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  • il y a 9 heures
Eliot Deval revient, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Vous voulez réagir ? Appelez le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d’Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur grandes thématiques développées dans l'émission du jour.

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Transcription
00:00Eliott de Valais-Vous, il est midi 33 sur Europe, un merci d'être avec nous pour la dernière demi
00:04-heure d'Eliott de Valais-Vous,
00:06édition spéciale après cette journée de chaos inédite dans toute la France, pillage, incendie et violence.
00:11Sur WhatsApp aussi, on a aussi de nombreux messages, on a un message d'une auditrice Isabelle qui habite en
00:16Allemagne depuis 2009
00:17et qui rebondit sur vos propos de début d'émission et l'autre sur l'image que renvoie la France
00:22à l'étranger chez nos voisins allemands.
00:23C'est la compréhension totale sur ce qui se passe dans notre pays aujourd'hui.
00:26Hier dans la nuit, Sébastien Lecornu, accompagné du ministre de l'Intérieur et du préfet de police de Paris,
00:32est allé saluer les forces de l'ordre. Le Premier ministre a dressé le bilan de cette journée noire.
00:37Alors, il faut être prudent parce que c'était un bilan hier soir et il a bien évolué ce bilan.
00:44On est à plus de 1800 interpellations et 500 policiers et gendarmes ainsi que sapeurs-pompiers blessés.
00:54Je vous propose d'écouter Sébastien Lecornu.
00:57Après, derrière, il y a un combat politique évidemment à mener.
00:59Je le dis là aussi, on voit bien le débat tel qu'il s'est installé depuis maintenant trois semaines.
01:06En inversant les choses, en donnant l'impression au fond que c'est la police qui serait source de désordre,
01:11que c'est la police qui serait source de violence, avec d'ailleurs une part de notre jeunesse qui a
01:14fini par y croire.
01:15Donc moi, je le dis aussi avec beaucoup de solennité, c'est désormais le moment aussi de choisir son camp.
01:19Soit on est dans le camp de la République et donc des forces de l'ordre, soit on est du
01:23côté des casseurs,
01:24soit on est du côté de ces des ceux qui ont un projet violent pour la République et contre la
01:27République.
01:27Mais maintenant, l'ambiguïté, les changements de position, attiser la violence le lundi pour mieux la condamner le vendredi
01:34tout en disant au milieu de la semaine que ce sont les policiers ou le préfet de police de Paris
01:38qui réorganisait lui-même le chaos,
01:40je pense que là, on est désormais sur un point de non-retour.
01:42– Dans quelques instants, je vous ferai écouter également le maire de Limoges
01:46qui a réagi ce matin après l'incendie criminel qui a touché son édifice
01:53et vous avez vu tous cette image du clocher qui s'est effondré de la mairie de Limoges.
01:59Vous voulez qu'on l'écoute maintenant ? Alors écoutons-le maintenant, le maire de Limoges.
02:04– Vous savez, quand les policiers nationaux me disent
02:06« Monsieur le maire, il est 15h10, dans 20 minutes on n'a plus de munitions,
02:10il y a bien quelqu'un qui les distribue les munitions, il y a bien une chaîne hiérarchique
02:13derrière tout ça. » Donc hier, la police nationale, la police républicaine de ce pays
02:17à Limoges, dans la deuxième ville du Grand Sud-Ouest, aurait eu les moyens de lutter
02:21contre la progression des Black Blocks, jamais l'hôtel de ville n'aurait été incendié, jamais.
02:24Et donc oui, j'en veux évidemment aux autorités hiérarchiques qui n'ont pas su donner les moyens
02:32à notre police républicaine, les moyens de lutter contre des gens extrêmement déterminés
02:36parce qu'à l'intérieur de ce mouvement, il faut bien comprendre, il y a des gens qui manifestent
02:39pour des causes qui sont d'ailleurs, qui peuvent être considérées comme légitimes pour certains,
02:43qui ont manifesté pacifiquement tout au début de la manifestation.
