Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 1 jour
Il a défendu les plus beaux joyaux de la France: des croissants au cognac, et même une cathédrale... Mais Jérémie Patrier-Leitus a tout laissé tomber pour devenir député. Un mandat qu'il exerce depuis 2022 sous les couleurs d'Horizons.

Pourquoi s'engage-t-on en politique ? Comment tombe-t-on dans le grand chaudron de l'Assemblée ?
Chaque jour, Clément Méric, dans un entretien en tête à tête de 13 minutes, interroge un parlementaire sur les personnalités, les évènements - historiques ou personnels - qui l'ont conduit à choisir la vie publique.
Car on ne naît pas politique, on le devient !

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Il a défendu les plus beaux joyaux de la France, croissant, cognac et même cathédrale.
00:05Mais mon invité a tout laissé tomber pour devenir député.
00:08Un mandat qu'il exerce depuis 2022 sous les couleurs d'horizon.
00:25Bonjour Jérémy Patrier-Lettus.
00:27Bonjour.
00:27Vous avez côtoyé la sphère politique assez jeune, on va en parler.
00:31Mais vous l'avez aussi fait de façon plus indirecte, on va dire, dans votre vie professionnelle.
00:35Votre première expérience, c'était à New York et j'en ai retrouvé une trace qui date de 2016.
00:40Pas mal d'accent déjà.
01:03Donc c'était 2016, je disais, New York à l'époque.
01:06Vous étiez au French Institute de l'Alliance Française.
01:10Et alors, vous faisiez découvrir les vins, les fromages, les pâtisseries françaises aux New Yorkais.
01:15C'est plutôt sympa comme job.
01:16Oui, j'ai eu la chance dans ma vie d'avoir des mentors, de rencontrer des mentors et une femme remarquable, Marie-Monique Steckel, qui dirigeait cette institution, qui promeut la langue et la culture française aux Etats-Unis, qui est le plus grand centre culturel français dans le monde.
01:29Et j'ai été le bras droit de cette femme remarquable qui vit toujours, qui a aujourd'hui près de 90 ans.
01:33Et ce lieu est un lieu remarquable en plein cœur de New York, on la voit à l'écran, et qui permet de promouvoir notre langue et notre culture auprès des Américains francophiles.
01:43Et j'ai eu la chance d'y travailler plusieurs années.
01:44Alors, on va parler de Marie-Monique Steckel, mais d'abord sur le boulot que vous faisiez.
01:47Il y avait une dimension un peu politique, quand même, dedans ?
01:49Ce n'était pas que vendre des croissants, entre guillemets.
01:52Promouvoir la culture et la langue française, c'est politique, au sens noble du terme.
01:55C'est de la diplomatie culturelle, c'est faire vivre nos savoir-faire, nos artistes.
02:00C'est un lieu où il y a un cinéma, qui met en lumière les cinéastes, les réalisateurs français, où on promeut la gastronomie française, la culture.
02:07On avait créé, j'en suis assez fier, le premier festival du film d'animation française aux Etats-Unis.
02:12Et on mettait en avant ce savoir-faire unique en France de l'animation.
02:16Alors, vous avez évoqué votre mentor, Marie-Monique Steckel.
02:19Vous lui devez quoi, exactement ?
02:22Beaucoup.
02:22Je lui dois de m'avoir fait venir à New York, je lui dois de m'avoir fait rencontrer les grands artistes français et américains, les grands chefs d'entreprise.
02:31Elle m'a ouvert son réseau, elle m'a ouvert les portes de New York, et puis elle m'a fait confiance.
02:35Elle m'a permis de travailler, j'ai commencé stagiaire, et j'ai fini comme directeur de cette institution en quelques années.
02:41Et donc, elle m'a fait confiance, et j'ai eu la chance dans ma vie et dans mon parcours de rencontrer des mentors qui m'ont fait confiance et qui m'ont permis de me former et d'apprendre.
02:49On va en parler de vos mentors.
02:50D'abord, en 2019, vous étiez sur le point de prendre la direction du French Institute.
02:53Quand l'incendie de Notre-Dame a bousculé vos plans, en quelque sorte, vous avez intégré l'équipe qui était chargée de reconstruire la cathédrale.
