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  • il y a 4 minutes
Eliot Deval revient, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Vous voulez réagir ? Appelez le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d’Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur grandes thématiques développées dans l'émission du jour.

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Transcription
00:00Europe 1, 11h-13h, Eliott de Valais-Vous.
00:06Je lui dis tous les jours à Émilie Dès de supporter le Paris Saint-Germain pour se retrouver enfin sur
00:12le toit de l'Europe, mais elle préfère supporter l'Olympique de Marseille.
00:16Midi 4 sur Europe 1 pour Eliott de Valais-Vous.
00:20Merci d'être avec nous si vous nous rejoignez.
00:22Et c'est vrai qu'au cœur de notre émission, c'est la colère des Français.
00:27C'est parce que les prix du carburant explosent, parce que l'énergie également, parce que les prix de l
00:32'alimentation aussi s'envolent.
00:34Et donc le pouvoir d'achat des Français est miné.
00:38Il y a énormément de témoignages et je vous remercie de prendre votre téléphone, d'appeler au 01 80 20
00:4439 21.
00:45On sera dans quelques instants avec Vincent ou encore Chantal.
00:50Et dans ce contexte-là, parce que le nerf de la guerre, c'est le budget, c'est de savoir
00:54si on va faire des économies.
00:56J'ai quand même l'impression qu'on nous enfume un peu.
00:59Et c'est pour ça que, Pascal Delima, vous êtes toujours avec nous.
01:03Vous êtes chef économiste pour BKMC, Business Knowledge Management Consulting.
01:09Et j'ai besoin de comprendre si, oui ou non, Sébastien Lecornu veut faire 54 milliards d'économies,
01:17ce qui est vendu ci et là dans les médias.
01:20Je vous propose d'écouter le sujet de la rédaction d'Europe 1, puisque beaucoup de politiques ont répondu à
01:27Sébastien Lecornu,
01:29qui entend faire 54 milliards d'efforts.
01:33C'est l'effort budgétaire envisagé par Sébastien Lecornu pour le prochain projet de loi de finances,
01:37avec une promesse également, la stabilité fiscale.
01:42Alors qui va passer à la caisse, se serrer la ceinture ?
01:44Ce midi, on vous explique tout quant aux retraités qui participeront aussi à un effort inférieur à 6 milliards.
01:53C'est intéressant de savoir et de démêler le vrai du faux.
01:57C'est la patronne de la CGT qui bondit en premier.
01:59Le gel du point d'indice des fonctionnaires est un scandale, estime Sophie Binet,
02:03qui promet déjà une journée noire le 29 septembre.
02:06Le porte-parole du Parti Socialiste lui dénonce une potion d'austérité
02:10et affirme que son parti propose l'inverse.
02:12Fabien Roussel renchérit, c'est un budget de casse sociale fait pour les riches,
02:16déclare le communiste.
02:17Chez LFI, où la censure est déjà brandie, leur chef de file, Mathilde Panot,
02:21dénonce un budget, je cite, qui va faire souffrir les gens.
02:25Un barou d'honneur macroniste, selon l'insoumis Éric Coquerel,
02:28patron de la commission des finances à l'Assemblée,
02:30où sauf obstruction parlementaire, il n'y aura pas de passage en force du texte,
02:34tempère le corps nu.
02:35Mais le Premier ministre alerte, à 7 mois de l'élection présidentielle,
02:40« Aucun candidat ne souhaite, dit-il, un désordre hors de contrôle ».
02:44Alors, Pascal Delima, je voudrais qu'on prenne quelques instants, s'il vous plaît,
02:48pour savoir si, oui ou non, ce gouvernement compte faire 54 milliards d'économies,
02:55ce qui serait quasi historique en 10 ans.
02:58Quasi historique, il faut bien comprendre ce que ça veut dire, ces 54 milliards.
03:01Un petit rappel pédagogique en une seconde.
03:03Quand on dit qu'on fait des économies de dépenses,
03:06si les impôts restent à niveau égal, puisque c'est ce qui est dit,
03:09on continue d'augmenter le déficit.
03:11Il faut le rappeler sur le terrain pédagogique,
03:13une économie de dépenses, c'est une dépense.
03:15Donc ça, c'est un premier point.
03:17Deuxième point, sur les 54 milliards, c'est sans mesure corrective.
03:21C'est-à-dire que si on continue comme ça,
03:23sans aucune politique économique,
03:25sans aucun vote budgétaire,
03:27sans aucune dépense économisée ciblée,
03:30on arriverait à 54 milliards.
03:32C'est ce que dit le gouvernement.
03:33Mais 54 milliards, ça fait 6,5% de déficit.
03:38Donc ce n'est pas possible.
03:39Et là, elle dit, on ne peut pas laisser filer comme ça le déficit.
