00:01...
00:13Je suis très émue et aussi très contente,
00:16mais je trouve que c'est tout à fait normal qu'il soit enfin représenté,
00:20enfin qu'il y ait une plaque symbolique le concernant,
00:24après tout le combat qu'il a engagé.
00:26Et en 2028, ça fera 20 ans qu'Émée Césaire sera partie.
00:33Mais il est parti, mais il a laissé des traces, comme il le dit,
00:36des traces humaines, des traces palpables dans son pays.
00:40C'est un hommage plus que symbolique,
00:42parce que M. Émée Césaire est le premier ultramarin, dit ultramarin,
00:47à avoir sa plaque dans cet hémicycle,
00:50né sur des terres coloniales à l'époque,
00:54qui a obtenu la départementalisation, mais qui est venu marquer le monde.
00:58Et je crois qu'en ces temps de crise, en ces temps de bruit,
01:03il est utile de se rappeler les mots de grand homme comme Émée Césaire.
01:07J'avais été très surprise quand je me suis rendue compte
01:10qu'il n'y avait pas eu d'hommage au sein de l'hémicycle de l'Assemblée nationale
01:14à Émée Césaire à travers la position d'une plaque.
01:17J'ai terminé mon discours en disant « Continuons Émée Césaire »,
01:21parce que cette œuvre, ce travail, cet engagement total, politique et poétique,
01:26on doit aujourd'hui le poursuivre pour faire vivre les valeurs de notre République.
01:31Il a défendu les guncross de la Martinique au tout début de son mandat,
01:35même pendant tout son mandat.
01:37L'Assemblée nationale a rendu plusieurs hommages à Émée Césaire,
01:41mais que, peu importe son nom, ce n'est pas de plus qu'il franchit.
01:46Mon nom, Émée Césaire, mérite tout ce qu'on lui donne maintenant.
01:51Mais il était formidable.
01:53Il savait disserter, il savait…
01:56C'était un homme qui était plein de convictions.
02:00Il aimait son peuple martiniquais.