'avoir un casseur et un émettier blessé.
13:48Vous voyez, moi je ne partage pas ça.
13:50Je considère que quand on attaque la police,
13:52eh bien on prend le risque, oui, en effet, d'être blessé.
13:54Et quand je vois...
13:55Laurent Nouniès doit-il démissionner ?
13:58En l'occurrence, il ne doit pas démissionner
13:59parce que, me semble-t-il,
14:01les forces de l'ordre n'ont pas été assez compétentes
14:05ou parce qu'elles auraient provoqué des violences.
14:07Moi, je ne partage pas du tout le diagnostic de l'extrême-gauche.
14:09Les maires, ils ont surtout un manque de moyens à un policier.
14:11Mais je crois surtout que, parce qu'une fois de plus,
14:12il n'a pas pris la gravité de la mesure,
14:14il n'a pas décrété notamment les violences.
14:14Alors écoutez, justement, vous parlez, Pierre, à l'instant, des maires.
14:17Écoutez ce que disait ce matin Benoît Payan,
14:19le maire de Marseille,
14:20qui demande des comptes au ministre de l'Intérieur.
14:23Demain, j'aurai l'occasion de m'encontre de venir
14:25avec le ministre de l'Intérieur
14:26qui vient me voir à Marseille,
14:28qui vient à Marseille.
14:30Et on aura l'occasion de revenir exactement sur ce qui s'est passé
14:33parce que je veux savoir ce qui s'est passé dans ma ville.
14:37Et je demande évidemment à ce que la lumière soit faite
14:42de manière totale et complète sur ce qui s'est passé.
14:46Je n'imaginais pas voir ça de mon vivant.
14:48Je ne peux pas laisser ça se reproduire.
14:51Demain, je veux des explications
14:52et je veux des moyens pour que ça ne se reproduise plus
14:55dans ma ville, ni partout en France.
14:58Qu'est-ce que vous pensez de ces propos ?
15:00Est-ce que c'était sous-dimensionné, effectivement, comme dispositif ?
15:02Il dit qu'il y avait des alertes qui avaient été données
15:04qui n'ont pas été suivies.
15:04Je trouve ça toujours drôle quand je vois, en effet,
15:06des responsables de gauche venir expliquer
15:08que finalement on a été débordés sur le plan sécuritaire
15:11parce que je considère que tous ces gens
15:13interrogent peut-être, d'ailleurs, moi aussi,
15:15de manière légitime, ce qui n'a peut-être pas été fait
15:17ou pas assez bien fait dans les circonstances,
15:19mais jamais tout ce qui nous a conduit à cela.
15:21C'est-à-dire quand même, disons-le,
15:23un laxisme d'État,
15:25une doctrine de maintien de l'ordre, là encore,
15:27extrêmement faible,
15:28mais également un manque de sanctions,
15:32de suivi des faits.
15:34Vous ne pouvez pas dire que c'est que la gauche.
15:35La mairie de Limoges a été attaquée,
15:36le maire de Limoges dit la même chose.
15:38La police a manqué de moyens.
15:39Je parle des politiques nationales.
15:40Je veux dire, la réalité qui nous a conduit
15:42à ce qu'on puisse arriver à un tel niveau de violence
15:45et de gravité,
15:46ce n'est pas du jour au lendemain.
15:47C'est parce qu'on a aujourd'hui des groupes,
15:49des militants, des racailles de banlieue
15:51qui se sentent dans une forme d'impunité totale
15:53et qui donc n'ont à aucun moment peur de l'autorité de l'État,
15:56de la police ou de la justice.
15:58Et j'ai envie de vous dire,
15:59allons un petit peu plus loin sur ce sujet
16:00parce que c'est intéressant.
16:01Parce que pour moi,
16:02il y a une forme de continuum dans tout ça.
16:04D'où est partie, d'où est partie,
16:07d'abord, la mobilisation et la violence ?
16:11Dans les émeutes, notamment lycéennes
16:12et les blocages lycéens,
16:13c'est du 93,
16:14notamment de lycées comme le lycée Paul-Éloire
16:17qui a été au cœur de l'actualité.
16:19Moi, je vous le dis,
16:20je considère qu'après tout ce qui s'est passé,
16:23le gouvernement devrait mettre en place
16:24une enquête administrative
16:25sur un certain nombre de ces lycées.
16:27Parce qu'on a vu des choses absolument folles.
16:29On a vu des profs,
16:31dont certains, d'ailleurs,
16:32on découvre étaient sur des listes
16:34de type NPA,
16:35c'est-à-dire d'extrême-gauche.
16:36On a vu des profs
16:38qui participaient, une fois de plus,
16:40au blocage,
16:41donc de manière totalement illégale
16:42et qui encourageaient les étudiants
16:44à bloquer.
16:45On est dans des établissements
16:46où des syndicats
16:47comme Sud Éducation
16:48d'extrême-extrême-gauche
16:50font trois fois plus
16:50que la moyenne nationale.
16:51C'est quand même des syndicats,
16:52je le rappelle,
16:53il faut le préciser,
16:54qui sont contre l'interdiction
16:55de la baïa à l'école,
16:56contre l'interdiction du voile à l'école,
16:58qui organisent des grèves pour Gaza.
17:00C'est un lycée où on fait des grèves.
17:01Ce n'est pas eux qui sont allés casser hier,
17:02Mario Maréchal.
17:03Quel est le rapport ?
17:04Quel est le rapport avec ce qui s'est passé hier ?
17:05Si, pourquoi je vous dis ça ?
17:06Parce que ça a été le cœur névlagique
17:08du déclenchement
17:09des blocages et de la violence,
17:10dont hier, excusez-moi,
17:11le 17 octobre,
17:12n'est que l'aboutissement.
17:14Parce que ce qu'on a vu
17:15piller, casser, bloquer
17:16depuis des semaines,
17:17d'ailleurs j'ai encore vu
17:17une représentante étudiante,
17:19pseudo-représentante,
17:20là encore,
17:21apprenti, député,
17:21et les filles sur votre plateau
17:22juste avant d'être là,
17:23je veux dire,
17:23elle était là pour commenter
17:24les émeutes d'hier
17:25et la manif d'hier
17:26comme elle était là
17:27il y a trois semaines.
17:27Donc c'est la même chose.
17:28Pourquoi je vous dis ça ?
17:29Parce qu'on est manifestement
17:31dans un certain nombre d'établissements
17:32devant une subversion
17:35politique organisée
17:35de l'extrême-gauche
17:41qui laissent de côté
17:42leur passion rouge
17:43aux portes de l'établissement,
17:44qui se retrouvent devant
17:45des étudiants.
17:46Qu'est-ce qui vous fait dire ça ?
17:47Qu'est-ce qui me fait dire ça ?
17:48C'est que manifestement
17:49ils invitent des étudiants
17:50à bloquer de manière illégale
17:51leur lycée.
17:52Donc déjà,
17:52ils sortent un petit peu
17:53me semble-t-il
17:53de leur mission
17:54de service public.
17:56Pourquoi je vous dis ça ?
17:56Parce que si on veut
17:57avoir une réponse globale,
18:00structurelle,
18:00il faut qu'on s'interroge aussi
18:02sur les raisons
18:03qui ont conduit
18:04à ce que ces violences émergent.
