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  • il y a 7 heures
Pascal Praud revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

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Transcription
00:0116h, 18h, Pascal Proébou sur Europe 1.
00:04Est-ce que vous êtes inquiet avec ce qui arrive demain ?
00:06Faut-il craindre des violences incontrôlables ?
00:09Nous sommes sur Europe 1 et vous pourrez écouter l'antenne sur Europe 1 demain également
00:14puisque toutes les équipes de la station sont sur le pied, sur le qui-vive je vais dire.
00:21Le Premier ministre Sébastien Lecornu a convoqué une cellule interministérielle de crise en vue de la mobilisation.
00:26Environ 500 actions sont envisagées et plus de 90 manifestations sont en cours de structuration.
00:33L'entourage du ministre de l'Intérieur Laurent Nunez prévient que les actions de blocage sur des axes structurants,
00:39des équipements majeurs, importants, essentiels ne seront pas tolérés.
00:43Je vous propose d'écouter Laurent Nunez, ministre de l'Intérieur, il était ce matin sur France 2.
00:47Je les ai suspendus pour un type de grenadines assourdissantes, il y en a plusieurs, c'est un type qui
00:50a été suspendu,
00:51celui qui a été utilisé dans les conditions décrites par le parquet de Béthune à Lens.
00:57Donc j'ai suspendu effectivement cette grenadine assourdissante uniquement pour le mouvement lycéen.
01:01Il faut savoir qu'elles sont très peu utilisées.
01:03Demain, s'il devait y avoir des violences urbaines extrêmement graves en marge d'un cortège ou ailleurs,
01:09évidemment ce type d'armement peut être utilisé.
01:11Mais les instructions que j'ai passées sont très claires,
01:14les policiers et les gendarmes doivent pouvoir utiliser l'ensemble des armes intermédiaires à leur disposition.
01:19Ça va de la grenade lacrymogène aux lanceurs de balles de défense,
01:23dans des conditions qui sont celles d'un contexte d'extrême difficulté,
01:28et notamment quand la situation bascule en violences urbaines ou en émeutes.
01:31Il est 17h09, on est avec Kevin.
01:33Alors Kevin, bonjour, j'ai découvert votre visage, parce que vous intervenez également sur l'antenne de BFM, Kevin.
01:40Bonjour, oui, c'est ça exactement.
01:42J'ai vu effectivement, et vous aviez échangé avec Louise Montangon il y a quelques jours.
01:47Alors demain, je rappelle que vous êtes gardien d'immeuble, vous nous appelez régulièrement,
01:51vous avez trois enfants, et vous êtes plutôt un sympathisant et même un militant de la France insoumise.
01:58Oui, tout à fait, et anciennement gilets jaunes.
02:00Voilà, pourquoi demain vous manifestez ?
02:03Pour plusieurs facteurs, la vie qui devient de plus en plus compliquée sous la macronie,
02:10le coût de la vie, on arrive le 15 du mois, on n'a plus rien limite pour aller manger,
02:15on ne vit plus, on survit, il y a une crise sociale dans le pays.
02:20Votre épouse travaille, Kevin ?
02:22Non, on ne travaille pas.
02:23Donc il n'y a qu'un salaire, le vôtre, pour 5 ?
02:27Oui, c'est ça, c'est ça.
02:28Et c'est un salaire que je peux imaginer, gardien d'immeuble, vous gagnez entre 2000 et 2500 euros net,
02:34peut-être ?
02:35Oui, vous pouvez baisser, vous pouvez baisser, entre 1500 et 2000.
02:38Oui, donc effectivement, et alors, pardonnez-moi de poser une question indiscrète,
02:43mais pourquoi votre épouse ne travaille-t-elle pas ?
02:45Parce qu'elle a travaillé auparavant, et quand on a eu l'arrivée de nos enfants,
02:50on a fait un choix de vie où elle préfère garder du temps avec ses enfants
02:54plutôt que d'aller laisser à 3 mois chez la nourrice.
02:56Je comprends. Le dernier, à quel âge ?
02:59Un an.
03:00Oui, donc effectivement, et puis ça coûterait évidemment un certain prix,
03:04mais elle imagine reprendre à travailler lorsque l'enfant peut-être sera scolarisé ?