03:02Ça aussi, sur le papier, en tout cas, c'est un job de rêve, on a envie de dire.
03:06Là encore, j'ai été ému comme l'ensemble des Français en voyant la flèche de Notre-Dame brûler.
03:12Mais à ce moment-là, je partais à New York avec ma femme.
03:15Et puis, je rencontre le général Georges Linn.
03:17D'abord, le ministre de la Culture, Franck Riester, qui me propose de le rejoindre.
03:20Et puis, très vite, le général Georges Linn.
03:22Et on a eu une rencontre assez formidable.
03:25Et lui aussi a été un mentor remarquable.
03:27Il m'a fait confiance.
03:28J'avais 30 ans.
03:29Je n'avais pas fait l'ENA.
03:29Et il m'a confié une direction importante de l'établissement public qui était chargé de la reconstruction.
03:35Il m'a, pendant quelques mois, éprouvé pour vérifier si Patrie et l'étude, c'est comme ça qu'il m'appelait,
03:40était à la hauteur et capable de remplir la mission.
03:43Et puis, il m'a fait confiance.
03:44Et j'ai pu mener avec lui des projets formidables et remarquables.
03:47Ça consistait en quoi, exactement, votre travail ?
03:49Notamment de valoriser les métiers et les savoir-faire de ce chantier.
03:52Les métiers du patrimoine et les métiers d'art.
03:54On a organisé un grand village des métiers où on mettait en avant tous les savoir-faire.
03:58On a créé un magazine dédié au chantier.
04:01On a fait des expositions en France et partout dans le monde.
04:03J'ai aussi géré la communication parce qu'il y avait le chantier.
04:06Et puis, il y avait cet objet politique, médiatique, dont tout le monde parlait.
04:09Et donc, mon rôle, c'était aussi de gérer ces aspects-là.
04:11Et puis, j'ai géré les dons.
04:12840 millions d'euros de dons.
04:15Le plus grand élan de générosité.
04:17Il fallait informer les donateurs de ce que vous faisiez.
04:19Les grands, comme les plus petits.
04:21340 000 donateurs de quasiment tous les pays du monde.
04:24Mais ça a été une mission unique dans une vie.
04:25Et de travailler avec le général, ça a été une expérience, je dois dire, assez inoubliable quand même.
04:32Alors, on a cité deux personnalités que vous considérez comme vos mentors.
04:35Il y en a une troisième.
04:37Ça fait beaucoup de mentors, décidément.
04:39C'est Alain Juppé.
04:40Pourquoi Alain Juppé ?
04:41Je le connaissais d'avant.
04:42Et puis, en 2011, il me prend comme stagiaire au sein de son cabinet.
04:45Il est ministre des Affaires étrangères.
04:47Vous aviez 22 ans à l'époque et j'étais très jeune, j'étais stagiaire.
04:50Vous arrivez au cabinet d'Alain Juppé au ministère des Affaires étrangères.
04:53Un très grand ministre des Affaires étrangères, un très grand homme d'État.
04:57Et en plus, c'était le moment où il y avait une conjugaison de crise, la Corne de l'Afrique, la Libye.
05:03Et j'étais au cœur de cette actualité internationale brûlante.
05:07Et à ce moment-là, je découvre un homme dont je considère qu'il est un grand homme d'État
05:11et qui doit concourir à la plus haute fonction et être président de la République.
05:15Et vous l'accompagnez dans sa campagne.
05:17Là, on vous voit avec le t-shirt « I love Péjus ».
05:19Et on a mené une campagne.
05:20C'était la campagne pour la primaire de la droite qui n'a pas remporté.
05:23Il n'a pas remporté.
05:24On y a mis beaucoup de cœur, beaucoup d'énergie.
05:26On avait fédéré un groupe de jeunes.
05:28Il y a encore des liens aujourd'hui très forts entre nous.
05:30Et on pensait qu'il aurait été un président de la République remarquable.
05:36Et c'est un grand homme d'État.
05:37Je pense que la France est passée à côté de ce grand homme d'État,
05:40en tout cas pour la fonction la plus éminente qui soit,
05:42c'est-à-dire celle de président de la République.
