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  • il y a 10 heures
Marion Maréchal, eurodéputée et présidente du mouvement Identité-Libertés était l’invitée de BFM Politique ce dimanche 18 octobre.

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Transcription
00:00Je le redis, en l'état, le gouvernement a perdu le contrôle.
00:04Ça, il faut quand même l'admettre.
00:05Je veux dire, le témoignage de ce commerçant, juste avant, on est la démonstration.
00:08Nous avons énormément d'endroits où il y a des commerçants qui se sont retrouvés seuls,
00:12qui ont appelé la police et qui n'ont pas pu voir d'intervention pour les protéger.
00:16On entendra des témoignages.
00:17Absolument. On a vu d'ailleurs des images extrêmement choquantes de commerçants
00:20qui ont tenté de se défendre en sang avec un courage incroyable.
00:23Et pourquoi je vous dis ça ? C'est extrêmement grave.
00:25Parce que l'étape suivante, ce sera l'autodéfense.
00:28C'est ce qui s'est passé en Nouvelle-Calédonie, en 2024.
00:31Ça veut dire que quand l'État a perdu le contrôle et n'a plus été en capacité de protéger
00:34les citoyens,
00:35vous verrez demain des citoyens qui se défendront eux-mêmes.
00:38Et je vais vous dire, ce sera bien légitime.
00:39Donc ça, c'est très important de le dire.
00:41Et nous sommes victimes à travers cela.
00:42Ça veut dire que vous n'attendez plus rien de l'État et que vous pensez, vous appelez les commerçants
00:46à s'armer ?
00:48Non, je ne dis pas ça. Je dis que l'État n'a pas fait le nécessaire.
00:51Parmi les choses qu'il eût été nécessaire de faire, me semble-t-il,
00:54au regard de toutes les informations que nous avions,
00:56notamment des services de renseignement ou même des différents appels aux émeutes,
00:59au rassemblement et à la violence venus de toutes parts,
01:02eh bien, il aurait fallu décréter en amont l'état d'urgence.
01:05Vous pensez qu'il fallait décréter l'état d'urgence ?
01:06Bien sûr.
01:07Il aurait fallu anticiper la possibilité de mettre en place un couvre-feu
01:11pour éviter que les pillages puissent se prolonger de fait,
01:14ou en tout cas les limiter la nuit et encore davantage le lendemain.
01:17Ça n'a pas été fait et c'est évidemment un tort.
01:19D'autant plus un tort que quand on rétorque cela à Laurent Nunez,
01:22j'ai vu dans une interview,
01:23il est quasiment outré qu'on puisse évoquer cette possibilité.
01:26Mais excusez-moi, on répond précisément au cadre de la nécessité d'un état d'urgence
01:30puisque c'est un grave risque de troubles à l'ordre public.
01:33Merci.

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