18:05Et donc je demande,
18:06je le redis,
18:07je demande à ce qu'il y ait
18:08des enquêtes administratives
18:09sur le fonctionnement
18:10aujourd'hui de ces écoles,
18:11sur le respect ou non
18:13de la neutralité
18:14de ces professeurs
18:15devant leurs élèves,
18:16avec quand même,
18:17il faut le mesurer,
18:18des populations là encore
18:19à Paul-Éloire
18:20de Français
18:21qui sont d'origine
18:23extra-européenne
18:23pour une partie d'entre eux.
18:24Elles sont Français.
18:25Avec qui on a déjà...
18:26D'accord,
18:26mais je pose un sujet
18:27qui va plus loin que ça.
18:28Dont on sait
18:29qu'on a un certain nombre
18:30de difficultés aujourd'hui
18:31d'assimilation et d'intégration
18:33à la République française
18:34et à la France.
18:35Et on a donc en face d'eux
18:36des profs
18:37qui expliquent
18:38qu'il y a un racisme structurel,
18:39qu'il y a un racisme d'État
18:40dans l'éducation nationale
18:41et donc en fait
18:42qui alimente
18:43le ressentiment.
18:43Marion Maréchal,
18:44Yael Brown-Pivet,
18:46présidente de l'Assemblée
18:47nationale,
18:47va proposer la création
18:48d'une commission
18:48d'enquête parlementaire
18:49sur les violences
18:50et la stratégie
18:51de maintien de l'ordre
18:51après ce qui s'est passé hier.
18:53C'est une bonne chose ?
18:55Sincèrement,
18:55je ne suis pas sûre
18:55qu'on en soit encore au stade
18:57d'avoir besoin
18:59de commissions d'enquête.
19:00Voilà,
19:01je crois que ça va
19:01au-delà de ça,
19:02qu'une fois de plus,
19:03le code pénal en France,
19:04il est bien fait.
19:06Il est bien fait
19:06que les délits existent
19:09et qu'il suffit encore
19:10de les activer,
19:11d'avoir une réponse judiciaire
19:12rapide,
19:14ferme
19:14et véritablement appliquée.
19:15Encore faut-il,
19:16il faut plus se donner aussi
19:17les moyens
19:18d'aller chercher
19:19tous ceux qui sont complices
19:20de cela,
19:21non seulement les meneurs,
19:22ceux qui ont appelé,
19:23mais je vais dire,
19:23je vais même au-delà de ça,
19:24je pense qu'aujourd'hui,
19:25ces délits dont je vous ai parlé
19:26tout à l'heure
19:27d'incitation à la rébellion
19:28ou d'incitation
19:29à un rassemblement armé,
19:31on pourrait même l'élargir
19:32un certain nombre d'élus
19:33aujourd'hui LFI.
19:34Quand on voit la manière
19:35dont ils ont appelé
19:35à la violence
19:37et au blocage,
19:37on pourrait l'élargir
19:38un certain nombre
19:38de syndicats étudiants
19:40d'extrême-gauche
19:41dont certains étaient
19:42parfois sur les plateaux.
19:43Excusez-moi,
19:44la jeune femme que j'ai vue
19:45juste avant d'arriver
19:46qui est de l'ancienne
19:47de l'union syndicale étudiante,
19:48syndicat très, très, très,
19:49très à gauche,
19:50à aucun moment
19:51elle condamne les violences,
19:55elle les justifie.
19:56Elle dit,
19:56oh là là,
19:56bah oui,
19:57ils sont pauvres,
19:59qu'ils attaquent des commerces
20:00et qu'ils brûlent des mairies.
20:00Vous parlez justement
20:01de la réponse policière.
20:02C'est une folie.
20:03Écoutez la réponse
20:04du ministre de l'Intérieur
20:05quand on lui demande
20:05si le dispositif
20:06était sous-dimensionné ou pas.
20:09Le dispositif
20:09n'était pas sous-dimensionné.
20:11On avait mobilisé
20:12trois forces mobiles
20:13à Marseille
20:13pour cette journée
20:14et puis une force mobile
20:16supplémentaire,
20:17ce qu'on appelle des UPR
20:18et nous avons déployé
20:19les Centaures.
20:20Mais ce matin,
20:212000 casseurs sont arrivés
20:22sur la Canebière
20:23depuis les réformés
20:24très tôt
20:25et nous avions
20:25une force mobile
20:26qui était employée
20:27à ce moment
20:29avec le maire,
20:30avec le Premier ministre.
20:30D'ailleurs,
20:31on a fait un call à Troyes
20:32et nous avons anticipé
20:33la prise de service
20:34de deux nouvelles CRS
20:35qui étaient prévues.
20:36Elles étaient prévues.
20:37Simplement,
20:38on a anticipé
20:38l'heure de prise de service
20:39et nous avons déployé
20:40par ailleurs des Centaures
20:41comme il y en a d'ailleurs
20:42dans toutes les zones.
20:44Le dispositif
20:44n'était pas sous-dimensionné
20:45dit le ministre de l'Intérieur.
20:47Non mais écoutez,
20:47on peut interroger
20:48ici et là
20:49la manière dont les forces
20:50de l'ordre ont été déployées.
20:51Maintenant,
20:51il faut bien le dire,
20:52quand on a,
20:54je veux dire,
20:55potentiellement
20:55entre 150 000
20:56et 450 000 personnes
20:58dont une grande partie
20:59qui sont dans une logique
21:00sédicieuse.
21:01Vous pouvez avoir demain
21:02un million de policiers
21:03sur le territoire.
21:05Il y aura toujours
21:05à un moment donné
21:06un dépassement.
21:07Et pourquoi j'en reviens
21:08toujours à la politique ?
21:09Parce qu'on est quasiment
21:10Mais sur le maintien de l'ordre,
21:11il y a eu un problème
21:11ou il n'y a pas eu de problème
21:12à vos yeux ?
21:13Non mais évidemment
21:13qu'il y a eu un problème
21:14puisqu'on a bien vu des gens
21:15qui se sont retrouvés
21:16totalement seuls
21:17face à des pillages,
21:18face à des agressions.
21:19Donc ce qui est sûr,
21:20c'est que le déploiement
21:21en tout cas tel qu'il s'est fait
21:22n'a pas permis d'endiguer.
21:23Mais parce que je pense
21:23que ça a été un problème
21:24d'anticipation et d'évagulation.
21:25Vous au pouvoir,
21:26vous l'auriez fait différemment
21:27justement qu'aurait fait
21:27un ministre de l'Intérieur
21:29de votre parti,
21:30de votre formation politique.
21:31Je ne suis pas de professeur de police
21:31donc je ne vais pas vous dire
21:31oui à Limoges,
21:32il aurait fallu dans la rue
21:33avoir une compagnie de CRS en plus.
21:36C'est un peu ridicule.
21:37Mais par contre,
21:38ce que je peux vous dire
21:38d'un point de vue politique,
21:39c'est que le combat
21:40que nous allons devoir mener
21:41c'est quasiment un combat
21:42j'ai envie de dire
21:43et aussi idéologique et moral.
21:45Parce que quand vous avez
21:47ce discours,
21:48j'y reviens
21:49de l'extrême-gauche française.
21:50Il ne faut pas croire
21:51que ça ne concerne que
21:52quelques militants de lycée
21:53ou quelques élus.
21:54Mais au-delà de la question
21:55de l'extrême-gauche,
21:56si demain Marine Le Pen
21:57est au pouvoir,
21:57est-ce qu'on aura ces images ?
21:58Est-ce qu'on reverra
21:59ce genre d'image
22:00lors de la manifestation ?