03:11Oui, oui, oui, tout à fait, oui, oui, c'est le projet par la suite de...
03:14Là, on est dans un cas effectivement difficile, vous avez raison,
03:18c'est qu'il faut, j'imagine qu'il n'y a pas de place pour les loisirs quasiment,
03:23avec 1500 euros net à 5, c'est quand même, la vie est difficile.
03:29Oui, oui, la vie est difficile, même quand je vois des gens avec deux salaires,
03:34la vie est compliquée, donc ouais, franchement...
03:36Ça ne serait quand même pas la même chose, là, le mot survie, moi j'ai rebondi,
03:40parce que vous avez dit on survit, donc ce qui est vrai, c'est que si vous aviez 3000 euros,
03:44évidemment, ce n'est pas du tout la même chose.
03:46Ah non, effectivement, non, non, ce n'est pas la même chose,
03:48mais quand je parle à mon entourage, même des personnes qui travaillent,
03:51c'est la même chose, c'est de la survie, quand on voit le prix des courses,
03:55le prix de l'essence, de l'énergie, je pense qu'on est tous impactés,
04:00et j'écoutais un collègue à vous, là, sur BFM, Dominique Rizèche, je crois,
04:05qui hier ou avant-hier sur BFM, même lui a dit que quand la classe,
04:09on va dire un peu bourgeoise, journaliste, etc.,
04:12commence à ressentir l'impact de la vie quotidienne,
04:14c'est que ceux d'en bas souffrent, et lui-même a dit, nous, on n'a pas vu ça.
04:18Donc ça m'a étonné de sa franchise, et effectivement, demain,
04:21je vais manifester pour toute cette colère légitime,
04:25qui va des lycéens, aux agriculteurs, aux pompiers, aux soignants,
04:28moi, c'est vraiment la France d'en bas, elle est comme Coluche.
04:32– Là où il y a discussion, c'est qu'il faut aussi savoir,
04:35et pardonnez-moi, un peu ce qu'on veut.
04:37C'est-à-dire qu'en France, il y a beaucoup de choses qui sont gratuites.
04:42Et par exemple, la santé, c'est gratuit.
04:46Bon, ça a un prix.
04:48Si demain, on propose aux Français de ne plus payer,
04:54de ne plus, comment dire, oui, de ne plus payer pour eux la santé,
04:59forcément, à la fin du mois, leur bulletin de salaire sera un peu plus élevé.
05:05Il y a beaucoup de choses, quand même, qui sont gratuites.
05:07Vous, vous ne payez pas d'impôts, par exemple ?
05:10– J'en payais avant d'avoir mes enfants,
05:13et effectivement, depuis la naissance de mes enfants, je ne paye plus d'impôts.
05:16– Vous avez quand même quelques prestations sociales qui rentrent dans la maison.
05:20– Je n'ai le droit quasiment à rien,
05:22parce que mon seuil, je dépasse légèrement le seuil
05:25pour pouvoir bénéficier, notamment de la prime d'activité, par exemple.
05:28– C'est-à-dire que les allocations familiales,
05:32vous n'avez rien du tout avec trois enfants ?
05:34– Non, c'est très très peu.
05:36C'est très très peu.
05:37– Non, mais c'est vrai que c'est compliqué, ça.
05:39Je ne peux pas vous dire autre chose.
05:41Alors, le paradoxe, c'est que vous manifestez contre Emmanuel Macron,
05:44mais dans six mois, il n'est plus là, Emmanuel Macron.
05:46– Eh bien, on vient justement à un point pour moi crucial,
05:49M. Pro, de mes différentes luttes depuis l'époque des Gilets jaunes,
05:52c'est qu'il faut se rendre compte que dans ce pays,
05:56il y a une crise institutionnelle, une crise de régime.
05:59Déjà, moi, je n'ai jamais digéré, M. Pro, votre ami Sarkozy,
06:02qui en 2007, quand les Français disent non à la Constitution européenne,
06:08Sarkozy le fait passer en 2007 à Lisbonne.
06:09– Ce n'est pas Sarkozy, c'est les députés et les sénateurs.
06:11Mais bon, on marque une pause à 17h14 et on va continuer la discussion.
06:15– Merci.
06:15– Merci.
06:15– Merci.
06:15– Merci.
06:15– Merci.

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