00:00Quoi faut-il s'attendre la semaine prochaine alors que le ras-le-bol des Français se fait de plus
00:05en plus intense ?
00:06La colère lycéenne étudiante, elle se fait entendre difficilement parce que pourrie par des militants d'ultra-gauche.
00:14Dans le pays, les blocages et les rassemblements devraient encore se poursuivre la semaine prochaine,
00:18malgré les annonces récentes d'un gouvernement impuissant.
00:23Voyez le sujet, écoutez attentivement le sujet, il est signé Astrid Yalik.
00:27Si la mobilisation lycéenne semble s'essouffler, les appels à poursuivre le mouvement continuent de circuler,
00:33notamment sur les réseaux sociaux.
00:36Premier rendez-vous, mardi 13 octobre, à Paris, plusieurs assemblées générales appellent à rejoindre Matignon
00:42pour interpeller directement le Premier ministre Sébastien Lecornu le jour de l'examen du budget à l'Assemblée nationale.
00:49Objectif, faire entendre leurs revendications et peser sur les choix budgétaires du gouvernement.
00:54Non, M. Lecornu, l'heure n'est pas à une pseudo-concertation dans les établissements
00:58et à l'ouverture de vagues chantiers sans budget.
01:00Les revendications sont claires.
01:02Création de postes d'enseignants, diminution du nombre d'élèves par classe,
01:05abandon de parcours sup, droit aux bourses, aux APL,
01:09gratuité de l'enseignement, rénovation et entretien des bâtiments scolaires, démocratie lycéenne.
01:14Plusieurs organisations étudiantes ont également voté une motion en Assemblée générale
01:18pour soutenir ce rassemblement.
01:19C'est notamment le cas sur les campus de Paris-Panthéon-Sorbonne,
01:23de Sciences Po-Saint-Germain-en-Laye et de l'Université Paris-Nanterre.
01:27L'appel est relayé par plusieurs syndicats.
01:29Nous demandons à rencontrer le Premier ministre pour lui répéter clairement nos revendications.
01:33Mais certains regardent déjà plus loin, notamment vers le samedi 17 octobre.
01:37À Bastille, une banderole annonçait déjà cette prochaine échéance.
01:41Certains jeunes pourraient rejoindre ce mouvement pour ainsi élargir leurs revendications.
01:45– Nous n'avons pas de boule de cristal, Éric Revelle,
01:48mais il y a évidemment des rendez-vous qui peuvent inquiéter les autorités.
01:51– Ben oui, mardi prochain.
01:52Et je vais vous dire, à mon avis, pourquoi il va y avoir des émeutes ?
01:55Pour deux raisons.
01:55La première raison, c'est que la violence a payé d'une certaine manière.
02:00Je mets de côté les revendications légitimes, comme vous l'avez fait, Éliott.
02:05– Tu casses, tu reçois.
02:06– Mais oui, puisque notre grand ministre de l'Éducation nationale,
02:10qui est l'ancien DRH du ministère de l'Éducation nationale,
02:14il a sorti 3000 enseignants de son chapeau magicien.
02:19Vous voyez, il y avait le magicien qui sort un lapin,
02:21lui, il sort 3000 postes.
02:24Puis, deuxième raison pour laquelle ça va être, à mon avis, dur, mardi.
02:27Quand vous avez le président de la République,
02:29qui explique que la police devrait faire œuvre de plus d'empathie
02:34et de plus de pédagogie, d'une certaine manière,
02:37vous donnez raison aux violents, aux casseurs et à l'extrême-gauche.
02:42Donc, il n'y a aucune raison que ça s'arrête mardi.