22:01Pourquoi je vous dis ça ?
22:01Pourquoi je vous dis ça ?
22:02Je vais juste au bout.
22:03Parce que, vous voyez,
22:04il y a un sondage
22:05au moment des émeutes de Naël.
22:07Il y a eu un sondage
22:08qui a été fait
22:08par un institut de sondage
22:10Cluster 17
22:10qui avait interrogé
22:12les électeurs
22:13de la France Insoumise.
22:14Ils étaient 59%,
22:16donc quasiment 60%
22:17d'électeurs
22:17de la France Insoumise
22:18à défendre
22:20et légitimer les violences
22:21contre 77%
22:22On vérifiera ce sondage.
22:23Aucun problème.
22:24Contre 77% des Français
22:26qui ne les justifiaient pas.
22:27Pourquoi je vous dis ça ?
22:28Parce que quand vous vous retrouvez
22:29avec un Jean-Luc Mélenchon
22:30à 20%
22:31et que vous avez
22:32dans ces 20%,
22:3360% des gens
22:34qui aujourd'hui
22:35sur l'impulsion
22:36d'un discours d'extrême-gauche
22:37qui n'est pas suffisamment combattu
22:39légitime la violence
22:41comme un mode d'action politique,
22:43oui,
22:43vous êtes débordé
22:44parce qu'on parle
22:44de centaines de milliers
22:45de personnes potentielles.
22:47La France Insoumise
22:48mise en cause d'ailleurs
22:49par Sébastien Lecornu
22:50dès hier soir.
22:51On en parle dans une seconde.
22:52C'est toujours l'objet
22:53d'un affrontement politique
22:54après ces scènes de chaos
22:55qui se sont déroulées
22:56partout en France hier.
23:04BFM Politique
23:04en édition spéciale
23:05se poursuit.
23:06Notre invité Marion Maréchal
23:07le lendemain de cette journée
23:08mobilisation
23:08et une mobilisation
23:10qui s'est
23:10pour une partie du cortège
23:12bien passé
23:12mais des scènes de chaos
23:13partout en France.
23:141800 interpellations,
23:15500 policiers blessés.
23:17La question de la réponse judiciaire
23:19se pose aussi.
23:19Marion Maréchal,
23:20Gérald Darmanin,
23:21le ministre de la Justice
23:22assure avoir donné instruction
23:23au parquet
23:23d'apporter une réponse judiciaire
23:24extrêmement ferme
23:25aux violences urbaines
23:26d'une gravité inouïe,
23:27dit-il.
23:28Quelle réponse judiciaire
23:29faut-il ?
23:30Oui, on en a parlé
23:31avant la pause
23:32mais je crois qu'en effet
23:33la réponse est globale.
23:34Au-delà du fait
23:35qu'il aurait fallu décréter
23:36l'état d'urgence
23:37il y a après la réponse pénale.
23:39Je dis notre code pénal
23:40est plutôt bien fait
23:40de ce point de vue-là.
23:41Au-delà même
23:42de ceux qui cassent
23:43et agressent,
23:44il y a la question
23:45des meneurs
23:46et des incitateurs
23:47avec des délits
23:48bien documentés
23:48comme les appels
23:49à la rébellion
23:50ou les appels
23:50à la provocation
23:51à un rassemblement armé.
23:53Déjà, on aurait pu
23:54aller beaucoup plus loin
23:55là-dessus
23:55et pas seulement
23:55s'arrêter d'ailleurs
23:56aux quelques influenceurs
23:57mais interroger même
23:58là encore
23:59la responsabilité
23:59ou la complicité
24:00de responsables politiques
24:01ou de responsables syndicaux.
24:02Le problème,
24:03si vous voulez,
24:04c'est que,
24:04je prends un exemple,
24:05il y a notamment
24:06un des influenceurs
24:06qui a appelé
24:07aux émeutes
24:08et à la violence.
24:09Alors, il a été foutu
24:10en garde à vue
24:10et puis il était dehors
24:11à la manifestation
24:12le lendemain.
24:13Donc là, c'est vrai
24:13que c'est la question
24:14derrière de,
24:15au-delà d'avoir une loi
24:17qui existe,
24:18comment est-elle appliquée
24:19et quelle est la rapidité
24:21et l'efficacité
24:21de la réponse judiciaire.
24:22Mais ça, ça va au-delà
24:23j'ai envie de dire
24:23des émeutes.
24:24C'est un problème structurel
24:25en France, on le sait.
24:26Et puis, il y a probablement
24:28une adaptation législative
24:29là encore à faire.
24:29Je rappelle que
24:30la loi Casseur
24:31devrait être remise en place
24:33notamment par le seul fait
24:35de participer,
24:36le seul fait d'être présent,
24:37de participer
24:37et de rester en fait
24:39dans un attroupement
24:40qui, comment dire,
24:42fait de la violence
24:43parce que le problème
24:44c'est que là,
24:44cette difficulté
24:45c'est ensuite
24:45de réussir à prouver
24:47individuellement
24:47que l'un ou l'autre
24:48a attaqué
24:49ou a agressé
24:50ou a brûlé.
24:51Donc ça, c'est sûr
24:52que ça devrait être
24:53remis en place
24:54me semble-t-il.
24:56Et puis, je l'ai dit
24:57également tout à l'heure,
24:58je crois qu'il faut
24:58mettre en place,
24:59ça avait été sanctionné
25:01par le Conseil constitutionnel
25:02à tort,
25:02il faut revenir
25:03sur ce sujet,
25:04une interdiction
25:05de manifester
25:06pour des profils
25:07identifiés
25:08comme des profils
25:08dangereux
25:09sur le modèle
25:09des interdictions
25:10de stade
25:11qu'on a pour certains
25:11supporteurs.
25:11On avait jusqu'à dire
25:12dès aujourd'hui
25:13qu'on ne peut plus
25:14manifester en France
25:15dans ces conditions,
25:15est-ce que vous allez
25:16jusque-là ?
25:17Ah non, je ne dis pas ça,
25:18quand même c'est notre honneur
25:20de pouvoir défendre
25:21une liberté fondamentale
25:22qui est celle de manifester
25:23mais en tout cas
25:24ce qui est sûr
25:25c'est qu'il faut être lucide
25:26sur le fait
25:27qu'aujourd'hui
25:27nous sommes
25:29de la part
25:29d'une partie
25:30de la population
25:30et d'une partie
25:31de la classe politique
25:31dans une logique
25:33insurrectionnelle.
25:34Il ne faut pas avoir peur
25:35des mots,
25:35ce qu'on a vu hier
25:36une fois de plus
25:36ce n'est pas un débordement
25:37classique de fin de manifestation,
25:39c'est une logique insurrectionnelle.
25:40On a vu des violences
25:41dès la première seconde,
25:43donc c'est des gens
25:43qui sont venus
25:45à dessein
25:46pour cela
25:46et c'est dans la continuité
25:47je le rappelle
25:48de ce qu'on a vu
25:48auprès des...
25:49Mario Maréchal,
25:50on a vu que ça a donné lieu
25:51à une passe d'arme
25:51entre le Premier ministre
25:52et Jean-Luc Mélenchon.
25:53Sébastien Lecornu
25:54qui dans un premier temps
25:55par un tweet
25:56a dit, je cite
25:56on ne peut pas appeler
25:57à cesser les violences
25:58tout en fournissant
25:58des excuses
25:59à ceux qui les commettent
26:00c'est votre responsabilité politique
26:01a-t-il dit ?