02:47Vous avez des jeunes en cherche, en mal de sensations fortes, qui viennent dégrader,
02:51casser parce que c'est une forme d'amusement et là on est dans la bêtise humaine la plus crasse.
02:56Et puis vous avez un troisième groupe qui est cette ultra-gauche clairement préparée,
03:02clairement habillée pour aller faire la guerre aux flics lorsqu'ils sont rentrés dans l'hôtel de ville.
03:08Ils ont interpellé un agent de la loge qui gagne 1500 euros par mois à peu près, vous voyez,
03:14on va te crever. Il y a eu des menaces de mort à l'encontre des élus qui étaient présents,
03:18vous allez tous cramer. Donc oui, et ce qu'on est en train d'essayer de déterminer,
03:23si vous voulez, c'est s'il y a eu préméditation ou pas, parce que la façon dont ils sont
03:27rentrés
03:27pour allumer le feu, on ne découvre pas le soupirail juste en arrivant sur site le premier jour.
03:32Ils avaient des moyens avec eux qu'on ne trimballe pas dans un sac à dos.
03:36Un bélier de 200 kilos, des parpaings, des projectiles jetés en masse,
03:40toutes les vitres que vous voyez sur les images ont été cassées en moins de 10 minutes.
03:43Donc il y avait une préméditation quasi certaine de cette opération et il y a eu beaucoup de violence
03:49et beaucoup, beaucoup, beaucoup de préparation sur cette opération-là,
03:54de la part de groupuscules clairement identifiées.
03:56Voilà, donc moi aujourd'hui j'attends de l'État qui change de doctrine face à ces Black Globes,
04:01parce que ce qu'on a vécu là à Limoges, c'est pour demain dans beaucoup d'autres endroits
04:04si on ne change pas de doctrine vis-à-vis de ces classeurs et vis-à-vis de ces Black
04:08Globes.
04:09C'est un témoignage absolument sidérant.
04:11Et c'est là où on voit qu'on bascule dans l'insurrection, qu'on n'est pas seulement dans
04:15la violence,
04:15c'est l'insurrection, c'est-à-dire que l'organisation derrière.
04:20Donc c'est bien des violences insurrectionnelles.
04:23Alexandre Bompard, le président de la Fédération du Commerce et de la Distribution,
04:26a estimé ce dimanche à 1500 le nombre de commerces directement touchés par les violences
04:32de la manifestation de la veille contre la vie chère,
04:34pour une facture de plusieurs centaines de millions d'euros de dégâts.
04:40Ça ne concerne que les commerces.
04:42Donc en fait, en une journée, on va peut-être toucher le milliard.
04:44On aura le milliard très probablement, puisque ne serait-ce que le beffroi de l'hôtel de ville de Limoges,
04:50ça va coûter au moins des centaines de millions d'euros également.
04:53Il y a aussi eu des préfectures qui ont été attaquées, etc.
04:57L'hôtel de ville de Marseille aussi.
04:59Donc on est vraiment sur des dégâts qui sont très très lourds et qui sont massifs.
05:01Donc oui, on fera le chiffrage en temps voulu et on verra ce que nous diront les autorités.
05:06Mais je n'exclus absolument pas, je suis même certain, qu'on dépassera le milliard d'euros.
05:09Après l'affaire Noël, c'était un milliard, je crois.
05:11Oui, mais c'était en plusieurs jours.
05:12Mais c'est en plusieurs jours.
05:13Là, c'est en quelques heures.
05:14En quelques heures, un milliard de dégâts.
05:17En quelques heures, 500 forces de l'ordre et pompiers qui ont fini blessés.
05:22Plusieurs policiers ont fini aussi à l'hôpital.
05:25Pour l'ensemble des gilets jaunes, sur les 33 semaines de gilets jaunes, c'était 2000.
05:28Donc vous vous rendez compte, 25% du nombre de policiers qui ont été blessés
05:33a été atteints en une seule soirée, une seule journée hier.
