00:00Elle est venue donc représenter le gouvernement ce matin en lieu et place de Sébastien Lecornu, le Premier ministre,
00:06qui a donc choisi de ne pas venir ici à Reims.
00:09On va écouter la ministre de l'Aménagement du Territoire et de la Décentralisation.
00:13Je ne dis pas des contraintes qui sont les vôtres.
00:15Monsieur le Président Sauvadet, merci de m'avoir invité, d'avoir invité le gouvernement.
00:24Merci de me laisser la parole.
00:26Monsieur le Président de l'Aménagement du Beau département, je suis très heureuse d'être là aujourd'hui.
00:33Je salue l'ensemble des présidents de départements et les conseillers départementaux, les administrations qui sont là.
00:41Je salue les parlementaires.
00:44Vous le voyez sur ces images en direct, la ministre qui prend la parole et les élus départementaux qui quittent
00:52donc la salle
00:53en signe de protestation, protestation contre l'absence de Sébastien Lecornu et l'absence de réponse des présidents de départements
01:02qui demandaient au Premier ministre de venir s'exprimer ici devant eux, de venir conclure leur congrès.
01:09Sébastien Lecornu qui leur a donc envoyé une lettre hier, courrier qui n'est pas de nature à calmer le
01:14sentiment d'incompréhension et de colère.
01:17C'est ce que vient de dire à l'instant François Sauvadet et les présidents de départements qui ont donc
01:21choisi d'exprimer leur colère de cette manière
01:24en quittant la salle et en n'écoutant pas le discours de la ministre de l'Aménagement du territoire et
01:29de la décentralisation.
01:31On va voir tout de suite comment réagit Françoise Gattel et comment s'exprime la ministre.
01:36Je n'ai pas ma gueule, cher Jean Léonce. Les convictions qui sont les miennes les plus profondes par rapport
01:41à l'avenir de notre pays,
01:42ce sont les vaux, nous les partageons. Mais aujourd'hui, cher Jean Léonce, de quoi parlons-nous tous ensemble ?
01:49De notre attachement pour la France et de son avenir. Et il ne s'agit pas d'accabler les collectivités,
01:56nous ne l'avons jamais fait,
01:58je ne le ferai jamais, car je crois que vous êtes des essentiels et des indispensables et que nous devons
02:04vous rendre hommage.
02:06Maintenant, j'allais dire, chers amis, mais oui, vous êtes des amis, en tout cas, nous sommes des partenaires d
02:12'une action publique efficace.
02:13Moi, je ne peux pas laisser dire que le Premier ministre n'aurait pas osé venir aujourd'hui.
02:21Il y a, vous l'avez dit, des tas de candidats à la présidence de la République.
02:25J'ai vu moins de monde pour assumer le poste de Premier ministre.
02:28Le Premier ministre est un homme qui vous connaît, c'est un homme courageux, il est responsable, il est capitaine
02:34d'un bateau
02:34qui est profondément secoué. Et aujourd'hui, il est là où son devoir, son sens des responsabilités l'appelle.
02:42Et que vous savez très bien qu'il a à gérer des crises, il le fait avec courage et volonté.
02:49Et qu'il a une ambition, qui est la vôtre aussi, et qui est la mienne, avec beaucoup d'humilité.
02:54C'est de dire que la France, elle doit avoir un budget avant les élections présidentielles.
02:59Car si la France n'a pas de budget avant les élections présidentielles, nous nous précipitons dans un puits sans
03:06fond.
03:07Je le dis calmement, mais avec conviction.
03:10Aujourd'hui, il ne s'agit pas du budget de l'État, qui serait un budget qui se servirait,
03:16qui ferait le robin des bois sur les départements.
03:19Et puis, il ne s'agit pas du budget avant les élections présidentielles.