26:02Jean-Luc Mélenchon
26:02lui a répondu
26:03qu'il n'était pas
26:03un homme d'État
26:05juste dit-il
26:05un commis
26:06qui était en train
26:06de provoquer
26:07une crise de régime.
26:10Le Premier ministre
26:11ensuite a posé
26:12très clairement
26:12une question
26:13à une partie
26:13des responsables politiques
26:14dont Jean-Luc Mélenchon
26:14il leur a demandé
26:15de choisir
26:15je vous propose
26:16de l'écouter.
26:18150 policiers
26:19et gendarmes
26:19qui ont été blessés
26:20encore aujourd'hui
26:21donc moi je le dis aussi
26:22avec beaucoup de solennité
26:23c'est désormais
26:24le moment aussi
26:25de choisir son camp
26:26soit on est dans le camp
26:27de la République
26:27et donc des forces
26:28de l'ordre
26:30et celles et ceux
26:31qui protègent
26:32les biens et les personnes
26:33et qui appliquent les lois
26:34soit on est du côté
26:34des casseurs
26:35soit on est du côté
26:36de celles et ceux
26:36qui ont un projet
26:37violent pour la République
26:38et contre la République
26:39mais maintenant
26:39l'ambiguïté
26:40les changements de position
26:43attiser la violence
26:44le lundi
26:44pour mieux la condamner
26:45le vendredi
26:45tout en disant
26:46au milieu de la semaine
26:48que ce sont les policiers
26:49ou le préfet de police
26:50de Paris
26:50qui aura organisé
26:51lui-même le chaos
26:51je pense que là
26:52on est désormais
26:53sur un point de non-retour
26:55Qu'est-ce que vous pensez
26:55des propos de Sébastien Lecornu ?
26:56Moi je pense que le sujet
26:57aujourd'hui
26:58c'est plus tellement
26:59ce que peut dire
27:00Sébastien Lecornu
27:01ou faut-il que Laurent Nunes
27:02démissionne ou démissionne pas
27:03le sujet c'est la présidentielle
27:04dans 6 mois
27:05parce que la nouvelle France
27:07de Jean-Luc Mélenchon
27:07vous l'avez eu
27:08sous les yeux hier
27:09donc la question
27:10c'est de savoir
27:10est-ce que vous voulez
27:11la nouvelle France
27:12de Jean-Luc Mélenchon
27:12en totalité
27:16ou est-ce que vous voulez
27:17Marine Le Pen
27:17ou même
27:18est-ce que vous voulez
27:19C'est-à-dire quoi
27:19vous voulez une présidentielle
27:20anticipée ?
27:21Non c'est pas ce que
27:21je suis en train de dire
27:22ce que je veux dire
27:22c'est qu'en fait
27:23l'enjeu pour moi politique
27:24il n'est plus de savoir
27:25si Laurent Nunes
27:25doit démissionner aujourd'hui
27:26pour être remplacé
27:27par un Laurent Nunes
27:28bise dans deux jours
27:29le sujet c'est
27:30qu'est-ce qu'on fait
27:31des présidentielles
27:32à partir de ça
27:33dans quelques mois
27:34est-ce qu'on choisit
27:34Marine Le Pen
27:35ou est-ce qu'on choisit
27:36les promoteurs
27:36de la nouvelle France
27:37qu'on a vu à l'oeuvre hier
27:38ou même le bloc central
27:39qui pour moi
27:40ne sont peut-être pas
27:40des promoteurs assumés
27:42de la nouvelle France
27:42mais en sont les facilitateurs
27:44en sont les facilitateurs
27:45Mais vous pensez vraiment
27:46c'est pas un peu facile
27:47de dire que c'est la France insoumise
27:48qui est derrière ça
27:49on a vu
27:49c'est des black blocs
27:50les policiers disent
27:51qu'il y a des black blocs
27:52qui sont venus
27:52pas seulement de France
27:53qui sont venus d'Italie
27:54d'Allemagne
27:55c'est pas LFI derrière ça
27:56Mais alors
27:57c'est marrant que vous vouliez
27:58absolument distinguer les deux
28:00parce qu'une fois de plus
28:01moi je m'en tiens
28:01à ce que dit aujourd'hui
28:02Jean-Luc Mélenchon
28:03et je ne vois pas
28:04Jean-Luc Mélenchon
28:05condamner clairement
28:07comment dire
28:07et sans ambiguïté
28:08ces violences
28:09Ceux qui partagent notre combat
28:10n'ont rien à faire
28:11dans le pillage
28:12dans le saccage
28:12Sauf que j'y viens
28:14deuxième partie
28:15il arrive en expliquant
28:16que partout
28:16les forces de l'ordre
28:17n'étaient pas
28:17soi-disant
28:18ça s'est parfaitement bien passé
28:19et donc en fait
28:19ça n'est pas véritablement
28:21comment dire
28:22ces casseurs et ces pilleurs
28:23qui sont responsables
28:23c'est la doctrine
28:25du maintien de l'ordre de l'État
28:25et ce sont les policiers
28:26C'est ça en fait le sous-texte
28:28évidemment que Jean-Luc Mélenchon
28:29est obligé d'avancer
28:30à demi-masqué
28:31sur cette affaire
28:31mais tout ce qu'ils font
28:32depuis des semaines
28:33notamment j'y reviens
28:34auprès du mouvement lycéen
28:35en sont la démonstration
28:38donc oui je pense
28:39qu'il y a une violence
28:40intrinsèque
28:40excusez-moi
28:41je rappelle quand même
28:42qu'il y a quelques jours
28:42de cela
28:42on en a très peu parlé
28:43il y a une femme
28:44qui s'appelle Fatimé T
28:46qui a été incarcérée
28:47dans le cadre de l'affaire
28:48du meurtre de Quentin Déranque
28:49alors vous allez dire
28:50quel rapport
28:50avec le meurtre de Quentin Déranque
28:51je rappelle il y a quelques mois
28:52ce jeune homme de droite
28:53dont le crâne a été fracassé
28:55à coup de pied par terre
28:57fracassé à coup de pied par terre
28:58je ne sais pas si du coup
28:58ça mérite de mourir
28:59mais pas du tout
29:00on va essayer de le préciser
29:01voilà
29:01donc fracassé à coup de pied par terre
29:04par des membres
29:05de la jeune garde
29:07milice dissoute
29:08dont le chef
29:09est aujourd'hui encore
29:10député insoumis
29:12dont ce même chef
29:13député insoumis
29:14alors justement
29:14excusez-moi je vais au bout
29:15pourquoi je vous dis ça
29:16parce qu'il y avait un lien
29:18structurel
29:18entre une milice
29:19violente
29:20et la France insoumise
29:21sur la France insoumise
29:23il y a un débat
29:23qui monte plusieurs
29:24personnalités politiques
29:25on en parlait
29:25notamment Bruno Rotaillot
29:26sur une interdiction
29:28de la France insoumise
29:29c'est une proposition
29:31choc
29:31qui paraît irréelle
29:32est-ce que vous rejoignez
29:34Bruno Rotaillot
29:35sur cette piste là
29:36d'interdiction
29:36d'un parti politique
29:38qui est en mesure
29:38de se qualifier
29:39pour le second tour
29:39de la présidentielle
29:41alors une chose déjà
29:43comment dire
29:44dissoudre la France insoumise
29:45et je vais vous répondre
29:46juste après
29:46ne dissoudra pas
29:48les idées
29:48qu'il y a derrière
29:49donc n'imaginons pas
29:50qu'avec une réponse magique
29:52on pourra
29:53comment dire
29:54échapper
29:54si je peux dire
29:55au grand combat
29:56et au grand choix existentiel
29:57de la nouvelle France
29:58qui que ce soit
29:58Jean-Luc Mélenchon
29:59ou sous une autre forme
30:00de toute façon
30:00sera le visage durable
30:02de la gauche
30:03et que nous devrons
30:04dans tous les cas
30:05affronter
30:05ça c'est une première chose
30:06deuxième chose
30:07oui je pense qu'aujourd'hui
30:08il y a un certain nombre
30:09comment dire
30:10de sujets juridiques
30:11qui pourraient légitimer