05:38Je voudrais qu'on écoute Laurent Oberton qui pointe la responsabilité de la France insoumise
05:43et d'Emmanuel Macron.
05:44Il était l'invité ce matin de la matinale d'Europe 1 orchestrée par Maël Laurent.
05:49Voilà, c'est l'aboutissement de ce que Mélenchon appelle de ses voeux.
05:53La nouvelle France qui va abattre la citadelle, et en passant les commerçants,
05:57et en passant les honnêtes gens, et les policiers, et les gendarmes.
06:01Enfin, il faut quand même savoir que depuis le début de ce mouvement,
06:04ce mouvement qu'on présente encore comme social,
06:07le nombre de policiers et gendarmes blessés a dépassé celui consécutif aux émeutes
06:13après la mort de Naël Mezrouk, qui était déjà absolument faramineux.
06:16On se rapproche du record historique des Gilets jaunes.
06:19Et pour moi, il y a cette double responsabilité majeure,
06:23celle de la France insoumise, parce que ça fait des années
06:25qu'ils appellent à désarmer les garants de l'ordre public
06:28quand ils ne les traitent pas d'assassins et de sauvages,
06:31pour reprendre les mots du député Thomas Porte.
06:33Et il y a la responsabilité du président de la République,
06:36qui a lâché publiquement ses policiers,
06:38qui a sous-entendu qu'ils étaient excessifs, qu'ils devaient faire preuve d'empathie.
06:42Et finalement, quand on veut maintenir le désordre,
06:44quand on veut prolonger cette doctrine de maintien de l'ordre à zéro bavure,
06:49eh bien on sacrifie les policiers et les gendarmes à la rue.
06:52Et on va écouter Éric Coquerel,
06:54qui ce matin, évidemment, chargeait les forces de l'ordre, bien sûr.
06:59La France est à feu et à sang,
07:01et le problème c'est les forces de l'ordre, Éric Coquerel.
07:03D'abord été gâchée à l'origine,
07:06par ceux qui ont voulu qu'elle dégénère de cette manière-là.
07:09La veille de la manifestation, de cette manifestation,
07:13on réautorise les grenades assourdissantes qui avaient été interdites.
07:18Les cases qui ont eu lieu à République dès le matin étaient très minimes,
07:21et ne nécessitaient pas que la place de la République
07:24et les manifestants qui étaient dans les rues adjacentes soient chargés.
07:27Quand vous êtes manifestant, vous venez manifester pacifiquement,
07:30ce n'est pas le problème,
07:31mais vous avez quand même subi depuis des jours une répression policière
07:34qui à chaque fois est de plus en plus dure.
07:36Vous arrivez et que vous êtes aspergé d'acrymogène.
07:38Quand vous avez affaire à ça,
07:40le problème c'est qu'après, même à certain moment,
07:42ça peut-être vous choquer,
07:43mais vous avez même des expressions de solidarité
07:45qui peuvent se faire avec d'autres gens à côté de vous
07:47qui ont des intentions qui ne sont pas les grosses.
07:49Cette gestion du maintien de l'ordre, je le répète,
07:52la responsabilité première, je vous le répète,
07:55elle revient au gouvernement.
07:57Et pour l'ensemble de son homme, franchement,
07:59M. Nunez, au lieu d'aller chercher tel ou tel responsable,
08:02devrait démissionner.
08:04Alors, Éric Coquerel,
08:05qui jette de l'huile sur le fleu en permanence,
08:09mais quand est-ce que les politiques vont avoir le courage
08:12de dire tout haut ce que des millions de Français pensent tout bas,
08:14c'est qu'on a des artisans de l'attention,
08:17de la violence,
08:18avec ce type de discours-là ?
