00:01C'est plus qu'une humeur, c'est un appel, on n'est pas le 18 juin, je ne suis
00:04pas le général de Gaulle,
00:05c'est un appel d'un journaliste à l'antenne de Sud Radio,
00:09qui est interpellé par ce qu'il a vu, par les scènes de violence
00:14vécues à l'issue du second tour des municipales et les propos tenus
00:17dans certaines communes, par certains nouveaux élus,
00:22proclamant l'arrivée de la Nouvelle-France.
00:27Cette situation nous questionne et nous interpelle.
00:30Des témoins confirment que les maires sortant, on a vu les scènes à la télévision,
00:35insultés, poursuivis, menacés, après avoir annoncé le résultat,
00:39ce qu'ils ont fait leur devoir de façon très démocratique,
00:41ce résultat du scrutin,
00:44eh bien on se demande si on n'a pas craint à un moment donné pour leur sécurité.
00:49Il y a des situations où on a frôlé le lynchage s'il y avait eu le moindre dérapage.
00:54Il fallait voir, et j'ai des amis qui étaient sur place,
00:56la tension, la violence et vraiment la haine qui apparaissait au visage de certains militants.
01:03Alors est-ce que c'était des militants ou de sommes électeurs ?
01:05Ça a donné un visage de la démocratie française tout à fait terrifiant,
01:09et peut-être le présage de situations plus qu'inquiétantes.
01:15Dans ces conditions, la Nouvelle-France se propose sans la moindre ambiguïté
01:21de remplacer l'ancienne.
01:22Quand on est Nouvelle-France, ça veut dire qu'il y en a une ancienne,
01:24et donc il y en aura une nouvelle.
01:27Que pèse cette idée de Nouvelle-France aujourd'hui dans le débat politique ?
01:30Que représente la Nouvelle-France dans la démographie française ?
01:33Eh bien je pense qu'au vu de ce que l'on a constaté, il est temps de le savoir.
01:38Il ne s'agira jamais de répondre à ces insultes, à ces menaces,
01:42à ces cris de haine et de division, par la haine et la division.
01:45Surtout pas.
01:47Vous n'aurez pas notre haine.
01:49Pour une fois, ce slogan un peu ambigu prend tout son sens,
01:52puisqu'il s'adresse à nos compatriotes.
01:55Alors, puisque le défi est lancé par la France insoumise,
01:59le moment est venu de se compter.
02:01Je prends très précisément, en exemple, les résultats du second tour à Saint-Denis.
02:06Il y avait 69 301 inscrits.
02:09Il y a eu 27 377 votants, soit 57% d'abstention.
02:15La liste de M. Bali Bagayoko a recueilli 13 506 suffrages,
02:19c'est-à-dire 21,8% des inscrits et 51% des suffrages exprimés,
02:25ce qui lui a permis de gagner au premier tour.
02:27Demandons tout simplement, et mon appel, il est là,
02:30que les parlementaires, que les responsables politiques,
02:35demandent l'instauration, demandent à l'exécutif,
02:37on peut le faire avant 2027,
02:39l'instauration du vote obligatoire,
02:41comme c'est le cas en Belgique.
02:43Tout le monde est obligé d'aller voter.
02:44On aura au moins d'incertitude qu'un maximum de Françaises et de Français
02:47se sera exprimé.
02:48Et nous verrons bien ce qu'il en ressortira
02:51avec ce vote obligatoire.
02:53En tout cas, que Jean-Luc Mélenchon soit bien persuadé
02:56que les démocrates de ce pays répondront toujours
02:59par le suffrage universel,
03:01en défendant la liberté, l'égalité, la fraternité
03:05et la continuité,
03:06et la continuité si chère au peuple français,
03:08en quinquant par les messages de haine
03:11que lui et ses acolytes et ses alliés et ses amis
03:15répandent dans cette pauvre République française
03:17qu'il méritait pas ça.
03:19Mais je pense qu'il y aura au vu de ces scènes
03:21une réaction saine pour elle du peuple français
03:25en disant non, la France ce n'est pas ça,
03:27nous ne voulons pas ça pour la République.
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