30:12non seulement d'ailleurs
30:13la dissolution
30:14d'un certain nombre de groupes
30:15y compris d'ailleurs
30:15de certains syndicats étudiants
30:17après tout ce qui s'est passé
30:18d'extrême gauche
30:18mais sur la France insoumise
30:20ce qui est vrai
30:21c'est que quand on a
30:22aujourd'hui des élus
30:22qui disent
30:23qu'ils contesteront
30:24le résultat des urnes
30:25en cas de victoire
30:25du corps national
30:26je pense notamment
30:26à Mathilde Panot
30:27donc ils sont clairement
30:28dans une logique
30:29insurrectionnelle
30:30antirépublicaine
30:30qu'on a des élus
30:31comme Bali Bagayoko
30:32qui disent
30:33que la violence
30:34peut être légitime
30:35je ne reviens pas
30:36sur l'affaire Raphaël Arnaud
30:37je vous l'ai explicité
30:38à l'instant
30:39qu'on a
30:40un Jean-Luc Mélenchon
30:42qui lui-même explique
30:42qu'il faut tout
30:43conflictualiser
30:44et qu'on a des élus
30:45qui participent
30:46à des blocages illégaux
30:47ce qui est vrai
30:47c'est qu'il y a
30:48des éléments juridiques
30:50pour interroger
30:50aujourd'hui
30:51cette dissolution
30:52maintenant
30:52est-ce que c'est
30:53la bonne solution
30:54pour lutter
30:54contre ces idées
30:55je n'en suis pas
30:56absolument certaine
30:57mais ce qui est sûr
30:58c'est qu'à un moment donné
30:59si on continue
31:00d'avoir des élus
31:01qui portent l'écharpe
31:02tricolore
31:03et qui se comportent
31:04comme ils se comportent
31:04ça fait partie des choses
31:06qui doivent pouvoir
31:06être mises sur la table
31:08le moment venu
31:08un élu
31:09le maire de Lyon
31:09qui a été un peu secoué
31:11justement
31:12sur le terrain
31:12écoutez pour des supposées
31:15maires écologistes
31:16Monsieur Doucet
31:18vous êtes complices
31:19des gauchistes
31:20qui ont fait ça
31:20vous êtes complices
31:22Monsieur Doucet
31:24c'est nous
31:25qui allons organiser ça
31:28avec vous
31:40le maire de Lyon
31:43qui était sur le terrain
31:44pour constater les dégâts
31:45avec le préfet
31:46maire qui sera reçu
31:47c'est ça demain
31:48oui c'est ce qu'on a appris
31:49Sébastien Lecornu
31:50qui va donc recevoir
31:51plusieurs maires
31:52et notamment
31:52le maire de Paris
31:53le maire de Marseille
31:54et le maire de Lyon
31:55que l'on vient de voir à l'image
31:56il va donc y avoir
31:57des discussions
31:57entre ces élus
31:58et Sébastien Lecornu
32:00dans les prochains jours
32:00on voit l'office du tourisme
32:01qui est parti en fumée
32:02place Bellecour
32:03effectivement hier
32:04à Lyon
32:05plus largement
32:06on voit qu'il y a eu aussi
32:07Hugo une polémique
32:08avec des personnalités
32:09qui se sont un peu engagées
32:10dans ce mouvement
32:11des sportifs notamment
32:12oui notamment le français
32:13c'est le basketeur
32:14Victor Wembanyama
32:15qui avait mis une petite photo
32:16sur les réseaux sociaux
32:17et cette photo
32:19Eric Ciotti
32:20l'a repartagée
32:21pour dire qu'il avait
32:23une responsabilité historique
32:24dans ce qui s'était passé
32:25qu'en fait Victor Wembanyama
32:26avait entre guillemets
32:28participé à ce qui s'était passé
32:29hier
32:30est-ce que vous êtes d'accord
32:31avec Eric Ciotti
32:32des sportifs
32:33des personnalités
32:33comme Victor Wembanyama
32:34ont contribué ?
32:36j'ai pas vu la photo en question
32:36je vais avoir du mal
32:37à vous commenter
32:37parce que je ne sais pas exactement
32:38c'était une photo
32:39où vous voyez juste
32:39un petit chronomètre
32:41un petit lapin
32:41avec un chronomètre
32:42à la veille
32:43des manifestations
32:44du 17 octobre
32:45comme quoi ça aurait pu
32:47donner envie
32:47à des français
32:48de descendre dans la rue
32:50et selon Eric Ciotti
32:52Victor Wembanyama
32:52a participé à tout ça
32:53vous êtes d'accord avec ça ?
32:54je ne sais pas
32:54sur ce cas particulier
32:56j'imagine que si Eric Ciotti
32:57prend cette position
32:57c'est qu'il doit avoir
32:58d'autres éléments
32:59qui indiquaient
33:00que ce sportif en question
33:01avait déjà pu par le passé
33:02exprimer des aquatances
33:04ou des sympathies
33:05ce qui est sûr
33:05c'est qu'aujourd'hui
33:06toutes paroles publiques
33:08d'où qu'elles viennent
33:09j'ai envie de dire
33:10il avait simplement dit
33:10qu'il soutenait le mouvement
33:11l'écrière
33:14particulièrement précise
33:15parce que évidemment
33:16tout peut contribuer
33:17à l'embrasement
33:17maintenant moi
33:18ce qui me pose un problème
33:20dans ce genre de position
33:21c'est qu'une fois de plus
33:22on nous a sommé
33:23quand même
33:24pendant des semaines
33:25il faut bien le dire
33:26on était contraint
33:27d'une certaine manière
33:28de prendre au sérieux
33:30ce qui nous était présenté
33:31comme un mouvement
33:32de jeunesse
33:33légitime
33:34avec plein de petits
33:36syndicalistes d'extrême-boucher
33:37mais il y avait des vraies revendications
33:37quand même
33:38qui étaient censées porter la voix
33:39oui enfin
33:40des revendications
33:42qui ont quand même
33:43très très vite dégénéré
33:44en petite litanie
33:46trotskiste
33:47pour devenir d'ailleurs
33:48complètement irréaliste
33:49et je vous le dis franchement
33:50moi j'entendais des choses
33:51j'entendais des choses
33:52parce que
33:52on peut discuter
33:53en plus c'est d'ailleurs
33:54souvent des sujets
33:55d'établissement
33:55plutôt que des sujets nationaux
33:56on peut discuter
33:57de l'organisation
33:57des horaires de cours
33:59du fait qu'il n'y ait pas
34:00de papier toilette
34:01dans les toilettes
34:02je veux dire
34:03on avait l'impression
34:03qu'on avait des étudiants
34:05qui quasiment
34:06étudiaient par terre
34:07dans la boue
34:08sans crayon
34:08et sans stylo
34:09c'était quasiment ça
34:10c'est un peu facile
34:11de dire ça
34:11non c'est pas un peu facile
34:12c'est une réalité
34:14dans la rhétorique
34:15qu'on entendait
34:16moi je vous prends
34:17un exemple tout bête
34:18parce qu'on parlait
34:19beaucoup du 8h-18h
34:20qui d'ailleurs
34:20est le résultat
34:21il faut le dire
34:22de la réforme blanquer
34:22vous le savez
34:23avec dorénavant
34:24les parcours lycéens
34:26à option
34:26qui fait que c'est très compliqué
34:27pour les chefs d'établissement
34:28de ne pas faire des horaires à trop
34:29moi j'ai deux petites filles
34:30j'ai une fille de 4 ans
34:31à l'école publique
34:31j'ai une fille de 12 ans
34:32à l'école privée
34:33ma fille de 12 ans
34:34elle est en 5ème
34:35elle fait du 8h30
34:3717h15
34:39eux ils ont 16 ans
34:39ils font du 8h30
34:4118h
34:42je vais pas vous dire
34:43que c'est facile
34:43c'est un sacré rythme
34:45mais ma fille
34:45aujourd'hui a 12 ans
34:46je pense qu'elle percute
34:47plus vite que moi
34:48elle a une mémoire
34:49meilleure que la mienne
34:50et je pense qu'elle fera
34:51peut-être des étincelles
34:52pourquoi je vous dis ça ?