08:20Là où certains pourraient se rejoindre,
08:23non pas sur la manière dont ça a été fait,
08:25mais sur la question des responsabilités,
08:27c'est que je ne vois pas comment Laurent Nunez,
08:29puisque les policiers ont été débordés hier,
08:31pourraient rester place Beauvau,
08:34après avoir dit le 6 octobre dernier,
08:37au début de la manifestation lycéenne et des violences,
08:41on arrive à gérer,
08:43on n'est pas débordés,
08:45vous allez l'entendre,
08:47lorsque les policiers sont débordés,
08:49c'est que lorsqu'il y a des pillages,
08:51bon ben là, on a eu des pillages
08:53à l'échelle nationale,
08:54et force est de constater
08:57que les autorités n'avaient pas mis en place
09:01un dispositif suffisamment étoffé
09:05pour venir éradiquer,
09:08juguler, en quelque sorte,
09:10ces violences-là.
09:13Donc on écoute Laurent Nunez,
09:15qui le 6 octobre dernier,
09:17expliquait ce que c'était en gros
09:18une faillite sécuritaire quand on était place Beauvau.
09:21Quand vous avez des émeutiers,
09:23quand vous avez des dégradations qui sont commises,
09:25il y a des interventions de police.
09:26Ce n'est pas pour ça qu'on a perdu le contrôle.
09:30Perdre le contrôle,
09:31c'est si jamais vous aviez des hordes de personnes
09:32qui défilaient dans les centres-villes,
09:34qui pillaient les magasins,
09:35qui commettaient des exactions.
09:36Chaque fois qu'il y a des commencements d'action,
09:38il y a des interventions de police,
09:39et on y met un terme très rapidement.
09:42Vous savez, hier,
09:42il y a eu énormément de déambulations sauvages
09:44dans les centres-villes,
09:45ça s'est produit à Paris,
09:46ça s'est produit dans certaines grandes villes.
09:48Il y a eu systématiquement
09:49des interventions de police,
09:50pour y mettre un terme,
09:51et mettre un terme au pillage.
09:53Et c'est ça, maintenir l'ordre public.
09:54Et donc, de ce point de vue,
09:55oui, la situation,
09:56évidemment, elle est sous contrôle.
09:57Mais ça ne veut pas dire
09:58qu'il n'y a pas d'exaction, malheureusement.
10:00Il a défini ce qu'était une perte de contrôle
10:04quand on était aux manettes d'un ministère.
10:06Oui, mais politiquement,
10:07comment voulez-vous qu'un Premier ministre
10:09aussi fragilisé que Sébastien Lecornu,
10:13qui lui-même le dit,
10:15je suis vraiment dans une grande précarité politique,
10:18comment voulez-vous que ce Premier ministre,
10:20qui n'est même pas sûr de faire voter son budget,
10:22et qu'il ne sera pas voté, d'ailleurs, le budget,
10:24qui n'est même pas sûr de ne pas faire l'objet
10:26d'une motion de censure,
10:27puisse se permettre le luxe
10:28de changer de locataire de la place Beauvau.
10:32C'est pour ça que je disais tout à l'heure,
10:33le pouvoir est vacant.
10:35Il est midi 44,
10:37on revient dans quelques secondes sur Europe 1
10:39pour la dernière partie d'Eliott de Valevaux,
10:41et on va, dans cette dernière partie,
10:43laisser la parole aux auditeurs.
10:45Donc prenez votre téléphone,
10:4601 80 20 39 21,
10:49vous avez été témoin de ces violences,
10:52vous avez également assisté impuissant,
10:54peut-être même devant le poste de télévision,
10:56à ces violences.
10:58Vous êtes en colère,
11:00vous avez envie de réagir,
11:01vous avez envie de donner votre regard,
11:03et votre avis sur le sujet,
11:04Eliott de Valevaux,
11:05cette émission est faite pour vous,
11:06n'hésitez pas à nous appeler sur WhatsApp,
11:09vous avez des messages.
11:10On a de nombreux messages,
11:11et je pourrais en lire justement un juste à la sortie,
11:13juste après la pause,
11:14Eliott de Valevaux continue pour une dernière partie,
11:16jusqu'à 13h,
11:16restez avec nous.

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