03:42Ce n'est pas possible.
03:44Maintenant, il y a quelques 10 milliards de documentés.
03:47C'est le ciblage des retraités,
03:49l'indice des points des fonctionnaires,
03:51où là, il y a un peu d'austérité ciblée catégorielle,
03:54sur ces catégories de population.
03:57Mais c'est pour arriver de toute façon au mieux,
03:59j'espère que je suis clair,
04:00à 5% en 2027.
04:02Est-ce que c'est une grosse austérité générale ?
04:06Ce sera de l'austérité générale
04:07quand on fera un budget à 2%.
04:09Donc il y a de l'austérité ciblée,
04:11mais il y a surtout une très mauvaise compréhension
04:13de ce que signifient ces 54 milliards.
04:1554 milliards, c'est,
04:17ah bah oui, il faut qu'on bouge,
04:18parce que de toute façon, si on ne fait rien,
04:19le déficit, il dégringole, il explose complètement.
04:22Voilà, c'est ça l'idée.
04:24Donc, pour résumer,
04:25Pascal Delima, je vais essayer de l'imager
04:31pour les auditeurs d'Europe 1.
04:35Habituellement, j'ai 100 euros de budget,
04:38de dépenses publiques,
04:39et pour équilibrer ces 100 euros de dépenses publiques,
04:44pour que ça soit à l'équilibre total,
04:46j'ai 100 euros de recettes,
04:48c'est-à-dire de fiscalité.
04:49Exactement.
04:49Sauf que là,
04:51c'est pas du tout ça qui est fait.
04:53Pas du tout.
04:53C'est, par exemple,
04:55je prends 105 ou 110 euros de dépenses publiques,
04:59et j'ai 90 euros de fiscalité.
05:01Donc, j'ai un delta très important.
05:03Exactement.
05:04C'est un delta qui explose,
05:05sinon on ne fait rien.
05:06Écoutez,
05:07voilà qui me paraît clair,
05:09Vincent est avec nous
05:10et il nous appelle depuis l'Île-de-France.
05:1355 ans, Vincent.
05:15Bonjour, Vincent.
05:17Bonjour à tous.
05:17Bonjour, Elliot.
05:19Alors, c'est toujours difficile quand on parle du budget
05:21parce qu'on parle à coût de milliards,
05:23c'est peut-être,
05:24c'est pas suffisamment concret pour les gens.
05:26J'ai quand même l'impression qu'aujourd'hui,
05:28plus que jamais d'ailleurs,
05:29les Français ne sont pas dupes
05:31de la situation économique catastrophique
05:33dans laquelle nous sommes,
05:34et j'ai l'impression que Vincent a coupé la connexion,
05:39donc on va essayer de le reprendre.
05:41Donc, c'est Sébastien Ligné qui va répondre à la place de Vincent.
05:43Vous avez une trentaine d'années,
05:45mais vous avez le physique d'un cinquantenaire,
05:47donc vous pourrez répondre à la place de Vincent.
05:48Je pense que c'est Sébastien Ligné.
05:52Sur cette question du budget, de l'économie,
05:55c'est vrai que j'ai l'impression quand même
05:56que les Français sont passionnés aussi par ces questions-là.
05:58Totalement.
05:59Qui peuvent paraître si lointaines parfois.
06:01Et d'ailleurs, ça se voit dans les fameux sondages
06:03sur les préoccupations des Français
06:05à l'approche d'élections présidentielles.
06:06Vous prenez en 2017, première élection d'Emmanuel Macron,
06:09le budget et la question de la rigueur budgétaire
06:11n'est même pas dans le top 10 des préoccupations des Français.
06:14Il y avait un seul candidat qui portait réellement cette proposition,
06:17c'était François Fillon.
06:18On voit dix ans plus tard qu'aujourd'hui,
06:20la question du budget,
06:21notamment depuis le déclenchement de la guerre en Ukraine,
06:23devient un vrai sujet de préoccupation
06:25et un vrai sujet de vote,
06:27un moteur de vote.
06:29Aujourd'hui, il est largement dans le top 10 des préoccupations.
06:31Ce qui a notamment entraîné ce réveil,
06:34c'est, souvenez-vous, post-dissolution,
06:37on s'aperçoit que Bruno Le Maire
06:39a tenté de prévenir Emmanuel Macron d'un dérapage,
06:42que des chiffres ont été mal calculés
06:43et qu'il y a un dérapage historique des comptes de l'État.
06:46Et à partir de ce moment-là,
06:47il y a une prise de conscience.
06:48On peut aussi dire, par exemple,
06:49que le succès phénoménal du livre de Sarah Knafow,
06:52qui a dépassé les 100 000 exemplaires en espace d'une semaine,
06:55démontre bien de cette appétence.