34:53je finis là-dessus
34:54parce que c'est très important
34:56parce que en fait
34:56l'exigence
34:57c'est de l'amour
34:58vous voyez ce que je veux dire
34:59quand je vous dis ça
35:00ça veut pas dire que c'est facile
35:01mais moi cette exigence-là
35:02je veux pas l'avoir
35:03que pour mes filles
35:03je veux l'avoir
35:04pour tous les petits-enfants
35:05de France
35:06parce que j'ai envie
35:06qu'on donne le meilleur
35:07d'eux-mêmes
35:07et donc je veux dire
35:08les accompagner
35:08ou en tout cas
35:09accompagner ceux
35:10qui sont de bonne foi
35:10je mets de côté
35:11les militants
35:11mais ceux qui sont de bonne foi
35:12dans cette espèce d'idée
35:13de dire
35:14ah bah oui les gars
35:15vous avez raison
35:16bloquez tout
35:16parce que vous faites
35:17du 8h-18h
35:18et parce qu'on leur dit
35:19qu'il faut pas sélectionner
35:20qu'il faut pas faire
35:21des amins sélectifs
35:22entre le collège
35:23le lycée
35:24et la fac
35:24et bah c'est leur mentir
35:26sur la réalité
35:27aujourd'hui
35:27de l'offre d'emploi
35:28ce qu'on a vu
35:29ce qu'on a vu hier
35:29ça pose aussi la question
35:30du coût
35:31de ce qui a été cassé
35:32des millions d'euros
35:33dit par exemple
35:34le patron de Carrefour
35:35Alexandre Bonpart
35:36écoutez-le
35:39il y a des magasins
35:40qui sont complètement détruits
35:42dans le périmètre
35:43des magasins Carrefour
35:44comme pour les 1500 commerçants
35:47qui ont été touchés hier
35:49pillés, saccagés
35:51une grande partie
35:52de l'après-midi
35:53ça se chiffrera
35:54en dizaines de millions d'euros
35:55et pour tout le commerce français
35:57ça se chiffrera
36:00en centaines de millions d'euros
36:01il y a des entrepreneurs
36:03des gens qui travaillent
36:057 jours sur 7
36:06dans leurs magasins
36:07qui aujourd'hui sont même
36:08en danger économiquement
36:10qui doit payer tout ça ?
36:12c'est bien le drame
36:13si vous voulez
36:13c'est que nous sommes
36:14un pays au bord de la faillite
36:15et qu'on voit
36:16les millions
36:17les dizaines de millions
36:17peut-être même
36:18les centaines de millions
36:19s'accumuler de casse
36:20depuis des semaines
36:21ce qui est sûr
36:22c'est qu'il va falloir
36:23là encore avancer
36:24sur cette proposition
36:24qui dorénavant
36:25fait relativement l'unanimité
36:26nous avons été seuls
36:27pendant longtemps à la portée
36:28du casseur payeur
36:29c'est-à-dire que
36:30quand on est condamné
36:32pour de la casse
36:33et bien on est également
36:34condamné à payer
36:35les dégâts
36:36y compris si on est considéré
36:37comme insolvable
36:38c'est-à-dire y compris
36:39s'il faut pour cela
36:40être privé de tout ou partie
36:42des aides sociales
36:44dont on bénéficie
36:45et y compris
36:45si vous êtes mineur
36:47et dans ce cas-là
36:47c'est vos parents
36:48qui sont vos responsables
36:50qui devront
36:51là encore
36:52payer
36:52ou du moins être privé
36:53d'une partie
36:54des aides sociales
36:55dont ils bénéficient
36:55parce qu'il n'y a pas de raison
36:56si vous voulez
36:57de bénéficier
36:57de la solidarité nationale
36:59quand on casse
37:01on pille
37:01on agresse
37:02et on s'en prend
37:03à l'uniforme français
37:04donc je ne dis pas
37:05que ça réglera
37:06toute la solution
37:06sur le plan financier
37:07mais je pense que
37:09c'est un symbole
37:10extrêmement important
37:11et qui sera peut-être
37:12paradoxalement
37:12un petit peu plus dissuasif
37:13qu'une réponse judiciaire
37:15qui parfois est tardive
37:16et très faible
37:17Il y a une cellule de crise
37:18qui va se tenir ce soir
37:19du côté du ministère
37:22de l'Intérieur
37:22en présence du Premier ministre
37:23pour justement
37:24parler de ces prochains jours
37:26de ces dégâts à réparer
37:27tout ça se fait
37:28à la veille de déplacement
37:29on sait que Laurent Nunez
37:30va aller à Marseille
37:31demain matin
37:31Sébastien Lecornu
37:32a annoncé
37:33il y a quelques instants
37:34qu'il se rendrait
37:34à Limoges
37:35où la mairie
37:36a été brûlée
37:37que peut faire
37:39l'État
37:39là
37:40tout de suite
37:41maintenant
37:41pour réparer les dégâts
37:43Que peut-il faire
37:44pour réparer les dégâts ?
37:45Il n'y a pas de solution miracle
37:47il va falloir que les Français payent
37:48Nicolas va payer
37:49encore
37:50et encore
37:51et encore
37:51Mais une fois de plus
37:52j'y reviens
37:54on ne serait peut-être pas
37:55dans cette situation
37:55si on avait contrecarré
37:57tout de suite
37:57et je dis on
37:58parce que c'est un peu
37:59le discours quand même général
38:00y compris d'ailleurs
38:00de ce gouvernement
38:01quand on a entendu
38:02des étudiants dire
38:03j'y reviens
38:04lycée Paul-Éloire 93
38:05dès le début
38:06parce que c'est le cœur
38:07de ce départ
38:08dire
38:09vous comprenez
38:09il y a un racisme d'État
38:10en gros le gouvernement
38:11ne fait rien pour nous
38:12si on avait entendu
38:13le gouvernement à ce moment-là
38:14dire mais c'est faux
38:15c'est faux
38:16sachez que sur 51
38:17des 66 lycées du 93
38:20tous bénéficient
38:21Non mais pourquoi je fais ça ?