05:43Et c'est pour ça qu'aujourd'hui, vous êtes membre du Parti Horizon.
05:46C'est cette filiation entre Alain Juppé et Édouard Philippe
05:48qui vous a amené à adhérer à ce parti ?
05:50Oui, je sais qu'il y a des gens qui changent d'idée
05:53par rapport au parti auquel ils appartiennent.
05:55Moi, j'ai toujours été loyal et fidèle à mes idées politiques.
05:58Je suis un homme du centre-droit.
06:00Et Édouard Philippe, je l'ai rencontré dans la primaire d'Alain Juppé,
06:03dans la primaire du centre et de la droite.
06:05Et on a une filiation politique.
06:08On a tous les deux Alain Juppé comme mentor.
06:09Et aujourd'hui, c'est Édouard Philippe qui porte ces idées-là,
06:11ces idées du centre-droit humaniste, libéral.
06:14On pourra peut-être en reparler.
06:15Et donc, je me suis naturellement engagé derrière lui.
06:18Et je souhaite qu'il soit prend de la République
06:19en espérant qu'il connaisse un destin plus favorable
06:23que celui d'Alain Juppé.
06:24On a parlé de ce que vous devez à vos mentors.
06:26On n'a pas parlé de vos parents.
06:28Or, en préparant l'émission, j'ai cru comprendre
06:29que vous aviez des parents extraordinaires,
06:32au sens propre du terme.
06:34Un père qui faisait rire toute la famille
06:36avec qui vous discutiez pendant des nuits entières.
06:38Et puis, une mère journaliste passionnée de politique
06:40qui a profondément marqué tous ceux
06:41qui l'ont connue dans leur vie.
06:44Ce ne sont pas eux, vos premiers mentors, finalement ?
06:47Ben si, je pense que ma mère et mon père,
06:49ce sont les mentors d'une vie.
06:51Ils sont morts assez jeunes.
06:52J'étais orphelin assez jeune.
06:55J'ai deux petits frères.
06:56Mais ils m'ont transmis à la fois cette liberté.
07:02Et quand vous êtes aimé autant que je l'ai été
07:04par une mère et un père qu'on voit à l'écran,
07:07ça vous donne une grande confiance.
07:09Et j'ai souvent dit qu'ils nous avaient préparé,
07:11finalement, à leur départ prématuré.
07:13Parce qu'ils nous ont tellement aimé, donné d'amour
07:14et donné une telle confiance en eux
07:16que, finalement, quand ils ne sont plus là,
07:19on les garde très attachés au cœur.
07:23et ils vivent bien au chaud dans nos cœurs de vivants.
07:28Et c'est une force qui m'accompagne, en fait.
07:30Votre mère, elle était passionnée de politique.
07:32Et vous racontez que le soir du 21 avril 2002,
07:35elle a fondu en larmes quand Lionel Jospin
07:36a été éliminé de la présidentielle
07:38au profit de Jean-Marie Le Pen.
07:41Elle vous a transmis sa passion pour la politique ?
07:43Ça vient de bien ?
07:44C'était déjà une grande journaliste
07:45qui ne cherchait pas les accessoires
07:47et les poussières de gloire,
07:49qui ne cherchait pas à se pousser du col.
07:50Elle était très modeste, très humble,
07:52à la tâche, tous les soirs.
07:53Elle pouvait passer des heures avec un article,
07:55à chercher un angle, un chapeau.
07:57J'ai appris ce que c'était le travail minutieux,
07:59laborieux, tous les soirs à sa table de travail.
08:01Et puis, elle m'a transmis, oui,
08:02ce goût de la politique.
08:04Et pas forcément des idées de gauche.
08:05Parce qu'elle était plutôt de gauche.
08:07Moi, j'ai grandi dans une famille éclectique.
08:08J'avais un père de droite, une mère de gauche.
08:10Et j'ai grandi dans ce milieu universaliste.
08:13Ils avaient en commun, mes parents,
08:14quelles que soient leurs orientations politiques,
08:15la défense des valeurs républicaines, universelle.
08:18Et c'est pour ça que je porte ce combat
08:20contre les extrêmes.