06:56Les Français sentent qu'on leur a caché des choses
06:59pendant des années sur les comptes de l'État
07:00et ils veulent des réponses.
07:01– Midi 11, on a une petite minute avec vous, Vincent.
07:05– Oui, bonjour à tous.
07:06Désolé, j'étais un petit peu un libre et je me suis arrêté.
07:09– Il n'y a pas de problème, Vincent.
07:10On est pressé un tout petit peu par le temps
07:12parce qu'après, on va revenir sur cette étude
07:14absolument passionnante à découvrir
07:17dans les collottes du Figaro Magazine,
07:18la démographie qu'elle France en 2050.
07:21Et nous sommes avec le responsable des études
07:24de l'Observatoire de l'immigration et de la démographie
07:27sur ce plateau.
07:29Et on va pouvoir en parler en longueur
07:32avec Simon Villegas.
07:34Mais revenons sur le pouvoir d'achat,
07:36ce sera le mot de la fin,
07:37sur ce quotidien qui devient
07:39quasiment mission impossible pour les Français.
07:41– Alors, je ne vais peut-être pas vous surprendre,
07:43moi je suis comme beaucoup de concitoyens
07:45un peu en colère,
07:46parce qu'encore une fois,
07:48ce sont les Français qui sont,
07:50on va dire maintenant, sommés de payer
07:53aux actifs de travail davantage,
07:56aux familles, on va leur demander
07:57d'absorber toujours plus de charges.
08:00Aux retraités maintenant,
08:01on s'attaque à eux alors qu'ils ont payé
08:03toute leur vie,
08:04ils vont voir leur pension mise à contribution.
08:07Et pendant ce temps-là,
08:09je pense réellement,
08:10il y a une question essentielle
08:12qui reste toujours,
08:13mais toujours sans réponse.
08:15Quelles économies,
08:16mais réellement,
08:17moi je suis chef d'entreprise,
08:18mais quelles économies structurelles
08:19l'État est-il réellement prêt à réaliser
08:22sur son propre fonctionnement ?
08:24À chaque fois,
08:25c'est toujours le citoyen
08:27qui est mis à contribution.
08:28En revanche, l'État,
08:29non.
08:30C'est toujours,
08:30c'est vraiment insupportable.
08:32Aujourd'hui,
08:33on a des gens qui nous ont gouvernés
08:36pendant 30-40 ans,
08:37et aujourd'hui,
08:38leur politique fait qu'ils nous demandent
08:40de corriger leurs erreurs
08:42et de payer encore à nouveau.
08:44– C'est peut-être une question
08:45vraiment en 30 secondes,
08:46quelle économie structurelle
08:49Pascal Delima
08:50fait ce gouvernement
08:51dans le prochain projet
08:52de loi de finances ?
08:53Économie structurelle.
08:55– Structurelle,
08:55il y a la simplification administrative,
08:57il y a la suppression des doublons,
08:59l'évaluation des aides inefficaces
09:01pour les lister.
09:01– Et ça, ça représente combien ?
09:03– Ça, c'est à peu près
09:04une dizaine de milliards d'euros.
09:05Voilà.
09:05Donc, c'est déjà pas trop mal,
09:06quelque part.
09:07Est-ce qu'on va le faire ?
09:08Je ne suis pas sûr,
09:08parce qu'on supprime
09:10des subventions aux entreprises,
09:11il y a un problème clientéliste.
09:13– Oui, il y a une privative
09:13édition qui nous permet
09:14de récupérer 4 milliards.
09:16– Mais c'est un autre sujet.
09:17– La fraude aussi,
09:18la fraude fiscale.
09:18– Ah bah, la fraude fiscale,
09:19c'est un vrai sujet,
09:20vous avez entièrement raison.
09:22– Et social.
09:23– Merci Vincent.
09:24On revient dans quelques instants
09:25pour la suite d'Eliott de Valevou.
09:27Merci Pascal Delima,
09:29chef économiste d'être venu nous voir.
09:30Démographie,
09:31quelle France en 2050 ?
09:33C'était la une du Figaro magazine,
09:35les projections exclusives
09:37de l'Observatoire de l'immigration.
09:39Et le chef des études
09:41est avec nous dans le studio d'Europe.
09:42C'est un sujet qui est essentiel,
09:44mais c'est un sujet
09:45qui est évidemment sous-traité
09:46dans les médias mainstream.
09:47Nous vous expliquons tout
09:49dans un instant.
09:49A tout de suite.
09:50– Et on en parle avec vous
09:50au 01-80-20-39-21.
09:53Vous avez la parole
09:53avec Eliott de Valevou,
09:54de 11h à 13h sur Europe 1.
09:56– Sous-titrage Société Radio-Canada
09:59– Sous-titrage Société Radio-Canada
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