38:22Je vous redonne la parole
38:22de vous interrompre
38:23avec cette information
38:24qui vient de nous parvenir
38:25le président de la République
38:26va s'exprimer
38:27ce soir
38:28à 20h
38:29il s'adressera
38:30solennellement aux Français
38:31à la suite des événements
38:33le président de la République
38:34qui réunit à 17h30
38:35au palais de l'Elysée
38:36le Premier ministre
38:38et les ministres du gouvernement
38:39qui sont concernés
38:40et donc Emmanuel Macron
38:41le chef de l'État
38:42va prendre la parole
38:44ce soir
38:44à 20h
38:45depuis l'Elysée
38:46qu'est-ce que vous attendez
38:47de cette prise de parole ?
38:48Je finis juste ce que je disais
38:49juste avant
38:49et je vais vous répondre
38:50parce que ça me semble important
38:52donc c'est le lycée du 93
38:53qui ont bénéficié
38:55pour une majorité d'entre eux
38:56une immense majorité d'entre eux
38:57de projets de rénovation
38:58le lycée Paul-et-Loire
38:58c'était un projet
38:59en cours
39:00de 43 millions d'euros
39:01et au lieu de dire cela
39:03à ces jeunes
39:03de dire
39:03mais en fait
39:04vous bénéficiez
39:05de dizaines de millions
39:05d'euros d'investissement
39:06alors tout n'est peut-être
39:07pas parfait
39:07peut-être que l'argent
39:08n'est pas toujours
39:08très bien employé
39:09mais vous êtes
39:10complètement dans le champ
39:10peut-être même plus
39:11que d'autres parties
39:12de la population
39:13et bien on a complètement
39:14accompagné ça
39:14on a dit
39:15oui oui c'est vrai
39:15vous êtes mis de côté
39:16voilà
39:17et donc finalement
39:17on a justifié le fait
39:19qu'il puisse s'en prendre
39:20à ces établissements
39:21Emmanuel Macron
39:22qui s'exprime ce soir
39:23à 20h
39:24le chef de l'état
39:24on va y avoir cette information
39:25qu'est-ce que vous en attendez ?
39:27Rien
39:28Rien ?
39:28Non j'en attends rien
39:29qu'est-ce que vous voulez
39:30que j'en attende ?
39:31Une fois de plus je rappelle
39:31on a un président de la République
39:32qui il y a quelques jours
39:33de cela
39:34expliquait que les policiers
39:35manquaient d'empathie
39:36et qu'ils y étaient allés
39:37trop fort sur les émeutes lycéennes
39:38Il ne l'a pas dit
39:39on ne l'a pas entendu
39:40devant un micro dire ça
39:41Oui d'accord
39:42je n'ai pas l'impression
39:42qu'il ait contesté
39:43donc à partir de là
39:45je considère
39:45qu'il a participé
39:47aux conditions
39:47du désarmement
39:49moral, psychologique
39:50et peut-être même
39:51d'ailleurs logistique
39:52de ces forces d'ordre
39:53moi je n'en attends rien
39:54moi la seule chose
39:55que j'attends d'Emmanuel Macron
39:56c'est qu'on puisse
39:56le remplacer dans 6 mois
39:57Vous dites qu'il a laissé
39:58pourrir le mouvement
39:59justement
40:00ça fait longtemps
40:01qu'il y a cette contestation lycéenne
40:02pour vous la racine
40:03de ces pillages d'hier
40:04ça vient des lycées
40:06le gouvernement
40:07n'a pas fait le job
40:08donc selon vous
40:08pour arrêter
40:09suffisamment tôt
40:10le mouvement lycéen
40:11le gouvernement n'a pas été
40:11à la hauteur
40:12non pas hier
40:13mais en fait ces derniers jours
40:14à vous entendre
40:15Moi je pense qu'une fois de plus
40:17ça c'est un continuum
40:18et ce que nous avons vécu hier
40:19c'est l'aboutissement
40:20d'une situation
40:20qu'on a laissé en effet pourrir
40:22Qu'est-ce qu'on a raté
40:24collectivement ?
40:25Comment c'est possible
40:26que dans un pays
40:27tel que la France
40:28on puisse laisser
40:28rien que ça déjà
40:29des lycées bloqués ?
40:31Parce que vous savez
40:32dans le droit français
40:32il y a le droit à manifester
40:34c'est un droit légal
40:35on peut déposer une manifestation
40:37on peut d'ailleurs
40:37être devant son lycée
40:38décider de ne pas aller en cours
40:40et manifester en disant
40:41on veut ci, on veut ça
40:42parcours sub
40:43c'est pas bien, très bien
40:43Et c'est rare en plus
40:44que des lycéens s'expriment
40:46bloquent
40:47qu'on les laisse parler
40:48qu'on les entende
40:49Si tant est que ce soit
40:49vraiment des lycéens
40:50et qu'ils étaient vraiment
40:52dans l'établissement
40:53parce que par exemple
40:54le grand show
40:55qu'on nous a fait devant la Cato
40:56je pense que c'était pas
40:56des étudiants de la Cato
40:57Juste quand même
40:58pour en revenir au chef d'État
40:59vous dites
40:59j'en attends rien
41:00mais c'est le président de la République
41:01vous l'appréciez
41:02vous l'appréciez pas
41:02qui s'exprime
41:03après ce qu'on a vécu
41:04des scènes de Kaouni
41:05dit hier en France
41:06qu'est-ce qu'il doit dire
41:07à vos yeux ?
41:08Mais qu'est-ce que vous voulez
41:08que j'en attende ?
41:09Parce qu'on regarde
41:10ce qui s'est passé hier
41:11Une mesure concrète
41:12de l'empathie ?
41:13Certes, on est passé
41:14mais il n'a plus de majorité
41:15à l'Assemblée nationale
41:16que voulez-vous
41:17qu'il puisse annoncer
41:18de révolutionnaire
41:19que ce soit sur le plan pénal
41:20ou judiciaire
41:20ou sécuritaire
41:21ou même migratoire
41:21qu'il n'ait pas fait déjà
41:23depuis 10 ans au pouvoir
41:24parce qu'on fait
41:25on s'étonne
41:26de ce qui s'est passé hier
41:28Alors certes, on a passé un cap
41:29en termes de violence
41:30et de gravité
41:30mais je veux dire
41:31des émeutes en France
41:32c'est notre quotidien
41:33Je veux dire
41:34on a quasiment obligé
41:35les émeutes de Naël
41:36mais les émeutes de Naël
41:37c'était la France
41:38pareil à feu et à sang
41:39En cas de victoire du RN
41:40est-ce que vous appréhendez
41:41Delsen ?
