00:00Je vous propose d'ouvrir une page politique avec ce sondage
00:04Opinion Way pour ces news européens publié hier.
00:06La candidate du RN, Marine Le Pen, recueillerait 35% des voix au premier tour de la présidentielle.
00:10Jean-Luc Mélenchon, 15%.
00:12Porté par sa victoire à la primaire, Raphaël Glucksmann le talonne à 13%
00:16devant Édouard Philippe qui recule à 12%.
00:19Du côté de la droite, alors c'est parsemé, vous avez Bruno Retailleau à 6%,
00:22Éric Zemmour et Gabriel Attal à 5%
00:24et David Lysnard qui fait son entrée à 4%.
00:28Donc alors Raphaël Glucksmann, c'est intéressant, il profite de la victoire de la primaire
00:31et même aujourd'hui maintenant il est au-dessus d'Édouard Philippe.
00:34Vincent Roy, Édouard Philippe, qu'est-ce qui se passe ?
00:35Il va falloir à un moment donné, je pense qu'ils prennent aussi une décision
00:37parce qu'on voit que Raphaël Glucksmann a quand même une espèce d'élan.
00:41Édouard Philippe ne fait que s'effondrer et c'est vrai aussi pour Gabriel Attal.
00:44Est-ce que le centre aujourd'hui existe encore dans cette présidentielle de 2017 ?
00:47Ah oui, c'est ça. Est-ce que le centre...
00:48De toute façon, le problème du centre, si vous voulez,
00:52le centre est partout mais la circonférence nulle part.
00:54On n'arrive pas à définir ce qu'est le centre.
00:56Ça va d'où à où le centre ?
00:58Grand clair, qui pourrait le dire ?
01:00Est-ce que ça va de M. Glucksmann à M. Retailleau ?
01:04Est-ce que ça va de M. Attal à M. Retailleau ?
01:11M. Attal a-t-il davantage de points communs avec M. Glucksmann qu'avec M. Philippe ?
01:18M. Philippe a-t-il plus de points communs avec M. Retailleau qu'avec M. Attal ?
01:24Enfin, écoutez...
01:25On s'en sort pas.
01:26Mais attendez, ce sont quand même les questions que les Français se posent.
01:29Parce que vous sentez quand même des nuances.
01:33Au départ, on nous avait vendu quand même M. Attal et M. Philippe
01:37comme pouvant éventuellement marcher main dans la main.
01:41Maintenant, vous avez l'arrivée de M. Lysnard.
01:43Alors, M. Lysnard est à la fois tenté...
01:47Enfin, pourrait tendre la main à Mme Knafot.
01:51Non, mais je vous assure, une chatte y retrouverait pas ses petits.
01:54Pourrait tendre la main à Mme Knafot.
01:56Ou alors, se rallier avec M. Retailleau
01:59qui aurait tendance, d'après ce que j'ai compris hier, à lui ouvrir les bras.
02:04Vous voyez que c'est quand même extrêmement difficile à comprendre.
02:07sauf sur le plan économique, il y a quand même une feuille de papier sur le régalien.
02:11Il y a quand même une feuille de papier à cigarette à mettre entre M. Retailleau et Mme Le Pen.
02:17Donc, vous voyez que les équilibres...
02:18Bon, je pense que pour l'instant, le sondage donne une photographie à l'instant T.
02:23Les gens vont se ranger, je pense.
02:25Il y a 42 candidats actuellement.
02:27Oui, c'est vrai, bien sûr.
02:28Et au bout d'un moment, il va y avoir plus de candidats que d'électeurs.
02:31Donc, il va falloir arrêter le massacre.
02:32Même à droite, c'est très éclaté.
02:34Vous avez Bruno Retailleau à 6%, Zemmour à 5%.
02:36Lysnard à 4%.
02:38Mais c'est vrai qu'à un moment donné, quand on additionne tout ça,
02:40il y a quand même un petit peu de monde.
02:41Et en fait, on se dit, est-ce qu'un candidat à droite
02:43qui n'est pas, évidemment, hors rassemblement national,
02:46est-ce qu'il n'y a pas un candidat qui existe,
02:48qui pourrait justement rassembler ces droites-là ?
02:49Parce qu'économiquement, ils sont quand même plutôt d'accord.
02:52Sur le régalien, c'est ferme quand même de tous les côtés.
02:54Même si, naturellement, du côté d'Éric Zemmour, ça va beaucoup plus loin.
02:57Mais c'est vrai qu'entre Lysnard et Bruno Retailleau,
02:59il y a quand même, je veux dire, une feuille de papier à cigarette
03:01sur énormément de sujets.
03:02Donc en fait, on se dit même, est-ce que s'il y avait,
03:04Yvan Rufol, un candidat à droite unique,
03:07est-ce que cette personne pourrait peut-être même supplanter un Édouard Philippe ?
03:09Je crois, en effet.
03:11Je pense que l'atout viendra d'une radicalité.
03:15Nous assistons à l'effondrement d'un modèle de société,
03:17à l'effondrement d'un système.
03:18Et derrière l'effondrement d'un système,
03:20on assiste à l'effondrement d'un monde politique
03:22qui a cautionné ce système.
03:23et ce monde politique peut se résumer
03:25comme étant celui du bloc central.
03:27C'est le bloc central qui s'effondre sous nos yeux
03:29parce qu'il a cautionné depuis 50 ans
03:31cette société multiculturelle,
03:33cette société ouverte qui n'a pas vu,
03:35effectivement, que le verre était dans le fruit.
03:36Donc il me semble aujourd'hui que,
03:39pour moi, je trouve que la clarification politique s'impose
03:42à travers une gauche radicale,
03:45la France insoumise,
03:46et à travers une droite souverainiste,
03:48disons radicale par équivalent, si vous voulez,
03:52qui serait représentée notamment par le Rassemblement National
03:54et ses alliés.
03:55Et je pense que le choix, maintenant, va se faire là-dedans.
03:57C'est pour ça que je pense, je fais le pari,
03:59enfin, je peux me tromper naturellement,
04:01mais de l'échec d'Édouard Philippe,
04:02pour être encore plus clair,
04:03et je fais le pari de l'échec de tous ceux
04:06qui se réclameront encore de la pérennité
04:08de ce bloc central, de ce centre,
04:10encore une fois, qui a prouvé
04:12qu'il ne répondait plus,
04:13qui a pu répondre, à un moment donné,
04:14à des impératifs,
04:15mais qui, maintenant, devient un obstacle au changement.
04:18Il faut changer de régime,
04:19il faut changer de système, si je puis dire,
04:22et pour cela, il faut accepter la rupture,
04:24sinon la révolution,
04:25pour reprendre le titre de mon livre, en effet.
04:28Mais c'est vrai que les Français auront véritablement
04:30un choix à faire cornelien,
04:32entre, a priori, ces deux formes de radicalité,
04:34ce n'est pas forcément un mauvais mot dans ma bouche,
04:35d'ailleurs, le mot radicalité n'est pas forcément un bon mot.
04:37Non, c'est balai à la racine, radix à la racine.
04:39Et c'est vrai que les Français, on se dit,
04:40quand même, auront un très, très grand choix à faire.