08:21Aujourd'hui, peut-être qu'on en reparlera,
08:22j'ai manifesté à 13 ans avec ma mère et mes frères
08:25contre Jean-Marie Le Pen.
08:28Et c'est des souvenirs qui forgent aussi
08:29des convictions politiques.
08:31Alors, on va revenir à votre parcours politique.
08:32En 2022, vous avez quitté vos fonctions
08:35qui étaient liées au chantier de Notre-Dame
08:36pour vous présenter aux législatives.
08:38Vous avez été élu, donc.
08:39Et alors, au bout de deux ans et demi,
08:40vous avez eu cette phrase qui m'a interpellé.
08:42En circonscription, les gens nous pensent
08:43comme surpuissants.
08:45En fait, ici, on se rend compte
08:46que nos marges de manœuvre sont limitées.
08:48C'est-à-dire que député,
08:49c'est pas tant un job de rêve que ça, finalement ?
08:52C'est pas exactement ce que j'ai dit.
08:54C'est un privilège rare
08:56et c'est une fonction éminente et importante.
09:00Ce que je voulais dire, sans doute,
09:02c'est qu'il y a un décalage, c'est vrai,
09:04entre notre capacité d'agir
09:06dans ce contexte politique particulier.
09:07C'est aussi la fracture politique actuelle,
09:09cette polarisation et cette fracture de l'Assemblée
09:12qui expliquent notre impuissance politique.
09:16Et c'est vrai que les gens en circonscription
09:17pensent qu'on a la capacité de tout changer,
09:20de tout révolutionner.
09:21Et on rencontre parfois une petite frustration
09:23parce qu'on aimerait que ça aille plus vite.
09:24Vous êtes un peu sur tous les fronts.
09:26On peut citer la lutte contre les déserts médicaux,
09:28la protection du patrimoine,
09:29l'audiovisuel public,
09:31la natalité, la protection de l'enfance.
09:33Vous multipliez les commissions d'enquête,
09:35les rapports parlementaires.
09:37Il y a même une mission d'information
09:38à laquelle vous avez dû renoncer finalement.
09:41Mais est-ce qu'à un moment,
09:42on ne risque pas le burn-out
09:43quand on est comme ça sur tous les fronts à la fois ?
09:45Vous avez raison.
09:46Mais il faut différencier le travail qu'on fait dans l'ombre
09:49et puis le moment où ils rencontrent un écho médiatique.
09:53Il se trouve que je travaille depuis plus de trois ans
09:55sur la natalité,
09:56sur les déserts médicaux,
09:57sur le patrimoine,
09:59mais que les médias s'y intéressent aujourd'hui
10:02parce qu'il y a une commission d'enquête,
10:03parce qu'il y a une mission d'information.
10:05Mais c'est plutôt, j'allais dire,
10:07la visibilité médiatique qui est donnée à ces travaux
10:09que leur conjugaison en même temps.
10:11C'est des sujets sur lesquels je travaille depuis des années.
10:14Je suis très heureux qu'aujourd'hui,
10:15les médias en parlent,
10:16notamment la question de la natalité
10:18qui est un sujet majeur
10:19et qui est un défi majeur pour le pays.
10:21Sur l'audiovisuel public,
10:22vous êtes donc retrouvé à la tête d'une commission d'enquête
10:25où le rapporteur, l'UDR Charles Aloncle,
10:28a des objectifs politiques clairs.
10:31En tout cas, c'est ce qui ressort de ces interventions
10:33dans les auditions.
10:35Et tous vos efforts n'y ont rien changé.
10:36Il y a plusieurs auditions
10:37où ça s'est un peu transformé en tribunal politique.
10:41Et ce n'est pas la première fois
10:42que ça se passe dans une commission d'enquête.
10:44Est-ce qu'on ne touche pas aux limites de l'exercice ?
10:47Vous avez raison.
10:47Je crois qu'il faut revoir complètement les règles
10:49de fonctionnement des commissions d'enquête.
10:51Je l'ai dit à la présidente de l'Assemblée nationale.
10:54Je crois qu'elle a engagé aussi un travail
10:55de rationalisation du travail parlementaire.
10:58Mais il faut aujourd'hui,
10:59dans ce contexte politique particulier,
11:01qu'on en tire des leçons et des enseignements.