41:43Je pense en tout cas
41:44que c'est évidemment
41:45ce qu'aimerait mettre en place
41:49l'extrême gauche
41:50ça c'est une évidence
41:52ils sont dans une stratégie
41:53du chaos
41:54bien sûr
41:55maintenant donc la question
41:56c'est d'être
41:57à la hauteur
41:58et d'être préparé
41:59déjà à cette hypothèse
42:00et de se donner
42:01les moyens d'y répondre
42:02et au regard évidemment
42:04de ce que nous défendons
42:05depuis des années
42:06dans le camp national
42:06je suis convaincue
42:07que nous sommes
42:07beaucoup plus armés
42:08pour répondre à cela
42:10que ne le serait
42:10le bloc central
42:11qui est toujours quand même
42:12dans une forme
42:13de demi-complexe morale
42:14et de soumission mentale
42:16à ce que pourrait dire
42:17la gauche
42:17J'y reviens
42:19mais moi j'ai beaucoup entendu
42:20sur les antennes
42:20de dire
42:22oui alors
42:23il y a eu
42:23des manifestants
42:25qui ont été blessés
42:25c'est vrai
42:26et quand c'est des mineurs
42:27d'autant plus
42:27c'est évidemment
42:28toujours un drame
42:28personne ne peut se féliciter
42:29qu'eux
42:30mais est-ce qu'on interroge
42:31un jeune homme
42:31qui a une main arrachée
42:32à Saint-Etienne
42:32oui arrachée
42:33parce qu'il l'a ramassée
42:34en effet
42:35ça n'excuse pas
42:36je veux dire
42:37c'est pas un policier
42:38qui allait lui arracher la main
42:38vous me l'accorderez
42:40ce que je veux dire
42:41c'est que pourquoi
42:42on a des manifestants blessés
42:43parce qu'un manifestant
42:44qui ne reste pas
42:45dans un attroupement violent
42:47un manifestant
42:48qui respecte les sommations
42:49des forces de l'ordre
42:50parce qu'il y a des sommations
42:51il y a des règles
42:51dans notre pays
42:52et qui sort
42:52lorsqu'il y a un risque de contact
42:54il n'est pas blessé
42:55c'est pas un manifestant
42:56tout seul
42:56avec son drapeau français
42:57qui a trois flics
42:58qui lui sautent dessus
42:58et qui est blessé
42:59c'est des gens
42:59qui sont dans un attroupement
43:01dans lequel il y a des violences
43:02et qui y restent
43:04et qui y participent
43:05voilà
43:06alors on pourrait toujours dire
43:07évidemment
43:08qu'on préférait
43:09qu'il n'y ait pas de blessés
43:10plutôt qu'il n'y en ait
43:10mais quand le choix
43:11à un moment donné
43:12c'est d'avoir des forces de l'ordre
43:13blessées dans le cadre
43:14de l'exercice de leur fonction
43:15pour protéger l'honnête citoyen
43:16parce que c'est quand même ça
43:17dont on parle
43:17et des gens
43:18qui trouvent ça bien
43:19de rester au milieu
43:20d'attroupements violents
43:21bah oui
43:22il y a des blessés
43:23et donc je suis désolé
43:23à un moment donné
43:24il faut choisir son camp
43:26Mario Maréchal
43:27vous évoquiez la possibilité
43:29d'accéder au pouvoir
43:29pour Marine Le Pen
43:30il y a un grand congrès
43:32qui va se tenir
43:32la semaine prochaine
43:33est-ce que vous serez présente ?
43:35Oui
43:35tout à fait bien sûr
43:36je suis un soutien de Marine Le Pen
43:38donc vous l'avez compris
43:39dans cette campagne
43:39donc ça me paraît logique
43:40dès que là
43:40au premier grand meeting
43:42de lancement de sa campagne
43:42pour prendre la parole ?
43:44Écoutez ça n'est pas prévu
43:45voilà ça n'est pas prévu
43:46à l'heure où je vous parle
43:47Vous le souhaiteriez ?
43:49Moi je ne cours pas
43:50derrière les temps de parole
43:51dans les meetings
43:51vous savez je pense que
43:52je suis là devant chez vous
43:53vous allez beaucoup me voir
43:53dans les mois à venir
43:54donc c'est pas une demande
43:56particulière de ma part
43:57mais si on considère
43:58que c'est utile
43:58ou nécessaire
43:59que je prenne la parole
44:00je le ferai volontiers
44:00Il y a eu un petit proco
44:01on ne savait pas trop
44:02si vous alliez venir ou pas
44:03on attendait un peu tout
44:03et son contraire
44:04Je ne sais pas pourquoi
44:05parce qu'en l'occurrence
44:06chaque fois que la question
44:06m'a été posée
44:07depuis des semaines
44:07sur les plateaux
44:08j'ai répondu que j'y serais
44:09donc je ne vois pas pourquoi
44:10il y aurait un quelconque malaise
44:11sur le sujet
44:13Quelle place pour vous
44:13dans cette campagne ?
44:15Celle que j'ai aujourd'hui
44:16c'est-à-dire de fait
44:17un soutien de Marine Le Pen
44:18qui va tenter
44:19de convaincre les Français
44:21partout où elle le peut
44:23une alliée
44:24qui porte aussi
44:25une singularité
44:26dans cette coalition
44:26et qui donc
44:28veut aussi
44:29aller au-delà
44:30si je puis dire
44:30du RN
44:31ça me semble important
44:32et puis quelqu'un
44:33qui va contribuer aussi
44:35je l'espère
44:35à pouvoir créer des liens
44:36au niveau européen
44:37parce que moi je ne suis pas
44:38tout à fait dans le même groupe
44:39que le Rassemblement National
44:40je suis aux côtés
44:41de Giorgia Meloni
44:41et de Fratelli d'Italia
44:43et je crois que c'est très important
44:44de rappeler que dans cette élection
44:45il y a l'élection présidentielle
44:46il y a l'élection législative
44:48mais il y a quasiment
44:48un troisième tour
44:49qui est le Conseil Européen
44:50qui est un enjeu central
44:51et donc demain
44:52construire une alliance
44:54qui pourrait voir
44:55un couple franco-italien
44:56par exemple
44:57entre Giorgia Meloni
44:58et Marine Le Pen
44:59pour réorienter l'Union Européenne
45:00dans la bonne direction
45:00Jordan Bardella est toujours cité
45:02pour cibler par Mediapart
45:03pour des accusations
45:05de propos antisémites
45:08qui lui sont prêtés
45:08est-ce qu'aujourd'hui
45:09il est devenu un poids politique
45:10pour Marine Le Pen ?
45:11Non, non, non, pas du tout
45:13et d'ailleurs Marine Le Pen
45:15le défend et soutient et maintient
45:17qu'il sera son Premier ministre
45:18en cas de victoire
45:19je rappelle qu'aujourd'hui
45:20Vous le souhaitez toujours vous aussi ?
45:22Oui, bien sûr
45:22je n'ai aucune raison
45:24de douter de la parole
45:24de Jordan Bardella
45:25si vous voulez
45:25on est dans une situation
45:27où on a le président
45:28du Rassemblement National
45:29qui conteste formellement
45:30les accusations
45:30qui lui sont faites
45:31un média d'extrême gauche
45:33qui porte des accusations
45:35donc j'ai envie de dire
45:36aujourd'hui
45:36c'est sa parole contre la leur
45:38et rendez-vous devant les tribunaux
45:39mais c'est vrai que
45:40je ne vous cache pas
45:41Il se passe quoi justement
45:42si on se rend compte
45:43qu'il a menti
45:44qu'est-ce qui se passe pour lui
45:45qu'est-ce que Marine Le Pen
45:46doit faire sans séparer ?
45:47Non mais permettez-moi
45:48de ne pas me projeter
45:48dans une situation de mensonge
45:50qu'il conteste formellement
45:51voilà moi je ne crois pas
45:52que Jordan Bardella ait menti
45:55puisque s'il avait osé
45:57on va dire mentir
45:57ça lui porterait
45:58très gravement préjudice
45:59donc je crois totalement
46:01à sa sincérité
46:01Merci Marion Mechal
46:02d'avoir été notre invitée
46:03l'édition
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