11:04Et je pense qu'il est temps de revoir
11:05le fonctionnement de ces commissions d'enquête.
11:06Elles sont importantes.
11:08J'y suis attaché.
11:09Moi, je trouve que c'est essentiel
11:10d'avoir des lieux où on peut contrôler l'État,
11:12contrôler les entreprises publiques,
11:14les services publics.
11:14Mais il faut que ça se fasse
11:16avec des règles uniformes, universelles,
11:19qui permettent au président
11:21de ces commissions d'enquête
11:22de pouvoir cadrer les débats,
11:25organiser les travaux.
11:27Et aujourd'hui, les règles,
11:28elles ne sont pas tout à fait claires.
11:30Et donc, c'est important, je pense,
11:32effectivement, d'en tirer les leçons.
11:33On va passer à notre quiz, à présent,
11:35le quiz de la politique et moi,
11:36dont je vais vous proposer des phrases
11:37que vous allez devoir compléter.
11:39Mes instits en primaire me voyaient ministre car...
11:43Car j'adorais la politique,
11:45mais je vais vous faire le confident,
11:46j'avais la même institutrice que Pierre Ninet,
11:48et qui, elle, on l'a vu il n'y a pas longtemps
11:50à la télévision, le voyait artiste.
11:52Ah ben, elle avait du flair.
11:54Elle ne me voyait pas comédien.
11:55Vous n'êtes pas encore ministre,
11:56mais bon, peut-être un jour.
11:57Elle ne me voyait pas comédien,
11:57c'est mon plus grand regret.
11:59Quand je siégeais au conseil d'administration
12:01du lycée Henri IV,
12:03vous étiez élève et vous avez siégé, c'est ça ?
12:05Oui, je représentais les élèves
12:06au conseil d'administration du lycée Henri IV
12:07et je représentais les élèves
12:08au conseil d'administration
12:09de l'université de Paris-Dauphine.
12:11J'ai toujours aimé l'engagement.
12:12En fait, ça a été présent tout au long de...
12:14L'engagement, oui.
12:15Oui, toujours.
12:16Enfin, le Livaro doit son surnom A.
12:19A.
12:20Est-ce que vous connaissez déjà
12:21le surnom du Livaro ?
12:22Ben, dites-le moi.
12:23J'utilise ça parce que c'est le fromage
12:24de votre circonscription.
12:24Ben oui, je le connais bien,
12:26il y a beaucoup de fromage
12:26et il y a beaucoup de...
12:27Il a une caractéristique,
12:28on va voir peut-être une photo du fromage,
12:30il y a une sorte de liseré au tour.
12:33Il y a cinq liserés.
12:35Bien sûr, et vous avez raison.
12:37Cinq galons dans l'armée.
12:40On le surnomme le colonel.
12:41Non, vous ne le savez pas ?
12:41Là, vous me mettez une colle.
12:45Je vais me faire disputer
12:46par les producteurs de Livaro,
12:47mais ça me permet de dire une chose,
12:48c'est qu'au-delà de ce Livaro,
12:49parce que je pensais à ça
12:50en même temps que vous me posiez la question,
12:51il y a un combat qui est important en ce moment
12:53parce que ce Livaro,
12:54il est mis dans des boîtes à fromage
12:55fabriquées en bois
12:56et aujourd'hui, le groupe Lactalis
12:57vient de fermer cette usine
12:59dans ma circonscription à Saint-Pierre
13:00qui fabrique les boîtes en bois
13:02dans lesquelles sont mis les fromages.
13:04Pas que le Livaro, j'imagine.
13:05Pas que le Livaro
13:06et c'est pour ça que j'étais déconcentré
13:08au moment de votre question,
13:09mais c'est un vrai combat
13:09et c'est ça aussi les savoir-faire
13:11de ma circonscription
13:12et c'est aussi ça le rôle du député.
13:14Vous vous battez pour les fromages à New York
13:16mais pas que le colonel
13:17et en même temps pour les boîtes à fromage
13:19dans le Calvados.
13:21Merci beaucoup, Jérémy Patriel,
13:22et tu es devenu dans La Politique et moi.
13:24Merci.
Commentaires

Recommandations